Economie : que faire ? (suite)

Une tribune libre de Patrick Reymond

J’ai lu quelques réactions à mon article, et elles me permettent de mettre quelques points sur les i et quelques traits sur les barres.

Certains sont agressifs, une agressivité d’essence religieuse, puisque je remets leur dogme en question.

Tout d’abord, l’anticommunisme primaire, ça commence à faire vieux con. L’URSS est morte il y a presque 20 ans, il serait temps de regarder la vérité en face et de voir, sans idéologie, ce qui a conduit à son effondrement.

Pour ça, je renverrai au texte de Dmitry Orlov, sur « le retard d’effondrement ». Pic pétrolier et hypertrophie militaire sont des raisons suffisantes, auxquelles j’en ajouterai une autre, le caractère continental de l’économie.

Un texte du début du XXème siècle, parlant des maux de la Russie, avait été republié, à peine modifié, dans les années 1970. Les maux étaient prééxistants, et structurels.

Ce n’est pas pour rien, si les économies dominantes connues depuis 7 siècles ont toutes pour centre, un port : Venise, Anvers, Amsterdam, Londres, puis New York.

Cela aussi donne des traits de développement.

Ces économies plaident pour le marché, puisqu’elles le contrôlent.

Les Etats continentaux sont plutôt colbertistes et pratiquent le substitut d’importations.

Chaque pas, en économie continentale, est un effort incroyable. Les voies de communication des thalassocraties ne nécessitent qu’une seule chose : la maîtrise maritime.

Une flotte dominante, quelques bons ports, des points d’appuis. On peut contrôler beaucoup de choses.

Esclavagiser complètement la Pologne, par exemple, à partir du 18ème siècle, pour les marchands hollandais, à travers le port de Gdansk.

En outre, en ce qui concerne l’économie internationale, on saura très vite, désormais, si elle a un quelconque mérite, à part s’appuyer sur le pétrole. Même l’EIA reconnaît le pic pétrolier, désormais.

On va voir si le marché, le commerce international et la mondialisation peuvent vivre sans pétrole bon marché et abondant.

Certains barbares sacralisent la propriété qui, c’est bien connu, est le fruit de l’effort et du mérite.

Les rémunérations délirantes se sont retrouvées dans l’immobilier, les emprunts d’Etats et, il y a quelques années, dans les marchés actions.

Quelle imagination débordante ! Tout dans la rente. Mais le petit problème qu’on a remarqué pour les actions (CAC 40 à 6900 points il y a dix ans, et à 4000 aujourd’hui), peut se retrouver dans les obligations et l’immobilier.

Déjà, être propriétaire immobilier, c’est bien, mais la demande est d’être propriétaire d’un bien qui progresse sans cesse.

Là, on est mal.

Pour ce qui est du locatif, c’est bien aussi, à condition d’avoir du locataire – solvable, de surcroît -, à se mettre sous la dent. En 10 et 20 ans, j’ai vu des marchés immobiliers, certes petits, complètement déstabilisés. D’un taux d’occupation de 100 %, on passe à une attente de locataires exigeants, pendant un an… ou plus. Ton appart n’est pas refait ? Dégage ! Classe énergétique ? Trop basse, dégage ! Loyer ? Trop cher, dégage !

Bien sûr, ce niveau de maturation n’est pas atteint dans les gros marchés. Mais on ne s’en tire plus à la S. Plaza, en ripolinant pour trois sous. Quand la métastase est arrivée au stade supérieur, il faut passer au lourd.

Là, on a gagné le droit de dépenser beaucoup d’argent pour passer en BBC ou en passif, et on a gagné le droit de payer les impôts locaux (faut bien payer pour la fin de la taxe professionnelle).

Avec de l’argent qui sort, et celui qui devait rentrer, qui ne rentre plus, dans un contexte de prix trop élevés, le point d’arrivée va vite être trouvé.

C’est donc le pied d’être propriétaire. Et quand vous occupez vous-même, vous vous apercevez vite que la théorie a ses limites : les dépenses d’entretien, ça commence tout de suite, et c’est de plus en plus lourd.

Pour ce qui est des très saintes assurances-vie, c’est simple, elles sont truffées de bons d’Etat.

Elles endossent donc tous les risques souverains.

Les impôts que les plus aisés ne veulent jamais payer, eu égard à leur rang, se retrouvent dans l’endettement et dans les krachs et faillites à répétitions dont le 18ème siècle était spécialiste.

Comme le disait Braudel, la crise, c’est l’aboutissement de l’enrichissement de quelques-uns. Une redistribution sauvage et douloureuse.

La défaillance des Etats est une chose courante, et les thurifaires du système actuel, tout à leur admiration des USA (une merde dans le Stars and Stripes les émerveille), oublient et veulent oublier, une chose. Les 2/3 de la monnaie mondiale sont ceux d’une puissance dont la Cour Suprême a reconnu le droit général à la faillite (y compris l’Etat fédéral), dans l’arrêt dit « du comté d’Orange » (très riche comté, mais toujours à la tête des innovations financières).

De toute façon, les riches de notre époque sont avant tout des naïfs. Mettre la fortune dans une chose qui n’a même pas tous les attributs de la monnaie, c’est farfelu. La fonction de réserve de valeur n’est pas assurée.

Question tranches d’impôts, il faut aussi remettre les pendules à l’heure. Une tranche d’impôt confiscatoire n’a pas vocation à être rentable, elle a vocation à dissuader.

Les régimes qui durent sont ceux qui jugulent les processus d’enrichissement de la classe dirigeante.

Bien sûr, ils vont répondre « motivation » et « mérite ».

« Dans n’importe quelle ville moderne, si ceux qui gagnent plus de 1 million de dollars par an cessaient tout à coup de travailler, il faudrait des semaines avant que cela se remarque, mais si tous ceux qui gagnent moins de 50000 dollars s’arrêtaient soudainement, ce serait le chaos et l’effondrement total de la vie urbaine en quelques jours « .

Les places sont prenables, par des gens qui seraient heureux de gagner une petite fraction de ce que touchent les Excellences.

Mais j’ai vu aussi un délire nobiliaire. L’ingénieur qui disait qu’il le valait bien, parce qu’il se défonçait.

En réalité, pour être ingénieur, avant le bac, il est nécessaire de ne rien foutre (mais de réussir le bac brillamment) ; après quoi, on subit la coûteuse formation (payée par l’Etat) pendant laquelle on travaille effectivement 2 ans. Après quoi, on rentre en école d’ingénieur (surnommée la maison de retraite, après ces deux ans).

NB : il y en a qui ont bien mieux travaillé qu’eux, sans arriver aussi haut. Avoir une prédisposition en maths, c’est court, comme mérite.

Nul besoin d’accuser l’Etat de ses propres insuffisances de caractère, ni de son manque de culture, ni de son manque de vécu.

Pour ce qui est des créateurs de richesses, ils ont plus souvent des CAP que des bac + 5. Mais souvent, eux, ils savent qu’ils vivent dans un monde où le portefeuille de leurs clients fait leurs commandes.

On dit qu’il y a trois générations à la fortune. Celle qui la crée, celle qui la maintient, celle qui la croque.

La première a du talent, la seconde le sens des réalités, la troisième des exigences.

Mais, patience, il n’y a qu’à attendre, les nouvelles s’accumulent. Le prix de l’acier vient de prendre 90 %, la production de pétrole plafonne et celle de gaz aux USA, était fausse

On va donc voir combien de temps tient l’économie « moderne »… Le plafond dont parlait Braudel en 1979, il semble bien qu’il vienne de réapparaître…

(N.B. : cet article est libre de droits de citation et de reproduction ; nous demandons cependant à tout utilisateur de bien vouloir citer Fortune comme source).

(Une partie des liens insérés dans cette tribune libre l’ont été par la rédaction de Fortune.)

Commentaires (25)

  1.  » Pour ce qui est des très saintes assurances-vie, c’est simple, elles sont truffées de bons d’Etat.

    Elles endossent donc tous les risques souverains.  »

    C’est très bien de le souligner, certains pensant mètre leur argent en sécurité avec…

  2. Les remèdes proposés par Patrick Reymond relèvent plus de l’idéologie et de la démagogie que d’une réflexion profonde. Il est dit notamment « Une tranche d’impôt confiscatoire n’a pas vocation à être rentable, elle a vocation à dissuader ». La seule dissuasion qu’une telle mesure entraînerait inévitablement est celle de ne pas rester dans un pays pratiquant une telle politique confiscatoire. Des tranches d’impôts à 90%, cela a déjà été essayé par la Suède dans les années 70. Le résultat fut immédiat : une fuite massive des capitaux privés. La Suède est très vite revenue à la raison.
    Idem pour les droits de douane. Pensez-vous un seul instant que les pays qui subiraient des droits de douane, seraient sans réaction. Naturellement non. Et le résultat serait un arrêt de nos exportations, et la mort programmée de nos industries exportatrices,à commencer par Air Bus. D’autre part, les capitaux des entreprises étant très largement transfrontaliers, croyez-vous que l’Allemagne accepterait sans broncher que des droits de douane soient mis en place au détriment de leurs intérêts. Bien sûr que non! Et si nous nous entêtions dans cette voie, ce serait prendre le risque d’une nouvelle guerre à nos frontières.
    Vos propositions sont, non seulement démagogiques et idéologiques, mais aussi irresponsables et criminelles.
    Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire et que tout va bien dans nos économies. Par exemple, la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires me semble une sage mesure de protection de l’argent des citoyens. La décotation des banques en bourse en est une autre, car, la multiplication des actionnaires d’un côté et la direction des banques par des personnes qui n’engagent pas leurs capitaux, de l’autre, est pernicieuse. Il faut en revenir à ce que les banques d’affaires soient dirigées par ceux qui détiennent les capitaux de ces mêmes banques. D’ailleurs les banques d’affaires aux capitaux familiaux ont très bien résisté à la crise, parce qu’elles sont resté éloignées des bulles spéculatives. Voilà une mesure qui tendrait à responsabiliser les décisionnaires, car ceux-ci ne prendraient pas le risque de perdre leurs capitaux.
    Ce sont des pistes ; il y en a certainement d’autres. Mais de grâce, que l’état n’intervienne jamais dans l’économie. A chaque fois qu’il s’y ait essayé, ce fut une catastrophe.

  3. Tiens, encore un nouvel esprit pas du tout binaire, tout en nuances et en subtilité, comme il en débarque un par jour en ce moment…

    Florilège :

     » Les remèdes proposés par Patrick Reymond relèvent plus de l’idéologie et de la démagogie que d’une réflexion profonde.  »

     » les droits de douane (…) ce serait prendre le risque d’une nouvelle guerre à nos frontières. »

    « Vos propositions sont, non seulement démagogiques et idéologiques, mais aussi irresponsables et criminelles. »

    « de grâce, que l’état n’intervienne jamais dans l’économie. A chaque fois qu’il s’y ait essayé, ce fut une catastrophe. » (sic)

    Voilà des « réflexions profondes », considérablement nouvelles et infiniment objectives, qui vont immensément faire avancer le débat…

    Combien de temps faudra-t-il expliquer à tous ces prix Nobel d’économie du café du coin, au discours stéréotypé et incantatoire, aux réflexes pavloviens, à la dramaturgie d’opérette, que Fortune n’est pas Valeurs Actuelles ?

    Que peut-il bien y avoir qu’ils ne comprennent pas ?

    Ah, pardon, question mal posée.

    Mieux vaudrait demander ce qu’ils comprennent.

    A part leur intérêt personnel, planqué derrière des discours vertueux déclamés la main sur le coeur… pas grand-chose, manifestement.

  4. Wouaaahhh Boreas !
    Tout le monde n’a pas votre niveau, loin de là.
    Mais laissez-nous quand même profiter de Fortune, non ? Les admis nous répètent qu’ils ne sont pas là pour nous donner des cours. Vos posts y pourvoient, quand on les comprend… ce qui n’est pas toujours le cas…
    Mais c’est quand même chouette ! Merci pour tout :)

  5. Just

    Merci, mais tout le monde n’a pas le niveau de Patrick Reymond, vous voulez dire !

    J’en ai juste marre que des obsédés du libre-échange et de l’intérêt privé viennent déverser ici, avec suffisance et lourdeur, leurs slogans préfabriqués et, à l’occasion, insulter l’auteur de l’article.

    Si c’étaient des marxistes, venant reprocher à P.R. de ne pas prôner la soviétisation, je répondrais sur le même ton (quoique, en général, les marxistes que j’ai croisés m’ont paru plus sincères, à défaut d’être plus intelligents…).

    Ces gens-là ne défendent pas le peuple, mais d’abord leur dada (en l’occurrence, aucun obstacle à l’individualisme « darwinien », employé prioritairement à faire du fric).

    Le fait qu’on puisse ne pas être un « communiste », simplement parce qu’on ne partage pas leurs valeurs merdiques, ça ne les effleure même pas.

    Soit on est avec eux, soit on est un « communiste » !

    Pas moyen d’être favorable à la fois à l’entreprise privée et à l’intervention de l’Etat, avec des règles raisonnables et équilibrées pour éviter que l’appât du gain ne corrompe d’abord l’une, puis l’autre…

    La moindre idée dépassant un peu le stade prépubère, ils la perçoivent comme hostile.

    S’ils sont vraiment aussi bêtes que je les emmerde, en tout cas, ils ne sont pas près d’abandonner leur manichéisme à deux balles.

  6. @ Boeras : J’avais mis çà sur le compte d’une digestion difficile !
    Allez, Boeras, une petite sieste, et hop, au lit !

  7. Just

    Seriez pas fonctionnaire au ministère de la Culture, ou gros actionnaire de Total, pour parler de sieste à cette heure-là ?

    :D

  8. à PL Vincent : c’est bien, tu connais ton catéchisme par coeur, mais ça ne correspond pas à la vérité.
    Mais tu as gagné ton image pieuse de saint Ronald Reagan.
    Les USA étaient prospères et dynamiques avec des tranches d’imposition allant de 70 à 91 %. Ils ne le sont plus.
    Quand au protectionnisme, c’est facile à voir ; un pays libre échangiste, c’est un pays sous développé, un pays protectionniste, c’est un pays développé.

    L’intervention de l’état toujours mauvaise ? Alors comment les états dominants le sont ils devenus ??????????

  9. En tout cas, Mr Reymond connait tout sur tout, il devrait s’appeler mr Wikipedia.
    Concernant le paragraphe sur l’école d’ingénieur, est ce que l’auteur a fait math sup, math spe puis les concours d’entrée aux grandes écoles pour émettre un tel avis?

    [Concernant les liens Wikipédia, la plupart ont été insérés par nous pour faciliter la compréhension de ce texte - comme nous le faisons pour d'autres. - Henri]

  10. à Tskvi : je prends Braudel pour référence. Bien sûr je ne suis pas remonté plus haut. Le fait que Carthage soit un port l’a aidé en son temps.
    Quand à Anvers, si le roi d’Espagne a cru bon de la faire mettre à sac, sans doute voyait il le danger.

  11. toujours admirable Mr Reymond.
    Au milieu de ce troupeau de « veaux » comme disait De Gaulle,ça fait plaisir de vous lire.
    Un humour qui me convient tres bien face à cette stupidite collective qui ne fait que recolter ce qu’elle a semé.
    Continuez..si il ne reste qu’un lecteur je serai celui là

  12. @ Henri,
    je ne faisais pas reference aux liens wikipedia mais véritablement au savoir encyclopédique de l’auteur.

  13. Concernant les diplomes en France, il faut être bon de 16 à 22 ans. Ensuite le chemin est traçé. Puisque toute votre vie vous presenterez non pas des competences mais ce fameux titre.
    Tant que l’école etait equitable (+ 35 ans) pourquoi pas, mais maintenant le taux d’immigrés conjugué à la carte scolaire + discrimination positive est inequitable.
    Donc le système produit des idiots, des pistonnés en plus grands nombres qu’il y a 50 ans :
    - niveau origine social/reussite scolaire est plus élevé maintenant. Les places se feront sur le dos de la classe moyenne au profit des immigrés.

  14. Tout d’abord, l’anticommunisme primaire, ça commence à faire vieux con. L’URSS est morte il y a presque 20 ans, il serait temps de regarder la vérité en face et de voir, sans idéologie, ce qui a conduit à son effondrement.

    Pour ça, je renverrai au texte de Dmitry Orlov, sur « le retard d’effondrement ». Pic pétrolier et hypertrophie militaire sont des raisons suffisantes, auxquelles j’en ajouterai une autre, le caractère continental de l’économie.

    Sans plus de dogmatisme que l’auteur de ces lignes, je me permettrai de soumettre ceci à la sagacité du badaud.
    J’ajoute que la notion d’anticommunisme primaire me semble fort mince, le communisme étant largement discrédité aussi bien empiriquement que théoriquement (bon, je ne vais pas me lancer dans une discussion sur ce sujet en particulier, mais on pourra se reporter aux multiples billets cités dans le présent commentaire et notamment à ceci).

    Avoir une prédisposition en maths, c’est court, comme mérite.

    Si je suis tout à fait pour réformer grandement le système éducatif, un point primordial semble vous avoir échappé : sélectionner les individus sur leurs compétences en mathématiques est à quelques choses près équivalent à les sélectionner en fonction de leur QI, or c’est un moyen efficient d’allouer les compétences pour l’économie (lire The Bell Curve ou encore et surtout IQ and the Wealth of Nations).
    (Je pense d’ailleurs que l’on devrait plutôt parler de compétence que de mérite, car être plus ou moins doué n’est au fond qu’une question de chance.)
    __________
    PR
    Jeudi 8 avril 2010 à 16:16

    Mais tu as gagné ton image pieuse de saint Ronald Reagan.
    Les USA étaient prospères et dynamiques avec des tranches d’imposition allant de 70 à 91 %.

    Voir l’article que j’ai donné en hyperlien plus haut.

    Ils ne le sont plus.

    Il manque comme une petite preuve d’un lien de causalité là, non ? ;)
    J’aurais plutôt tendance à dire que les États-Unis ont de gros problèmes parce qu’ils vivent à crédit ; mais ce n’est pas la seule raison (c’est bien la politique de discrimination positive qui a préparé le terrain à la crise du logement, donc une mesure… étatiste). L’internationalisation du système financier a ensuite permis la propagation de la crise, cela est juste.

    Quand au protectionnisme, c’est facile à voir ; un pays libre échangiste, c’est un pays sous développé, un pays protectionniste, c’est un pays développé.

    Cet avis me paraît être à nuancer (et puis le coup du « c’est facile à voir » est un peu gros, tout de même), mais je n’ai personnellement pas d’hostilité de principe à un certain protectionnisme raisonné.
    Paul Craig Roberts non plus, d’ailleurs, et ce monsieur a pourtant participé à la fondation de la fameuse Reaganomics… et Ronald Reagan a appliqué des mesures protectionnistes (également évoqué dans le billet hyperlié précédemment).

    L’intervention de l’état toujours mauvaise ? Alors comment les états dominants le sont ils devenus ??????????

    L’État-providence n’a émergé qu’assez récemment historiquement parlant, et les politiques dirigistes n’ont pas un bilan particulièrement bon à ce que je sache (le cas du New Deal de F. D. Roosevelt est un bon exemple).
    Louis-Napoléon Bonaparte n’a-t-il pas grandement aidé le peuple français par son libéralisme entreprenarial ?
    Mais ce qui est primordial et qu’il faut retenir, c’est que c’est avant tout la compétence des gens qui fait le potentiel d’une économie ; c’est justement la liberté permise par le capitalisme qui permet à ce potentiel de s’exprimer et de créer de la richesse — pour tous.

    (C’était le roman du jour.)

  15. (c’est bien la politique de discrimination positive qui a préparé le terrain à la crise du logement,

    Entièrement d’accord avec RP. Voici un site où le mécanisme est bien expliqué, et qui fera comprendre comment l’intervention de l’état a engendré la crise immobilière aux EU.

    http://www.dantou.fr/crisefinanciere5_fichiers/v3_document.htm

    Qui veut faire l’ange, fait la bête. Voilà une devise qui s’applique bien à Jimmy Carter, l’un des présidents américains les plus interventionnistes. Pour Obama, il faut encore attendre. Mais avec les centaines de milliards qu’il a déversé dans l’économie, en particulier pour sauver Général Motors, je crains le pire.

  16. « Tout d’abord, l’anticommunisme primaire, ça commence à faire vieux con. L’URSS est morte il y a presque 20 ans, il serait temps de regarder la vérité en face et de voir, sans idéologie, ce qui a conduit à son effondrement. »

    Vos explications que vous donnez plus loin sont justes, mais vous oubliez une cause essentielle : l’économie communiste ne fonctionne pas structurellement. Partant de là….

    D’autres bonnes choses dans cet article, mais on a parfois l’impression de ne pas savoir où l’on va (peut-être répondez-vous à quelques personnes en particulier?).

    « Pour ce qui est des très saintes assurances-vie, c’est simple, elles sont truffées de bons d’Etat. »

    OUI il est bon de le rappeler.

  17. @Boreas

    Autant vos avis sont constructifs en général, là vous faites preuves de mauvaise foi dans votre commentaire du 8 avril à 12h00. Moi non plus je ne partage pas tout ce que dit patrick-Louis Vincent, mais ce n’est pas une raison de lui cracher dessus!

    @Natrep

    Merci pour votre roman :)

    @leperigourdin

    Notre système éducatif illustre à merveille les travers de notre société, et comme vous le soulignez, l’immigration massive n’arrange rien.

  18. Imperator

    Non, aucune mauvaise foi de ma part. Je pense ce que j’ai écrit.

    Et puis relisez ce qu’écrivait celui auquel je m’adressais.

    Vous ne trouvez pas qu’il était (comme d’autres) d’une agressivité infecte vis-à-vis de Patrick Reymond ?

    Et non seulement cela, mais avec quels arguments !

    Dénier à P.R. une vraie réflexion, ce n’est pas de la mauvaise foi, selon vous ?

    Traiter ses propositions d’irresponsables et criminelles, pas de la mauvaise foi ?

    Dire que le protectionnisme, ce serait la guerre, pas de la mauvaise foi ?

    Prétendre qu’à chaque fois que l’Etat est intervenu dans l’économie, ce fut une catastrophe, pas de la mauvaise foi ?

    Non mais, je rêve…

  19. Concernant les écoles d’ingénieurs, je peux témoigner de ce qu’un mien neveu, garçon très gentil, doué pour les maths et… la rigolade, car pour le reste, nous pensions qu’il ne brillerait jamais professionnellement, est sorti brillamment d’une telle institution.

    Jusqu’à 17 ans, aucun effort, médiocrité scolaire totale, voire pire. Inquiétude des parents. Juste les maths et la rigolade.

    Puis, réalisant qu’il risque de manquer de confort matériel, il décroche son bac avec un peu de peine, intègre Math Sup puis Math Spé, se défonce pendant deux ans ; après quoi, réussit le concours d’entrée à une Grande Ecole d’ingénieurs très cotée, bûche très modérément pendant trois autres années, si bien qu’il arrive à entrer « transversalement » dans une école encore plus huppée.

    Sorti de là, monte une boîte d’informatique et gagne bien sa vie.

    A part cela, un charmant garçon, le coeur sur la main.

    Aucune culture générale, pas d’idées, pas de remise en cause du système.

    Alors ?

    Eh bien, la description de Patrick Reymond me paraît correspondre.

    « Avoir une prédisposition en maths, c’est court, comme mérite. »

    C’est bien ce que je pense aussi.

  20. @ Boreas

    oui c vrai, j’ai fait sup, spe et ecole d’ingénieur. Et quand j’ai besoin d’argent, je vais dans la rue avec mon diplome sur une pancarte et le peuple reconnaissant me distribue des liasses de billets. Je n’ai pas besoin de me lever tot, la vie est belle.

    Jeunes français, ne vous cassez pas la tete, commencez à bucher juste avant la bac et choisissez les maths; après qqs années c’est la glande totale; vous verrez , les avions se construisent tout seul, les voitures aussi. Les programmes et les ordinateurs qui nous permettent tous de communiquer dans cet espace de liberté qu’est internet sont envoyés régulièrement par les martiens.

    Moi ce qui me fatigue le plus dans ma vie d’ingénieur, c’est de refuser les avances de toutes ces blondes à forte poitrine qui se jettent à mes pieds quand je montre mon diplome.

  21. @Boreas

    Je vous dois des excuses. Je suis arrivé un peu « tardivement » sur le fil et ne me suis rendu compte que plus tard que vous étiez sous pression de trolls néolibéraux.

    Pour ce qui est des écoles d’ingé, je vais dans le même sens que le votre : ce qu’écrit Paysan Savoyard est vrai, surtout pour les écoles parisiennes.

  22. @Fontzie

    Une fois à vos genoux ce n’est plus votre diplome qu’il faut montrer !

  23. Fontzie

    Pfffff…

    Je n’ai pas dit que les ingénieurs ne foutent rien, ne sont pas utiles, etc.

    Je dis juste que l’ingénieur n’est pas non plus l’idéal absolu de la vie humaine, qu’il n’est pas parfait.

    Désolé d’avoir une fois de plus heurté votre susceptibilité…

  24. « Continuez..si il ne reste qu’un lecteur je serai celui là »

    Allez, deux. Moi aussi, je continuerai à vous lire.

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