Le risque croissant de la bulle sur les emprunts d’Etat américains

Par Jim Willie

La FED lutte contre la récession. Ben Bernanke : - "Passez-moi des munitions..." - "Désolé, Ben... Ce coupe-ongles est tout ce qui nous reste" (caricature américaine, juillet 2010).

La perception d’un risque grandissant d’une migration hors des titres obligataires américains est palpable, et cela pourrait arriver très bientôt.

Après l’explosion des deux bulles du logement et des crédits hypothécaires, la dernière bulle en cours a encore bien du chemin à parcourir. Cette dernière bulle spéculative concerne les bons du Trésor Américain, dans l’étendue de son énorme gamme.

En effet, la bulle s’étend aux obligations de Fannie Mae et de Freddie Mac, qui sont depuis deux ans sous la garantie du gouvernement américain. Peut être qu’un rendement à deux ans sur les obligations à long terme sera le signal d’avertissement qui déclenchera le signal de l’abandon du navire et de la vente ?

Quel sera l’évènement déclencheur qui effrayera les chevaux qui soutiennent la cavalerie des dettes de l’Oncle Sam ? Quel sera le serpent à sonnettes dans le sable ? Les créanciers étrangers qui vendent en volume ? La montée en puissance d’une guerre commerciale ou d’une « guerre des monnaies » ? Des critiques un peu plus virulentes de la politique de planche à billets de la FED ? La réalisation par le marché que la guerre coûte mille milliards de dollars par an ?

Une rivière d’hyperinflation s’est immiscée dans le barrage des titres obligataires, dont les murs ne sont plus rien que des roseaux en papier maintenus ensemble par de la mauvaise colle, par la salive des dirigeants de la banque centrale qui manquent de plus en plus de crédibilité.

J’en veux pour témoignage la faillite [du système] de la franchise des banques centrales, dont le président Bernanke ne possède plus aucun outil. Voyez aussi la défaillance systémique de l’économie américaine (qui touche également le Mexique).

Tous les scénarios de reprise de la FED dépendent d’une reprise de l’économie américaine, qui elle-même est entièrement dépendante d’une reprise du marché immobilier américain et implique une bonne santé du système bancaire. Aucune reprise n’est à venir, car aucune liquidation des grandes banques ne sera autorisée.

Par conséquent, la réserve fédérale des Etats-Unis va droit à une mort certaine, à l’insolvabilité et à la ruine, ce qui provoquera la faillite du Trésor américain, une prévision que j’ai faite voici déjà plus de deux ans.

La seule zone de sécurité se trouve dans l’or et l’argent. La grande dissipation des bons du Trésor américain se terminera dans une longue agonie qui propulsera le prix de l’or vers les 3000 dollars [l'once].

Source : http://cours-or.monnaie.me

La communauté de l’or trouvera réconfort, après tant d’opprobre, à observer la réaction des opposants et des critiques, et le monde évoluera [vers] quelque chose d’à peine reconnaissable. Il va se transformer en version abjecte du film Mad Max. Les pénuries et les crises seront permanentes. Le chaos régnera et une forme d’obscurité s’abattra sur la terre.

24hGold

(N.B. : les liens insérés dans l’article, l’ont été par fortune.fdesouche.com)

Commentaires (11)

  1. Sympa la lecture de ce billet à la veille des vacances de la Toussaint. Car la France ne s’occupe plus de çà et du réservoir de sa bagnole, comme la Belgique, des prochains stades à construire pour le Mounediale du foutebole de 2018.

  2. Comme dit plus haut sympa le futur.
    Dites quelqu un a t il un article optimiste a offrir a FORTUNE? genre planche de salut a laquelle se retenir dans une mer déchainée.
    Je vous préviens je coule le premier qui me dit qu il n y a plus d espoir.

  3. Moi, je travaille actuellement sur un projet qui devrait (ou aurait dû) se concrétiser pour septembre 2011. Ce genre de papier me file une de ces pêches!!!

  4. Certes, la politique de la FED est incompréhensible. Bernanke et Obama croit encore aux thèses de Keynes, qui ont pourtant toujours échoué, qui consiste à injecter de l’argent public, qui n’existe que virtuellement, pour relancer l’économie. Obama a injecté plus de 3 000 milliards de dollars dans l’économie, qu’il n’avait pas, pour un résultat médiocre. On ne voit pas pourquoi 500 ou 1 000 milliards supplémentaires pourraient changer la donne. D’ailleurs ce n’est pas encore fait, car il faut attendre les résultats de l’élection de mi-mandat, qui sont loin d’être assurées pour Obama.
    Mais avant que les EU connaisse une période d’hyperinflation, ce qui n’est pas pour demain car la masse monétaire M1 n’augmente pas (c’est seulement M2-M1 qui augmente, donc l’épargne, des particuliers comme des entreprises), d’autres bulles auront explosé, en particulier la bulle immobilière chinoise.

  5. @ libher

    à défaut d’une planche de salut
    prends une planche à billets, la dernière
    solution avant de couler

  6. libherT

    c’est trop taaaaaaaard

    il n’y a plus d’espoiiiiiiir

    noir c’est noiiiiiiir

    c’est comme ça et c’est maaaaaaarre

  7. @ libhert

    quand j’ ai un coup de blues,
    je regarde sur tf1
    jean pierre pernaut
    interviewer christine lagarde
    et là, c’est magique,
    je vais bien

  8. Le dollar américain est de la monnaie de singe; c’est de notoriété publique! Seulement personne ne le crie sur tous les toits: faut pas froisser les EU et de risquer une panique sur le dollar…

  9. Merci pour tous ces bons conseil, c est dans les moments dure que l on trouve ces vrai amis…..
    Vous êtes tous trop sympa, ça fais chaud au coeur…..

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