L’UE et les réseaux politiques et financiers de Jean Monnet

(1ère partie)

Comment un banquier de Wall Street a privé les pays européens de leur souveraineté

La création de la CECA (1951) : Jean Monnet est à droite (costume le plus sombre).

L’UE d’aujourd’hui a une double histoire. L’une visible, qui se trouve dans la majeure partie des manuels d’Histoire, et l’autre, invisible, dont personne ne devrait apprendre l’existence, mais qui a commencé bien longtemps avant celle que nous connaissons tous. Jean Monnet a été la charnière entre ces deux versions de l’histoire.

Dans les pays germanophones, c’est grâce à l’ouvrage d’Andreas Bracher, « Europa im amerikanischen Weltsystem. Bruchstücke zu einer ungeschriebenen Geschichte des 20. Jahrunderts » [L’Europe dans le système mondial américain. Morceaux d’une histoire inédite du XXe siècle] (en allemand, 2001, ISBN 3-907564-50-2) qu’on a pu mettre en question la biographie officielle du soi-disant sacro-saint « père fondateur de l’Europe ».

Andreas Bracher a posé des questions qui font apparaître sous une autre lumière l’histoire de la construction d’un organisme supranational à la suite de la Seconde Guerre mondiale : ce n’est plus le projet d’une coopération des peuples européens pour assurer la paix, mais le projet d’une hégémonie anglo-américaine avec Jean Monnet comme « inventeur et guide d’institutions pour une coopération supranationale et comme centre d’influences anglo-saxonnes sur le continent ».

Car, selon Bracher, l’Europe supranationale de l’après-guerre reposait sur « des initiatives qui souvent étaient financées par de l’argent venant des USA notamment des services secrets de la CIA ». Monnet était « l’outil d’une politique de longue haleine dont un but est apparemment l’Etat unitaire européen ».

Des travaux de recherches des dernières décennies, à l’écart de la pensée unique, comme ceux de Carroll QuigleyKatastrophe und Hoffnung. Eine Geschichte der Welt in unserer Zeit » [Tragédie et espérance. Une histoire du monde dans notre temps] – en allemand, 2007, ISBN 3-907564-42-1) ou d’Antony Sutton (« Wall Street und der Aufstieg Hitlers » [Wall Street et l’ascension d’Hitler] – en allemand, 2008, ISBN 978-3-907564-69-1) ont montré comment le bloc anglo-américain et ses élites financières ont préparé pendant la première moitié du XXe siècle deux guerres mondiales.

Cela correspondait à la réflexion géostratégique des élites diri­geantes anglo-américaines, vieille de plus d’un siècle, d’empêcher coûte que coûte une coopération politique et économique – avec un éventuel noyau formé par l’Allemagne et la Russie –, car certains cercles américains et britanniques considéraient une telle coopération comme une menace contre leur position d’hégémonie mondiale.

De toute évidence, ce courant a été maintenu à la suite de la Seconde Guerre mondiale et se retrouve aussi dans les réflexions géostratégiques de Zbigniew Brzezinski, ancien conseiller à la sécurité du gouvernement américain, que celui-ci a formulées ouvertement en 1997 dans son ouvrage « Le grand échiquier. L’Amérique et le reste du monde» (Hachette 2000, ISBN 978-2-012789-44-9).

A la question qui porte sur le but du projet anglo-américain d’après-guerre pour une Europe unie, avec Monnet comme promoteur, Andreas Bracher a apporté une pre­mi­ère réponse : « Le scénario de ces années-là sug­gère qu’un groupe d’hommes a fait avancer la guerre froide pour l’utiliser comme arrière-fond à d’autres projets. De l’exagération du danger soviétique est issue cette situation politico-psychologique dans laquelle les Européens se trouvèrent prêts à se rassembler sous le bouclier des USA pour assurer ainsi l’attachement à l’Ouest de l’Allemagne. Dans ses ‹ Mémoires ›, Monnet lui-même caractérisa la situation de la façon suivante : ‹ Les hommes n’acceptent le changement que sous l’empire de la nécessité › ».

Eu égard à ce rôle de Jean Monnet, il vaut la peine de tenter de répondre à la question : «Qui était Jean Monnet ?». La biographie de 1000 pages qu’Eric Roussel a présentée, fournit beaucoup d’informations et nous y obtenons aussi des informations impor­tantes sur les personnes avec lesquelles Jean Monnet coopérait étroitement (« Jean Monnet, 1888 –1979 », Fayard 1996, ISBN 978-2-213-03153-8).

Jean Monnet et l’UE actuelle

L’UE actuelle est une construction supra­nationale. Les Etats membres ont aban­donné une grande partie de leurs droits de souveraineté. Ce fut Jean Monnet qui fit d’une mani­ère décisive avancer la construction des institutions supranationales. Elles furent implantées par le haut dans le but que les différents Etats et leurs citoyens s’adaptent et se soumettent à ces directives (1). Pour Monnet des institutions installées par le haut étaient plus importantes que celles réalisées par les citoyens eux-mêmes.

Le Traité de Lisbonne, entré en vigueur en novembre 2009, entraîne pour les différents Etats européens une renonciation supplémentaire de souveraineté et de droit, au profit d’une domination des institutions de l’UE sans liens avec les peuples. La souveraineté et l’Etat de droit, et avec cela l’autodétermination de la nation constituée comme elle est définie depuis la Révolution française, furent réduites pas à pas, un procédé qui s’étend à toute l’histoire de l’UE.

Durant toute sa vie, Monnet exprima que l’existence des Etats-nations était inutile, voire dangereuse pour le maintien de la paix. Par conséquent, on devait les supprimer. Les « Etats unis d’Europe » les remplaceraient, et ce serait à eux que les Etats-nations céderaient des droits de souveraineté importants.

Mais Monnet alla encore plus loin. En théorie et en pratique, les représentants élus par le peuple le gênaient. A quelque moment que ce soit, il manœuvrait à côté d’eux et en plus des représentations élues et établies, il créa des « comités » privés, qu’il pourvoyait de personnes de sa confiance qui provenaient de tous les domaines de la vie publique.

Dans le sens de Monnet ces comités servaient à organiser l’Europe et également à intégrer des avis potentiellement contraires. Le Comité pour les Etats unis de l’Europe (2) y jouait un rôle particulier. Outre cela, il y avait des commissions qui avaient pour tâche de transformer les différents Etats de l’intérieur. En 1945/46, des régions entières de France ont été transformées d’après le modèle américain, par exemple par le projet géant « Bas-Rhône-Languedoc » (3).

On y reconnaît la « régionalisation » de l’Europe, mise en pratique par l’UE actuelle et également dirigée contre les Etats-nations, et qui, sans égard pour les structures naturelles, se fait d’après des critères purement économiques. Les recherches de Pierre Hillard (4) montrent, qu’aujourd’hui toute l’Europe est recouverte et pénétrée par des organisations, des regroupements et des associations en vue de faire éclater de l’intérieur les Etats-nations.

Pour permettre ce développement, Monnet se procura à plusieurs reprises de l’argent provenant de l’espace anglo-américain. Cela fut rendu possible grâce à ses relations avec des amis intimes appartenant aux cercles de la haute finance et de la politique – des relations qu’il avait déjà commencé à nouer avant le début de la Seconde Guerre mondiale.

Monnet, les élites financières et la politique d’hégémonie à l’époque des guerres mondiales

Longtemps avant qu’on parle officiellement de l’« Europe unie », Jean Monnet s’affairait déjà sur la scène internationale du com­merce. Né en 1888 comme fils d’un négociant en cognac, il quitta l’école à seize ans pour aller à Londres dans une famille de négociants, partenaires de son père, pour y apprendre la vie et le fonctionnement de la City (5).

Deux ans plus tard, il fut envoyé au Canada où il lia de premiers contacts qui dureront toute sa vie. Il y conclura des contrats importants pour l’entreprise familiale, en particulier avec la Hudson’s Bay Company qui possédait le privilège de vendre de l’eau-de-vie aux trappeurs lesquels, de leur côté, la revendaient aux Indiens. Parmi les administrateurs de cette compagnie il fit la connaissance d’hommes qui, plus tard, allaient influencer « le destin du monde » (6).

Jean Monnet resta donc aux Etats-Unis jusqu’à l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Il continua à y nouer des relations d’affaires qui dureront toute sa vie. De fréquents voyages le menèrent en Angleterre, en Scandinavie, en Russie et en Egypte. En juillet 1914, lorsque la guerre éclata, il rentra en France. Le jeune homme de 26 ans ne fut cependant pas mobilisé.

Pour « se rendre utile » il alla voir le Président du Conseil, René Viviani, replié à Bordeaux à ce moment-là. Ce fut l’avocat de son père qui établit le contact (7). Monnet présenta à Viviani l’offre de la Hudson’s Bay Company d’accorder un prêt de 100 millions de francs-or en faveur de la Banque de France pour que la France pût acheter du matériel de guerre aux USA. L’affaire fut conclue. La Hudson’s Bay Company accorda, outre ses crédits, aussi l’appui de sa flotte commerciale.

Après avoir mené à terme l’affaire franco-américaine, Monnet se rendit à Londres pour y mettre en route une affaire semblable, cette fois-ci entre la France, l’Angleterre et les Etats-Unis. Lors de ces négociations, il fit la connaissance d’hommes politiques et d’affaires influents (8).

Mais Monnet ne se contenta pas d’affaires purement commerciales. Il lia les affaires à la politique en s’investissant dans la fondation du Comité interallié pour les transports maritimes. Après la fondation de ce comité en 1918, deux millions de soldats américains furent amenés en Europe par voie maritime.

Du côté français, Monnet coopéra étroitement avec Etienne Clémentel qui dirigeait un véritable «superministère». Clémentel eut l’idée d’un contrôle interallié permanent des matières premières par-delà les temps de guerre. Cette idée sera réalisée plus tard par Monnet sous forme de la Communauté européenne du Charbon et de l’Acier [CECA].

Fidèle à sa devise que « les hommes n’acceptent le changement que sous l’empire de la nécessité » (8a) – dans le cas présent, l’empire de l’économie de guerre – Monnet effectua un pas décisif vers la réalisation du « projet de sa vie » : les frontières des Etats-nations furent transgressées, la déconstruction des Etats souverains commença. Les banques et les sociétés commerciales pouvaient dès lors poursuivre leurs affaires sans se soucier des barrières nationales – et cela avec le soutien des politiciens.

En raison de ses relations étroites avec des politiciens et hommes d’affaires anglais, avec les milieux d’affaires et financiers américains et des hommes politiques français influents, Monnet fut nommé secrétaire général adjoint de la Société des Nations (SDN), nouvellement fondée. Le réseau de ses relations comprenait tous ceux qui allaient être responsables de la construction du monde d’après guerre.

Monnet utilisa l’institution de la SDN pour « la mise en réseau » de décideurs au niveau international. Il y collabora avec les plus importants fonctionnaires internationaux et élargit son réseau par de nouvelles connaissances dans le monde de la politique. L’élargissement de ce réseau paraît avoir été l’activité principale de Monnet, car il ne participa qu’à la moitié des réunions de la SDN et travailla sur beaucoup moins de dossiers que les autres fonctionnaires (9).

A la SDN, le plus important pour lui fut de sauvegarder les structures construites pendant la guerre entre les Nations, parce qu’elles étaient une condition préalable importante au libre-échange international. L’autre con­quête importante des expériences de guerre, la co­opération entre politique et milieux d’af­faires, restait à élargir, en particulier dans les do­maines des transports et du crédit (10).

En 1922, Monnet quitta la SDN pour renforcer son action au sein du monde des finances. Il devint vice-président de la puissante banque d’investissement américaine Blair & Co, effectua des opérations financières d’une ampleur importante et élargit son cercle de relations aux Etats-Unis auprès de personnages très influents (11).

En outre, il fonda aux USA la banque Monnet, Murnane & Co (12). Ainsi, il se trouva au centre de la haute finance internationale et participa à la formation de puissants syndicats financiers anglo-américains. Comme vice-président de la banque Blair & Monnet Inc. avec siège à Paris, Monnet joua un rôle décisif dans la stabilisation de la monnaie française en 1926.

Ayant la confiance du président du Federal Reserve Board (Fed) (13), il prit officiellement le rôle d’intermédiaire entre la France et les USA. Quand il fut question du règlement des dettes de guerre françaises et des relations financières bilatérales, il se fit le porte-parole du point de vue américain : la Banque de France devait conclure des contrats avec la Fed et d’autres banques d’émission.

Ainsi l’indépendance, si chère à la France d’antan, fut abandonnée au profit d’un rattachement étroit aux Etats-Unis. En plus, Monnet participa à la fondation de la Bancamerica Blair et de la Banque des règlements internationaux (BRI) avec siège à Bâle (où il réussit à imposer le candidat de choix américain à la présidence).

Quand, en 1936, la Wehrmacht allemande occupa la Rhénanie en violation du Traité de Versailles, Jean Monnet fit aux Etats-Unis la connaissance de l’ancien chancelier de la République de Weimar, Brüning, qui lui assura que les chefs de la Wehrmacht allaient suivre Hitler aveuglément en cas de guerre si les démocraties occidentales n’intervenaient pas sur-le-champ.

Mais Monnet n’entreprit rien contre l’éclatement de la guerre. Au con­traire : connaissant bien William Bullitt, l’ambassadeur américain à Paris et conseiller intime du président Roosevelt, il réussit à persuader le gouvernement américain de construire des avions militaires pour la France. Après avoir surmonté l’obstacle de la loi de neutralité, le marché fut conclu et apporta un coup de relance important à l’économie américaine.

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Notes :

(1) Dans une lettre adressée à Dean Acheson (secrétaire d’Etat au ministère des finances de Roosevelt, secrétaire d’Etat adjoint de 1945-1949, secrétaire d’Etat de 1949-1953) Monnet écrit le 23 novembre 1962 : « Dans la mesure où les intérêts sont de plus en plus unifiés, les vues politiques doivent être de plus en plus communes. […] Je pense que si nous voulons unir les hommes, nous devons unir les intérêts d’abord et pour cela il est nécessaire que les hommes acceptent d’agir selon les mêmes règles, d’être administrés par les mêmes institutions. Je sais que cela peut sembler un long processus, mais un changement dans l’attitude des hommes est nécessairement un processus lent » (Dean Acheson Papers, Box 28, Folder 288. Yale University Library, New Haven/Connecticut, cité d’après E. Roussel, op. Cit. p. 766).

(2) Le comité fut fondé en 1955 par Monnet lui-même et continua à exister sous sa présidence jusqu’en 1975.

(3) La région Bas-Rhône-Languedoc fut complètement restructurée d’après le modèle américain. « Il a fallu passer par-dessus toutes les administrations, créer une Haute Autorité » et « il y a eu des frictions avec les services officiels » (E. Roussel, op.cit. p. 494).

(4) cf. Hillard, Pierre, La Marche irrésistible du nouvel ordre mondial, F.-X. de Guibert 2007.

(5) Place financière de Londres.

(6) La Hudson’s Bay Company était la plus ancienne société commerciale canadienne. Elle dominait le commerce des fourrures dans de grandes parties de l’Amérique du Nord et agissait dans beaucoup de régions comme agent du gouvernement britannique. Son réseau de postes commerciaux était le noyau de la future administration officielle dans l’ouest du Canada et des USA. Le gouverneur de la Compagnie de 1916 à 1925 était Sir Robert Kindersley dont Monnet avait fait la connaissance lors de son premier séjour au Canada. Kindersley fut de 1914 à 1946 gouverneur de la Banque d’Angleterre et, depuis 1905 déjà, partenaire de la banque de commerce Lazard Brothers & Co. dont il devint président du comité directeur en 1919.

(7) « Maître Benon, l’avocat de l’entreprise connaît bien René Viviani […] les relations maçonniques unissant les deux hommes ont joué un rôle dans l’affaire » (E. Roussel, op.cit. p. 48).

(8) Par exemple le Colonel House, à vrai dire Edward Mandell House (1854-1938) éminence grise et le plus important conseiller en affaires étrangères des présidents Woodrow Wilson et Roosevelt ; auteur d’un livre, intitulé « Philip Dru, Administrator », où il évoque un coup d’Etat par un officier qui établit une dictature aux Etats-Unis. A Lord Milner, il confie que ce sont là ses convictions profondes (Robert Welch University Press, 1998. cf. Hillard, Pierre, La décomposition des nations européennes, Paris 2010, p. XIII).

(8a) E. Roussel, op.cit. p. 68.

(9) Il participa à 30 des 70 sessions (cf. Fleury, Antoine : Jean Monnet au secrétariat de la SDN p.40. In : Bossuat, Gérard ; Wilkens, Andreas ; Jean Monnet : l’Europe et les chemins de la Paix. Colloque à Paris 29-31/5/97. Publications de la Sorbonne 1999).

(10) Jilek, Lubor : Rôle de Jean Monnet dans les règlements d’Autriche et de Haute-Silésie, p. 47, in Bossuat, Gérard – Wilkens, Andreas, op.cit.

(11) John Mc Cloy, avocat à Wallstreet, conseiller de tous les présidents américains de Roosevelt à Kennedy, gouverneur de la banque nationale, haut commissaire en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale. Responsable de la décision de ne pas bombarder les chemins de fer menant à Ausch­witz, responsable du fait que beaucoup de criminels de guerre condamnés furent libérés prématurément et que les Flick et Krupp récupèrent leurs biens. John Foster Dulles, avocat, secrétaire d’Etat du président Eisenhower, représentant principal de la politique de l’endiguement (« containment ») du communisme (guerre froide). Walter Lippmann, journaliste mondialement connu d’origine judéo-allemande, proche collaborateur du Président Wilson et de son éminence grise le Colonel House lors de la rédaction des 14 points du projet de Traité de paix de Versailles.

(12) Monnet, Murnane & Co est associée à la Chase Manhattan Bank, New York.

(13) Federal Reserve Board, aussi nommé Board of Governors, le comité directeur du Federal Reserve System. Ses 7 membres sont élus tous les 14 ans par le président des Etats-Unis et nommés par le Sénat. Leur tâche est l’émission des billets de banque et la surveillance complète de la politique bancaire.

Horizons et débats

N.B. : les liens insérés dans le texte l’ont été par fortune.fdesouche.com.

(La suite sera publiée dès que possible.)

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A lire en complément :

Dossier : la face cachée de Robert Schuman (sur le site de l’UPR, le parti de François Asselineau)

http://u-p-r.fr/wp-content/uploads/2010/05/upr-dossier-la-face-cachee-de-robert-schuman-9-mai-2010.pdf

Commentaires (31)

  1. Vous oubliez un point tres important;
    Monnet fut le personnage pivot du trafic d’alcool pendant les années de la prohibition.
    Il transitait des alccols français et britanniques depuis saint pierre et miquelon pour les revendre au canada aux hommes de Al Capone.
    cette epoque de partenariat avec la mafia fut la plus prospere et la plus decisive de sa vie.

  2. Jusqu’à la mort de Staline en tout cas, et sur fond de plan Marshall, le contexte de la guerre froide était porteur. Le principe des unions économiques sectorielles, comme la CECA (1951), a vite été prolongé par la Communauté européenne de défense (traité de Paris, 1952). Son article 38 prévoyait une structure fédérale pour l’Europe. Un comité européen ad hoc, issu de la CECA et du Conseil de l’Europe, a planché sur le sujet de 1952 à 1953, soutenu par tout ce que l’Europe comptait de mouvements fédéralistes. Mais l’échec de la CED grâce à la France a rendu caduc le projet. On a eu chaud…
    Ces échecs successifs ont trouvé leur rebondissement dans les traités de Rome en 1957 et la naissance des Communautés européennes (CEE + Euratom, auxquelles s’est ajoutée la CECA).

  3. (en général) – « Toujours profiter de l’affaiblissement passager de ceux qui ont fait leur devoir et attendent de reprendre leur souffle ». Ce sont des proies faciles, ceux qui agissent et vivent des épreuves, pour les prédateurs en coulisses qui ne font rien et empochent la mise. « Toujours dépouiller un homme à terre ». Un homme, une armée ou un pays, voire un continent. « Si je ne le fais pas, d’autres le feront » comme dirait l’ami Soros. Ou alors on peut veiller et le laisser se reprendre, voire le soigner.

  4. Les médias et l’intelligentsia, avec l’aimable soutien de la justice français et autres institutions, s’associent pour faire savoir que la qualification de « complot » appliqué à cette suite de faits, bien que parfaitement adaptée, est une trace patente de maladie mentale, de populisme, et la manifestation d’une personnalité dangereuse et nuisible à la société.

  5. On devrait faire un jardin des « Hontes pour la France » où seraient érigés une statue des Français les plus maléfiques de l’histoire de France.

    Jean Monet y trouverait sa place avec le traître Ganelon, l’évêque Pierre Cauchon, Maurice Thorez, Marcel Déat, Lisette Franck, Edmond Alphandéry et Nicolas Sarkozy.

  6. @PL24

    Et comment il s’appelait le gars, communiste notoire, qui tout en étant prof de fac ici allait souvent dans les camps de prisonniers indochinois pour torturer les soldats français qui y étaient emprisonnés? Ah, et ne pas oublier le porteur de valise Sartre, qui doit être exhumé à la pelleteuse et laissé ainsi, un des plus grands ennemis de la France, et un serpent consanguin.

  7. Pour vous faire une idée des idées nobles( défense de rire) qui ont prévalues à la construction de l’europe,rendez-vous sur le site de François ASSELINEAU, et regardez ses vidéos. Surprenant et captivant.
    Par exemple:
    -la face cachée de l’ue
    -les EU contrôlent-ils l’europe
    -la guerre économique
    une surprenante :
    – la face cachée de R Schuman , le  » père de l’Europe »
    etc etc ,il y en plein de très intéressantes.

  8. @ @Godefrid et Boreas.

    Merci d’enrichir ma petite galerie des 12 Hontes pour la France (HPF). Boudarel, bien sûr, presque le même grade dans la Légion de Satan que NS.

    Sérieusement, ce serait à faire un jour pour l’édification des enfants des générations futures.

  9. Les géopolitologues Pierre Hillard et Aymeric Chauprade reviennent souvent sur la genèse du machin européiste et l’influence de Monnet, le banquier apatride. Les agissements de cet homme étaient en parfaite cohérence avec, illustraient même le point de vue largement partagé par les élites étasuniennes de l’immédiat après-guerre selon lequel les peuples européens étaient fatigués et avaient besoin qu’on les guidassent de l’extérieur. Nous arrivons au terme de ce processus de perte de souveraineté.

    Ce qui est extraordinaire c’est que tous les rouages se sont progressivement mis en place à une époque où la notion de frontière n’était pas encore diabolisée – enfin, cela n’avait pas encore pénétré les consciences -, où de Gaulle jouissait d’un immense prestige même s’il n’avait pas forcément de pouvoir pendant la quatrième république. Les débuts de la cinquième marqués par le retour aux affaires de ce personnage et un regain de souveraineté semblent s’être plus ou moins poursuivis sous ses successeurs malgré des trahisons ici ou là. Aujourd’hui, l’on ne peut qu’être frappé de voir que tout cela a vécu.

    Finalement, la souveraineté française de la nouvelle Europe (seule nation importante du continent dans ce cas) en pax americana ne fut qu’une parenthèse refermée bruyamment avec le quinquennat finissant de Chirac et l’intronisation du grotesque mais dévoué à ses commanditaires Sarhozy, les termites ayant terminé le travail commencé 60 ans plus tôt dans la discrétion des bureaux…

  10. @papy Brossard :

    (…) Nous arrivons au terme de ce processus de perte de souveraineté.

    (…) Finalement, la souveraineté française de la nouvelle Europe en pax americana ne fut qu’une parenthèse

    Autant je vous rejoins totalement sur votre analyse, autant je crois que votre conclusion est de la même forme que celle qui n’a PAS permis à de Gaulle de perpétuer définitivement l’état qu’il avait réussi à ré-instiller.

    Je m’explique :

    Quand vous écrivez qu’on arrive au terme de ce processus, c’est la vérité. On arrive à l’heure du bilan, de faire les comptes et de choisir. Cela n’implique pas que ce processus ait gagné ; seulement que la question du choix se pose. C’est-à-dire que nous sommes à une croisée des chemins et que, comme dans toutes les « croisées des chemins » (qui correspondent ici à des « mutations/changements potentiels de la nature de l’appareil politique »), il s’y cache une fragilité inhérente aux deux chemins possibles. Qui peut être exploitée si on l’identifie et qu’on la présente clairement aux gens. Concrètement, il s’agit aujourd’hui de présenter un VRAI bilan des choses, et de proposer son programme/menu « pour l’avenir ». Donc de parler vrai, franchement, d’appeler un chat un chat, même si ça fâche. Or ceci est exactement ce qu’il nous faut pour contrer le sophisme ambiant qui fait exactement le contraire. Ensuite, libre aux gens de trancher (car on ne peut pas « sauver » la France sans eux). Or notre version des faits est cachée aux gens, ils ne savent pas qu’elle existe (existe t-elle ?), on nous baillone. Donc aujourd’hui, les gens ne peuvent PAS examiner les deux versions (la nôtre et celle de « la Pensée Unique »). Donc notre version doit en tenir compte, et doit faire les deux en même temps : livrer notre version ET nous faire entendre, ce qui peut ^être traduit par : « l’alliance de la parole et des actes », non ? Or ceci est TRÈS Français.

    Ensuite, je rebondis sur l’anomalie française au sein de l’europe pax americana, que vous pointez justement.

    1- d’abord, plan large en arrière, historiquement, la France a toujours été entourée d’ennemis ; elle a toujours baignée dans la menace permanente, même avant l’empire des Hambourg et même après. C’est consubstantiel à ce qu’est la France. (l’absence d’une telle menace est la vraie anomalie, et est la cause des problèmes : la structure france n’est plus maintenue jointive par des pressions extérieures .. alors qu’elle a été conçue dans ce but !).

    Or « la France » a pu néanmoins s’en tirer et survivre à ces menaces (en tant qu’entité propre). Cela aussi est consubstantiel.

    Donc, en toute logique, nous avons en nous les mécanismes d’anti-corps culturels qui devraient nous permettre de gérer une telle immersion corrosive dans cette pax americana sauce CEE, et de la retourner à notre profit. C’est NOTRE savoir-faire.

    2- sur la notion d’anomalie : vous dites que la parenthèse est en train de se refermer. Or une parenthèse peut se refermer dans 2 sens possibles -> Ce n’est pas la parenthèse de Gaulle qui est en train de se refermer, mais la parenthèse pax americana, dont nous ne voyons que le chant du cygne. « L’anomalie », ce n’est pas la France ni la France souveraine .. mais le contraire !

    Post Scriptum : pour « mieux » comprendre, jetez un œil à la notion d’inversion -> Prenez une chaussette et retournez-la à l’envers. C’est toujours une chaussette, avec une fonction de chaussette, mais elle est « à l’envers ». C’est cela, l’inversion. Maintenant, vendez toutes les chaussettes depuis leur invention afin qu’elles soient portées à l’envers. Ainsi, les gens vont considérer que l’envers, c’est l’endroit. Donc si vous inversez à nouveau la chaussette, vous l’aurez remise à l’endroit -selon votre grille de lecture- mais d’ autres gens croiront qu’elle a été mise à l’envers -selon leur grille de lecture- –> Ici, la notion-CLEF est : Ce que croient « les gens », leur vision culturelle. Si assez de générations ont été formées à porter leurs chaussettes dans le sens inverse, l’envers sera « officiellement » devenu l’endroit. Pourtant, il n’empêche qu’en réalité NOUS savons que c’est l’envers. Et même si cela ne change rien aux « fonctions » (au sens mathématique), cela change tout pour la capacité à faire coopérer ces fonctions avec celles du passé, à déchiffrer le passé. C’est l’inversion qui créé le rejet du passé de la France, et non pas une quelconque « volonté politique » (qui ne fait en réalité qu’exploiter la situation, surfer sur la vague)..

    Mon intention ici n’est pas de finasser, mais de vous faire comprendre que ce que vous interprétez comme la « fermeture d’une parenthèse » est en réalité .. l’ouverture-de-la-négation-de-son-contraire, c’est-à-dire l’ouverture de ce qu’il y a à l’extérieur d’une parenthèse. Or ce qu’il y a à l’extérieur d’une parenthèse, dès lors qu’elle est refermée, c’est .. le vrai monde,la vraie phrase, le vrai verbe, etc. Le vrai monde, ce n’est pas l’intérieur de la caverne, mais l’extérieur ; on « sort de la caverne » plutôt qu’on « entre dans l’extérieur » (sic). Donc, aujourd’hui, nous vivons dans une parenthèse ouverte, et nous sommes sur le point de la ‘refermer’.

    -Pourquoi utiliser une formule aussi bizarre ? (« l’ouverture-de-la-négation-de-son-contraire » ?)
    -Parce que ON NE PEUT PAS «Entrer dans l’extérieur»..
    Ou alors on ne peut le faire qu’en détruisant, en déconstruisant, ravageant, déboulonnant toute la grille de lecture des époques précédentes (ce que la ‘société’ actuelle, sous l’impulsion de ses gauchistes et des étrangers, est en train d’essayer de faire, justement). Or on peut quand même le faire (« Entrer dans l’extérieur »), c’est-à-dire sans avoir besoin de casser « la France » et la lecture de son passé, grâce à la notion nouvelle d’ élévé.

    Bon, ce n’est pas le lieu de développer de la philo.
    J’ai inventé ce terme pour désigner ce que je viens d’essayer de présenter : une situation d’ élévé est une situation où l’on prend l’anomalie pour la norme et, donc, une situation où la norme ne peut pas être « pensée » en tant que norme, ce qui est le cas de « la France » aujourd’hui et qui est, pour moi, tout le fond stratégique du problème (culturel)).

    Cordialement.
    Pour « sauver la France », il va falloir hausser le niveau.

  11. Je comprends mieux à la lecture de cet article le qualificatif d’ »agent américain » à propos de Jean Monnet. Ce type, à l’origine un homme d’affaire talentueux (d’autre dirons opportuniste), devient petit à petit un agent d’influence de la finance de New York, puis un agent au service des EU. Il a trahi la France pour servir l’empire américain.

    « En juillet 1914, lorsque la guerre éclata, il rentra en France. Le jeune homme de 26 ans ne fut cependant pas mobilisé. »

    Il serait intéressant de savoir pourquoi.

    « A la SDN, le plus important pour lui fut de sauvegarder les structures construites pendant la guerre entre les Nations, parce qu’elles étaient une condition préalable importante au libre-échange international. »

    Il aurait fallu l’encadrer.

    « Mais Monnet n’entreprit rien contre l’éclatement de la guerre. Au con­traire : connaissant bien William Bullitt, l’ambassadeur américain à Paris et conseiller intime du président Roosevelt, il réussit à persuader le gouvernement américain de construire des avions militaires pour la France. Après avoir surmonté l’obstacle de la loi de neutralité, le marché fut conclu et apporta un coup de relance important à l’économie américaine. »

    En fait, les EU étaient menacés à terme par l’Allemagne et le Japon, deux puissances industrielles exportatrices. Monnet a œuvré en fonction des intérêts des EU.

  12. PL24
    Samedi 16 octobre 2010 à 13:08
    On devrait faire un jardin des « Hontes pour la France »
    Outre Boudarel débusqué à Lyon (il me semble) comme prof d’université il y a aussi une poseuse de bombe à Alger (à l’Otomatic) Danielle Minne née à Neuilly s’il vous plaît (aujourd’hui Djamila Amrane-Minne) qui a fait une carrière sans souci comme prof d’université à Toulouse , au Mirail !
    Une autre encore de poseuse de bombe Djamila Bouhireb qui est venue cette année – janvier 2010 – se faire soigner à Paris en logeant au Georges V sans être inquiétée … La liste est longue !

  13. YannC, vous êtes plus intellectuel que moi, aussi dois-je convenir de ne pas avoir compris tous les détails de votre argumentation. Je pense néanmoins en avoir saisi l’essence. Malgré internet et la relative d’expression que ce medium permet, un discours tel que celui qui est porté par les gens de nos idées, même de qualité et de pédagogie accrues (plus élevé, donc), demeure confiné à un nombre modestes d’auditeurs-lecteurs voire téléspectateurs pour ceux qui passent par l’outil vidéo.

    Comment toucher davantage de monde alors que le système politique visible repose sur la loi du nombre, elle-même contrôlée par les messages de masse délivrés par les grands media. ? Ou alors vous considérez qu’il ne faut pas accorder trop d’importance aux élections et travailler sur l’aspect métapolitique, culturel en espérant engranger les dividendes plus tard ? A-t-on le temps pour cela ? Le butoir démographique au sens d’ethno-culturel se rapproche à grande vitesse, c’est un fait difficielemnt contestable. J’aimerais vous entendre là-dessus sachant que vous pensez que des marges de manoeuvre existent encore suite à la fermeture de la fameuse parenthèse.

  14. « De l’exagération du danger soviétique est issue cette situation politico-psychologique  »

    Cette simple phrase suffit à discréditer définitivement Andreas Bracher. On ne comprend effectivement rien à l’intérêt réel des Américains pour l’union européenne si l’on se passe des rappels politiques contemporains.
    A partir de là, toutes les réinterprétations dans le sens d’un « complot américain » peuvent aller bon train …

    Ceci étant dit, il ne faut effectivement pas se leurrer sur la volonté évidente des Américains de vouloir pérenniser leur leadership né des deux guerres mondiales. L’immense problème dans la volonté d’y inclure l’aide américaine à la construction européenne, c’est que celle-ci a finalement eu le résultat inverse au moins sur le plan économique : de créditeur des états européens, les Etats-Unis sont devenus débiteurs …
    Mauvais calcul des Américains donc.
    Il est vrai que sur le plan politique, ils profitent encore de l’extraordinaire médiocrité des dirigeants européens.

  15. waldy Lundi 18 octobre 2010 à 12:09

    « On devrait faire un jardin des « Hontes pour la France »
    Outre Boudarel débusqué à Lyon (il me semble) comme prof d’université il y a aussi une poseuse de bombe à Alger… »


    Je ne visais que les Français qui ont gravement trahi leur patrie, pas les terroristes ou les criminels.

    D’où Ganelon, Piere Cauchon,..

  16. merci pour votre réponse, je ne vois rien de choquant à reprendre un texte écrit par quelqu’un d’autre dans le cadre d’une revue de presse, c’est simplement que je ne voyais pas de référence à l’auteur j’ai donc cru que c’était un article écrit à l’origine par fdesouche, vous pouvez supprimer mon précédent message, il n’a plus grand intérêt vu votre éclaircissement

  17. Papy Brossard
    Mardi 19 octobre 2010 à 15:29

    Désolé, Papy Brossard, j’avais perdu le lien de ce post ; pas pu répondre avant. J’ai rédigé une réponse mais comme vous savez exposer les choses clairement, je vais essayer de vous faire honneur, d’en faire autant et de la réduire. Réponse finale dans quelques jours (en attendant, si pressé, voici le brouillon que je vous épargne ^^) :D

  18. Malgré plusieurs jours, je ne sais toujours pas comment formuler simplement ma réponse pour qu’elle soit immédiatement compréhensible à coup sûr. Je suis obligé de faire appel à des relais, des exemples, des préalables (ce n’est pas de la digression).

    « Comment toucher davantage de monde
    alors que le système repose sur la loi du nombre,
    contrôlée par les mass-media ».

    I – (préalable) :

    - Examinons la nature des mass-media.

    La vraie chose que les mass-media contrôlent, c’est de faire faire aux gens ce qui est contre leur nature, comme avec des marionnettes (exemple : les idéologies) (illustration : leur faire remonter une pente .. là où la nature la leur ferait redescendre). Donc : elles poussent les gens.

    Aujourd’hui, elles (les mass-medias) créent un climat qui pousse les gens à profiter de l’aubaine et à s’affranchir de leurs responsabilités [l'équivalent du mécanisme des "Ruées", voire celui des exodes, qui sont étrangers à l'esprit français]. Cela a pour effet de permettre aux « élites » de baigner dedans et d’en faire autant, en toute impunité, tout en imposant leurs services au passage.

    Par contre, si « les gens » faisaient ce qui est dans leur nature, ces mass-medias n’y seraient pour rien, donc plus besoin d’elles.

    Donc : si nous voulons que « les Français » redeviennent des Français, les mass-medias n’ont pas forcément un rôle majeur à jouer car il suffit simplement de les « éteindre » pour que les pentes naturelles du pays reprennent le relais.

    - Un autre malentendu : certes, la conquête du pouvoir repose souvent sur la loi du nombre, mais pas son administration…

    N’y a t-il pas, en effet, des lois générales votées sous l’influence d’un petit nombre (lobbys) (décrets ; Hadopi) ? Les lois peuvent même aller contre le grand nombre, s’il vote mal (RDA – « Changer le peuple ») (référendum 2005 – Traité de Lisbonne) .

    - Un dernier malentendu : aujourd’hui, on gagne une bataille, soit si on est plus nombreux, mais aussi quand la bataille n’est pas menée (« En toute discrétion ») faute d’adversaires et d’obstacles suscités.

    La vraie particularité de nos « idées » de Nation / Royaume / France / etc vient des projecteurs « à sens unique » régulièrement braqués sur elles, ce qui polarise l’attention, suscite artificiellement l’hostilité et rend nos idées infréquentables à quiconque n’est pas assez déterminé ou vacciné (donc à un grand nombre ; mais ce n’est pas anormal) : nos idées traînent peu à peu la (fausse) réputation de « puer ». Cela peut alors nous forcer à croire que toucher plus de gens, à travers l’élection, afin de mécaniquement banaliser nos idées, et ainsi les rendre fréquentables, est un préalable de bon sens, ce qui est inexact (car la vraie question n’est pas de quémander ce qui nous appartient de droit, mais au contraire de le récupérer sans le quémander, donc par la manoeuvre et l’autorité).

    - Ne perdons pas non plus de vue la possibilité que nous soyons tous en roue libre, « manipulés » sans le savoir (au sens où personne ne serait vraiment à la barre ni n’aurait d’idée précise sur l’endroit où l’on va, mais où on laisserait croire le contraire par intérêt).

    - Voilà pour les promesses sauce mass-médias : à savoir que, DANS L’ IDEAL, nous n’aurions qu’un mot à dire et hop!, tout le monde emboiterait immédiatement le pas comme en 14, tout problème serait résolu en un claquement de doigts, etc. Cette vision idéalisée est pire qu’un leurre, car elle escamote la nature même de la vie, qui est faite de résistances, d’efforts au quotidien et de possibilités de se tromper ; c’est son contraire (le confort style Paradis terrestre : « Arriver à ses fins sans effort ») qui est anormal.

    Une illusion idéaliste rendue possible par les applications de la science moderne au quotidien, et le sentiment de toute puissance qu’elles procurent.

    L’homme n’est pas difficile à perdre si on se consacre à cette tâche. De fait, il l’est (perdu). Les mass-média contribuent à cette errance, et l’exploitent.

    II – « Comment toucher davantage de monde
    alors que le système repose sur la loi du nombre,
    contrôlée par les mass-media ».

    Concrètement, tout part du fait que « les gens » -les Français- ne se rendent pas compte de certaines évidences. Ils n’interprètent pas correctement les indices -les manifestations de ces évidences-.

    Selon moi, l’explication est qu’ ils ne se rendent pas compte de certaines évidences car ils ont remis leurs prérogatives entre les mains de « mandataires » et car ces évidences sont « sous leur nez ». Comme un mur tellement herculéen qu’ils n’y voient pas un mur mais un horizon.
    Un horizon, voire un écran, sur lequel les mass-médias projettent leur film e t tricotent une mythologie.

    Ici, la volonté que vous exprimez, Papy Brossard, de « Toucher davantage de monde » consiste à vouloir accéder à la cabine du projectionniste [participer davantage à la programmation]. Ou carrément à prendre sa place [régner].

    Or, quel film et mythes voudrions-nous alors projeter nous-mêmes sur cet écran … sinon les vrais horizons (qui sont cette réalité que cache ou que manipule cet écran, et qui fait trembler la « bien pensance ») ?

    Autrement dit, ne voulons-nous pas rendre cet écran translucide, transparent ?
    Chasser les inepties médiatiques ? Ouvrir les rideaux et les fenêtres, tout simplement ?

    Si oui, dès lors, deux chemins s’offrent à nous :

    1 – soit ré-investir méthodiquement les « points d’appuis » (plateaux-télé, films, organismes divers, tous lieux stratégiques où se concentrent les gauchistes), afin de changer assez la programmation ; pour que les gens se réveillent enfin, dans le bon sens.

    2- soit déchirer l’ écran et, ainsi, mettre fin à la culture du bobard ^^

    Dans le premier cas, on entre en lice et on participe au système, en suivant ses règles du jeu.
    Dans le second cas, on remet les choses au clair, on redit les vraies règles du jeu françaises.

    A noter que les deux options (participer, régner) nous sont déniées à divers degrés par les « arguments » de nos adversaires. Pour les caricaturer :
    a- On ne nous laissera jamais régner, « car on a vu ce que ça a donné avec Adolf et Pétain » ; [amalgame].
    b- On ne nous laisse pas participer non plus, « car ce serait le risque (latent) .. de nous voir régner« , et retour au a- ; [mauvaise foi]. Peu à peu, dans l’esprit des gens : Côtoyer l’ abîme = Y tomber. Le signe, la possibilité du désastre, deviennent le désastre lui-même (c’est la promotion de la superstition, soit dit en passant).

    Maintenant que le Quoi est plus clair, voyons le Comment : Comment déchirer cet « écran » ?

    III – « Ou alors vous considérez qu’il ne faut pas accorder trop d’importance aux élections,
    et travailler sur l’aspect métapolitique et culturel,
    et espérer engranger les dividendes plus tard ?
    A t-on le temps ? »

    Oui.
    Oui.
    Non.
    Non.

    Ceux qu’il faut convaincre sont déjà convaincus. Les dividendes sont déjà là, en quantité suffisante. Il ne faut que accéder, rallier, amalgamer, ordonner. Pourtant, l’élection (politique) ne fournit que du « back-up », du soutien, du discours, de l’explication, de la logistique. Elle maintient un contact, donne des assurances, des gages, apaise, crée un climat. Le politique joue surtout un rôle de liant diplomatique et d’amendement. Or non seulement « nos » politiciens ont peu accès aux médias pour mener cette tâche à l’échelle du pays [ce n'est pas leur faute], mais aussi ils ne s’inquiètent pas vraiment de mener cette tâche concrète de soutien, ni même de développer des interfaces pour cela [c'est leur faute]. Au contraire, ils se prennent pour des « leaders » alors qu’ils ne sont que des cavaliers sans montures, des chefs sans armées.

    Dans le post précédent, je disais : la notion-CLEF est « Ce que croient les gens ».

    - Dès lors que, en France, la parole d’un Français est mise sur le même pied d’égalité que celle d’un semi-Français (ou d’un étranger), aucun étranger ne sait plus distinguer la voix d’un Français de celle d’un non-Français. Et donc il ne sait pas faire la distinction entre le légitime et l’illégitime, quand bien même seriez-vous légitime!, car les deux discours sont placés sur un même plan. Il ne sait pas lequel parle au nom de la France, et donc qui il doit écouter à ce titre. De plus, la parole du Français est déconsidérée à ses propres yeux.

    - Or « l’élection » étant un concours qui consiste justement à dire « Voilà pourquoi c’est moi qui ait le plus raison! » (comme une course de canassons), si un candidat authentique (« Qui est ce qu’il prétend », et qui prétend « être souverain en France », être le seul à avoir raison) se cache parmi tous ces partants , eh bien, le fait même de participer à cette course le disqualifie d’emblée (en tant que candidat légitime).

    - (Je passe les détails). Il s’agit donc de trouver moyen de redire votre légitimité de Français, certes, mais uniquement par un biais spécial : en faisant ce que ne peut PAS faire un non-Français. Une contrainte qui ne peut donc pas passer par l’élection car, bien que le contenu des discours en compétition soient distincts, en substance tous les candidats acceptent de s’y mettre sur un pied d’égalité et de verser leur mise au pot.

    Ici, comprenez que vous n’avez pas forcément besoin de passer par l’élection ni chercher à convaincre les gens ni accroître votre nombre .. puisqu’ il s’agit au contraire de démontrer qu’il existe un domaine, souverain, où vous n’avez pas à demander leur consentement aux autres. Un « domaine » sur lequel vous seul, Français, régnez. Donc un domaine où le règne de la notion d’égalité est banni (donc celle de collectivisme et de soumission aux instructions, souvent délirantes, de ce collectivisme).

    Dès lors que vous faites cela, vous « fermez la parenthèse ».

    A l’inverse, se baser sur l’élection est un non-sens, car :
    1- l’élection peut tout proposer à l’enchère (TOUT y devient officiellement négociable, y compris ce qui ne doit pas pouvoir le devenir ; le « tabou » -culturel- devenant même un filon à exploiter) et
    2- … on peut perdre l’élection (s’entendre dire publiquement qu’on a tort), ce qui est inacceptable (pour un principe souverain).

    [un bémol apporté au 1- : du point de vue des médias et de leurs maîtres, notez que, petit à petit, certaines choses deviennent PAS Négociables ; celles qui ont trait à la shoâ, aux droâts-de-lhomme, etc, autour desquelles se greffe une (fausse) "tradition" juridique, etc, développant les notions de "négationisme", "crimes contre l'humanité", etc. Donc les ennemis de la France ont bien intégré qu'il fallait que quelque chose soit non-négociable, c'est-à-dire "même pas discutable", en rien ; et c'est cette chose (illégitime en France) qui sert d'artefact d'excommunication médiatique, et de pilier fédérateur de leur activité. Et qui maintient la parenthèse ouverte ^^]

    Voilà les raisons qui me font dire que, par sa nature même, l’élection (le vote) ne sert à rien pour résoudre notre problème. [machines à voter] [se positionner par rapport à ce qui n'existe pas]

    IV – .. sachant que vous pensez que des marges de manoeuvre existent encore suite à la fermeture de la fameuse parenthèse

    Mettez-vous en mode poésie;)

    La nature de « la marge de manoeuvre suite à la fermeture de la fameuse parenthèse« , c’ est Philéas Fogg qui vient de boucler un tour du monde. Je me comprend : il se retrouve certes à son point de départ mais sans avoir jamais marché autrement que tout droit (donc il réussit à « Revenir sur ses pas » .. sans jamais faire demi-tour !). C’est cet état d’esprit : celui de pouvoir revenir au sommet de la montagne … alors que vous n’avez fait qu’en dégringoler les flancs ! Pour imager : si tous les dispositifs puissants de vos ennemis sont tournés vers vous et vous délogent peu à peu, dès lors que vous êtes légitime, eh bien, laissez-les vous obliger à faire le tour du monde et vous arriverez alors dans leur dos .. et apercevrez celui de tous leurs dispositifs ; il ne vous restera alors qu’à aller tout droit et vite combler la distance restante pour ne pas leur laisser le temps de se retourner. Nous sommes aujourd’hui à une telle croisée des chemins : soit nous continuons à vouloir faire demi-tour et regagner le chemin perdu, soit nous fonçons droit devant nous pour boucler notre tour de la question (à la condition qu’on croit que c’est possible ; ce qui est affaire de foi).

    - Dès lors que tout le dispositif ennemi s’appuie sur le maintien de la parenthèse ouverte (ce stigmate de la haine de soi!), fermez-la, cherchez et trouvez-en le moyen (cautérisez, cousez, ..) .. et vous avez gagné. Car la marge de manoeuvre que vous récupérez alors est certes une marge de manoeuvre mais une marge de manoeuvre particulière : « Fermer la parenthèse » est la mère de toutes les marges de manoeuvre. C’est la substance de la victoire elle-même, sa « chair » (je ne trouve pas d’autres mots pour le dire). Fermer la parenthèse, c’est en un seul coup retrousser le paradigme et se retrouver à la position de départ sans avoir cessé d’avancer tout droit (c’est fondamental). D’un certain point de vue, c’est la possibilité du voyage dans le temps, une chance de remonter à la cause première de la maladie et de la réparer en lui substituant un organe sain.

    Ce qui ne veut pas dire que toutes batailles cesseront, façon conte de fée ; mais désormais elles pousseront régulièrement dans le même sens (le bon).

    NB : je n’ai lu aucun livre connu qui me permettrait de simplifier ce discours (enfin si, mais ils sont galvaudés). Je me trouve obligé d’en fabriquer un nouveau à chaque fois, mais toujours je dis la même chose : 1- identifiez la nature de la parenthèse ouverte, 3- fermez-la 2- en agissant correctement.

  19. bonjour tous!

    à yannc, papa furax et d’autres :

    pour votre slogan accrocheur, nul doute que : souverainteté, homme
    (et femme^^) et peuple doivent y figurer, pour être réinscrits
    à la racine du droit réel comme dogme équivalent en droit à
    l’économique et au scientifique. la démocratie, pas la technocratie.

    le cadre de pensée est bien la question première.
    le temps est secondaire, car sinon on se disperse.

    je dirais : « dialectique transcendantale du matérialisme
    rationaliste* »(Hegel), mais en général, çà fait même pas « plouf! »^^
    sinon le cadre de ce cadre, c’est la logique dialectique (« à travers
    le language ») de la métaphysique (en gros, nos idées).

    l’économie, qui s’occupe des flux de matières et de leurs signes,
    sans les chiffres et la sophistique, n’est que de la philosophie
    morale, basée sur une métaphysique. cette métaphysique est celle
    de la matière. avec sa propre dialectique.

    quant aux médias télés, comme le « in god… » sur le dollar, comme
    la pomme de l’eden, d’ailleurs…
    ils pointent du doigt…la matière, et sa tentation de pouvoir.
    le matérialisme (comme toutes les « sciences » d’ailleurs.)

    le matérialisme (que suivait dans son aveuglement monnet
    et beaucoup encore) est un dogme qui a sa logique propre.
    qui dit que seule la matière et ses lois « objectives » existent.

    après le serpent logique(*) s’enroule et étouffe toute
    expression morale. liberté (soumise à l’économique),
    morale ou même technique, puique la responsabilité se
    détricote aussi.(sans liberté au milieu des lois de la matière)

    (lagardère : « entre malhônnéte et incompétent,
    je choisis… » aussi bien ni l’un ni l’autre :
    l’impératif des flux de matière de l’économie est la Loi)

    cette logique (rien de magique…^^)
    se noue dans les têtes, puis dans la paroles, puis dans les
    actions, puis dans les lois.

    parmi ses plus célèbres réalisations : fascisme et les soviétiques :
    la science pour un homme meilleur…un homme uniquement fait de matière.
    et soumis à l’ordre.

    un de mes souci vis à vis de cette logique, outre sa
    propriété dissolvante, est qu’elle semble aussi « hypnotique ».
    car cette foi est plus solide (^^) que les précédentes, puisque
    son évidence semble nous toucher à chaque instant.
    et les somnambules médiatiques sont nombreux,
    car bcp n’ont pas saisi ce que leur soumission à la matière
    signifie au final.

    dès lors, nul besoin de bouc émissaire…matériel^^
    seul un matérialisme accepté comme dogme par la volonté suffit
    à expliquer notre modernité. (le point de départ dans la matière
    est la révolution qui ouvre l’ère du rationnalisme. (il n’y a plus
    de foi : il fallait bien trouver un guide…un principe :
    la raison. et une substance : la matière.)
    Hegel développe la logique(*) qui s’ensuivra :
    le règne de la matière et de ses lois.

    (je parle en tant que prof de philo laïc, bien sûr.
    parce que d’un point de vue théologique (toute théologie
    monothéiste confondue (bouddhisme confucianisme taoïsme)
    cette tentation de la matière représentée comme démon est
    courante. même chez les polythéistes)

    mais le virus est toujours là. (lire attentivement l’article
    des ordo libéraux sur la wikibéral : leurs « principes »
    gouvernent la BCE et lient les gouvernements. sans parler
    des votes.)

    la peur (entretenue?) permet d’aller dans le « bon » sens.

    maintenant ce dogme qui était dans les têtes est dans le droit
    européen, à sa racine. comme dans les consciences, il y étouffera
    toute autre racine, car seul réel juge, ayant le mot final.

    si la curiosité vous pousse…je tente de réveiller quelques
    personnes…
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=17973
    dans la mesure de mes connaissances, bien sûr…si y a des conseils…^^

    bien à vous

  20. La sujétion de Schuman, l’alter-ego de Monnet, aux intérêts américains est avérée :
    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html
    Son lobbying s’est inscrit dans un projet global de mise sous influence, voire sous tutelle, des décideurs et dirigeants de monde entier :
    http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=6744
    pour les besoins de la politique étrangère des USA, donc au détriment de celle de la France.
    De Gaulle le souverainiste a d’ailleurs eu des mots très durs à l’égard de Monnet :
    http://www.alterinfo.net/DE-GAULLE-MONNET-OU-LE-DUEL-DU-SIECLE_a35771.html

    Malgré ce travail de sape contre son pays (en droit commun cela s’appelle de la haute trahison) certains hurluberlus demandent la béatification du quidam Schuman ! (voir http://www.robert-schuman.com/fr/pg-saintete/pourquoi.htm et http://www.le9eneurope.eu/fr/spip.php?article33)
    Le droit des nations à disposer d’elles-mêmes est pourtant clairement affirmé dans la DSE : http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html#Droits%20et%20Devoirs

    Et si l’anticommunisme de façade n’était pas le seul moteur de l’intérêt américain pour la CECA ? (puis de l’UE ensuite)
    La conférence d’Asselineau, qui est à l’origine du livre qui gêne les eurobéats aux entournures, apporte un éclairage intéressant sur les raisons qui ont poussé les USA à encourager la construction de l’UE : http://www.dailymotion.com/video/xbqfip_francois-asselineau-qui-gouverne-re_news

    L’échec de l’UE ne vient donc pas de ses exécutants mais de la nature même de ses objectifs…
    Comment peut-on encore penser que l’UE préserve de la guerre ? C’est tout l’inverse qui se prépare : il suffit de regarder les fruits de l’ingérence européenne en Yougoslavie…

    Quand je vois une fondation Schuman tenter de faire béatifier son poulain alors que des critiques s’élèvent suite à l’ouverture des archives de la CIA, je m’interroge sur ses motivations. C’est ainsi que je découvre que cette pieuse fondation reçoit des financements de… devinez qui ? Dans le mille : l’oncle SAM ! http://www.monde-diplomatique.fr/2007/07/CALVO_OSPINA/14911

    Bref, plus la pilule est grosse, plus elle passe…

    Voici une info qui devrait tempérer cette démarche :
    http://www.scribd.com/doc/31535140/De-Petain-a-la-CIA-La-face-cachee-de-Robert-Schuman
    ou
    http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article338

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