Ils survivent grâce aux poubelles : les glaneurs

Glaneurs des villes, glaneurs des champs. Au XIXe siècle, les glaneuses, c’était ces paysannes immortalisées par le tableau de Millet qui ramassaient dans les champs les épis ayant échappé aux moissonneurs. Cette pratique date du Moyen Âge.

Les glaneurs (peinture à l’huile, 1883) – Georges Laugée

Une ordonnance de 1550 permet aux « personnes infirmes ou âgées, les enfants et les indigents qui ne peuvent pas travailler, de ramasser les épis de blé dans les champs après que le laboureur aura enlevé les gerbes », pendant trois jours, après le lever du soleil. À cette époque, il s’agissait d’un « droit d’usage sur la production agricole, réservé aux plus pauvres et aux nécessiteux ».

À l’heure du chômage de masse et de la précarité accrue, cette pratique qui s’inscrit dans le cadre d’un système de débrouille revêt une dimension essentiellement urbaine. Sur les fins de marchés ou autour des poubelles des rues commerçantes, on parle dorénavant de « glanage alimentaire » ou de « glanage urbain ».

Étudiants, mères de famille, chômeurs, retraités… pour survivre il n’ont qu’une solution : glaner les fruits et légumes à la fin des marchés ou faire les poubelles des commerçants. Karine, Joseph, Emilio et Fatima ont accepté que nous les suivions dans leur quête. Le phénomène n’est pas nouveau. Mais comme le montre une étude récente, il prend de l’ampleur. Crise oblige.

Il est 14 heures, c’est la fin du marché, boulevard de Belleville, dans le XXe arrondissement de Paris. C’est l’heure où se vident les étals aux odeurs vives, où ronronnent les moteurs des camions maraîchers. L’heure où les balayeuses vertes des services de propreté de la ville commencent à entrer en action pour nettoyer les trottoirs jonchés de fruits pourris et de légumes fatigués. C’est le moment choisi par les glaneurs pour entrer en action. Équipés de paniers en osier, de cabas à roulettes ou de vieux sacs plastiques, ils furètent autour des détritus abandonnés sur la chaussée, à la recherche d’aliments comestibles jugés inaptes à la vente par les commerçants.

Grappillage, cueillette, ramassage au sol, récupération, recyclage : les termes ne manquent pas pour qualifier cette pratique célébrée par Agnès Varda dans son film les Glaneurs et la Glaneuse (2000). Ces fouineurs grappillent les restes de la société de consommation dans les poubelles des magasins ou sur les étals quand les marchands remballent. À Belleville, ils sont une cinquantaine à se précipiter ainsi sur les invendus pour se nourrir : des hommes et des femmes, des jeunes et des personnes âgées, des enfants parfois, qui s’alimentent de fruits et légumes abîmés ou de carcasses de poissons destinées à la benne à ordures. Étudiant fauché, sans-emploi, SDF, salarié ou retraité : le glaneur n’a pas de profil sociologique type. Les 30-40 ans sont les moins présents sur les sites de glanage, à l’exception des étrangers qui comptent une proportion signifi­cative de femmes en âge d’avoir des enfants au foyer. Les plus de 60 ans sont en revanche fortement représentés.

Cette activité n’est pas l’apanage des personnes sans logement, au contraire. Avoir un toit est souvent l’une des conditions d’un glanage efficace, parce que le fait de pouvoir cuisiner permet d’élargir le choix des aliments. Toutes ces informations sont contenues dans une passionnante enquête, qui vient d’être publiée par le Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie

(Cerphi) : Glaneurs dans les villes. Ce document inédit de 140 pages, que La Vie s’est procuré, montre bien la disparité des profils et des motivations de ces nouveaux indigents qui ont tous un point commun : les difficultés économiques. Impossible à quantifier, le phénomène semble s’être accentué avec la crise. D’ailleurs, explique l’un des enquêteurs, Hadrien Riffaut, qui a mené un véritable travail de fourmi, « bénéficier de prestations sociales ou de l’aide alimentaire n’empêche pas de passer à l’acte ». Les entretiens, réalisés avec une quarantaine de glaneurs rencontrés à Paris et dans plusieurs villes de province, disent la honte éprouvée par certains retraités qui font les poubelles parce que le minimum vieillesse (700 € par mois) ne suffit pas. Ils mettent aussi en lumière le « sens de la débrouille » d’étudiants qui revendiquent le glanage comme un moyen provisoire d’améliorer leur quotidien, sans demander de l’aide aux associations caritatives.

Si le ramassage des produits invendus sur les marchés, comme l’expliquent les auteurs, est « moins stigmatisant que dans d’autres contextes », la pratique immémoriale du glanage relève surtout, en ville, d’un grand désarroi social. Cette étude récente fait suite à une première exploration plus limitée du phénomène en 2008. Plus qualitative que quantitative, elle permet indirectement de dresser le portrait-robot du glaneur des ­villes. S’il a choisi de passer à l’acte, c’est généralement après avoir tenté d’autres solutions : restrictions, produits discount, aide alimentaire, manche… Le plus souvent, il possède un logement, mais vit parfois dans la rue. Il y a alors consommation immédiate, sans préparation. À moins d’avoir des enfants à charge, il a rarement recours à l’aide alimentaire. Il en a une image négative, associée à l’assistanat et à une nourriture peu diversifiée. Il considère les produits glanés comme consommables, sans danger pour la santé, dotés de « qualités nutritionnelles et gustatives équivalentes à ceux achetés ». Selon lui, ces produits contribuent à assurer une alimentation équilibrée. Il s’agit souvent de fruits et de légumes qu’il n’a pas les moyens de payer.

« La tolérance sociale autour du glanage tend à augmenter, mais les conditions de son exercice n’en sont pas réellement améliorées », explique Hadrien Riffaut. En effet, le gaspillage étant de plus en plus mal perçu, l’opinion publique fait preuve d’une certaine compréhension à l’égard de ceux qui fouillent les poubelles. Pourtant, cette contribution du glanage à la lutte contre la gabegie n’est pas reconnue : celui-ci est toujours envisagé sous l’angle de la gêne occasionnée (attroupements, propreté du trottoir…). Ce paradoxe pèse sur l’attitude des ­commerçants, dont la bienveillance se transforme souvent en méfiance. Pour Hadrien Riffaut, « le commerçant qui manifeste sa solidarité, en favorisant le glanage, court davantage le risque de se voir pénalisé en raison du désordre induit, qu’il n’a de chance d’être récompensé pour avoir limité le gaspillage ».

À Belleville, entre maraîchers et glaneurs urbains, la cohabitation n’est pas toujours idyllique. José s’est fait plusieurs fois rabrouer par des commerçants. Réfugié politique, il est originaire d’Europe de l’Est. Bananes, oranges et courgettes déchiquetées remplissent un de ses deux sacs. Dans l’autre, deux pastèques défoncées et quelques avocats noircis. Faire les fins de marché est l’unique moyen de subsistance de cet homme affable, qui ne « peut compter sur personne ». Maria, Portugaise de 54 ans, est gardienne d’immeuble et aide-ménagère à domicile. Habituée à faire ses commissions « comme tout le monde », elle s’arrête parfois sur le chemin du travail pour dégotter un ou deux fruits dans les cagettes empilées le long du trottoir.

Responsable de deux stands, Lucie raconte : « Les glaneurs se concentrent autour des poubelles. Ils ont des chariots, un, parfois deux. La plupart sont des femmes. Certaines envoient leurs enfants vider les cartons n’importe comment et ça me met en rogne. Ce sont toujours les mêmes. Parfois, c’est la bagarre, ils se disputent les contenus et s’envoient des salades à la figure. »

Premier arrivé, premier servi. Le glanage n’échappe pas à la concurrence. Ce qui contribue à déclencher l’hos­tilité de certains commerçants. Car, pour contenir les troubles, et surtout pour éviter d’être verbalisés pour non-respect de la réglementation (les trottoirs devant le magasin doivent rester propres), certains préfèrent détruire ce qu’ils jettent en déversant, par exemple, de l’eau de Javel sur les produits jugés périmés. Une pratique dénoncée en son temps par Martin Hirsch, quand il était haut-commissaire aux solidarités actives.

Pour le Cerphi, à cause du nombre croissant de glaneurs, les conditions de récolte seraient en train de se durcir, « rendant particulièrement vulné­rables les personnes les plus dépendantes de cette pratique ». Parmi elles, les femmes, nombreuses. À chaque fin de marché, elles font le plein. « Je n’ai pas de retraite et j’ai besoin de manger », lâche Sylviane, 58 ans, qui n’habite pas le quartier, mais vient à Belleville par souci de discrétion. « Vous comprenez, je ne voudrais pas être reconnue par l’un de mes voisins. » La conversation n’ira pas plus loin. Comme beaucoup de ses compagnons d’infortune, Sylviane n’a pas du tout envie de raconter sa vie. Ni d’étaler les raisons qui l’ont conduite à se plier chaque jour en deux pour récolter sa nourriture. C’est aussi ce qui fait la valeur de l’étude du Cerphi, dont les enquêteurs, à force de patience, ont réussi à recueillir des témoignages approfondis. Espérons que les responsables politiques et associatifs s’en saisiront afin de répondre à cette nouvelle réalité sociale.

Emilio, le champion des poubelles

Il loge dans un immeuble HLM de la proche banlieue, mais vient quotidiennement dans le centre de Paris retrouver ses copains et ses compagnons de galère. Et faire les poubelles des commerces du coin. À 45 ans, Emilio est un habitué des lieux. Cela fait plus de 20 ans qu’il fréquente le quartier. Il est aussi un expert de la récupération alimentaire. Et il ne s’en cache pas. « Il faut bien manger, dit-il, et cela me permet de continuer à payer mon loyer. » Bénéficiaire d’un RSA (440 € par mois), Emilio doit aussi payer le lavomatic et ses factures d’électricité. Il n’a pas de téléphone. Sinon, il se contente d’acheter ce qu’il appelle les « produits de base » : huile, vinaigre, savons, dentifrice et… vin et tabac !

Tout le reste, il le trouve dans les bennes à ordures des magasins. « Personne ne peut mourir de faim à Paris, affirme-t-il. Celui qui meurt de faim ici, excuse-moi, c’est vraiment un naze ! »

Ce jour-là, la cueillette a été bonne : quelques boîtes de conserve cabossées et un lot d’escalopes de jambon emballées sous Cellophane. « Au moins, celles-là, ils ne les ont pas abîmées », lance-t-il fièrement. Inquiet de la réaction des riverains, le nouveau gérant du supermarché a en effet donné consigne à ses employés de détruire les surplus pour décourager toute forme d’attroupement autour des poubelles de son magasin.

Toujours muni de son sac à dos, dans lequel se trouve sa bouteille de vin enveloppée d’un plastique, Emilio pratique une récupération sélective, concentrée sur ses besoins du jour, en fonction de ce qu’il a chez lui comme plat ou comme accompagnement potentiel. Il prend de manière mesurée et range soigneusement ses produits dans son sac. « Comme je n’ai pas de réfrigérateur, je prends un peu plus le samedi », en prévision de la fermeture dominicale.

Joseph, le retraité qui partage

Lorsqu’on l’aperçoit pour la première fois, déambulant au milieu des stands, on pourrait croire qu’il s’agit d’un homme politique en pleine campagne électorale. Une poignée de main par ci, un bonjour par là, Joseph, 65 ans, est ici chez lui. Tous les commerçants le connaissent. Certains lui ont déjà mis quelques cagettes de côté. Depuis 15 ans qu’il fréquente le marché Dupleix, dans le XVe arrondissement de Paris, l’homme qui vit d’une petite retraite a su nouer des liens qui lui permettent de récolter un maximum de marchandises en un minimum de temps. Mais les chariots qu’il remplit frénétiquement ne sont pas destinés à sa seule consommation. Joseph est en « service commandé ». Il oeuvre pour le foyer de Grenelle, un centre social protestant, qui, tous les mercredis soir, organise un repas exclusivement constitué de produits alimentaires recyclés.

« Glaner, cuisiner, partager », telle est la devise de ce bénévole et de ses compagnons qui travaillent activement pour que les produits récoltés deviennent source de convivialité. « C’est mieux qu’au restaurant. Nous préparons un vrai repas, riche et équilibré, pour au moins une trentaine de personnes », lance fièrement cet ancien conducteur de travaux qui mène tout son petit monde à la baguette. Rien ne doit être perdu. Ce soir, au menu, il y aura une soupe de légumes, des salades de courgettes, tomates et haricots verts, des asperges et des fèves à l’huile d’olive, du gratin de chou-fleur, du riz au poulet et un magnifique gâteau aux poires et aux fraises. Et s’il en reste, cela sera distribué dans des bocaux. « Quand on voit tous ces gens qui ne mangent pas à leur faim, on n’a pas le droit de perdre quoi que ce soit. »

Karine, la précaire écolo

Faire les poubelles et manger bio, sain et équilibré, c’est possible ! C’est en tout cas l’expérience de Karine, 26 ans, étudiante fauchée à Paris, qui, depuis deux ans, ne se nourrit quasi exclusivement que de produits en fin de vie, qu’elle récolte sur le trottoir du magasin bio de son quartier ou à la fin du marché. « Vous n’imaginez pas tout ce qu’on peut trouver dans une benne à ordures ! » Grâce à l’énorme quantité de fruits et de légumes qu’elle ramasse deux fois par semaine, la jeune femme qui ne dispose que de 250 € maximum par mois (baby-sitting) passe son temps à faire des soupes ou des gratins. Poisson, viande ou volaille viennent enrichir ses agapes. Elle n’a que l’embarras du choix. Pour le reste, tout dépend des saisons. « Je mange beaucoup plus varié qu’avant, lorsque je faisais les courses au supermarché. »

Tout a commencé, presque par hasard, il y a deux ans. Karine avait entendu parler du mouvement des Freegans, qui vivent de la récupération des déchets. Un jour, un de ses amis ouvre « par curiosité », en sa compagnie, la poubelle d’un supermarché bio. Ce qu’ils y découvrent les incite à revenir rapidement dotés de grands sacs. « Je me souviens d’une sensation euphorique : waouhh, tout ce qu’on va manger sans avoir besoin de l’acheter ! » Depuis, Karine est devenue une glaneuse régulière, et fière de l’être. « C’est génial, j’achète juste les trucs qu’on ne trouve pas dans les poubelles, genre thé, café, épices, lessive ou papier toilette. » Le frigo et le congélateur de l’appartement, qu’elle occupe en colocation avec trois autres étudiants, sont toujours pleins. « L’hiver, on entrepose sur le balcon et, quand ça déborde, je fais des conserves. » Karine, qui a toujours une poche en tissu dans son sac à main, « au cas où », a l’intention d’investir dans un Caddie. Le bonheur, quoi !

La Vie

Commentaires (25)

  1. Tant pis si je choque :

    - que font tout ces “pauvres” dans le coeur de la capital ?
    - à la campagne ils pourraient vivre.
    - ces gens ne savent pas gerer leur budget.

    Bravo pour cette article miserabiliste, mais l’assistanat me semble trop poussé. Ces populations ne travaillent pas ou peu et sont trop bêtes pour vivre avec 440 €.
    Elles nous prennent pour des cons : au RSA s’ajoute APL – CMU – AME.

    - les lumieres des grandes villes les attirent, qu’ils se debrouillent.
    Une fois de plus le fds de base paiera bientot plus chere sur les marchés pour les glanneurs.

  2. En tout cas cette tiers mondisation de nos centres urbains, de Paris en particulier, fait peur à voir, c’est une paupérisation insupportable dans un pays qui possède un système d’assistanant élevé. J’avais vu un reportage similaire mettant en scène des étudiants. Ils avaient l’air bien de bonne famille, et justifiaient ces glanages par le fait écologique, éviter gaspillage et récup !

    Je pense que la fin de l’assistanat réglerait bizzarement notre attrait sur d’autres populations non de chez nous, et donc sa paupérisation. Contradiction dites vous?

  3. Je ne suis pas complètement choqué par vos propos, Leperigourdin.
    Je noterais cependant qu’il est très difficile de vivre convenablement avec seulement 440€ par mois.

    Mais sinon, je suis d’accord sur le fait que le RSA est aussi accompagné d’énormément d’aides, et que, bien qu’on nous annonce 440€, je suis sur qu’il touche autre chose, cet Emilio. Ensuite, je considère que quand ses seuls revenus sont les aides sociales et qu’on est capable d’acheter tabac et alcool, on a pas le droit de venir se plaindre derrière. Combien de fois a-t-on vu des émissions de télé nous présentant des familles en sur-endettement avec des écrans plasma dans le salon et la cuisine et des forfaits de portables longs comme le bras?

    A coté de ça, il existe des familles ou le père et la mère travaillent, ou alors la personne seules, et ont juste assez de revenus pour ne toucher aucune aides, ont le droit de payer tout les impôts, et surtout de fermer leur gueule. Alors, certes, ils vivent un peu mieux que ces personnes décrites dans l’article, mais les personnes qui travaillent sont celles qui font avancer la France, et devraient avoir le droit à un remerciement, pas les profiteurs et les fainéants.

    http://www.ifrap.org/Les-scandales-de-la-CMU,0061.html

    Cout des deux CMU: confidentiel, mais environ 6 Milliards par an. Et quand on sait qu’on manque de médecins, d’infirmières pour les gens capables de payer au moins en partie leur soins…

    Et quand on va voir les sites proposant des calculs RSA-RMI, on voit des gens qui se plaignent de toucher 750€ d’aides par mois….

    J’en reste à mon principe simple : “Tout travail mérite salaire, tout pas travail mérite pas salaire”

  4. Une fois de plus Leperigourdin a raison. Les FDS paient en effet très cher et si je donne avec plaisir à mes frères français de souche dans le besoin, les étrangers sur mon sol me sont d’autant plus insupportables qu’ils ôtent le peu que les FDS pourraient avoir car nous en sommes désormais réduits à partager la misère. La France est tombé dans une grave crise identitaire et de moyens qui ferait honte à ceux qui nous ont précédé s’ils voyaient ce que les hommes politiques depuis De Gaule en ont fait.

  5. @Marcel
    Dimanche 20 juin 2010 à 09:48

    “J’en reste à mon principe simple : Tout travail mérite salaire”

    un salaire décent si possible, ce qui n’est pas toujours le cas.

  6. @ Jails

    En Dordogne, en Creuse, vous avez des maisons mieux faites que des pavillons parisiens(1500€/mois ?) pour 500 €. Une fois APL versé pour un couple RMIste avec 2 enfants, restera même pas 50 € à verser !.
    Par contre possibilité de faire un potager !
    Une vie de misére oui, misére intellectuelle. La liberté de lire, de s’intstruire de vivre !
    On parle bien toujours des glaneurs. Je ne fais pas une ode au glandage. Mais même dans le glandage, il y a glander et glander.

    Vivre/bien eduquer ses gosses/ lire / se bouger tout cela est possible avec un RSA à la campagne. Il suffit d’être malin.
    Fumer/boire du vin/ la télé plasma ou led c’est vraiment pour moi rien. D’ailleurs tout cela existe à la campagne.
    Le seul renoncement est sur les musées, théâtres rien d’autres !.

    @ Anne Onyme

    Impossible en quelques lignes de tout dire. Bien sûr je suis contre les salaires de miseres. Effet de l’immigration et politique du logement idiote ( effet de seuil !).

  7. Colère Dimanche 20 juin 2010 à 09:54
    “Une fois de plus Leperigourdin a raison. Les FDS paient en effet très cher et si je donne avec plaisir à mes frères français de souche dans le besoin, les étrangers sur mon sol me sont d’autant plus insupportables qu’ils ôtent le peu que les FDS pourraient avoir car nous en sommes désormais réduits à partager la misère. ”

    @ Marcel Dimanche 20 juin 2010 à 09:48

    Cout des deux CMU: confidentiel, mais environ 6 Milliards par an. ”


    Le coût annuel total du RMI/RAS payé par L’État est de 3 milliards d’Euros par an en 2009.

    Les intérêts de la dette de 42 milliards d’Euros, payés aussi à des étrangers, mais pas de la même catégorie.

    3 milliards, 6 milliards, 42 milliards.

    Où est le parasitisme à supprimer ou à diminuer d’urgence.

    On pourrait très facilement réduire considérablement les charges de l’État et doubler les retraites des agriculteurs, des artisans, des marins-pêcheurs (inférieures au RMI), les bourses d’études et le RMI des Français.

  8. @PL 24

    - Doubler le revenu de ce qui ne travaille pas ? NON.

    - Donner du travail, oui. L’oisiveté n’est pas une bonne chose surtout pour les gens les moins eduqués.

    - attention au effet de seuil. Travailler doit toujours être plus valorisant que ne rien faire.

    - retraite = avez vous oubliez (dejà) que les + anciens sont plus riche que jamais dans l’histoire de l’humanité…
    Les vieux ont besoin avant tout de l’amour de leurs proches.

  9. @ Perigourdin

    - retraite = avez vous oubliez (dejà) que les + anciens sont plus riche que jamais dans l’histoire de l’humanité…
    Les vieux ont besoin avant tout de l’amour de leurs proches.


    Renseignez-vous sur les conditions de retraite des paysans qui ont trimé toute leur vie (parfois plus de 50 ans) pour nourrir le pays, la MSA leur donne une pension forfaitaire trimestrielle qui n’atteint même pas le RMI qu’on donne à un clandestin qui débarque et fait une demande d’asile.

    Beaucoup de campagnes se dépeuplent et les vieux se retrouvent entre eux dans des villages désertés où il n’y a plus de commerce, bientôt plus de facteur.

    Je suis personnellement pour le salaire inconditionnel à tous les Français de souche, de la naissance à la mort, y compris pour les salariés. L’employeur n’aurait à payer qu’un supplément, ce qui réduirait considérablement le coût d’emploi d’un Français. Ce serait la part d’héritage à la richesse collective créée par ses ancêtres.

    Ce revenu serait versé aux parents pour les mineurs, à la prison pour les taulards.

    Cela simplifierait le système aberrant des aides de toutes sorts (handicapés, chômeurs en fin de droit, allocations familiales, bourses d’étude,..). Ca ne coûterait pas plus cher globalement, et limiterait les dépenses administratives et les fraudes.

    Un pays est obligé de verser le minimum vital à tous, y compris ceux qui n’ont rien, quelque soit leurs torts (alcoolisme,..).

  10. @Pl 24

    - Le revenu universel oui moi aussi je suis pour, cela eviterait l’encouragement à l’oisiveté.

    - ouvrier/paysan etc etc chacun choisit tout de même sa vie.

    - le pb avec les paysans c’est que beaucoup n’ont pas cotisé pendant longtemps. Je sais tabou. Aussi les paysans se font une vie de pauvre pour être vieux et riche. C’est un choix que de privilegier le patrimoine au revenu. Hélas si eux le cache à la population, les notaires donc l’Etat sait tres bien à quoi s’en tenir.

  11. @Anne Onyme
    “un salaire décent si possible” tout à fait d’accord. Même si je suis loin d’être à plaindre avec un salaire tout juste au dessus du smic, j’aimerais gagner un peu plus.

    @PL 24
    “Les intérêts de la dette de 42 milliards d’Euros, payés aussi à des étrangers, mais pas de la même catégorie.
    3 milliards, 6 milliards, 42 milliards.
    Où est le parasitisme à supprimer ou à diminuer d’urgence.”

    Il semble dans votre raisonnement que le premier problème à supprimer soit la dette de l’état, qu’on rembourse aux pays étrangers ou aux banques. Doit-on la rembourser en priorité et en totalité en supprimant d’autres budgets
    Ou
    Doit on la considérer comme nulle, et ne pas rembourser ceux qui ont prêté?

    Et dans le cas ou l’on considère comme nulle la dette, celle ci est a zéro, plus d’intérêts… L’année prochaine, l’état sera toujours en déficit. Et certains en pâtiront. Je doute que ce soit les banques et les états.
    Peut être est ce plutôt tout ce système d’état providence qui est à modifier. Le problème des États actuels, c’est qu’ils fonctionnent sans jamais se poser la question de savoir s’ils devront ou non rembourser leurs emprunts. Pourtant c’est bien ce que nous faisons nous les gens de bases. Serait ce diffèrent pour un état?

    Le cout de l’immigration a été évalué à 30 milliards d’euros environ. Et ce sont eux qui bénéficient principalement de toutes les aides qu’offre notre société. Et cela soit directement,
    Soit au travers d’associations telle que RESF, qui fonctionnent sur les subventions d’états,
    Soit au travers des logements à construire, a offrir, à réparer, à reconstruire,
    Soit au travers de toute les dégradations effectuées par ces populations (cf. matchs de l’Algérie).

    En gros l’état paye … pour payer encore plus.

    Alors que tout cet argent pourrait être distribué à la véritable base de notre société que sont effectivement nos agriculteurs, nos artisans, nos marins pécheurs.

    La CMU, le RSA, RMI ne me poserait strictement aucun problème si c’était pour aider les Français, qui ont travaillé, qui travaillent et qui travailleront encore, les handicapés, les familles qui élèvent leurs enfants… Mais notre société offre un système très humaniste qui propose à toute personne, de n’ importe où sur la planète de bénéficier de soins très cher, d’aides sociales, de logements,… sans avoir rien à donner en retour. La France aujourd’hui, c’est « servez vous c’est gratuit ».

    “Un pays est obligé de verser le minimum vital à tous, y compris ceux qui n’ont rien, quelque soit leurs torts (alcoolisme,..).”
    Non, un pays n’est pas obligé de faire ca. Au contraire, plus il y a de torts retenus contre la personne, et moins l’état se doit l’aider.
    Un homme alcoolique, drogué, fainéant, qui pille, viole et tue, aurait-il droit à une aide de la part de l’état? Non. Sa place est au cachot, car il ne fait en rien avancer la société, il est juste là pour la détruire. Et aucun pays n’a besoin de destructeurs, et encore moins de les aider à vivre.

  12. @ Marcel Dimanche 20 juin 2010 à 15:09

    “« Un pays est obligé de verser le minimum vital à tous, y compris ceux qui n’ont rien, quelque soit leurs torts (alcoolisme,..). »
    Non, un pays n’est pas obligé de faire ca. Au contraire, plus il y a de torts retenus contre la personne, et moins l’état se doit l’aider.
    Un homme alcoolique, drogué, fainéant, qui pille, viole et tue, aurait-il droit à une aide de la part de l’état? Non. Sa place est au cachot…”

    Oui, mais une fois au cachot, la société lui doit l’aliment, des soins, etc.. Et c’est bien normal de rester humain avec les prisonniers en les traitant avec dignité.

    Savez-vous qu’une journée d’internement en prison est encore plus cher qu’une journée d’hospitalisation? Beaucoup plus élevé que le revenu d’un cadre supérieur..

    La prospérité et le développement d’une société ne se juge pas à l’importance de la richesse des plus riches, mais au niveau de vie des plus déshérités.

    Le système d’assistance public qu’il y a en France date des Temps mérovingiens (Premier hôtel Dieu à Marseilles ou Arles au VIIIe siècle). Il est d’inspiration chrétienne, et se fonde sur les 7 oeuvres de miséricordes.

  13. @Marcel

    Coût de l’immigration en moyenne 100 milliards / an
    soit 17 €/jour/immigré

    C’est parfaitement plausible.

    Sur le revenu universel, comparez la situation maintenant et avec le revenu universel. Le 1er constat est la difference entre travail et non travail donc encouragement au travail .Comprenez vous ?

  14. Vous parlez de la campagne, mais vous oubliez de dire qu’il y a des villes( pas très loin de chez moi )où près de la moitié des habitants vivent du RSA car là-bas aussi, à part les agences immobilières, les notaires, quelques gros paysans, etc…il n’y a plus rien. Allez donc parcourir une diagonale de Nevers à Clermont-Ferrand, et voyez tous ces villages et bourgs qui crêvent à petit feu. Il y a plus de pauvres dans nos campagnes que dans les villes. Mais il y a moins de poubelles aussi.

    Comme le disait une Roumaine, l’autre jour :

    ” On vient en France parce que vos poubelles sont pleines. Chez nous elles sont vides “.

    CQFD

  15. @Bruno

    Je ne sais pas à qui vous vous adressez.

    Où voulez vous en venir ?.

    Villages et bourgs crevant ? Par crever je suppose que vous entendez, plus d’epicerie, petit commerce, moins de fête de village ?.

    Vrais pauvretés oui parfois, mais aussi et surtout misere intellectuelle.
    Faire un potager, planter des arbres fruitiers plutot que le tuya/cypres de leyland BETON VERT.

    Les vrais gens de la campagne y vivent trés bien !

  16. @Le Perigourdin

    Un éleveur, près de chez moi dans le Berry me disait l’autre jour que c’étaient eux les premiers responsables de la désertification des bourgs et villages. Avec la voiture, me disait-il, les gens préfèrent allez dans les grandes villes faire le plein et trouver de tout au détriment des commerçants villageois. Tu verras même fleurir des super marché discount là-où avant il y avait une usine.

    Quant aux potagers et autres arbres fruitiers (je sais de quoi je parle ), ça ne fait pas tout quand il te manque le papier chiotte et que ton eau du robinet n’est pas bonne.

    Les gens du bourg que je connais, vivent à 50 % du RSA. Si tu veux t’en rendre compte par toi-même, prends l’A77 jusqu’à la sortie 32, traverse les patelins jusqu’à Saint aamand montrond et constate. ” à vendre, à vendre, à vendre…”

  17. D’accord avec vous Bruno. Pas de meprise.

    Bien sur que le potager ne fait pas tout mais il donnera par exemple des cerises 200 kg qu’à Paris les gens achetent 4 €/kg. Les noix aussi… Et les framboises ?
    Pomme et poire sont peu cheres.

    Savez vous le px des topinambours sur un marché parisien…

    Tout cela à la campagne c’est gratuit.
    Je regrette le bon sens ! Les néo-ruraux vivent à la campagne sans vivre !

  18. @Le Perigourdin

    Viens dans ma campagne et tu trouveras le kilo de cerise, cueuillies chez le paysans, vendues sur le marché, plus cheres qu’à Paris. A part ça, il n’y a pas de crise dans les campagnes.

  19. Idem ici, les noix se vendront 4 €/kg. Sur les routes, tu t’arretes et tu en ramasseras 3 cageots.

    (en limite les anciens plantaient des noyers)

    J’ai l’impression que tu crois que je minimise la pauvreté en campagne. Pour moi, avant tout c’est l’eloignement des ecoles qui parfois handicape les enfants !.

    Pour l’argent, 440 €+CMU+APL+logement social dans un village autour de Perigueux tu vis.

  20. “Oui, mais une fois au cachot, la société lui doit l’aliment, des soins, etc.. Et c’est bien normal de rester humain avec les prisonniers en les traitant avec dignité.”

    Ça c’est un principe “droitdelhommiste”

    Un mec qui a tuer, piller et violer, qu’on le foute au fond d’un cachot ou qu’on le tue direct, j’en ai rien à cirer.
    Par contre qu’on aille pas dépenser des fortunes pour eux. Une patate par jour c’est bien suffisant.

    Le système actuel qui consiste a dépenser plus pour ceux qui détruisent et ne méritent rien est une connerie.

    Ces gens la ne méritent rien, et parfois même pas de vivre.

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