Lutte des classes « made in USA »

Une tribune libre de Patrick Reymond

"Qu'est-ce qui est mieux pour l'économie ? Faut-il que je craque tout, ou que je mette tout de côté ?" (caricature américaine, mars 2009)

Les USA ne produisent désormais que du papier chiotte et de la lutte des classes.

Un article paru dans « Economist’s View » donne le la : 80% de la population a vu ses revenus décroître depuis 1979 ; seuls les 20% restants, au haut de l’échelle sociale, ont vu les leurs croître, encore faut-il différencier.

Le 1% le plus riche, dont le revenu explose ( + 740 000 $), fait monter A LUI SEUL, la dernière tranche de la population ; sans ce 1%, les 19% vivent, au mieux, la stagnation…

En France, on songe encore à leur faire des gâteries : abandon du bouclier fiscal (600 millions €), contre suppression de l’ISF (3 milliards €). Elle est pas belle, la vie ?

On peut noter aussi la descente aux enfers de l’industrie américaine. En 1970, elle est deux fois plus grosse que celle de l’Allemagne et du Japon réunis. En 1985, les deux nations vaincues de la seconde guerre mondiale l’ont rattrapée.

Seule une propagande pire que celle de l’URSS a permis de faire croire a un quelconque progrès.

« Our economy is strong » [notre économie est forte], comme disait Deubeuliou.

En réalité, 80% de la population en est au stade de la décroissance, 19% au stade de la stagnation, 1% se paie sur la bête, situation révolutionnaire idéale par excellence.

Pendant ce temps là, certains disent que l’immigration enrichit profondément le pays d’accueil…

Globalement, on peut dire qu’elle enrichit surtout 1% de la population, et qu’elle est chargée d’appauvrir le reste. C’est donc, de ce côté là, mission parfaitement accomplie…

(N.B. : cet article est libre de droits de citation et de reproduction ; nous demandons cependant à tout utilisateur de bien vouloir citer Fortune comme source).

Commentaires (64)

  1. Certains sont arrivés pauvres dans un pays riche.

    Ils sont aujourd’hui riches dans un pays pauvre.

    Mais ça commence à se voir beaucoup, trop…

    Viendra le temps ou l’âne dans une magnifique ruade se débarassera des ses parasites, ça fait 2000 ans que ça dure, plus ils paradent et plus la fin de la récréation est proche.

    Cette fois ci l’équation se complique puisqu’ils ont pris soin d’importer 15 000 000 millions d’allogènes jeunes hargneux qui tiennent les centres urbain… Si la situation leur échappe ils nous sortiront leur joker guerre civile et attendront patiemment que les meilleures des deux camps tombent.

  2. @ TP et PL 24:

    Le “mouvement” que vous supposez voir initier ne peut se mettre en branle que s’il est porté par un projet fédérateur auquel viendrait adhérer les “constellations” de partis ou associations etc que vous évoquez.

    Or, de quoi disposons nous en la matière ? Une révolution politique signifie le remplacement d’un système par un autre.

    Si nous savons effectivement plus ou moins de quoi nous voulons nous débarrasser, encore que, comme vous l’avez dit, les chapelles, rien qu’ici, sont innombrables et leurs motivations tout autant, il reste encore à savoir par quoi nous voulons ou pouvons le remplacer.

    Comment bâtir des réseaux dans ces conditions ?

    A ce titre, je ne crois pas qu’il faille négliger la définition de “l’Ennemi”, car c’est en l’espèce notre seul dénominateur commun.

    La seule base consistante sur laquelle il est possible de rassembler et de batir.

    Pour le reste, il me parait peu probable de trouver un terrain d’entente sur lequel fonder alliances et réseaux, trop de dissensions politiques, idéologiques, religieuses, la plupart historiques, sinon ataviques et inaliénables.

    Une fois cette étape franchie,il y a la nécessité de trouver des relais, de noyauter.

    Sauf à infiltrer vous même les principaux leviers de l’État, vous n’y trouverez pas grand monde, du moins tant que le système sera en mesure de garantir la distribution des prébendes et de remplir les estomacs de ses gens là. Beaucoup sont recrutés ou placés en raison de leur adhésion aux valeurs du système, ou encore pour leur incapacité à nuire en cas de problèmes.

    TP évoquait l’épisode illusoire et glorieux du 1er REP, il n’est pas le seul à avoir fondé une partie de son analyse sur cette histoire là. Nombre de vieux crocodiles ont retenu la leçon des frayeurs d’alors et ont pris, depuis lors, les dispositions nécessaires à la castration des généraux et des armées.

    Éviter les divisions, ne pas jouer le jeu de la fracture ethnique et de la guerre civile qui en définitive ne servira que les intérêts de ceux qui fomentèrent déjà les deux dernières.

    Certes, mais, j’ai peur que le choix ne nous soit pas donné. Le contexte économique est une réelle opportunité.
    Ne sentez vous pas le ton nouveau employé par les médias et certains politiques, tous relais habituels et appointés du système ?

    Que nous vaut donc cette soudaine et nouvelle liberté de ton?

    Quelqu’un, quelque part, ne serait il pas en train d’appuyer sur un bouton, actionnant une mécanique destinée à produire son lot d’inévitables horreurs au travers desquelles le système trouvera, comme a son habitude, une porte de sortie ?

  3. léonidas

    ” Quelqu’un, quelque part, ne serait il pas en train d’appuyer sur un bouton, actionnant une mécanique destinée à produire son lot d’inévitables horreurs au travers desquelles le système trouvera, comme a son habitude, une porte de sortie ? ”

    Hypothèse séduisante, mais qui ne résiste pas, à mon avis, à l’analyse des faits.

    La fuite en avant omniprésente, qu’elle soit financière, idéologique, politique, militaire, ne peut déboucher sur rien qui ressemble à un maintien du système.

    Car ” la déferlante est pour tous ” :

    http://www.dedefensa.org/article-houle_deferlante_30_09_2010.html

    Les “forts” sont beaucoup trop dépendants des “faibles” pour que la fuite en avant, toujours plus destructrice, leur permette d’aboutir en même temps à l’élimination de leur propre entropie systémique et à la préservation de la clientèle dont ils ont absolument besoin pour se maintenir.

    Le dilemme cornélien qui se présenterait à eux, si seulement ils fonctionnaient de manière unitaire, ce qui n’est pas le cas :

    http://www.scriptoblog.com/index.php?page=shop.product_details&category_id=6&flypage=flypage.tpl&product_id=37&option=com_virtuemart&Itemid=59

    consisterait à devoir choisir entre :

    - la guerre généralisée, qui de toute façon n’écraserait que la partie visible de l’opposition et absorberait tellement de richesses et de ressources qu’il ne pourrait en sortir qu’un monde définitivement appauvri, impossible à réparer, sans pour autant remédier à l’entropie du système puisque les fondements de celui-ci contredisent la réalité (infinitude théorique de la croissance contre finitude pratique) ;

    - la mise en oeuvre, avec un délai maximal et des garanties de maintien au pouvoir, des profondes réformes indispensables, dont ils ne veulent pas (à supposer que, dans leur aveuglement idéologique, ils en aient un peu saisi la nécessité) car elles signifieraient une baisse considérable de leurs rentes de situation et de leur influence et, à terme, leur éviction au profit d’élites plus adaptées.

    Ces deux issues ne conviennent pas à leur avidité matérielle, ni à leur crainte de prendre des risques extrêmes (la mentalité bourgeoise dans ses deux caractéristiques les plus saillantes).

    “Ils” ont donc choisi, comme compromis dans le cadre de leurs dissensions internes, de leur incapacité à maîtriser les monstres qu’ils ont créés et même à identifier les causes de l’entropie de leur système, la fuite en avant financière et les guerres larvées régionales, en espérant durer jusqu’à ce qu’un miracle se produise, leur permettant de retomber sur leurs pattes.

    N’oublions pas que la croyance aux miracles est l’un des fondements des religions du Livre et, particulièrement, de celles, vétérotestamentaires, qui réunissent les élites issues des sectes protestantes anglo-saxonnes et de la fraction néfaste du judaïsme, dont on peut dire qu’elles incarnent, à elles deux, le coeur de l’Occident et de la modernité, gangrenant le monde entier.

    Mais je pense qu’il n’y aura pas de miracle et que, comme l’écrit Philippe Grasset :

    ” Nous (l’Occident) détenons trop de puissance bloquante, irresponsable mais destructrice, appuyée sur une arrogance si aveugle qu’elle renvoie vraiment à une pathologie inguérissable, pour que l’“autre monde”/“contre-monde” prenne notre place sans coup férir et nous soumette à ses règles, – à ses structures en formation puisqu’il est, lui, complètement structurant. “

  4. « Ils » ont donc choisi, comme compromis dans le cadre de leurs dissensions internes, de leur incapacité à maîtriser les monstres qu’ils ont créés et même à identifier les causes de l’entropie de leur système, la fuite en avant financière et les guerres larvées régionales, en espérant durer jusqu’à ce qu’un miracle se produise, leur permettant de retomber sur leurs pattes.

    Boreas, vous ne dites pas autre chose que moi…me semble t’il.
    Je ne faisais pas allusion à un cataclysme salvateur pour le système, mais à un épuisement des forces de contestation par le pourrissement de la situation.

  5. @3P et PL24

    Débat enrichissant.
    Je suis d’accord avec ca: si un gouvernement natio arrive un jour au pouvoir, la grande majorité de l’appareil d’Etat ne se soulèvera pas; elle travaillera comme d’hab’. Pensez à 1981: on attend toujours les chars soviétiques :)

    @Boreas

    Oui à l’axe Paris-Berlin-Moscou, le seul conforme à nos intérêts.

    @leonidas
    Ne surestimez pas le Système. Il ne controle plus grand chose. La parole se libère, on s’autorise des pensées, des réflexions “interdites”, les sondages ne sont pas bons, etc.
    Cette crise est une réelle opportunité; les gens en ont marre du multiculturalisme. On ne pourra plus revenir en arrière.

    “Je ne faisais pas allusion à un cataclysme salvateur pour le système, mais à un épuisement des forces de contestation par le pourrissement de la situation.”

    J’en doute. Au contraire il faut de la “prospérité” économique pour faire avancer leur projet. Vu la situation, la pourrissement va continuer, et la contestation aussi… Même si je n’oublie pas que c’est à double tranchant.

  6. @ Imperator:

    Quel système évoquez vous ?

    Celui de l’UMPS ?

    Celui là oui, il est sensible au sondage, il est sensible à l’évolution de la pensée des citoyens.
    Celui là, il est a portée de tir et il n’a guère d’avenir dans le contexte actuel, il tombera seul, comme un fruit mûr. Il ne m’inquiète pas.

    Mais il y en un autre derrière, celui auquel il sert de paravent.

    Celui là s’accommode sans difficulté des changements de régime, il procède aux changements “démocratiques” qui l’arrangent, vire un homme de paille et le remplace par un autre dans un simulacre d’alternance (exit Bush, bonjour Obama), favorise les dictatures pouvant servir ponctuellement ses intérêts avant de les laminer si le despote ne joue plus le jeu ou a la faiblesse de croire en sa propre force. C’est lui qui vous donne la couleur du charbon.

    Le problème c’est qu’il est insaisissable, il est partout et nulle part à la fois, il n’est pas spécialement incarné par une entité politique, économique ou militaire, il est en toutes, à plus ou moins forte dose.
    Il n’est pas unique, il connaît lui aussi des divisions, des luttes internes féroces, mais il possède un esprit de classe à nulle autre pareille.
    C’est ce qui fait sa grande force, il donne l’impression de ne pas exister. Une vraie toile d’araignée tissée sur toute la planète et dont nous sommes les mouches.
    Ce qui le représente sans doute le mieux, c’est ce que l’on appelle l’Hyperclasse.

    Et franchement, pendant que des millions d’emplois sont détruits ici ou là, que nos sociétés connaissent des chambardements historiques, je n’ai pas l’impression qu’ils souffrent beaucoup, nos amis de l’internationale monétaire. Ils sont même paradoxalement de plus en plus riches et puissants.

    Certes, on peut légitimement se demander jusqu’à quand ?

    Comme aime à le dire Boreas, rien n’est infini et on touchera forcément une limite un jour ou l’autre.

    Face à cette situation, notre problème est quant à nous justement de ne pas disposer du temps nécessaire pour voir la fin de l’Histoire (peut être dans tous les sens du terme…)

    Nous sommes en passe d’être balayés, submergés démographiquement, économiquement englouti par un monstre qui s’il ne grossit pas trop vite finira par nous avaler.Au train où nous allons, la France et l’Europe seront dans 50 ans largement peuplées d’idiots bêtes acculturés, décultérés qui n’auront conscience de rien, uniquement guidés par leurs pulsions de consommation inculquées dès le plus jeune âge (voir la caricature du film Idiocratie).

    Il y aura des révoltes, sans doutes, des conflits régionaux, des purges.

    Et alors ? Il en faudra plus pour mettre à mal un système qui fait la nique aux États et aux empires depuis bien longtemps. La technologie se chargera comme elle le fait déjà de donner à leur appareil policier les moyens de contenir tout cela à un bel équilibre de peur contrôlée.

    Je ne surestime personne, je suis juste conscient du rapport de force et de notre position de gnous innombrables ballotés par une meute de lion.

  7. “La parole se libère”

    La parole ne se libère que sur un seul sujet, à savoir l’immigration.
    On pourra considérer qu’elle se libère réellement lorsque nous parlerons de changement de système politique, de lutte des classes, de trahisons, de l’influence des lobbys industriels, de corruptions généralisées, de sortie de l’Europe, de fin de la domination anglo-saxonne.
    Ne parler que de l’immigration, c’est préparer la guerre civile ethnique.

    Je crains que la plupart des malpensants ne désirent qu’une cage dorée, sans immigrés.
    Mais une cage dorée tout de même.

    Un projet réellement politique ne vise pas cette cage, mais une haute idée de la souveraineté et donc de la liberté.
    Tant que l’on ne parle que de l’immigration, rien ne s’est libéré.

  8. Léonidas : ne pas surestimer le systéme, ce n’est pas nous surestimer par la même occasion.

    Le systéme est infiniment plus puissant que nous, c’est évident, il possède tous les leviers du pouvoir.
    Nous ne sommes qu’insignifiants.

    En revanche, si il peut nous écraser du jour au lendemain, il ne peut se survivre à lui même, car il n’est pas viable, tout comme le système soviétique possédaient 5000 tanks, 5000 bombes atomiques, mais tombât tout de même.
    Nous sommes dans la même configuration: il ne peut pas se survivre à lui même.

    De ce fondamentaux, nous pouvons en tirer un enseignement stratégique: on ne se bat pas pour le renverser, volonté dérisoire vu nos moyens (et le manque de couilles général), mais pour être présent le jour ou il s’écroulera sous le poids de ses contradictions.
    On se bat pour que notre projet, le plus légitime et le plus juste, s’impose de lui même car nous aurons la force nécessaire face aux autres volontés concurrentes.
    Et vous avez parfaitement raison: désigner l’ennemi est le premier pas pour la construction d’une unité de volonté.

  9. La chute du systéme a une dimension philosophique, voire religieuse: un systéme qui tend vers l’infini butte sur des limites logiques.
    Il ne peut contrôler l’infini des possibles en devenant lui même infini.
    Il se diviniserait par la même occasion, ce qui est impossible.
    Et puisqu’il ne peut s’étendre à l’infini et contrôler l’infinité des possibles, l’incertitude ne peut que régner à ces marges.
    Et parmi ces incertitudes, l’une est un grain de sable qui le bloquera.

  10. Si nous étions intelligents, nous prendrions des contacts sérieux chez nos amis les cpf, ou disons des leaders chez eux, en leur expliquant, thème mobilisateur au combien puissant, que la classe politique actuelle est “sioniste”.
    Cela aurait l’avantage de retourner le golem contre son créateur.
    L’accusation est partiellement fausse?
    Pas grave, l’hyperclasse ne donne jamais la vraie raison de l’écrasement d’un ennemi (croit t’on vraiment, par exemple, que l’on est en Afgha pour “libérer la femme afghane”?)
    Nous ferions de même, si nous étions intelligents.

    Mais voilà, nous sommes bêtes, car nous voulons faire une reconquista avec une classe dirigeante hostile encore au pouvoir (lire les connards en face par exemple), comme ca, on se donne toutes les chances de perdre, définitivement en plus.

    Ensuite, au lieu de gueuler comme des cons “cassez vous” aux cpf, ce qui provoquerait un joli conflit civil, on leur vanterait les délices d’un retour dans le pays de leur ancêtres (après avoir mit au pouvoir des amis outre-méditerranée) et tout cela pour développer un grand califat car la France est l’ami de l’Islam, mais un Islam pur, loin des mécréants.

    Si nous étions intelligents, nous ferions tout cela, mais nous sommes extrêmement bêtes du côté de la “droite nationale”(comprendre :je veux ma cage dorée, mais sans immigrés), on préfère continuer à gueuler contre tout le monde, pour bien perdre.

  11. léonidas

    Boreas, vous ne dites pas autre chose que moi…me semble t’il.
    Je ne faisais pas allusion à un cataclysme salvateur pour le système, mais à un épuisement des forces de contestation par le pourrissement de la situation.

    J’avais bien compris, même si votre “porte de sortie pour le système” pouvait laisser penser à une guerre généralisée.

    Mais là où nous différons, c’est en ce que je ne crois pas à un “épuisement des forces de contestation par le pourrissement de la situation”.

    La fuite en avant du système provoque, comme le dit, là encore, Philippe Grasset, le phénomène suivant, concernant les pays des BRIC principalement :

    ” ces “acteurs extérieurs”, dont certains pouvaient attendre jusqu’en 2007-2008 une action alternative radicale, se sont trouvés paradoxalement intégrés au système qu’ils dénonçaient lors de la crise financière 9/15. Bon gré mal gré, ils en sont devenus solidaires. (Cela dit, encore une fois, sans nier leur action fondamentalement déstructurante du système pendant plusieurs années, et jusque dans leur démarché d’intégration, – mais, désormais, croyons-nous, sans arrière-pensée antisystème radicale, du moins consciente.) Ils sont parmi ceux qui participent le plus à certains aspects de l’action prédatrice du système (les pays du BRIC ne sont pas les champions de la protection de l’environnement et de la réduction des actions déstructurantes du machinisme du système du technologisme). Par conséquent, ils ne seront certainement pas épargnés par les effets de la crise générale comme nous l’appréhendons, la crise ultime, ou eschatologique, qui met en cause l’entièreté du système et la modernité elle-même. Ils ne sont pas des dei ex machina, ils sont des acteurs contestataires un peu adoucis, toujours méfiants, toujours différents, mais qui ont une partie d’eux-mêmes solidaires du système. Ils ne sauveront évidemment pas le système, mais ils ne seront pas ceux qui imposeront une alternative salvatrice. Mais l’on sait bien, finalement, que personne n’imposera “une alternative salvatrice” et que tout commence par l’effondrement du système qui est en cours sous nos yeux souvent aveugles. L’effondrement du système touchera tout le monde parce que ce système est décidément universel. Il y aura certes des «“vents locaux”, événements possiblement monstrueux», y compris économiques et financiers, bien assez pour susciter analyses et commentaires déchainés, – mais le vrai déchaînement, lui, la “houle déferlante”, est hors système et impitoyablement, irrémédiablement antisystème. ”

    La crise en est maintenant à un stade où tout ce que produit le système se retourne contre lui.

    De l’impossibilité d’une guerre généralisée et (autre volet de l’alternative que j’évoquais) des réformes du système, découle l’inéluctabilité d’une implosion, causée tant par les actions du système lui-même, qui sont en contradiction totale avec le sens qu’il affirme vouloir leur donner et nuisent à sa cohérence et donc, à son fonctionnement, que par les réactions hostiles croissantes des victimes, des adversaires et même des acteurs de ce système.

    Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec TP (notamment, avec son com de 00 H 37), ce qui, contrairement à moi depuis longtemps maintenant :-) , ne vous étonnera pas.

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