Par Michel Drac
En ces temps de mensonge, on sait qu’une nouvelle est importante quand les médias la passent sous silence. Dans le genre, le résultat du référendum en Islande sur le remboursement des dettes de la banque islandaise Icesave restera comme un cas d’école : silence radio, ou peu s’en faut. On devrait nous en reparler dans quelques jours, j’imagine, quand la contre-attaque du Pouvoir sera déclenchée. Pour l’instant, quel calme. A peine une dépêche Afp ici ou là. Pour le reste : circulez, y a rien à voir.
Et pourtant, ce n’est pas rien, ce qui vient de se passer au pays des geysers. Les Islandais ont dit non au remboursement de la dette Icesave par 93 % des voix (contre 1,5 % de oui – on connaît la proportion de membres de la Surclasse Transnationale en Islande, c’est intéressant).
En clair, cela veut dire que le peuple islandais demande à la haute finance d’aller se faire voir chez les Grecs (facile). L’Etat islandais avait nationalisé en catastrophe la banque « plantée » par le krach de 2008, reprenant de facto ses gigantesques dettes (3,5 milliards de dollars, 20 % du PIB de l’Islande). Le peuple islandais vient de faire savoir qu’il faisait valoir un droit d’inventaire sur l’héritage.
Le silence radio de nos médias s’explique facilement : si l’attitude islandaise devait faire jurisprudence, tout l’édifice de la finance mondialisée serait par terre en 24 heures. Avec quelque chose comme 80 000 milliards de dettes pour un PIB de l’ordre de 30 000 milliards, l’Occident est en faillite. Ses banques avec. A présent que les Chinois ont fait savoir qu’ils n’entendaient pas régler la facture, il ne reste qu’un seul espoir au système : que les peuples payent l’addition. Les Islandais viennent de montrer la voie : ils ont refusé.
Cela faisait des mois que les Vikings manifestaient. Ce peuple, un des plus paisibles et des plus éduqués du monde, a battu le pavé comme n’importe quelle populace parisienne en colère. Du jamais vu. Le Président de ce petit pays a refusé de ratifier un accord avec les créanciers, en découvrant qu’un Islandais sur quatre avait signé une pétition en ligne exigeant le retrait dudit accord. On peut penser qu’en l’occurrence, le chef de l’Etat avait le choix entre se faire mal voir par la haute finance et se faire étriper par ses compatriotes. Il n’est pas anodin qu’il ait opté pour la première solution.
Et maintenant, que va-t-il se passer ?
La Grande-Bretagne va-t-elle vitrifier l’Islande ?
Un embargo mondial sur le poisson islandais va-t-il être décrété ?
Les producteurs d’aluminium, unis contre la populace revendicative, fermeront-ils leurs usines (alimentées par l’électricité islandaise, bon marché) ?
Gordon Brown va-t-il envoyer la Royal Navy au large des côtes vikings ?
Rien de tout cela, évidemment.
Ce qui va se passer, c’est tout bonnement que les créanciers d’Icesave vont avoir très, très mal au compte en banque.
Les Islandais ne paieront pas, je prends les paris. Pour la bonne et simple raison que :
a) Ils ne veulent pas, et on ne peut pas saisir leur île pour la vendre. Déjà, ça résout le problème.
b) Le temps que le Système déploie ses contre-mesures, tout l’édifice sera par terre, à l’échelle globale. L’affaire islandaise n’est qu’un début. Il va finir par se passer la même chose dans un grand pays (faites vos jeux, ça va se jouer entre les USA, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et l’Espagne – si je devais miser, je dirais : la Grande-Bretagne). Et alors, adieu. Implosion globale du système financier international.
A la rigueur, on peut imaginer qu’ils payent en monnaie de singe, ces braves Islandais, leurs créanciers faisant semblant de ne pas voir pour maintenir la fiction du système. Mais même ça, je n’y crois pas. Cela créerait une jurisprudence inacceptable pour la City.
Conclusion : le système est arrivé au bout de son rouleau. Le mur est au bout de l’impasse, et le bout de l’impasse, on y est. Ou disons : on y sera sous peu.
Deux possibilités, donc :
Le système se fracasse contre le mur (la révolution),
Le système passe à travers le mur (la guerre).
En attendant, merci au peuple islandais.
93 %, ça c’est du boulot.












@Colbert,
Le pari tient toujours !
Les islandais vont le faire, bravo. Mais ils sont peu nombreux, c’est la valeur de l’exemple qui fait trembler les teneurs de bons de tresor.
Pour info, gréve général en Grèce avec un fait nouveau les policiers pour aussi protester ne sortiront pas de leur commissariat… ça pourrait être chaud pour le gouvernement grec.
Règle N°1: le fight club n’existe pas.
Cà va être beau en Grèce…
Moi je dis la France en premier. D’ailleurs l’attaque médiatique a commencé. Bon faut que je file à l’amurerie. A+
@Virus et honor
Pour les non-titulaire d’un permis de chasse valide ou d’une licence de tir, un bon moyen d’auto-defense c’est l’arbalete. C’est petit – leger – puissant (modele +150 livres de poussée) et encore libre à l’achat pour les modeles jusqu’à 225 livres je crois…Un defaut le px assez chere +400€.
« En clair, cela veut dire que le peuple islandais demande à la haute finance d’aller se faire voir chez les Grecs ». Ce n’est pas la haute finance mais l’état britannique et l’état néerlandais. Ce sont ces 2 pays qui ont assuré les dépots de leur ressortissants et ce sont eux qui veulent etre rembourser des 3 ou 4 milliards. Donc pour l’instant, ce qui doivent aller se faire voir chez les Grecs, ce sont les contribuables brittaniques. De meme que lorsque les Grecs decideront de ne plus payer ou ne pourront plus payer, ce seront tous les épargnants français qui seront ruinés car les petits placements peres de famille comme on les appelle sont placés en obligation d’état. Les banques françaises ont pour 70 000 000 000 € d’obligations grecques.
Si on mise sur un esclave et que l’esclave refuse d’avancer alors c’est la faute de l’esclave !
Bravo.
Les peuples britaniques et neerlandais apprecieront que leurs Etats assurent des placements privés. Par contre les benefices eux ils etaient privés.
Placer son argent dans des obligations etrangeres grecs, tu joues== tu gagnes ou tu perds.
C’est une affaire privé.
Avons nous voté ? non.
Privatiser les benefices socialiser les pertes c’est le capitalisme de certains.
Fontzie
Mais justement, il n’y a absolument pas contradiction entre haute finance et Etats assureurs sur le dos des contribuables…
La faillite d’Icesave et sa dette sont, justement, une affaire de haute finance.
Pourquoi le contribuable islandais devrait-il davantage supporter cette dette que le contribuable britannique ou néerlandais ?
En quoi le contribuable islandais est-il davantage responsable de cette dette que l’épargnan tbritannique ou néerlandais (NB : ne surtout pas employer le terme de « rentier », qui choque les chastes oreilles des très vertueux et désintéressés zélateurs du remboursement à tout prix…) ?
Pour quelle raison le contribuable islandais devrait-il supporter les conséquences des risques pris par l’épargnant britannique ou néerlandais, comme par les financiers prescripteurs du placement ?
Sous prétexte que le gouvernement islandais a, de manière injustifiable et « incompréhensible » (!), comme tous les gouvernements occidentaux, décidé de sauver les banques (bon, en l’occurrence, Icesave a été nationalisée, ses dépôts étrangers ont été garantis par l’Etat islandais sous la pression, également, des Britanniques, du FMI, de l’UE… ce n’est pas rien) ?!
Mais c’est justement cela qui est en cause, Fontzie.
Nom de Dieu, POURQUOI pensez-vous donc que les gouvernements ont pris la décision de sauver LES BANQUES, au lieu de laisser couler ces entreprises privées (de parasites inutiles, puisque même pas capables de surnager financièrement, alors qu’elles ne créent AUCUNE richesse) ?
Si vous ne comprenez pas le lien, la subordination des premiers aux seconds (lesquels des deux ont de quoi acheter les autres ?) et, en l’occurrence, également, les pressions énormes dont l’Islande est victime, je ne peux vraiment rien pour vous…
Même des libéraux « enragés » comme Vincent Bénard ont saisi : c’est vous dire que soutenir le « non » islandais n’est pas une horrible déviance marxiste :
http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1821:affaire-qqicesaveq-la-fronde-des-islandais-contre-limmoralite-des-directives-europeennes&catid=75:analyses
http://www.objectifliberte.fr/2010/03/islande-vote-non-a-93-pct.html
@ Boreas
Ne faites rien pour moi, je ne vous en demande pas temps par contre apprenez à lire tranquillement sans à priori négatif, ça vous sera très utile dans la vie.
Est ce que j’ai écrit que la contribuables islandais devait payer! est ce que je l’ai écrit dans mon commentaire. Pouvez vous me recopier la phrase. J’ai juste corrigé l’auteur qui dit que c’est la haute finance qui l’a dans les baba, alors que pour l’instant c’est le contribuable anglais. J’ai donné des faits, absolument aucune opinion.
Un super petit article ici :
http://necronomie.blogsmarketing.adetem.org/archive/2010/03/07/ice-save-my-ass.html
@Boréas
N’insistez pas, ce posteur veut ecrire en contradiction, c’est legitime, mais surtout lui ne jamais être contredit !
Fontzie
Ah, mais je ne me base pas que sur votre com n° 6 sur ce fil…
Vous avez écrit : « ce n’est pas la haute finance ». Et moi, je vous soutiens que si.
Le peuple islandais ne dit nulle part aux contribuables britanniques et néerlandais « d’aller se faire voir chez les Grecs ». Au contraire, beaucoup, dans leur candeur moraliste chrétienne, se disent prêts à rembourser une partie de la dette d’Icesave, mais pas tout parce que c’est trop, alors que, selon moi, ils n’ont rien à rembourser, il n’y a pas de raison.
Vous avez exprimé ailleurs, me semble-t-il, votre désaccord avec le fait que ce seraient les banquiers (on parle des grands, évidemment), les responsables.
Dois-je vraiment m’enquiquiner à faire la recherche pour pouvoir vous citer ? Vous savez bien que je dis vrai.
Alors, avant de m’inviter à apprendre à lire, veuillez assumer votre expression ici dans sa continuité. Merci.
@Corso
Que les speculateurs payent, chiche !.
Le speculateur oui doit payer, islandais, français ou grecs… Pas celui qui vit dans un pays ou il y a des speculateurs. Que l’on trie le bon grain de l’ivraie !.
Un speculateur= parcours bancaire, pas difficile de savoir…Si on veut savoir. Que chacun paye suivant la hauteur de sa speculation.
Corso (11)
Oui, on comprend bien de quel côté vous vous placez, vu votre défense systématique du système et votre indifférence à la dimension humaine et morale…
Mais, espèce d’ahuri, avez-vous bien compris que les Islandais ne VEULENT PAS payer ?
Le référendum de samedi dernier, que vous balayez d’un revers de main, va bien au-delà de ce que votre aveuglement technicien vous fait prendre pour une simple modalité de négociation.
Si vous confondez ce que le gouvernement, sur un siège éjectable aux dires des analystes islandais eux-mêmes, est prêt à concéder sous la triple pression des British, du FMI et de l’UE, avec la volonté populaire qui, elle, est prête à s’exprimer de manière plus radicale et ne manquera pas, dans le désespoir, de le faire, c’est que vous ne connaissez pas suffisamment la vie, tout simplement.
Et c’est normal, parce que l’Occidental moyen n’a jamais souffert, ne sait pas ce que veut dire « effondrement ».
Vous verrez.
Jean
Le problème, dans un système tellement monopolistique que toute la fortune est d’un seul côté, c’est qu’il n’y a plus (assez) d’échanges.
Parce que l’immense majorité de ceux qui voudraient acheter, ne le peuvent plus ou alors, à un prix dérisoire (on a vu le cas du baril de brut à 147 $ à l’été 2008… Cela n’empêche pas certains de nous l’annoncer bientôt à 200 $).
Donc, l’extrême concentration du capital tue la valeur du capital ; autant dire qu’elle tue le capital lui-même.
Nos sympathiques hauts financiers se sont tiré une balle dans le pied, le jour où, dans leur matérialisme délirant, ils ont décidé qu’il n’y aurait pas de limite à leurs ambitions.
D’autant plus que le système financier mondial est devenu incontrôlable et que tout ce que ces abrutis ont trouvé, dans leur crétinisme vénal de dégénérés profonds, c’est la fuite en avant.
« La roche Tarpéienne est proche du Capitole »…
Sur l’inutilité des (grandes) banques privées :
» (Les) Too Bigs To Fail ne (s’engagent) pas en direction de prêts à la consommation ou immobiliers puisqu’un montant de 17 milliards était écoulé en ce mois de Janvier vers les bourses, le reliquat étant canalisé vers les Bons du Trésor et autres papiers valeurs de l’Etat Américain … pendant que leur activité de crédit (immobilier, consommation et prêts aux industries) fondait de 46 milliards!
Rien n’est donc entrepris aujourd’hui dans le système bancaire US pour stimuler l’économie, les établissements bancaires préférant de loin les positionnements confortables (en Bons du Trésor) au business plus risqué des prêts à la consommation et autres hypothèques. «
Oups ! J’ai oublié le lien :
http://www.gestionsuisse.com/HorsSujet.asp?id=227
J’ai écrit et je persiste que ce n’est pas la haute finance qui l’a dans le baba contrairement à ce qu’écrit l’auteur.
Dans le cas précis de l’Islande et de Icesave, les comptes ont été garantis par l’état britannique et je pense que vous en convenez. L’etat britannique fait pression sur l’islande pour récupérer ces milliards. en meme temps, l’état britannique a du emprunter milliards sur les marchés donc a enrichi et va enrichir des banques en intérets et en commissions.
Donc contrairement à ce que dit Michel Drac, la haute finance ne va rien perdre dans cette affaire islandaise et va meme encore gagner de l’argent.
Alors voilà le processus que je décris, voilà comment ça se passe, ce sont des faits, après vous pouvez dire que je défends la haute finance, que je fais partie d’une quelconque tribu, que je contredis pour contredire mais prouvez moi dans ce cas précis de Icesave en quoi la haute finance va aller se faire voir chez les grecs.
Si vous suivez mes commentaires, j’ai souvent dit que je me moque de sauver les banques d’affaires, ce que je veux c’est la peau des politiciens qui nous plongent dans un abime de dettes. Je ne veux pas me tromper de cible. Supprimer toutes les banques d’affaires, obliger tout un chacun à avoir un compte à la Poste, le lendemain, les politiciens se précipiteront sur cet argent.
Fontzie
Où avez-vous lu que cet article dit que « la haute finance l’a dans le baba » ?
Ce que vous écrivez du mécanisme est vrai, à petite échelle, mais c’est justement parce que « la haute finance ne va rien perdre dans cette affaire islandaise et va meme encore gagner de l’argent » (c’est déjà fait), que Michel Drac écrit que « le peuple islandais demande à la haute finance d’aller se faire voir chez les Grecs » (parce que le peuple a bien compris à qui profite le crime) et que, à grande échelle donc, « si l’attitude islandaise devait faire jurisprudence, tout l’édifice de la finance mondialisée serait par terre en 24 heures ».
Il faut bien que la révolte débute quelque part et nous n’en sommes qu’aux prémices…
A part ça, ce que je ne comprends pas, chez vous, c’est la raison pour laquelle vous pensez que les politiciens sont davantage responsables que les banques (et je ne parle pas, pour ma part, des banques d’affaires uniquement, mais des grandes banques de dépôt et/ou généralistes également ; voire, de toutes les banques parce que, de toute façon, exercer cette profession avec de l’argent tel qu’il existe, c’est à mon avis, nécessairement, du vol).
Que vous en vouliez aux politiciens, c’est tout à fait compréhensible et je partage cette orientation, mais objectivement, ils n’ont pas les moyens d’acheter les financiers, alors que l’inverse est évident…
Par exemple, que ce soit sous Pompidou, ancien directeur de la Banque Rothschild, que le financement de l’Etat par création monétaire, a été transféré à l’emprunt sur les marchés financiers, pour le plus grand bonheur de ceux-ci et la plus grande inflation de la dette publique depuis lors, à tel point que celle-ci n’existerait pas si cette forfaiture n’avait pas été commise, ça ne vous pose pas un petit problème à ce niveau ?
Ou bien pensez-vous que la haute finance n’était aucunement derrière tout cela et que Pompidou et Giscard (ministre des finances à l’époque) avaient d’autres buts que de servir leurs amis banquiers ?
Ou alors, aux USA, trouvez-vous normal que George Soros ait ouvert à Obama un crédit illimité pour sa campagne électorale, et que d’anciens dirigeants de grandes banques (essentiellement Goldman Sachs) se trouvent quasiment à tous les postes gouvernementaux touchant à la décision économique et financière ?
http://fortune.fdesouche.com/6578-societe-generale-comment-se-preparer-a-un-%c2%ab-effondrement-mondial-%c2%bb/comment-page-1#comment-2588
Pensez-vous que cela traduise une corruption des politiciens ? Mais qui, alors, seraient les corrupteurs ? Qui, sinon, ces mêmes financiers partout présents ?
Aller se faire voir chez les Grecs ou l’avoir dans le baba, pour moi c’est la meme chose quand il s’agit d’argent (ou d’autre chose plus mal placée).
Pour ce qui est du financement des politiques par les banquiers ou industriels, non je ne trouve pas cela normal.
Pour ce qui est du finacement par création monétaire ou par emprunt. Je ne suis pas d’accord avec vous (mais dans le respect sans dire que vous etes un ahuri ou que vous avez tout faux). La france de l’entre 2 guerres a énormément emprunté, auprès des épargnants français; il y a toujours eu création de monnaie dans les années 70 et 80, le franc était d’ailleurs souvent dévalué par rapport au DM. on ne peut pas compenser de l’endettement par la création de monnaie, sinon la Chine ne serait pas endéttée(et là je vous paye une bouteille de champagne si vous pouvez me prouver que ce n’est pas l’état chinois qui crée sa monnaie)
Pourquoi je pense que les politiciens sont les premiers responsables, d’abord merci de me poser la question:
Pour se faire élire, ils promettent toujours plus de social, aide, cmu, rmi, 35 heures, financemnt d’association, retraite à 60 ans, ordinateur pour chaque collégien, mais ils n’ont pas les moyens de les financer à moins de doubler les charges et les impots et de couler définitivement le peu d’entreprises qu’il reste (l’article sur la masse salariale est d’ailleurs symptomatique de la gravité de la situation pour les entreprises privées).
Les politiciens n’achetent pas les financiers , ils achetent les electeurs. C’est des electeurs qu’ils tiennent leur pouvoir. Et surtout je leur reproche d’avoir offert tous ces avantages aux étrangers, l’endettement du pays a commencé grosso modo avec le regroupemnt familial et l’immigration de masse. Le déficit annuel sauf pour 2009 correspond chaque année au cout de l’immigration. Les banquiers sont des marchands. Les politiciens sont les représentants du peuple, ils font les lois, ils font respecter les lois. Ils doivent etre irréprochables (si les banquiers sont des ordures, ce sont aux hommes politiques à nous protéger de ces gens là, comme un père protége ses enfants des voyous).
Le pire c’est que vous etes nombreux à penser que la haute finance va morfler,si chaque pays décide de ne plus rembourser ses dettes, mais ils sont déjà plein aux as, avec des terres, de l’or, des chateaux, des missiles (Abramovitch en a fait installer ds son airbus). Si les états ne payent plus leur dettes, tous les épargnants français, du plus petit au plus grand vont etre ruinés. Toutes les assurances vies, souvent acquises après une vie de travail vont disparaitre en fumée ainsi que les livrets. C’est ça que je trouve le plus triste.
You’re GOLD ! GOLDfinger la soif de l’OR … Bon, si vous n’avez pas compris ce qu’il faut acheter, je ne comprends plus.
« Deux possibilités, donc :
Le système se fracasse contre le mur (la révolution),
Le système passe à travers le mur (la guerre).
En attendant, merci au peuple islandais. »
2010 sera une année sportive, mes amis
@Corso #11
Oui on va faire payer les Islandais, mais pas avec leur monnaie… Je me comprend.
@Boreas et @Fontzie
Dans le système financier actuel, tout le monde dépend de tout le monde, donc tout le monde l’a dans le « baba ». Discuter pour savoir à qui on doit distribuer les mauvais points me parait vain. Concentrons-nous sur l’essentiel.
@Jean #17
Une précision : « rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme » provient en fait d’Empédocle (médecin grec du Ve siècle av. J.C.), repris par Aristote (IVe av. J.C.), puis par Lavoisier au XVIIIe.
Fontzie
La différence entre la Chine et nous, c’est que, justement, c’est la Chine qui crée sa monnaie (non pas tant par la planche à billets, mais surtout parce que les banques qui prêtent – principale source de création monétaire – appartiennent à l’Etat.
Comme par hasard, la Chine est très peu endettée, comparée à nous.
Sur les politiciens, nous sommes décidément d’accord, à cela près qu’encore une fois, je ne vis pas au pays des Bisounours (ce qui ne veut pas dire que je pense que ce soit votre cas – comme vous êtes décidément susceptible, je fais attention
) et que, par conséquent, le fait que la finance régit les politiques et non l’inverse me paraît primordial ; faute de quoi, on peut se tromper de priorités.
Je réponds, là aussi, à Imperator : il ne s’agit pas de « distribuer les mauvais points », mais de DESIGNER L’ENNEMI (Carl Schmitt).
Il me paraît évident que la haute finance est la sphère de pouvoir qui domine toutes les autres.
Par conséquent, attaquer les politiciens est vain. Ce ne sont que des marionnettes interchangeables. En les touchant, on ne toucherait pas le coeur du système.
Cela dit, je n’ignore pas que ce coeur du système, d’une certaine manière, c’est nous tous.
Si nous n’achetions pas (ils disent « consommer », comme je dirais « ma vache broute et rumine »), si nous n’empruntions pas, si nous n’étions pas matérialistes jusqu’à un certain point, les faux monnayeurs ne pourraient nous fourguer leurs chiffons de papier à intérêt, nous ne serions pas dans un système où la gangrène de l’immoralité rendrait corruptible tout citoyen ou presque, etc.
En revanche, Fontzie, je ne trouve pas triste, pour ma part, la ruine matérielle.
D’abord, les épargnants en France, ce n’est en réalité que 20 % de la population, souvent avec une mentalité de laquais du système (ceux qui votent UMPS).
Mais surtout, si la ruine peut entraîner l’écroulement de ce système, je suis, moi, prêt à sacrifier le peu que j’ai, voyez-vous.
C’est pour cela, aussi, que j’ai traité Corso d’ahuri.
Parce qu’au-delà d’un certain niveau d’incompréhension, de mauvaise foi et de refus de répondre à des questions directes et franches, de prendre les gens pour des cons, j’ai beau être courtois habituellement, la moutarde me monte au nez.
Cela ne vous visait pas et je ne vous mets pas dans le même sac.
@Fontzie
Vous avez ecrit « L’Etat britannique a garanti l’Islande et Icesave ».
Ont-ils demandé à leur peuple avant de garantir ? non. Le peuple britannique doit se retourner contre ses élus et ne pas payer.
C’est l’ecroulement du système qui le purgera…
Quand aux riches que vous decrivez bien à l’abri jouissant de leur richesse. Oui tant qu’ils font acheter la paix sociale par la classe moyenne. En Russie les riches payent pour se proteger des pauvres, leurs murs sont hauts. Et la population a beneficié un peu de la croissance.
N’oublions pas que la richesse vient de convention, tu es riche car tu possedes un morceau de papier te donnant tel ou tel propriété. Ce papier est reconnu par la société !. En cas de crise tout cela devient relatif !. Tu pourras defendre TON logement mais tes apparts à Paris ou ton Yatch? . Et tes larbins pour te defendre tu devras aussi les payer( avec quoi de l’or?)
Le maître mot : Changeons les règles.
Le système ne tient que grâce à l’acceptation journalière, voulue ou subie des règles sociales.
A partir du moment ou un petit nombre arrête, pour des raisons clairement compréhensibles, de reconnaître à ces règles une valeur, le système commence à montrer les dents. Si d’aventure, le nombre grossit, le système riposte avec force. Il s’agit donc d’atteindre une masse critique qui n’a pas besoin d’être nationale. L’important est à mon sens la densité géographique du mouvement amorcé.
Il ne faut pas se leurrer, l’affrontement physique sera obligatoire.
C’est dans ce sens que la densité géographique des protagonistes joue. Il vaut mieux 18 foyers de quelques centaines de personnes chacun, foyers solidaires et organisés, plutôt qu’un mouvement de plus grande ampleur mais sans possibilité immédiate de riposte.
Le système s’écoulera si nous le voulons et non pas en le souhaitant.
Je réitère ma proposition de se rencontrer tous au même endroit.
Tous au même endroit, c’est aller au casse pipe. pourquoi pour des questions bassement matériel.Cela risque de demobiliser les « meilleurs « .
Il faut partir du local avec un rayon de 60 km. Utiliser par exemple les blabla locaux et dire RDV tout les dimanches à telle heure au parc trucmuche.Important la recurrence !. Avec de la chance il y aura un leader qui en sortira.
@ Le Perigourdin
60 km ne permet pas une réaction rapide.
De plus, il faut définir les actions à mener ainsi que les buts à atteindre.
Faut-il rester dans un cadre légal ou en sortir ?
Le cadre légal est une règle, considérant les règles actuelles comme nulles et non avenues, faut-il redéfinir le cadre légal ?
Comment le redéfinir ? En ayant une doctrine claire et fondées.
En fait, il faut redéfinir la France dans son essence et ce de A à Z.
Mais que font les banques chinoises , elles achetent des obligations d’etat chinois, qu’elles replacent elles memes sous forme de livret d’épargne (ou assurance vie) au prolétaire chinois, au pékin de base. Si demain, l’état chinois est en faillite, les comptes des épargnants chinois seront à 0, donc ils seront ruinés. Bien que tout appartienne à l’état. Ceci prouve que les politiques vivent grace à l’endettement (la cigale), et que ce sont les épargnants (les fourmis) qui se feront avoir au final, meme dans un système où les banques appartiennent à 100 % à l’état.
Pour moi, la sphere de pouvoir qui domine toutes les autres est l’état, ce fameux monopole de la force. Un banquier peut vous mettre sur la paille si et seulement si vous vous etes endéttés. Un état peut vous obliger à donner plus de la moitié de votre travail, vous controler fiscalement, bloquer vos comptes, vous mettre en garde à vue, vous mettre la halde et le mrap au cul.
Cependant en France notamment, il y a un contre pouvoir qui ne se connait pas, c’est les 2 millions de gérants d’entreprise (petites ou grandes). Si ils se mettent tous d’accord pour ne pas payer le 15 avril, l’urssaf, les assedic et les caisses de retraites, le pays est en banqueroute le lendemain. Et là on repart sur des bases nouvelles.
Fontzie
Mais le capitalisme d’Etat, en Chine comme en URSS, est tout de même un capitalisme. Financier.
En Chine, comme c’était le cas en URSS, une nomenklatura se goberge aux dépens de l’immense majorité qui bosse et se fait exploiter. Les inégalités de revenus sont peut-être encore plus grandes qu’aux USA !
La haute finance, là-bas, a juste un autre visage.
La phobie néolibérale de l’Etat n’est, pour sa part, qu’un autre visage de l’utopie matérialiste.
L’Etat, en soi, n’est pas quelque chose de négatif. Il existe quand même depuis des millénaires et a assez correctement fonctionné la plupart du temps.
C’est sa perversion par les matérialistes qui est critiquable.
Donc, ce n’est pas par le matérialisme, néolibéral ou collectiviste, qu’on sortira du système, même si quelques entreprises font la grève des charges sociales.
De ces entreprises, il n’y en aura pas beaucoup, je vous le prédis, d’autant que les grandes, déjà le plus souvent apatrides et sans conscience identitaire, sont déjà des virtuoses de l’évasion fiscale et n’ont pas intérêt à casser le système qui leur profite.
Quant à la CGPME, qui prône la régularisation des travailleurs immigrés clandestins, n’en parlons même pas…
Voyez seulement comment le pouvoir politique traite les revendications catégorielles (agriculteurs, marins pêcheurs, etc.) : quelques millions de crédits et c’est reparti !
Pour sortir du système, il faut que celui-ci aille au bout de lui-même, qu’il crève par là où il pèche. Que l’excès de matérialisme provoque mécaniquement le rejet du matérialisme.
Et ça, ça ne peut sortir que de la faillite de tous les acteurs. Nous y compris, parce que n’étant pas les plus riches, nous serons de toute façon ruinés avant les gros, et parce que nous ne pouvons pas nous évader du camp de prisonniers avant que l’argent manque pour payer les gardiens.
L’utopie ne nous sauvera pas. Seule la dure réalité le fera. Mais la plupart des gens ne veulent pas en passer par là. Ils préfèrent leur confort.
Ce sera d’autant plus difficile pour eux, parce que personne et surtout pas ceux qui sont dans une attitude crispée sur leurs possessions, ne pourra rien changer au fait que l’effondrement se produira, inéluctablement, faute de croissance infinie dans le monde réel.
Quant à moi, quitte peut-être à vous paraître définitivement cinglé, je dis : vive la crise !
Cela me paraît une attitude cohérente, dans la mesure où je rejette cette société de marchands de mort lente et que tout, pour moi, lui est préférable.
Richelsdorfite & leperigourdin
Mon avis (enfin, en gros) sur le sujet dont vous débattez :
http://www.fdesouche.com/articles/23838/comment-page-4#comment-569571
@ Richelsdorfite & leperigourdin
Résistance autonome (Leaderless Resistance)
http://fr.metapedia.org/wiki/R%C3%A9sistance_autonome
@ Boreas,
Cela ne définit pas de but à atteindre, ni de principes ou doctrine.
J’essayerai de développer la chose plus en détail. Pour le moment je pars au travail.
Bonne journée.