Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Par Eberhard Hamer

Depuis huit semaines, la crise de l’Etat grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des Etats-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’Etat en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des Etats risquant la faillite.

La soi-disant solution de la crise des fi­nances privées, ressemble à la tentative de guérir un toxicomane en lui fournissant sans limite de la drogue.

Et malheureusement, en cédant à la pression américaine, les pays européens ont commis la même faute. En reprenant à leur compte la crise des banques jouant à la roulette, ils ont entraîné l’endettement et la crise financière de l’Etat.

Actuellement, on devrait évidemment réduire l’envahissement financier des marchés des capitaux, par une hausse des taux d’intérêt. Mais cette augmentation des taux d’intérêt ruinerait les Etats, qui se trouvent déjà au bord de la faillite, et aggraverait encore la crise conjoncturelle, par des difficultés de paiement de l’économie privée. Actuellement, aucune banque centrale n’ose récupérer l’argent prêté à la légère.

Comme une vraie correction n’est en­core ni arrivée ni n’est voulue, la crise per­siste et se propage comme une métastase vers d’autres secteurs. De la crise financière privée vers la crise des finances de l’Etat, vers la crise réelle de notre économie, vers la crise de nos systèmes sociaux, jusqu’à l’appauvrissement et aux troubles sociaux.

La Grèce n’avance en tête dans cette situation de crise, que parce qu’elle est contrainte de faire des économies. Mais faire des économies fera grimper plus sûrement la spirale de la crise. Tous les autres pays qui voudraient faire des économies et qui doivent faire des économies, devront suivre l’exemple de la Grèce ; même les USA, en tant que pays le plus endetté au monde.

Il n’y a qu’une seule issue : des mesures d’éco­nomies drastiques pour empêcher la crise économique et sociale, c’est-à-dire l’inflation.

En pratique, les banques centrales ont déjà jeté les fondements de l’inflation, par la submersion de l’argent. Réduire la masse d’argent, c’est comme un sevrage. Celui qui ne peut pas supporter les conséquences d’une désintoxication, doit réduire lentement sa consommation, mais cela veut dire qu’il accepte encore plus longtemps sa toxicomanie.

Pour le dire encore une fois : la crise du dollar et de l’euro a déjà commencé, il y a plusieurs années, par une hausse effrénée de la masse monétaire. Depuis plusieurs années, la FED n’a même plus avoué à quel point elle avait augmenté la masse monétaire chaque année ; c’était, en tout cas, plus de 20% ; dernièrement plus de 100%. L’inflation est donc voulue et, au fond, inévitable.

Le problème des monnaies soumises à l’inflation, c’est juste de savoir quelle monnaie perdra plus vite sa valeur. Il y a une course internationale à la dévaluation. Dans ce processus, l’euro pourrait en tout cas rester plus stable que le dollar.

L’inflation résout bien des problèmes :

• Le gagnant de toute inflation, c’est le débiteur. Tous les Etats sont surendettés, donc ils sont les gagnants.

• L’inflation peut aussi corriger les dettes bancaires et les investissements toxiques, elle est donc également utile pour le système financier qui joue avec l’argent.

• L’inflation stimule l’économie, parce qu’il y aura de faux profits et une fuite vers les biens réels et les investissements.

• Mais l’inflation sert avant tout les politiciens sociaux. Les prestations sociales sont dévaluées, et il n’y a pas besoin de les réduire formellement. Cela a déjà été prévu par le Bundestag allemand, qui a décidé une garantie du montant de la retraite, sachant que les retraites pourront de moins en moins être payées. Il s’est décidé pour la dévaluation au lieu de la réduction.

On continuera à nous raconter le conte de fées des économies publiques, mais nous vivrons en réalité l’inflation à des taux à deux chiffres. Les perdants sont ceux qui possèdent des valeurs monétaires, comme les actions, les titres de rente, les droits d’assurances, les fonds, etc. Mais ceux qui ont un revenu stable ou qui reçoivent des allocations sociales, vont aussi y perdre à cause de la dévaluation. Les propriétaires de biens réels, par contre, seront gagnants, à moins qu’on ne leur présente la facture par des impôts qui augmentent.

Une chose est sure : nous avons joui d’une fausse prospérité, durant les décennies passées. Celle-ci se réduira forcément et laissera des perdants sur le carreau. Les secteurs de la crise les plus touchés seront les systèmes sociaux avec leurs allocations et avec ce que l’Etat pourra encore distribuer. La lutte entre les fournisseurs pour leurs prestations et les bénéficiaires pour ce qu’ils reçoivent s’aggravera.

Westerwelle a été le premier qui a osé aborder ces problèmes du futur. Dans les années à venir, cela deviendra le principal sujet de la politique.

Horizons et débats

Commentaires (21)

  1. Article intéressant mais avec une grosse contradiction : Il ne peut pas y avoir à la fois “course internationale à la dévaluation” et manoeuvres des Américains pour que l’euro coule plus vite que le dollar…

  2. Même si cela fera mal, la fin de l’euro entrainant la fin de l’EU pour moi signifiera le retour à la democratie.

    Le peuple en Grèce n’est pas aux commandes pour l’instant mais ils refuseront des taux à 10% j’espere. Les allemands ont ou auront les mêmes soucis que nous. Ils tirent aussi leurs boulets.

  3. En tout cas, on sent toujours chez l’Allemand le dédain de la France. Il parle de la France comme d’un pays faible. Je sais bien que l’on est très endétté mais l’Allemagne n’est pas si loin, et si on met dans la balance les actifs de l’état français et celui de l’état allemand, je pense que la France est moins endéttée.

  4. “Il n’y a qu’une seule issue : des mesures d’éco­nomies drastiques pour empêcher la crise économique et sociale, c’est-à-dire l’inflation”.
    Pourquoi une seule issue ?
    Cherchez bien il y en a certainement d’autres et en particulier personne ne conteste la légitimité de la dette ! Comme si cette dette était réelle et issue d’un processus équitable .Ce qui est extrêmement suspect. Ceci est même un aveu de la manipulation en cours
    Qui bono ?
    Le principe en est simple :
    Les banques privées nous prêtent des morceaux de papier qui sont considérés obligatoirement comme une Monnaie par des gouvernements qui ont eux-mêmes édictés ce mode d’emploi et les lois obligeant à s’y conformer !
    C’est une arnaque.
    Alors, rembourser une dette créée de toutes pièces sans se poser la moindre question est une connerie globale encore plus fort que le CO2 qui réchauffe l’atmosphère et que l’on doit taxer… Pour le faire disparaître…
    Je résume : les états ont abandonné la création monétaire à des banques privées, les banques centrales sont des banques privées, l’emprunt d’État doit être souscrit auprès des banques privées , en vertu de l’article 123 du traité de Lisbonne , issu de l’article 104 du traité de Maastricht, qui reprend lui-même les dispositions des lois des 3 janvier et 4 août 1973 (Pompidou/Giscard) qui ont interdit à la Banque de France de faire des avances au Trésor, sans intérêt.
    Dès lors et accessoirement ce sont des entités privées qui gonflent et dégonflent les bulles à leur gré empochant au passage les plus-values boursières qu’elles auront pris le soin de constituer avant de provoquer la bulle ou l’éclatement des valeurs.
    Cela paraît d’une évidence biblique et c’est une insulte à notre compréhension de vouloir continuer notre manipulation .
    La dette est une virtualité car issue d’une autre virtualité : la création monétaire privée et l’utilisation abusive des réserves fractionnaires ,l’usage obligatoire d’une monnaie à cour forcée obtenue avec l’aimable complicité des ordures politiques qui ont abandonné les prérogatives régaliennes de l’État .
    Ils ont volontairement abandonné une monnaie libérale comme l’or ou une monnaie convertible adossée à l’or qui rendait toute manipulation impossible.
    Le dernier acte avait été l’oukase de Nixon en 1971 qui a rompu la convertibilité du dollar en or mais maintenu le dollar comme monnaie d’échange internationale, ce qui est accessoirement a permis aux États-Unis d’acheter du pétrole, des matières premières, des écrans plats des voitures avec une imprimante qui fait des billets verts !!!
    Car cette pratique n’a rien de libéral, elle s’en éloigne totalement. C’est une forme de communisme monétaire à l’usage et au bénéfice exclusif de quelques oligarques bancaires mondiaux .
    Une autre remarque : ce n’est pas un problème économique, une discussion économique réservée à quelques experts, c’est un problème éminemment politique dissimulé à la plupart des personnes alors que ce devrait être un débat largement public.
    En France ,le noeud gordien sont les lois de Pompidou Giscard de 1973 qui nous ponctionnent un pourcentage de notre création de richesses.
    Et bien évidemment ces lois sont anticonstitutionnelles car créées au seul profit des banquiers et ne servent absolument pas le bien public. Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
    quoi que d’après la définition qu’en donne un spécialiste en la matière :
    “Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché.”
    Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
    Si les créatures du Bilderberg ,présidente de l’Europe et présidente du FMI, nous promettent encore plus de privations en nous mettant aimablement sur le chemin de la servitude, car « Les réformes nécessaires pour réduire les déficits budgétaires dans les pays de l’Union européenne imposeront des mesures impopulaires » c’est bien la démonstration récente du paragraphe précédent.
    Le système créé une dette de toutes pièces ,ce qui est visiblement une escroquerie et la quasi totalité de la population doit être assujettie au remboursement de cette dette.
    Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois
    Mayer Amshel Rothschild (1743-1812)
    « Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est le maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
    James A. Garfield Président des Etats Unis (mort assassiné)
    Le procédé par lequel les banques créent l’argent est si simple que son entendement est rendu impossible
    Galbraith

  5. Alcide a raison : il y a d’autres solutions, comme par exemple la renégociation de la dette, ou même sa répudiation.

    L’Argentine a connu ça, je ne vois pas comment on pourrait y couper en Europe. Renégocier une partie de la dette avec les créanciers, c’est ce qu’il y a de plus réaliste : c’est ça ou ils perdront tout !

  6. la dette publique est illégale pour 3 raisons:

    elle est faite contre la constitution et son Titre “de la souveraineté”,car elle attribut la compétence, a titre exclusif monétaire à une entité tiers.

    elle est fait contre la liberté contractuelle, car elle oblige a emprunter; or cette liberté suppose qu’on puisse emprunter ou ne PAS emprunter.

    elle faite contre le referendum de 2005, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.

  7. @Alcide
    +10000000000000000000000000000000000000000000

    Puisque le pouvoir, l’hyperclasse sait designer ceux qui doivent de l’argent NOUS; un jour il faudra identifier ceux qui nous ont prêté !. Qui sont-ils ? et combien sont-ils ?. j’ose même le combien de division ?

    Attention que l’on ne vienne pas nous mener en bateau avec “les français possedent des assurances vies en bons du tresor”… oui mais des montants modestes, ils serviront de main d’oeuvre aux vrais detenteurs de la dette si on l’annule.

  8. Alcide oui

    Le Fascisme est en place puisqu’il s’agit en fait des pouvoirs de l’état qui se MET au service des pouvoirs du marché.

    L’etat utilise ses moyens coercitifs et contraignants pour faire payer les peuples. c’est tout .

    Le pouvoir des etats ne sert qu’à contraindre les peuples pour payer une dette illegitime

    alcide à raison :personne ne pose la vraie question . Quelle est la légitimité de la dette ??

    Pourquoi devrait on payer une dette ???

    Derriere ce que vous définissez comme une question “politique” et à juste titre ( car ce n’est pas une question d’economie). se profile la question de la Democratie.

    L’abrutissement des masses grâce au concept de démocratie sert la même cause.

    C’est une course contre la montre qui est engagée. L’asservissement des masses est bien en route..

    Tant que nous n’aurons pas les outils conceptuels pour abattre le mensonge de “l’ideologie democratique ” je crains que rien ne change.

  9. @ Le périgourdin
    D’accord avec vous sur la destruction de l’Euro et le retour à la démocratie.
    Mais je ne crois pas que ces assassins financiers fonctionnent comme les virus qui tuent trop vite pour se répendre.
    En effet, le retour aux Francs ne nous garantie pas un retour de la démocratie.

  10. D’accord avec Alcide.

    L’article est intéressant dans sa première partie (la Grèce est prise comme prétexte par les USA pour faire oublier leur propre situation catastrophique, j’ajoute que l’Europe en profite pour faire baisser l’euro ce qui avantage ses exportations, surtout allemandes…).

    Mais ensuite, l’auteur, manifestement un libéral classique sacralisant la dette et estimant qu’il revient au contribuable de la payer quitte à se sacrifier (sa mention du corrompu Guido Westerwelle donne à penser qu’il partage peut-être les options de celui-ci), dérive vers la non moins classique obsession inflationniste des monétaristes.

    Le principal intérêt de l’article n’est pas là.

    Il faut bien convenir que l’assistanat devra régresser, que l’Etat-providence soit réduit pour faire les économies chères aux libéraux ou que, tout simplement, on n’ait pas les moyens de faire autrement (ma théorie).

    Et là, à mon avis, de toute façon, l’auteur a raison.

    Or, il est évident que le statu quo actuel (la fameuse “paix sociale”) est acheté.

    Avec notre argent.

    Et c’est bien la diminution forcée de l’Etat-providence qui marquera la transition entre la domination des classes parasites (banquiers, politiciens aux ordres, fonction publique hypertrophiée servant les intérêts du pouvoir, immigrés allogènes instrumentalisés comme outil de contrôle des salaires et du conformisme bien-pensant…) et le retour des peuples dans le jeu.

  11. @Virtus et Honor

    “En effet, le retour aux Francs ne nous garantie pas un retour de la démocratie.”

    Non mais cela offrira une chance de faire passer nos idées, avec le carcan europeens c’est impossible.
    De plus les français auront le choix de continuer à partager donc s’affaiblir ou de faire revivre un espoir.
    J’ai l’espoir d’un sursaut.

  12. “Les perdants sont ceux qui possèdent des valeurs monétaires, comme les actions, les titres de rente, les droits d’assurances, les fonds, etc.”

    Exact. L’inflation sert les travailleurs jeunes et dessert les rentiers et /ou les vieux.

    @Alcide

    Plutôt que de parler de légitimité de la dette, j’emploierai le terme de réalité. Mais bon, nous nous rejoignons.

  13. @ Alcide

    Vous avez raison, mais nous avons à le tête de nos gouvernement les commis des banques, et leur seule politique est de procéder à la liquidation des actifs de l’État (Gaz de France, France Télécom, autoroutes, hôtels particuliers, terrains militaires, ..) pour payer envers et contre tout les intérêts de cette dette fictive.

    Les intérêts payés à Goldman Sachs et Cie sont le premier budget de l’État, avant l’Éducation nationale, avec aucune contrepartie pour le contribuable.

  14. Toujours plus d’emprunts par la Grèce, ce n’est pas la solution.

    Mais cela arrange tout le monde.

    Les anglo-saxons, parce que cela leur permet de continuer d’affirmer faussement que nos problèmes sont pires que les leurs.

    La zone euro (surtout les Allemands – la réaction de Weber n’est pas étonnante), parce que cela fait baisser la monnaie commune et favorise les exportations.

    Le gouvernement grec, parce que cela lui évite une vraie crise politique et monétaire, par la poursuite de la fuite en avant.

    Et les banquiers, parce que l’UE et le FMI maintiendront à flot la solvabilité de la Grèce.

  15. La Grèce n’est visiblement qu’un bon prétexte pour que les grands financiers US et autres coulent l’Europe par le fond.
    Ils ne veulent que nous dépecer collectivement, car nous serons solidaires au nom de l’euro, de l’UE mais aussi et surtout de notre Histoire et notre solidarité naturelle entre peuples européens, j’ose l’espérer.
    Laisser la Grèce seule face à ses requins créanciers serait tout aussi criminel que de la laisser seule face aux troupes d’Atatürk avançant vers l’Europe abandonnée aux intérêts égoïstes.
    Car après la Grèce, ce sera demain le Portugal, ou l’Espagne, la France certainment un jour.
    L’entreprise de dépeçage n’en est qu’à ses débuts.
    Nous avons plus que jamais besoin d’être ensemble face à ceux qui veulent nous mettre à terre, toutes considérations à part sur cette UE qu’on nous a servi et nos législations actuelles.
    Il en va de l’avenir de notre Continent et de notre Civilisation.
    Si nous continuons à nous entredéchirer, comme on a pu le remarquer ces mois passés, alors aucun ne survivra à cette crise monumentale et on sera bouffé par les 2 bouts. (1/3 monde + hyperclasse mondiale)
    Et le problème n’est pas qu’US : Quand on voit que Jaguar est racheté par un Indien, que Saab est racheté par un Chinois … il serait grand temps de réagir !
    Pire, les USA devraient connaître dans les prochaines années un dévissage sévère. Ils ont toujours la puissance militaire pour se faire entendre, mais pour combien de temps encore ?

    Ils s’attaquent à la Grèce pour déstabiliser l’Europe et nous allons payer collectivement ces créanciers avident.
    C’est du Hold Up pur et simple.
    Nous aurions dû racheter la dette Grecque à un taux de 0% par la BCE et faire tourner la planche à billet, voilà la solution et voiklà ce qu’attendaient les Grecs !

    Tout le reste n’est là que pour engraisser les mammouths avec des taux à 10 % !!!

  16. @Kerasi

    L’UE est dirigé par l’hyperclasse, la même qu’aux USA. L’UE veut rembourser à tout prix. Ce n’est pas aider que de laisser un ami s’endetter pour toute une vie.

    La vrai solution est de soutenir les grecs, en leur disant en douce de ne pas payer. Comptons les divisions qui viendront les menacer.

    L’Europe n’est pas la solution, elle n’a rien de democratique : c’est un moyen pour enlever la souveraineté des peuples. C’est elle qui poussa aux delocalisations.

    Unissez vous vous payerez moins cheres les voitures, le petrole, tout…ça c’etait la pub pour l’europe le resultat est different.

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