Les vraies raisons de la crise des « subprime »

Par Paul Jorion

M. Pascal Salin, professeur émérite à l’université Paris-Dauphine, propose dans Le Monde [du 19 mars 2010] de “revenir au véritable capitalisme”. L’antienne libertarienne qu’il entonne est connue : le pétrin dans lequel nous sommes n’est pas dû au capitalisme, mais à l’État.

Non seulement, dit-il, le capitalisme n’y est pour rien, mais s’il avait pu mieux dispenser ses bienfaits, aucun des événements fâcheux des dernières années ne se serait produit : « En réalité, c’est l’interventionnisme des Etats et l’affaiblissement des disciplines du capitalisme à notre époque qui ont empêché les marchés de jouer leur rôle régulateur… il faut voir dans la crise récente, comme dans les précédentes, une conséquence de l’affaiblissement du capitalisme ».

Il s’agit une fois encore de prendre Keynes comme punching-ball : sa mort prématurée en 1946 a frustré les Hayékiens de leur adversaire de prédilection et, pareils au pauvre Hamlet, ils n’en finissent pas de se disputer avec le spectre du père-héros, mais haï.

Malheureusement, les rares faits que M. Salin mentionne dans sa tribune libre, sont faux.

Premier argument, que l’on répète en effet aux heures de grande écoute, mais que l’on ne s’attend pas à trouver sous la plume d’un économiste : « Les banques ont ainsi été incitées ou même contraintes d’accorder des crédits à des emprunteurs peu solvables sous le prétexte absurde d’éviter de prétendues discriminations ».

Ce n’est pas l’État qui a encouragé l’allocation de prêts subprime : l’État américain imposait des quotas d’attribution de prêts à des minorités ethniques, par l’intermédiaire des Government–Sponsored Entities Fannie Mae et Freddie Mac, mais ceux-ci portaient sur des prêts dits « conformes » (en bleu sur le graphique ; RMBS pour Residential Mortgage–Backed Securities : titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels – repris de mon livre L’implosion [2008]).

Les années « subprime » furent les années 2004 à 2006 ; la titrisation y fut l’œuvre, essentiellement, du secteur privé (en pourpre).

Cliquez sur le graphique pour l'agrandir

Dans le contexte de la bulle, les emprunteurs étaient solvables et leur capacité au refinancement de l’hypothèque prise sur leur logement, était entière : des prêts leur furent accordés, tout simplement parce que ceux-ci rapportaient beaucoup d’argent au secteur bancaire privé et à son compère, les banques d’affaires de Wall Street. Demandez donc à mon ancien patron à Countrywide, M. Angelo Mozilo, s’il se livrait à cette activité parce que l’État lui avait mis un révolver sur la tempe.

Deuxième argument : « Cette situation [d’expansion du crédit et de baisses des taux courts] a été aggravée par la politique interventionniste du gouvernement américain dans la politique du logement ». Cet argument-là est plus intéressant encore, parce qu’on y retrouve le fameux arroseur arrosé.

M. George Bush fut l’ardent promoteur de la « société propriétaire » : la Ownership Society. Étant Président de l’État Fédéral, il était, sans conteste, représentant de l’État. Mais qui lui a offert, clé en main, la Ownership Society, marketing et discours justificatif compris ? Le Cato Institute, le fameux think-tank… libertarien, où M. Salin compte, j’en suis sûr, de nombreux amis et admirateurs.

Il n’y a, dans ce que je viens de dire, pas grand mystère et quiconque voudrait en savoir plus en trouvera les détails dans mon livre “La crise du capitalisme américain” (2007 ; 2009).

Non, c’est bien le capitalisme qui a joué avec les allumettes, et c’est lui maintenant qui vient, par Hayékiens interposés, blâmer le pompier étatique d’avoir mouillé, pour tenter de le sauver, tout ce qui n’a pas brûlé dans l’incendie qu’il a lui-même provoqué.

Ce texte est un «article presslib’». Un «article presslib’» est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un «journaliste presslib’» qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Le blog de Paul Jorion

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En regard, l’article de Pascal Salin :

Revenir au véritable capitalisme

Après un XXème siècle marqué par les guerres et les totalitarismes, mais heureusement terminé par l’effondrement des régimes communistes, on pouvait penser que le monde se convertirait au capitalisme, aussi bien dans les faits que dans les esprits. Il n’en a rien été. L’interventionnisme étatique s’est accru dans la plupart des pays et le capitalisme a fait l’objet d’attaques vigoureuses.

C’est dans ce contexte que la crise économique a éclaté. Et l’opinion dominante n’a donc pas eu de mal à l’interpréter comme une manifestation éclatante du caractère instable du capitalisme et même de son immoralité. Le scénario simpliste suivant a été répété : les capitalistes âpres au gain et incapables d’avoir une vision à long terme ont pris des risques excessifs, ce qui a mis en péril tout le système financier mondial et provoqué une crise économique de grande ampleur.

Ce scénario ne résiste cependant pas à une analyse rigoureuse et cohérente. En réalité, c’est l’interventionnisme des Etats et l’affaiblissement des disciplines du capitalisme à notre époque qui ont empêché les marchés de jouer leur rôle régulateur. Ce sont des causes similaires qui avaient provoqué la Grande Crise des années 1930 et ce sont elles aussi qui risquent de faire apparaître de nouvelles et graves crises. C’est pourquoi il est essentiel d’analyser avec précision les événements récents.

En effet, la cause de la crise réside dans la politique d’expansion monétaire pratiquée au cours de la première moitié des années 2000, en particulier aux Etats-Unis. Il en est résulté une abondance de liquidités qui a conduit à financer trop de projets, en particulier des projets risqués, d’autant plus qu’elle était accompagnée d’une politique de bas taux d’intérêt qui faussait les calculs économiques. Cette abondance de liquidités et ces manipulations des taux d’intérêt ont entraîné d’importantes distorsions structurelles en orientant les facteurs de production vers les secteurs les plus dépendants du crédit.

Cette situation a été aggravée par la politique interventionniste du gouvernement américain dans la politique du logement. Les banques ont ainsi été incitées ou même contraintes d’accorder des crédits à des emprunteurs peu solvables sous le prétexte absurde d’éviter de prétendues discriminations. Par ailleurs, les réglementations – qui restent importantes dans le secteur financier – ont créé une fausse sécurité et elles ont bien souvent incité à des prises de risques excessifs. Toutes ces causes sont donc liées à l’interventionnisme étatique.

Mais il faut voir dans la crise récente, comme dans les précédentes, une conséquence de l’affaiblissement du capitalisme. De ce point de vue, la politique fiscale joue un rôle majeur, car la plupart des systèmes fiscaux pénalisent l’accumulation de capital. En outre, les systèmes de retraite par répartition ou les systèmes publics d’assurance-maladie n’incitent pas à l’épargne, puisque l’Etat ou ses dépendances sont censés couvrir toutes sortes de risques. C’est pourquoi la plupart des pays développés se caractérisent par la faiblesse de leur épargne et surtout par une insuffisance de fonds propres. On a cherché à compenser cette faiblesse par un financement des investissements d’origine monétaire illusoire et qui a conduit à la crise.

Par ailleurs, l’insuffisance de fonds propres a atténué la discipline de la responsabilité qui est celle de véritables propriétaires. Les décisions financières à notre époque sont prises par des manageurs non capitalistes – des salariés – et pas par de vrais capitalistes, c’est-à-dire des propriétaires responsables et soucieux d’éviter la faillite de leurs entreprises. Il est donc étonnant d’attribuer au “capitalisme” des erreurs qui ne peuvent pas lui être attribuées.

Il en résulte que toutes les politiques adoptées à travers le monde sous le prétexte de sortir de la crise sont inadaptées et risquent de prolonger les difficultés. Ainsi en est-il d’une politique monétaire trop expansionniste qui fait craindre un nouveau cycle monétaire ; des prétendues politiques de relance qui conduisent à gaspiller des ressources rares et empêchent les restructurations nécessaires qui se feraient sur les marchés ; des réglementations renforcées qui nuisent au bon fonctionnement des marchés. Et la coordination internationale de ces politiques ne peut qu’aggraver le problème, car les erreurs ne sont pas moins des erreurs si elles sont adoptées par un grand nombre de pays.

En définitive, revenir au capitalisme, c’est revenir à une véritable éthique sociale qui est malmenée par l’interventionnisme étatique. En effet, le capitalisme peut se définir comme un système de droits de propriété légitimes et il repose donc sur l’exercice de la responsabilité individuelle. En tant que tel, il est le seul système social dont les fondements sont de nature morale. Il n’y a donc pas à réformer, à contrôler ou à moraliser le capitalisme, il faut le restaurer.

Le Monde

Commentaires (14)

  1. Le problème, M. Jorion, c’est que l’étatisme et le capitalisme financier doivent être renvoyés dos à dos. On ne peut quand même pas exonérer les politiques de leurs responsabilités en disant à chaque fois “C’était certes une législation ou une mesure étatique, mais qui était inspirée par les marchés !”. Leur rôle de politiques, c’est justement d’encadrer, de réguler et de contrôler les acteurs privés de l’économie.

    Exemple : la politique monétaire de “quantitative easing”. Greenspan et Bernanke, présidents successifs de la Fed, ont créé par cette politique laxiste les bulles de crédit… Mais qui les a nommés et confirmés à leur poste ? Les présidents des Etats-Unis en poste. Et qui les auditait ? Le Congrès.

    L’oligarchie financière et l’oligarchie politique sont co-responsables de la Grande Crise.

  2. M.

    La réalité, c’est que certains ont les moyens d’acheter les autres, alors que ces autres, eux, ne les ont pas.

    Et donc, qu’il ne s’agit pas d’une problématique du type “oeuf et poule”, mais “corrupteurs et corrompus”.

    A cet égard, vous pourrez toujours soutenir, à juste titre, que les corrompus sont aussi fautifs que les corrupteurs.

    Il n’en demeure pas moins que ce sont ces derniers qui sont à la source de la corruption.

  3. Il semblerait que la création monétaire soit la pierre d’achoppement du système qui rappelons-le n’a rien de capitalisme libéral puisque les états , les contribuables , renflouent les banques nécessiteuses !
    Un comble de l’interventionnisme.
    Quel que soit le biais par lequel on essaie d’expliquer la crise actuelle , on en arrive toujours à la monnaie , c’est-à-dire à l’unité de compte.
    Actuellement c’est une unité en caoutchouc ou mieux comme la confiture , ni solide ni rigide, mais d’usage obligatoire avec laquelle on paye notre travail.
    Avoir abandonné la création monétaire à des banques privées est un crime contre tout le reste de la société, on peut en voir les effets tous les jours , et ça va s’aggravant.
    Ouvrir des tribunaux populaires, la classe moyenne en fait partie, y juger les politiques et les clercs de la république qui ont participé à cette colossale escroquerie qui in fine se traduit par une dette éternelle du contribuable envers les créanciers de l’État c’est-à-dire une poignée de ploutocrates mondiaux.
    De la folie à l’état pur.

    Encore un peu de patience et tout finira mal
    Catulle .

    Nota bene : M. Jorion est groupie d’Attali , c’est tout un programme…

  4. @Boreas

    Corrupteurs et corrompus : il faudrait que vous avanciez des faits précis.

    Et puis comme vous l’admettez vous-même, c’est un peu facile de charger les corrupteurs pour mieux excuser les corrompus. Personne n’est obligé de se laisser corrompre… surtout pas les politiques, qui ne croupissent pas dans la misère et n’ont donc objectivement aucun besoin de se laisser acheter.

  5. M.

    Pas besoin d’aller chercher bien loin :

    http://fortune.fdesouche.com/6767-eric-laurent-nous-en-dit-plus-sur-la-collusion-entre-banquiers-et-politiques

    http://fortune.fdesouche.com/4165-eric-laurent-denonce-la-collusion-entre-wall-street-et-le-pouvoir-politique-aux-usa

    http://fortune.fdesouche.com/12385-le-fabuleux-lobbying-de-la-finance-americaine

    Dois-je ajouter que tous les grands médias sont la propriété de grands groupes financiers et industriels ?

    L’argent, c’est le pouvoir.

    Or, que je sache, ce ne sont pas les dirigeants politiques (à l’exception d’un Berlusconi qui incarne une fusion…) qui détiennent l’argent.

    Et au fait, “aucun besoin de se laisser acheter” ne signifie pas qu’ils n’en veulent pas plus. Toujours plus…

    La corruption ne repose pas sur le besoin, mais sur l’attrait de la jouissance et du pouvoir.

  6. @Boreas

    C’est bien ce que je disais, se laisser corrompre par le seul attrait du “toujours plus”, c’est le comble de l’immoralité.

    Donc pas besoin d’établir une hiérarchie entre les fautifs, ils se valent bien ; d’ailleurs, à partir du moment où l’on parle de collusion, les uns et les autres ne se valent-ils pas ?

    L’exemple de Goldman Sachs est éclairant à cet égard : de nombreux politiques des administrations Clinton, Bush et Obama sont ou étaient d’anciens banquiers ou financiers de haut vol, de GS ou de la Fed… c’est bien la preuve qu’il n’y a pas d’un côté les “corrupteurs” et de l’autre les “corrompus”, puisque ce sont les mêmes !

  7. M.

    Votre point de vue est moral, le mien est factuel.

    Si on change les dirigeants politiques, on satisfera une légitime indignation contre les corrompus, mais on n’abattra pas le système.

    Si en revanche les corrupteurs (grands financiers et industriels) étaient privés de leurs moyens de corruption, le système s’écroulerait, faute de corrupteurs comme de candidats aux postes politiques motivés par l’appât du gain.

    C’est ce que la crise seule pourrait faire.

  8. @M.

    Je partage votre point de vue.

    @Boreas

    “La réalité, c’est que certains ont les moyens d’acheter les autres, alors que ces autres, eux, ne les ont pas.”
    “L’argent, c’est le pouvoir. Or, que je sache, ce ne sont pas les dirigeants politiques (à l’exception d’un Berlusconi qui incarne une fusion…) qui détiennent l’argent.”

    Je pense à la Russie de Poutine : c’est le Kremlin qui donne les ordres et on est prié de les exécuter. S’il y a un petit rigolo qui veut jouer au plus malin, direction la prison (et ses biens confisqués) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mikha%C3%AFl_Khodorkovski

  9. Parfaitement Alcide. Tout est monétaire.

    Le grand drame de notre monde est que l’état ne puisse pas battre monnaie et soit obligé d’emprunté sur le “marché”, cad toujours les mêmes banquiers, qui eux crée de l’argent à partir de quelques petits dépôts.

    Le grand drame est que les banques s’en mette plein les poches, en ne faisant pas grand chose et en assumant même plus les risques de faillite comme en 2008.

    Les US sont piégés depuis la Fed, et JFK a payé pour avoir tenté de récupérer la main au nom du contribuable américain.

    La France est perdue depuis Pompidou ou VGE, je ne pas quand au juste, et avait déjà “perdu” la guerre au moment de Bretton Woods. Seule la Suisse a tenu des principes justes, mais même elle a glissé partiellement dans le système anglo saxon.

    Keynes et Hayek,… mieux vaut lire Ruef je pense, ou Von Mises. Tout est basé sur le monétaire. C’est le talon d’achille du monde moderne, et on est entrain de s’en apercevoir.

  10. @ Tskvi
    Le système bancaire moderne crée de la monnaie à partir de rien. Le procédé est probablement le tour de passe-passe le plus incroyable qui ait jamais été inventé..
    Si vous voulez devenir les esclaves des banquiers, et payer de surcroit le coût de votre esclavage, laissez les banques créer de la monnaie.
    Lord Josiah Stemp Directeur de la Banque d’Angleterre, 1937
    Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
    ” Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”
    Mais cependant :
    « Une monnaie papier, basée sur la seule confiance dans le gouvernement qui l’imprime, finit toujours par retourner à sa valeur intrinsèque, c’est-à-dire zéro ».
    Voltaire
    Dont il ne reste que :
    En l’absence de l’étalon or, il n’est pas possible de protéger l’épargne de sa confiscation par le mécanisme de l’inflation
    Alan Greenspan (1966)
    ou:
    «Nous tenons pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier. Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir d’autre critère qu’un étalon autre que l’or. Eh ! oui, l’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. »
    Charles de Gaulle
    Que du Grand classique , que du solide.
    Comme ça vous comprenez mieux qu’il est possible d’éviter de se faire baisser par le gouvernement ou par les banques privées, on peut choisir d’éviter simplement de se faire baiser , sauf si on aime ça…
    Chacun ses goûts.

  11. @ Tskvi
    Dites donc , on dirait que la fréquentation assidue des banquiers ça rend aussi sourd.
    Quand vous aurez fini de faire le paon , dites-nous quelque chose d’intéressant , de préférence structuré.

  12. @ Alcide

    Je suis assez d’accord avec vous. Cela me fait d’ailleurs penser au mythe du contrôle de l’inflation monétaire par la BCE qui s’attache à limiter celle des biens de consommation disont courants, mais qui n’a que peu d’effet sur celle des instruments financiers qui connaissent une inflation démesuré et qui lorsque la croissance est là reste dans la sphère financière mais qui dès lors qu’intervient une crise se trouvent reportés sur l’économie réelle avec les superbes effets que nous avons pu constater, et ces instruments qui sont bel et bien de la monnaie car constituants bien des moyens de paiement, par qui sont-ils créés? Et bien par nos cher “amis” banquiers. A partir de là l’argument de ce Salin ne semble pas valide car lui considère que la monnaie est seulement créée par les banques centrales soi disant controlées par les Etats, alors qu’il est également possible de considérer que la création de monnaie est fonction non pas de l’offre mais de la demande et donc en l’occurrence des marchés financiers, ces derniers en ayant un besoin croissant au fur et à mesure qu’ils créent leurs instruments, ceci afin de régler leurs échanges interbancaires qui doivent être faits en monnaie centrale. J’imagine mal les banquiers centraux le leur refusé au risque de créer eux même une crise et de mettre ainsi en difficulté ceux qui les ont nommés, à savoir nos autres très grands “amis” politiciens. De plus il faut également prendre en compte que nombres de nos dirigeants et de nos hauts-fonctionnaires naviguent entre carrière politique, administrative et économique. C’est là que je nuancerais un tout petit peu votre propos, beaucoups n’ont même pas besoin d’être corrompus par d’autres puisque ils possèdent les deux casquettes, alors disont que lorsqu’ils sont aux commandes des Etats ils font en sorte d’arranger leurs affaires (ex. aux USA tout simplement l’ancien président Georges-Walker Bush ancien du pétrole comme vous devez le savoir, ou encore Dick Cheney qui alterne entre présidence d’Halliburton et vice-présidence des USA, ou en France Sarkozy dont le frère dirige une société de textile…mais il s’agit là d’indices et non de preuves matèrielles ).

  13. je suis tout d’accord a tout les explication porte par la majorite des gens qui juge la crise de subprime comme une affaire de l’etat(l’interventionisme) et on ajoutant a ça le capitalisme qui^porte dans lui meme le verus de son declin.la banque qui abuse a cree de la monnaie son controle precis et finacer donner des credit a ceux qui sont considere insolvable pas de moyene a rembource les donneur de credit (titrisation)

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