Seulement un départ de fonctionnaire sur cinq remplacé, réduction drastiques des salaires et gel des retraites… Les mesures de rigueur, effectives à partir de cette semaine, visent un service public pléthorique.

Les primes diverses représentent une part très importante des salaires des fonctionnaires. Il faut aussi ajouter à leurs revenus les allocations familiales, directement intégrées à la fiche de paye.
Le chiffre total des fonctionnaires grecs reste incertain. Le ministère des finances en dénombre «environ» 522.000 dans l’administration centrale, chiffre auquel il faut ajouter les 180.000 employés des collectivités locales et des entreprises publiques, selon un porte-parole. Certains économistes tablent plutôt sur 800.000 à 850.000 postes, soit environ 35% de l’emploi total, comme l’avance Jens Bastian de la Fondation hellénique pour la politique étrangère et européenne (ELIAMEP).
Pour atteindre une telle masse salariale, l’État et les collectivités locales ont embauché à tour de bras. «En 2009, 12.000 personnes sont parties en retraite et plus de 29.000 ont été embauchées. Bref, les entrants ont été presque deux fois et demi plus nombreux que les sortants», rapporte Jens Bastian.
Clientélisme
La tendance n’est pas nouvelle. «Jusqu’à l’arrivée du gouvernement actuel, le service public remplissait le rôle d’une agence pour l’emploi,» explique l’économiste. «Les politiques ont également cherché à employer leur base électorale en tant que fonctionnaires.»
Selon le quotidien grec Kathimerini, cette politique clientéliste a été lancée dans les années 80 par le Parti socialiste (Pasok) et le premier ministre d’alors, Andreas Papandreou -qui n’est autre que le père de Georges, l’actuel chef du gouvernement. «Il voulait donner aux exclus, qui formaient le noyau de son électorat, les moyens de vivre comme la classe moyenne,» explique le journal de centre droit. Il s’agissait également «d’acheter la paix sociale» à n’importe quel prix, continue Kathimerini, alors que la Grèce sortait de la dictature des Colonels.
L’économie «en roue libre»
Le Pasok n’est pas seul en cause. «De 2004 à 2009, Nouvelle Démocratie (droite) n’a fait qu’empirer la situation en ne faisant rien pour couper les coûts et augmenter les recettes publiques, laissant partir l’économie en roue libre,» analyse Kathimerini.
Le gouvernement de Georges Papandreou, sous la pression conjuguée des marchés et de Bruxelles, n’a pas d’autre choix aujourd’hui que de serrer la ceinture. Il a promis de ne remplacer qu’un départ à la retraite sur cinq ces prochaines années. Les treizième et quatorzième mois de salaires des fonctionnaires seront réduits respectivement de 30% et de 60%. Les mesures, annoncées en janvier et mars, sont rétroactives et s’appliquent à partir du 1er janvier. Elles seront d’autant plus difficiles à faire accepter qu’elles surviennent après 30 ans de politiques accommodantes.












Aucun intérêt cet article, une petite saloperie libérale du torche cul le Figaro, comme si c’étaient les fonctionnaires grecs qui avaient creusé le déficit grec ! foutaises ! c’est la classe ploutocratique corrompue à la tête du pays, la bourgeoisiie grecque mafieuse qui ne paie pas d’impôts et truande tout le pays qui est responsable avec l’aggravation du phénomène due aux affairistes européens, à goldman sachs et toute la clique des spéculateurs et ensuite c’est le blaireau moyen de base qui doit payer pour tous ces salau.ds, voilà la vérité !
Comment peut-on ici même continuer à déverser la propagande talmudo-maçonnique du figaro-Bloch-Dassault?
En tant que site de réinformation je pense qu’il y a mieux à faire que de reciter des articles issus de sources matricielles et formatées où alors avec une grosse analyse critique.
Mais je m’avance peut-être, il s’agit peut-être de second degré de la part du posteur.
[Si vous pouviez juste nous donner l'adresse de votre propre blog, que nous puissions aller prendre exemple sur ce qui nous fait défaut... - La Rédaction]
ah bon ? c’était pour « acheter la paix sociale » ? en Grèce ou en France d’ailleurs…
oui mais alors : si des réductions drastiques de revenus sont imposées, cela veut dire que la paix sociale n’est plus « achetée » ? bref cela veut dire qu’il y aura sous peu un état de guerre sociale…si je ne m’abuse ?
Jean ; Chateaubriand et Ultima Thom
L’article a un intérêt comme contrepoint, comme support, vous le savez tous que notre point de vue ne se retrouvera pas dans les journaux.
Cessons de croire que nous avons besoin du tampon journalistique. La société en a besoin pas nous !. Nombres d’analyses ici dans les commentaires sont plus profondes que celles des journalistes.
Sur le fond l’article ne dit pas clairement les choses. Combien gagnent par exemple un ploicier par an et combien devrait il perdre ? (Le tableau s’attache à la qualification, c’est de l’enfumage).
J’aime bien aussi la phrase de conclusion du journaleux « le gouvernement n’a pas d’autres choix » en claire pourquoi pensez, on a déjà pensé pour vous. Le journaliste ne merite pas sa carte et l’avantage fiscal associé. C’est un id.ot ou un vendu.
«Jusqu’à l’arrivée du gouvernement actuel, le service public remplissait le rôle d’une agence pour l’emploi,»
« Il s’agissait également «d’acheter la paix sociale» à n’importe quel prix »
Tiens on se croirait en France…
« C’est un id.ot ou un vendu. »
L’un n’empêche pas l’autre.
@Imperator
Le debat est complexe.
Voici à chaque fois mes ultimes arguments, après avoir comme d’hab condamné les abus (elites + bêtise des gens) mais :
Qu’on me donne 1 pays où la santé, la justice, la sécurité, l’école coûte moins chère ?
( tout en sachant qu’on traine les cpf+gensduvoy-ge )
En Grèce n’ont ils pas les mêmes abus que nous ?
Bonjour,
Moi, il me semble que les vrais causes des calamités des Grecs et de tous les peuples, ce ne sont pas les fonctionnaires, surtout qu’il en faut bien, et qu’il ne s’agit pas d’aller pointer des abus pour masquer la grande finance, les grands capitalistes, toute cette classe de milliardaires solidaires des multinationales, les partis « socialistes » ou de droite d’ailleurs, (exactement comme chez nous) qui ont tout fait pour imposer au peuple grec l’adhésion à la CE et à l’euro. Les Grecs ne voulaient pas faire partie de l’UE.
@leperigourdin
« coûte moins chère »
Ou bien le « grââââtuit ». Il faudra un jour se débarrasser de ce mythe du grâtuit et du « moins cher ». Rien n’est gratuit en ce bas monde (sauf l’amour du bon Dieu). Quant au « moins cher », on sait ce que ca donne…surtout dans les pays développés!
« En Grèce n’ont ils pas les mêmes abus que nous ? »
C’est tout à fait possible.
@Imperator
Je pensais comme vous le devinez aux Etats Unis: les plus pauvres contrairement aux idées reçues sont bien soignés, c’est par effet de seuil les classes moyennes qui ne se soignent pas car elles doivent payer.
Le coût de l’education+ fct regallienne est superieur en pt de pib par habitant. Je le crois.
Demandez autour de vous combien coute 1 année à l’unniversité !
Si nous supprimons les abus des élites et ceux des boulets, la France redeviendra agréable.
Le plus grand scandale est le silence assourdissant des medias de masse sur les evenements en Grèce. C’est facile de le faire relever aux autres aussi !
» Si vous pouviez juste nous donner l’adresse de votre propre blog, que nous puissions aller prendre exemple sur ce qui nous fait défaut… – La Rédaction »
Ma critique était plutôt constructive. La formulation peut-être abusive…
Je reformule :
Quel est l’intérêt pour fortune (très bon) blog de réinformation dissident de relayer la propagande d’un membre de l’oligarchie qui possède 30% de toute la presse écrite française?
@Ultima Thom
Je suis d’accord avec vous sur le fond mais lisez mon post svp.
» L’article a un intérêt comme contrepoint, comme support, vous le savez tous que notre point de vue ne se retrouvera pas dans les journaux.
Cessons de croire que nous avons besoin du tampon journalistique. La société en a besoin pas nous !. Nombres d’analyses ici dans les commentaires sont plus profondes que celles des journalistes. «
@ leperigourdin
Nous sommes d’accord, mais je suis plus un militant qu’un analyste, même si les 2 ne sont pas incompatibles.
si on considere que les fonctionnaires grecs sont payes sur 14 mois de valeur identique, ils ne vont plus toucher que 13.1 mois soit une diminution de 6.5%.
Le salaire de qualification minimum sera de 1309*93.5% soit 1 223 € ou encore 100 € de plus que le smic.
Il faut continuer à communiquer des analyses généralistes et surtout pas se confiner à de l’info orientée, qu’elle soit d’un bord ou d’un autre. Dans la crise grecque, tout le monde s’est gavé. Dire le contraire, c’est un peu comme dire qu’en France, le traitement social de la masse salariale est sans incidence sur les fonds publiques. Il est évident que certains se sont engraissés plus que d’autres, en Grèce. Mais tout à un coût, et un ouvrier français est hors de prix par rapport à un ouvrier chinois, pour le même travail.
Cela posé, il est évident que plus tu es haut placé, plus tu as les moyens pour t’engraisser, et sur une échelle sans commune mesure. Cela n’empêche pas que la masse contribue aussi aux déficits.
La Grèce est loin d’être un mouton blanc. De toute façon, l’Europe économique remorque beaucoup trop de canards boîteux, et le temps qui passe milite contre elle, j’en ai peur…
@Imperator
L’amour est gratuit aussi (sinon, ce n’est pas de l’amour).
@Paz
Je suis d’accord avec vous, pas de manicheisme. Cependant quand vous ecrivez « tout le monde s’est gavé » et que au dessus @Fontzie trouve qu’un fonctionnaire grec de base sort avec 1200€/mois et avant 1300. Où est la gaverie ?. La vie, le logement sont-ils moins chere ? Ce n’est pas l’impression qu’on a en visitant ce beau pays.
Grece canard boiteux oui/ nous français.
France canard boiteux/ Allemagne.
Chaque pays a ses atouts.
@leperigourdin
« Le plus grand scandale est le silence assourdissant des medias de masse sur les evenements en Grèce. »
Ou bien on nous vend de l’info orientée ( »ils sont endettés, c’est normal de payer » etc.)
@Colère
+1000