Désintox : le « mythe grec » de la retraite à 53 ans

L’information telle qu’elle esf relayée par les médias. Depuis quelques jours, de nombreux commentaires hostiles à la Grèce fleurissent sur les blogs et dans les commentaires d’articles de presse en ligne. La cause ? Plusieurs articles de journaux et émissions de radio ont appris aux Français que les Grecs partaient à la retraite… à 53 ans !

La Procession du cheval dans Troie par Giovanni Battista Tiepolo. (L'offrande fut introduite dans la cité grâce aux subterfuges de l'habile menteur Sínôn, cousin d'Ulysse).

La source de cette information : une dépêche, reprise en choeur par la quasi-totalité des journaux, indiquant que dans une interview accordée au Financial Times le ministre grec des affaires sociales avait déclaré que l’âge moyen de la retraite en Grèce allait passer de 53 ans à 67 ans.

Cette affirmation a suscité une vague de colère : “pas étonnant qu’ils soient dans une situation de faillite, ces fainéants, puisqu’ils partent en retraite sept ans avant nous !

Voici quelques extraits prouvant qu’une majorité de journalistes s’est contentée de recopier cette dépêche, parfois à la virgule près, induisant ainsi en erreur une bonne partie de leurs lecteurs :

« Le ministre des affaires sociales, Andreas Loverdo, a également évoqué une réforme des retraites dans un entretien au Financial Times. (…) L’âge moyen de la retraite passerait alors de 53 ans à 67 ans » (Le Monde.fr).

« Le ministre des affaires sociales, Andreas Loverdo, a quant à lui évoqué une réforme des retraites dans un entretien au Financial Times. (…) L’âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans » (Le Monde.fr).

« Le ministre des Affaires sociales, Andreas Loverdos, a évoqué en outre une réforme radicale des retraites. Dans un entretien au Financial Times, il indique que l’âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans » (Les Echos.fr).

« Le ministre des Affaires sociales, Andreas Loverdos, a évoqué en outre une réforme radicale des retraites. Dans un entretien au Financial Times, il indique que l’âge moyen de la retraite passerait de 53 ans à 67 ans » (L’Express.fr).

« Le gouvernement aurait accepté (…) d’augmenter l’âge moyen de la retraite de 53 à 67 ans » (Le Figaro.fr).

« Les autres mesures de ce plan de 24 milliards d’euros comprennent un relèvement de l’âge moyen de la retraite qui passerait de 53 ans à 67 ans, indique le FT » (Reuters France). [N.B. : FT= Financial Times]

Selon Daniel Scheidermann, qui évoquait la dépêche Reuters dans l’émission Arrêt sur images du 30 avril 2010, consacrée à la Grèce et aux retraites, cette information a été répétée telle quelle « sur toutes les radios françaises ».

Pour montrer l’effet produit par cette annonce, c’est-à-dire ce que la plupart des Français moyens ont compris après avoir lu ou entendu cette information, il m’a semblé intéressant de reproduire quelques extraits d’un article de Moneyweek.fr, site sur lequel « L’actualité économique, financière et boursière » est « commentée et décryptée par des spécialistes » :

« Imaginez un instant. Vous êtes un fonctionnaire grec, de 52 ans, (…) vous allumez la radio (…). D’une voix monocorde, le présentateur vous annonce que le gouvernement, sous la pression conjuguée du FMI et de l’Allemagne, vient de faire passer l’âge légal de la retraite de 53 ans à 67 ans… Vous qui pensiez prendre une retraite – bien méritée – dans quelques mois, vous voilà reparti pour 14 années de travail ».

Bref, les Grecs, qui pouvaient bénéficier d’une retraite à taux plein dès 53 ans, vont devoir renoncer à leur avantage scandaleux, et travailler beaucoup plus longtemps, comme partout ailleurs en Europe. Ce discours, qui résulte d’un recopiage bête et méchant par les journalistes de la dépêche évoquée plus haut, se propage aussitôt comme une trainée de poudre sur la toile et dans tous les bistrots, accompagné des éternels clichés sur la paresse des Méditerranéens (clichés qui entre parenthèses ont beaucoup de succès en ce moment outre-Rhin).

Ce qu’il en est véritablement des retraites en Grèce

Selon la déclaration du ministre grec Andreas Loverdos, les réformes qui vont être menées dans son pays vont permettre de faire passer l’âge moyen du départ à la retraite de 53 à 67 ans.

Mais si l’on consulte les chiffres européens concernant l’âge légal du départ à la retraite, par exemple sur le site de l’Observatoire des Retraites, on peut constater qu’il est en Grèce de 60 ans pour les femmes, de 65 ans pour les hommes (soit cinq ans de plus qu’en France pour ces derniers). L’âge moyen de sortie du marché du travail, en 2005, était quant à lui de 61 ans pour les femmes et de 62,5 ans pour les hommes en Grèce. Si l’on s’amuse à comparer avec les chiffres qui concernent les Français (si prompts à donner des leçons aux Grecs), leur âge moyen de sortie du marché du travail est de 59,1 ans pour les femmes et 58,5 ans pour les hommes (source : Eurostat, 2005). Par conséquent, selon les chiffres de 2005, les femmes travaillent en moyenne deux ans de plus en Grèce qu’en France, quatre ans de plus pour les hommes.

Mais alors… à quoi correspond l’âge de 53 ans donné par le ministre grec ?

L’âge de sortie du marché du travail aurait-il chuté de près de huit ans entre 2005 et 2010 ? Si c’est le cas cela signifie que la situation est désastreuse, que de nombreux licenciements ont frappés les Grecs au cours de cette période, et qu’ils sont une majorité à toucher des pensions misérables, étant sortis du monde du travail sept ans avant l’âge légal de la retraite pour les femmes, dix ans avant pour les hommes. J’ose espérer que cette version des faits n’est pas la bonne ! N’étant ni journaliste ni expert (ce qui paraît ne pas forcément aller de paire) je ne suis pas en mesure d’en vérifier la pertinence.

S’agit-il d’une bête faute de frappe ? Le ministre évoquait-il l’âge de 63 ans de façon a faire une moyenne entre l’âge légal pour les femmes (60 ans) et celui pour les hommes (65 ans) ? C’est très plausible, mais alors pourquoi est-ce qu’aucune dépêche n’a rectifié le tir ? Daniel Schneidermann, dans l’émission évoquée plus haut, déclarait à juste titre : « Si ce chiffre est faux c’est vertigineux sur l’ignorance de tous les agents de la chaîne de l’information ». Et Jean-Luc Mélenchon de rajouter : « (…) on a déjà vu des pontifes de cette sorte, notamment anglo-saxons, raconter n’importe quoi et la presse française béante d’admiration n’allant vérifier rien du tout ».

La rédaction d’Arrêt sur images a tenté de vérifier l’information donnée par les médias… sans parvenir à comprendre à quoi correspondait cet âge de 53 ans. Elle relève toutefois qu’en février 2010, d’après une dépêche Reuters, « le ministre grec du Travail » envisageait de « porter l’âge de départ à la retraite de 61 à 63 ans à l’horizon 2015 », avant d’en conclure qu’il est « difficile d’y comprendre quelque chose, et étonnant qu’aucun des médias en ligne ou des radios tambourinant cette nouvelle ne se soit arrêté un instant pour réfléchir à la signification des chiffres annoncés ».

N’ayant moi non plus trouvé aucune signification à cet âge de 53 ans, il me semble qu’une dernière solution doit être envisagée, à savoir la possibilité qu’il s’agisse d’un effet d’annonce destiné à rassurer les marchés. Le ministre grec n’avait de toute façon que très peu de chances de voir sa bourde relevée dans les médias, comme en témoigne le fait qu’une seule personne (du moins à ma connaissance) ne l’a fait jusqu’à présent : Daniel Schneidermann. Il est d’ailleurs revenu sur cette affaire dans un article, s’étonnant du fait qu’une telle information ait pu être martelée « sans que personne ne s’interroge ».

Une chose est sûre c’est que si le gouvernement grec peut décider de reculer l’âge légal de la retraite de 60-65 à 67 ans, il n’est absolument pas en mesure de garantir du travail aux Grecs jusqu’à de tels âges. Comme on l’envisage aujourd’hui en France, il est donc question de faire des économies sur le dos des Grecs les moins favorisés, ces derniers étant amenés à quitter le monde du travail bien avant d’avoir pu cotiser suffisamment pour être en mesure de toucher une pension décente…

Cette affaire donne sérieusement à réfléchir sur la nature du travail accompli par les journalistes… Est-il normal qu’ils soient si nombreux à véhiculer de telles informations sans les vérifier, sans même chercher à les comprendre ? Suffit-il de recopier et répéter des informations données par des agences de presse pour faire du journalisme ? La tâche d’un journaliste n’est-elle pas d’exercer un regard critique sur ces dernières et de les expliquer aux citoyens si nécessaire ?

Agoravox

Commentaires (19)

  1. Pour un journaliste vérifier son information est le début de l’indiscipline,qui peut conduire si elle est avérée à de graves ennuis .

  2. Ah enfin, j’avais commencé aussi à contredire sur divers fora cette connerie assénée par des journaleux de Reuters principalement. On voit le niveau du travail journalistique aujourd’hui, pathétique et collabo des pouvoirs en place…

  3. Bravo au site FDS Fortune. Cette info va à l’encontre de nombreux commentaires qui comme poussés par le vent ne voyaient pas le piège de la Grèce.
    En effet aprés avoir critiqué les grecs pour leurs salaires(soit disant mirobolants) ceux là même auraient fait la même pirouette pour les français jusqu’à ce que on leur dise ” à ton tour mon mignon !”. Certains viennent sur FDS mais relayent sans reflechir les analyses mediatiques : demonstration faite, une fois de plus que les medias enfument et ça marche…

  4. Ils n’ont plus de journaliste que le nom, et les salaires bien entendu, mais pour ce qui est du métier proprement dit, ce ne sont que des recopieurs de dépèches de l’AFP ou d’autres sources, tâche à la portée du premier imbécile venu sachant à peu près lire et écrire.

  5. Un petit comparatif Allemagne-Grèce, puisque apparemment on a une petite dent contre ces salauds d’Allemands sur “fortune” (doublé d’une forte propension à critiquer tout ce qui pourrait remettre en question le modèle socialiste de répartition)

    Paramètre,Grèce,Allemagne

    Années de cotisations pour une retraite complète,35,45
    Niveau de la retraite,80 %*,46 %
    Mensualités/an,14,12
    Augmentation 2004,3 %,0 %
    Augmentation 2005,4 %,0 %
    Augmentation 2006**,4 %,0 %
    Retraite minimale en euro,445, env. 600
    Retraite maximale en euro,2538,env. 2100
    Age légal de la retraite (hommes),65,65–67
    Age légal de la retraite (femmes),60,65–67
    Age moyen constaté d’entrée en retraite,62.4,63.2

    * Avant entrée en retraite 1.1.1993, 70% après 1.1.1993, Salaire moyen;

    ** Derniers chiffres disponibles; Sources: Eurostat, OECD, Caisse des retraites allemande

    Et on trouve ca sur le quotidien le plus diffusé ici ( http://www.bild.de/BILD/politik/wirtschaft/2010/04/27/griechenland-pleite/wir-zahlen-luxus-rente-mit-milliarden-hilfe.html )

  6. On n’a rien contre les allemands, on constate que les grecs ne se sont pas gaver.
    Les chiffres que vous donnez ne prouvent que marginalement une difference; d’ailleurs peut etre sont ils aussi fiable que les chiffres du chomage en France (jes journaleux ne donnants que la categorie 1).

  7. Bobophobe

    Vous trouvez le site anti-allemand ?

    Pour ma part, je n’ai pas cette impression.

    La seule critique que je perçois à travers le choix des articles, c’est celle qui est dirigée contre l’UE et l’euro.

    Et il est vrai que l’euro, comme la politique de la BCE, favorisent l’Allemagne.

    C’est un fait, pas une critique contre ce pays.

    Quant aux systèmes de retraite, je ne vois pas en quoi un système par répartition est “socialiste” (solidaire, je veux bien, mais pas socialiste).

    D’ailleurs, le système allemand est également un système par répartition, principalement :

    http://www.connexion-emploi.com/fr/infos/59-le-systeme-de-retraite-en-allemagne

    Vous préférez les systèmes par capitalisation, comme aux USA où les retraités ont déjà perdu en moyenne environ 30 % de leur épargne-retraite avec la crise ?

    http://www.oecd.org/faq/0,3433,fr_2649_201185_42396463_1_1_1_1,00.html

    http://www.e24.fr/economie/article103509.ece/Les-fonds-de-pension-ont-perdu-5-4-trillions-de-dollars….html

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/279400/etats-unis-seule-la-retraite-des-patrons-est-protegee

  8. Merci à Janus pour cette confirmation (je savais déjà que c’était faux mais sans pouvoir l’affirmer) et les précisions:

    “on peut constater qu’il est en Grèce de 60 ans pour les femmes, de 65 ans pour les hommes (soit cinq ans de plus qu’en France pour ces derniers). L’âge moyen de sortie du marché du travail, en 2005, était quant à lui de 61 ans pour les femmes et de 62,5 ans pour les hommes en Grèce”

    Pour le reste, on peut constater l’étendue de la bêtise journalistique. Finalement pas besoin de faire des études à bac+5: suffit de recopier les dépêches de l’AFP…

    De plus, “on” monte les peuples les uns contre les autres: procédé parfaitement dég***lasse!

  9. Mince alors !!! Agoravox relayé par Fdesouche! Et sûrement pas sans leur accord. Décidément ça bouge dans les têtes.

  10. @ yann_an_aod :

    A mon avis la personne qui a reproduit mon texte ici n’a pas demandé l’autorisation à Agoravox. Elle ne m’a pas demandé mon avis non plus, mais de toute façon je lui aurais donné mon accord. Au moins elle a pris le soin de mentionner la source, ce qui n’est pas toujours le cas (j’ai retrouvé des passages de mon “article” plagiés sur plusieurs sites). Mon texte était destiné à rectifier une information erronée, qui a été martelée par l’ensemble des médias… Le seul moyen de contrer efficacement cette désinformation (révélatrice à bien des égards des dérives du journalisme moderne) était de le faire lire par le plus grand nombre. Je suis donc heureux de voir que des gens ont pris l’initiative de le faire circuler. Merci Janus !

    [Merci surtout à vous pour la qualité de votre texte. Vous êtes le bienvenu sur Fortune - Janus.]

  11. @perigourdin
    Que les commentateurs de “fortune” aient ou non quelque chose contre les allemands, je m’en contrefous. J’ai été induit en erreur sur un autre article à penser que le commentaire émanait d’une personne responsable du site, alors qu’il n’en était rien. Alors quand j’émets une remarque critique à l’égard du site, s’il vous plait, ne le prenez pas à titre personnel, ou au nom d’un collectif quelconque. Sinon, on s’y perd un peu.

    Sur les chiffres, si vous trouvez que 10 ans de cotisation supplémentaires et 46% au lieu de 70% ce sont des différences marginales, je ne sais pas ce qu’il vous faut. On verra bien si les français trouveront la différence marginale quand on leur foutra la retraite à 67 ans. Les allemands ont le sentiment de s’être serré la ceinture pour avoir à payer les conneries des autres. On peut discuter du bien-fondé de la chose, mais moi, je vois pas ce qu’il y aurait la de répréhensible à penser de la sorte.

  12. @Boreas
    Quand je disais “salauds d’allemands”, il y avait une pointe d’ironie. J’ai parfois l’impression qu’on fait aux allemands un procès en manque de solidarité vis à vis des grecs, et donc d’être un peu des salauds. On ne veut pas voir que les grecs y sont aussi pour quelque chose d’avoir à patauger dans leur caca. Que la crise ait précipité les choses ou pas, on en serait tôt ou tard arrivé au même résultat.

    Si l’euro et la BCE favorisent l’Allemagne, c’est bien parce que celle-ci est entrée dans l’euro en position de force (grâce à son mark et malgré la réunification), et pas par le fruit du hasard. Maintenant qu’on veuille s’attaquer à la construction (bancale) européenne sous cet angle là, par le biais de la domination allemande, je n’en vois pas trop l’intérêt. Tout cela va s’écrouler à court terme, de toutes les façons, et pas à cause d’un favoritisme quelconque à l’écart de l’Allemagne.

    La retraite obligatoire par répartition, monopole d’état, c’est un concept social-démocrate, donc socialiste. Vous lui opposez d’ailleurs justement les systèmes par capitalisation. Les retraités ont perdu 30% en moyenne? Et alors, vous croyez que le système par répartition qu’on ne peut plus se payer va pas les faire souffrir davantage, les retraités (et je ne parle pas de l’excuse en or que ça donne aux immigrationistes de tous poils)? Sur le long terme, on verra bien qui rira le dernier.

    Dernière petite remarque, je ne vois pas ce qui me vaut la remarque sur le système par répartition en Allemagne, car je n’ai jamais prétendu que le pays n’y ait pas recours. Je suis d’ailleurs très bien placé pour le savoir, car moi même cotisant dans le système publique (mais aussi dans le privé). La différence avec la France, c’est peut-être que le gouvernement Allemand ne berce pas les gens dans l’illusion que seul le système publique puisse suffire pour assurer aux individus une retraite suffisante.

  13. C’est le côté latin de certains Français et une culture antigermanique toujours apparente chez les natios, résultant peut-être de l’influence maussassienne, qui pousse à défendre les Grecs.
    Mais allons, osez regarder la vérité en face. Je ne vais pas faire un cours d’histoire. L’Allemagne n’avait plus rien en 1945. Tout à été pillé par les alliés et des millions de soldats ont été réduit en esclavage jusqu’en 1947. Des centaines de villes rasées et pourtant reconstruites à l’identique (en partie du moins) pendant qu’ici on construisait des horreurs. Ensuite par la rigueur, la cohésion du peuple, la disciple, le savoir-faire, enfin tout ce qui fait l’Allemand, ce pays à remonté la pente, sur un territoire surpeuplé grand comme les 2/3 de la France.
    Bref, sont-ce les Suédois, les Finlandais, les Danois qu’il a fallu aider à coup de milliards pour sortir du sous-développement ou bien les Grecs, les Portugais et les Espagnols ?
    Je lis ” c’est pas de la faute des Grecs mais de leur gouvernement ou de leurs banques” Et alors ?
    Les Allemands, les Français, les Belges se font tout autant entuber par les banques car ça c’est le propre du capitalisme. Ce n’est pas une excuse.
    Les pays du Nord ont toujours payés pour ceux du Sud et l’Allemagne est celle qui a le et qui paie toujours le plus. C’est très simple. Sans Allemagne il n’y a plus d’Europe. C’est elle (et la France dans une moindre mesure) qui tire les boulets méditéranéens.
    Alors, cela parait un peu normal que les Allemands disent “stop, on veut plus payer, non ?
    La plupart de ceux qui critiques l’Allemagne sur ce site, ne sont même pas fichus de se rendre compte que leur raisonnement à l’égard des immigrés en France est le même que celui des Allemands avec les Grecs. Un peu de cohérence donc; c’est otujours les mêmes qui payent.
    On s’en tape que les Grecs travaillent jusqu’à 65 ans ou plus, ils travailleraient jusqu’à 80 que le résultat serait le même. C’est le bordel méditéranéen. C’est tout. Même si c’est moins grave que le bordel Maghrébin ou plus éloigné encore du foutoir Africain.
    C’est une question de gènes. Point barre !
    Vous prenez le taxi à Athène, il y a 2 chances sur 3 que le chauffeur tente de vous arnaquer. Il n’en va de même à Berlin ou à Copenhague (si le chauffeur est un souchien bien entendu).

    Pour finir, il faudrait que la rancoeur antigermanique qui pointe encore en France, cesse. N’oublions jamais que le nom même de notre pays est germanique, comme le peuple qui l’a crée. La France et l’Allemagne doivent s’entendre.

  14. @Tancrede

    “c’est pas de la faute des Grecs mais de leur gouvernement ou de leurs banques » Et alors ?”
    Donc si subsiste le doute pourquoi voulez vous que les grecs payent ? d’ailleurs tant mieux si les allemands ne souhaitent pas payer, ils ne veullent pas sauver leurs banques qui ont prêter à la grece.

    La difference est enorme.

  15. Ah ben non alors ! L ‘agence Reuters dit le contraire .
    68 % des Grecs sont opposés à ces mesures et 39 % songent à manifester.
    Libération, ce journal vraiment mal nommé. Encore un exemple de la méga-partouze du grand capital , les journalistes de gauche comme de droite les politiques de gauche comme de droite… payés pour le faire.
    Il y en a même pas un pour se révolter de cette situation.
    http://www.reuters.com/article/idUSATH00546820100508?type=marketsNews

  16. Alcide

    “Votre” sondage n’a concerné que 527 personnes, et a été réalisé (à la demande du journal de “centre-droite” Kathimerini, opposé au gouvernement actuel socialiste) AVANT les manifestations du 4 mai dernier, où il y a eu trois morts, ce qui a dû refroidir l’enthousiasme de certains…

    “Mon” sondage (pas commandé par Libé, mais par le magazine grec Proto Thema, plutôt peu marqué politiquement), a touché 1000 personnes, APRES ces événements.

    Ceci explique cela.

  17. @ kyrilluk :

    Les médias ont affirmé en boucle que l’âge moyen de départ à la retraite des Grecs était de 53 ans… alors qu’en réalité les gens qui partent à la retraite à cet âge en Grèce sont très minoritaires, puisque la moyenne réelle est d’environ 62 ans (contre un peu moins de 59 ans pour les Français). Ils ont donc véhiculé des informations fausses et nuisibles, qui ont induit en erreur de nombreux Français, leur faisant croire que le peuple grec était responsable de la crise qui traverse leur pays.

    Ce qui est difficile à comprendre c’est que l’on puisse marteler des informations aussi absurdes, sans même songer à les vérifier, tout en prétendant faire du journalisme… Pour vous la façon dont les médias ont présenté les choses ne pose aucun problème ? Cela ne vous dérange pas que l’on pratique ce genre de désinformation, sans même faire de rectificatif une fois que l’erreur est pointée du doigt ? Que le travail de tant de journalistes se limite essentiellement à des copier-coller ?

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