Si l’Islande refuse de banquer…

[N.B. : Le premier et le dernier de ces trois articles sont antérieurs au référendum par lequel les Islandais se sont massivement prononcés contre le remboursement, par leur pays, de la dette "Icesave". La rédaction de Fortune]

I – Si l’Islande refuse de banquer…

Faut-il faire payer par le contribuable l’incompétence des banquiers ? C’est la question à laquelle doit répondre le pays lors du référendum du 6 mars. Alors que le krach ne cesse de révéler les dérives d’une oligarchie, la révolte gronde.

“On va faire comme les paysans français !” avait promis l’un des activistes. Las ! le camion de fumier qui devait être déchargé devant le siège de l’Islandsbanki, sur le front de mer de Reykjavik, n’est pas arrivé à temps. Les protestataires en sont réduits à klaxonner bruyamment sur le parking, sous une bourrasque de vent glacé. “Nous voulons dire haut et fort notre refus de payer, nous simples citoyens, pour les fautes commises par les “banksters”", explique Svein, vendeur de voitures et l’un des organisateurs de la manifestation.

Des traites mensuelles multipliées par sept

Bankster, cette contraction des mots anglais banker (banquier) et gangster, s’impose dans le débat public depuis quinze mois. Précisément, depuis octobre 2008, date de l’implosion du système financier, sous l’effet d’une hyperspéculation incontrôlée. A l’automne 2008, l’Etat doit nationaliser en catastrophe les trois banques principales de l’île, récupérer les dettes et gérer l’explosion du coût du crédit qui frappe les ménages.

Mais, quinze mois après, comment payer la note ? Les contribuables islandais, normalement placides, refusent que leurs impôts, garantie d’un Etat providence généreux, épongent le passif creusé par les agissements troubles de financiers et hommes d’affaires. C’est tout un peuple qui se révolte contre des banquiers qui jurent qu’ils ne savaient rien de la catastrophe annoncée.

A Reykjavik, le 23 février, devant l'Islandsbanki, des propriétaires dénoncent l'envolée des mensualités de leurs crédits.

Les manifestants qui klaxonnent, ce jour, protestent devant l’envolée des mensualités de leurs crédits – voiture ou habitation. Indexées sur les monnaies étrangères ou sur le coût de la vie, elles ont bondi depuis le krach, l’essor de l’inflation et la dépréciation pour moitié de la couronne, la monnaie locale. Le cinéaste Gunnar Sigurdsson raconte sa propre mésaventure sur un ton presque comique : “J’avais emprunté 2,1 millions de couronnes en 2007 pour acheter ma voiture. J’en ai payé 800 000 de traites. Pourtant, aujourd’hui, je me retrouve avec une dette de 5 millions, en ayant dû, par-dessus le marché, céder mon véhicule.” Son crédit immobilier est passé, lui, de 16 à 21 millions. Au total, ses traites mensuelles ont été multipliées par sept ! “Tout le système est en train de s’effondrer, normal que je sois en colère, non ?”

Un site vengeur dénonce la dolce vita des oligarques

Avec d’autres, cet artiste a été à l’origine de mouvements spontanés qui se sont formés à l’hiver 2008-2009, face au silence des autorités de l’époque, tétanisées par la tempête financière. Ces forums ont permis de canaliser la fureur populaire, inédite en Islande. On n’est pas en France. Quand une poignée d’irréductibles fait irruption dans un cabinet d’huissiers chargés de recouvrer les dettes, c’est pour se contenter de lire, en guise de protestation… un conte moralisateur pour enfants où ni l’oie, ni le cochon, ni l’âne n’assument la responsabilité de la catastrophe.

Ces derniers mois, seuls quelques luxueux 4×4 appartenant à des banquiers de haut vol ont été vandalisés à la peinture rouge. L’acte vengeur le plus terrible reste anonyme : un site en ligne prétendument basé – clin d’oeil – dans un paradis fiscal de la Caraïbe, dévoile, photos croustillantes de yachts et jolies pépées à l’appui, la dolce vita d’une cinquantaine d’oligarques tout à la fois actionnaires et débiteurs des banques.

Manifestation devant le Parlement de Reykjavik, le 27 février. C'est tout le peuple qui se révolte contre les banquiers, une fureur inédite en Islande.

Le 6 mars, la colère populaire trouvera un exutoire lors d’un référendum convoqué par Olafur Grimsson, le président de la République, contre l’avis du gouvernement mais sous la pression de l’opinion. Les Islandais se prononceront sur un projet d’accord âprement négocié avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Voté dans la douleur par le Parlement, il prévoit d’indemniser les autorités de ces deux Etats pour le naufrage de la banque en ligne islandaise Icesave, qui offrait une juteuse rémunération à des centaines de milliers d’épargnants européens.

Lors de la faillite de la maison mère d’Icesave, la Landsbanki, en 2008, Londres n’avait pas hésité à recourir à l’alibi de sa loi antiterroriste afin de geler les actifs islandais sur son sol. Pour couper court à la panique, les gouvernements britannique et néerlandais avaient indemnisé leurs épargnants nationaux. Ils réclament aujourd’hui un remboursement de 3,9 milliards d’euros par l’Etat islandais. Sous peine de bloquer les négociations sur l’adhésion à l’Union.

“Mais pourquoi devrions-nous être les seuls à payer l’addition ?” s’insurge le pianiste Olafur Eliasson, l’un des meneurs du mouvement In Defense, à l’origine de la pétition nationale qui a suscité le référendum. “Dans le cas d’Icesave, les autorités de régulation britanniques et néerlandaises ont failli autant que la nôtre. Il faudrait partager la facture. Londres nous impose un état de guerre économique. C’est inacceptable ! Et, en plus, chacun sait qu’on ne pourra pas tout payer…” A lui seul, le simple coût d’Icesave – 40% du PIB annuel 2009, quand même – représenterait une ponction de 48 000 euros par foyer islandais. Auxquels il faudrait ajouter le coût du reste de la dette publique et des dettes privées (voir ci-dessous).

Le 6 mars, selon toute probabilité, les Islandais voteront non. Au risque d’aggraver la crise de confiance dont pâtit l’île sur les marchés internationaux. Déjà, les agences de notation ont abaissé la note du pays au rang d’“obligation pourrie”. L’étonnante fuite, il y a dix jours, dans la presse locale, d’un télégramme secret de l’ambassade américaine, a confirmé l’isolement de l’île. On y lisait que dans l’hypothèse d’une victoire du “non”, suivie d’un gel de crédits promis par le Fonds monétaire international et par des pays européens, l’Islande ne pourrait plus remplir les obligations liées à sa dette dès 2011 et retournerait “trente ans en arrière”.

Au gouvernement, une coalition des gauches élue en 2009, après la débâcle, le ministre des Finances, Steingrimur Sigfusson, visiblement épuisé par des mois de négociations, balance entre convictions et pragmatisme: “Il est injuste que les citoyens ordinaires paient la facture des extravagances de quelques-uns, mais c’est une leçon de l’Histoire. Partout dans le monde, c’est l’argent du contribuable qui sauve le système financier. La différence, c’est qu’avec ce référendum, le peuple peut s’exprimer. Mais un non gagnant laisserait entier le problème posé par Icesave.”

La consommation chute, mais le pays reste riche

Si la banqueroute menace les ménages et l’Etat, curieusement la crise – la kreppa, comme on dit ici – n’est guère visible. Ni mendiants ni SDF dans les rues proprettes de la capitale – le Parlement a voté le gel des expulsions de propriétaires surendettés. Les magasins et restaurants, où l’on sert de la morue avec des légumes exotiques cultivés dans les serres de l’île, sont pleins.

La nuit, Reykjavik continue à briller insolemment de tous ses feux, grâce à l’inépuisable énergie géothermique qui éclaire ses immeubles modernes sans charme comme les petites maisons aux couleurs vives et aux toits de tôle. Les commerces affichent, toutefois, des soldes monstres – sauf pour les articles destinés aux touristes.

En réalité, la consommation chute, surtout pour les voitures, biens ménagers et autres produits importés, renchéris par la chute de la couronne. McDonald’s a dû ainsi fermer ses restaurants : tous les ingrédients de base venaient de l’extérieur et leur coût avait plus que doublé. Du coup, la vente de viande de baleine a augmenté, au détriment du boeuf importé. Finis, aussi, les week-ends à l’étranger, fréquents avant la crise: “Cette année, au lieu d’aller skier en Autriche, comme d’habitude, on est allé dans le nord de l’Islande et on a renoncé à aller faire les soldes à Londres”, témoigne une mère de famille. Car, si le PIB a baissé de 10 % en dix-huit mois, le pays reste riche. Les coupes budgétaires ont à peine écorné les services publics.

Seul changement sensible, le chômage, monté à 9 % après des décennies de plein-emploi. Mais, là encore, les Islandais, entre reconversion et retour à la pêche, font preuve de flexibilité.

Reste, dans tous les esprits, le fardeau financier. “La dette est lourde mais gérable, estime Ragnar Arnasson, professeur d’économie à l’université d’Islande. A condition qu’on préserve les conditions de la reprise en coupant dans les prestations de l’Etat providence [le nombre de fonctionnaires a enflé de 30 % en dix ans] et en acceptant de réduire le niveau de vie de la population.” Un choix draconien, pour l’heure repoussé par le gouvernement. Lequel craint qu’il ne précipite un exode vers la Norvège, riche en pétrole et qui vante ses attraits dans des publicités locales, ou vers le Canada. Pour la première fois depuis 1889, il est vrai, la population a baissé en 2009, conséquence d’un nouveau courant d’émigration. Dans le même temps, pourtant, l’île aurait connu un mini-baby-boom, comme si, face à la glaciation annoncée, les Islandais avaient voulu se tenir chaud…

Face au krach financier, les responsabilités restent à déterminer. Visés, les oligarques, qui contrôlaient en même temps les banques (prêteuses), les sociétés (emprunteuses), les médias (silencieux), les hommes politiques (complaisants). Unique dans le monde occidental, cette consanguinité, peut-être inévitable dans une île de 317000 habitants, empêchait tout contre-pouvoir de s’exercer normalement. “50 requins ont joué le pays à la roulette”, accuse Sveinbjörn Arnason, fondateur du mouvement Nouvelle Islande. “Or nul n’a encore été traîné devant les tribunaux. La gauche au pouvoir ne fait pas le ménage et nous trahit.” De fait, deux enquêtes (sans inculpation jusqu’à présent) suivent leur cours. Pour la procédure criminelle, il a fallu dénicher un ex-commissaire de police dans un village de pêcheurs, au nord, et le bombarder procureur spécial : tous les magistrats pressentis avaient des liens avec les banquiers suspects. Une commission parlementaire enquête, en parallèle, sur les responsabilités des ministres de l’époque, mais elle ne cesse de reporter la publication de son rapport. L’ex-juge franco-norvégienne Eva Joly a été appelée en renfort. “Avocats, employés de banques, cadres de fonds d’investissement : même s’ils ne sont pas jugés, leur réputation sera à jamais entachée”, prédit Marino Gunnarnjalsson, membre d’une association de défense des propriétaires qui se bat contre les banques afin d’obtenir une renégociation des emprunts immobiliers.

Birgitta Jonsdottir, députée, veut combattre la corruption et "réinventer la démocratie".

Naguère fière de son insularité, l’Islande est passée de l’ère de l’innocence à celle du soupçon. Les banques, de nouveau privatisées, annulent les dettes de certaines sociétés, afin de leur permettre de continuer à opérer, ou de certains particuliers – avec aussi peu de transparence qu’elles en mettaient pour consentir, hier, des emprunts. “C’est la logique économique – ne pas tuer la poule aux oeufs d’or” – soupire le député (Gauche-Verts) Ogmundur Jonasson. “Mais c’est socialement injustifiable. Ce qui nous a surpris dans cette crise, c’est le degré de cupidité qu’elle a révélé. Il faut revenir à nos valeurs d’intégrité.”

Intégrité, c’est aussi le mot auquel s’accroche la députée indépendante Birgitta Jonsdottir : “Chaque jour révèle des cas de népotisme. Une mafia locale contrôlait ce pays depuis la colonisation danoise. En ayant accès à l’argent sur les marchés internationaux, elle a provoqué la catastrophe.” La parlementaire veut restaurer l’image de l’Islande et propose d’y créer “un paradis offshore de l’information”. Son rêve : “Prendre le meilleur des lois sur la liberté d’expression dans chaque Etat et l’ajuster à l’âge d’Internet. Réinventer la démocratie à l’âge de la mondialisation.” Une utopie? Probablement. Mais quand une île tout entière est à la dérive…

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De la bulle à l’hyperdette

A la fin de 2007, les actifs bancaires islandais représentaient 880% du PIB. La dette extérieure islandaise s’élevait à 566%.

A la fin de 2009, le déficit budgétaire est de 14,4% du PIB. La dette publique égale 125% du PIB. La dette étrangère (publique et privée) se monte à 300% du PIB.

L’Express

(Merci à mathieu)

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II – Le gouvernement islandais sous pression pour renégocier le plan Icesave

Alors que les Islandais ont rejeté massivement le plan de remboursement de la dette, Reykjavik minimise l’importance du scrutin et cherche au plus vite un nouvel accord avec Londres et La Haye.

L’écrasante victoire du non au référendum sur l’accord Icesave a mis sous pression le gouvernement de Reykjavik, pour renégocier avec le Royaume-Uni et les Pays-Bas le remboursement de la dette de la banque, dont les Islandais refusent de payer la facture.

“Le référendum passé, il est de notre devoir de trouver une issue aux négociations”, a déclaré la chef du gouvernement de coalition de gauche, Johanna Sigurdardottir, après le verdict sans appel du scrutin de samedi. Reykjavik a assuré qu’il allait “continuer dans les prochains jours ses efforts déterminés pour trouver une solution satisfaisante” avec Londres et La Haye.

Le non l’a emporté avec 93,2% des suffrages, contre seulement 1,8% pour le oui, selon les résultats définitifs, pour une participation finale de 62,7%. Ce résultat “est un message tellement fort que le gouvernement ne peut pas rester sur les mêmes bases de négociation” entamées avec les gouvernements britannique et néerlandais, estime Olafur Isleifsson, professeur d’écononomie à l’Université de Reykjavik.

Quelque 230.000 Islandais ont été appelés samedi à se prononcer sur un accord organisant le remboursement par Reykjavik de 3,9 milliards d’euros, avancés par Londres et La Haye pour indemniser leurs citoyens lésés par la faillite de la banque sur l’internet islandaise Icesave, en octobre 2008.

La perspective d’un non, jugé difficilement évitable dès la convocation du référendum début janvier, a poussé Reykjavik à tenter, ces dernières semaines – jusque-là en vain -, de trouver un nouvel accord avec Britanniques et Néerlandais.

Au cours des négociations, les Islandais ont paradoxalement reçu une offre améliorée, mais ils l’ont déclinée, sous la pression des partis d’opposition.

Le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, s’est déclaré dimanche prêt “à être flexible” dans les négociations. La Haye a dit rester “impliqué dans la recherche d’une solution”, tout en se disant “déçu” que l’accord Icesave ne soit pas encore entré en vigueur.

A Bruxelles, la Commission a assuré que les négociations d’adhésion de l’Islande et le règlement de l’affaire Icesave étaient “deux processus séparés”.

Mais désormais, le temps presse, souligne Olafur Stethenssen, rédacteur en chef du quotidien islandais Frettabladid. “Il faut garder à l’esprit que le temps, c’est de l’argent. Les retards peuvent coûter très cher à l’Islande et il va falloir (un accord) dans les semaines qui viennent”, dit-il.

Le président islandais Olafur Grimsson, instigateur du référendum, a appelé, dimanche, le Premier ministre britannique Gordon Brown à “l’initiative” pour sortir de l’impasse, tandis que le ministre des Finances Steingrimur Sigfusson a souligné la nécessité de régler le dossier Icesave avant les élections britanniques et néerlandaises, prévues en mai et juin.

Après avoir immédiatement reconnu sa défaite, le gouvernement islandais s’est efforcé de minimiser la signification du scrutin, en soulignant que le oui n’était plus une alternative crédible, du fait des nouvelles négociations.

“Il est assez surprenant de constater le nombre de personnes qui ont en réalité voté oui”, a ironisé M. Sigfusson, qui s’est abstenu de voter, tout comme la Première ministre Johanna Sigurdardottir.

Le ministre des Finances, qui apparaît le plus exposé aux conséquences politiques du non, a assuré dimanche qu’il ne démissionnerait pas, mais dit y avoir songé au moment du veto présidentiel en janvier. “Je suis convaincu que ce gouvernement est le meilleur que peut avoir l’Islande”, a-t-il lancé aux journalistes.

“Le gouvernement ne tient qu’à un fil”, estime néanmoins Eirikur Bergmann Einarsson, professeur de sciences politiques à l’université de Bifrost.

L’Expansion

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III – Plus de la moitié des Islandais sont opposés à une éventuelle adhésion à l’UE

Une victoire retentissante du “non” était attendue samedi en Islande, où les citoyens votaient lors du référendum sur le plan de remboursement à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, des 3,5 milliards d’euros de dettes de la banque Icesave. Plus de 70% des électeurs seraient opposés à cette mesure.

Victime de la crise financière, la banque islandaise en ligne a fait faillite fin 2008. Ses clients du Royaume-Uni et des Pays-Bas, vers lesquels ses opérations étaient tournées, ont perdu au total 3,5 milliards d’euros, que leurs gouvernements leur ont remboursés. Londres et Amsterdam souhaitent que Reykjavik leur reverse ce montant.

Les trois pays étaient parvenus à un accord l’an dernier sur les modalités de remboursement. Un projet de loi prévoyant que l’Etat islandais se porte garant des dettes d’Icesave et rembourse l’argent a été approuvé par le parlement. Mais le chef de l’Etat a refusé de le promulguer, ce qui a imposé la tenue d’un référendum sur le sujet.

Participation basse

Les opérations de vote ont commencé à 10h00 (heure en Suisse) et les bureaux fermaient à 23h00 (heure en Suisse). A 19h00 (heure en Suisse), la participation pour ce premier référendum depuis l’indépendance du pays en 1944 avoisinait 40%, selon les recoupements de la télévision publique.

Dans un tintamarre de sifflets et de casseroles utilisées comme tambours, une manifestation hostile à Icesave et réclamant plus d’aide du gouvernement face aux conséquences de la crise sur les ménages islandais a rassemblé plus de 500 personnes devant le Parlement dans l’après-midi.

Autre suggestion lancée

Les sondages ont prédit une large victoire du “non”. Selon une enquête de l’institut Gallup publiée cette semaine, 74% au total des Islandais sont opposés au plan de remboursement contre 19% qui le soutiennent. Les dettes de l’Islande représentent plus de 15.000 dollars (…) par habitant.

Amsterdam et Londres ont déjà fait des propositions qui offriraient des conditions de remboursement plus avantageuses, raison de plus pour les 230’000 électeurs islandais de rejeter le plan élaboré par leur gouvernement à la fin de l’année dernière.

“Il est assez clair que (le plan de remboursement) va être rejeté”, a convenu vendredi le Premier ministre islandais, Johanna Sigurdardottir, prévenant qu’elle ne démissionnerait pas si les électeurs votaient majoritairement “non”.

L’Islande en otage

Johanna Sigurdardottir a déclaré par ailleurs que les Pays-Bas et la Grande-Bretagne tenaient l’Islande en “otage” en conditionnant le versement d’une tranche d’aide du Fonds monétaire international (FMI) au règlement de l’affaire.

Le ministre des Finances, Steingrimur Sigfusson, a appelé lui à ne pas “sur-interpréter” le message donné par les électeurs. “Nous honorerons nos obligations. Entretenir une autre idée est très dangereux pour l’économie de ce pays”, a-t-il encore ajouté. Le ministre des Affaires étrangères, Ossur Skarphethinsson, a déclaré de son côté à Reuters qu’un nouvel accord sur les conditions de remboursement pourrait être trouvé avec les Pays-Bas et la Grande-Bretagne “dans les prochaines semaines, peut-être plus rapidement”.

Mise en garde par Verhagen

Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a en revanche défendu l’utilité du référendum. “Je pense que le référendum a déjà eu un effet très positif. Il a poussé les Britanniques et les Néerlandais à un accord plus juste”, a-t-il souligné à l’AFP.

Les Islandais ont perdu 30% de leurs revenus depuis 2007.

L’affaire Icesave a aussi réalimenté le sentiment anti-européen dans le pays. Au total, plus de la moitié des Islandais sont aujourd’hui opposés à une éventuelle adhésion à l’UE, près de deux fois plus qu’en 2008.

Samedi, le chef de la diplomatie néerlandaise Maxime Verhagen a, lui, indiqué à Cordoue, en Espagne, que les Pays-Bas prendraient en considération le règlement de l’affaire Icesave, lorsqu’ils examineraient les conditions d’adhésion de l’île nordique à l’Union européenne.

Radio Suisse Romande

Commentaires (37)

  1. @la dolce vita magnifique chanson de Christophe reprise par Sebastien Tellier…

    Elle est loin la Dolce Vita pour nos cousins celtes… J’espere qu’ils tiendront le coup.
    Le plus remarquable c’est le silence assourdissant sur ce sujet dans les medias premium…Après on nous dira que non y’a pas d’entente tacite.
    Le peuple est riche oui…Bon sang ne trompe pas !

    Je retiens un chiffre -30% de revenus…Faisons nos calculs; ça calme !

  2. C’est l’Irlande, les Celtes. L’Islande, c’est des sortes de Germains option Viking.

  3. c’est une prise d’otage internationale dont les Anglais tirent les ficelles pendant que les Allemands trahissent les Grecs.

    Et nous: silence intégral. On l’entend pas beaucoup Naboléon ces derniers temps…

  4. Il existe une solution très simple pour que l’Islande contente tout le monde. Il suffit à cette nation libre et souveraine de recevoir sur son territoire tous les faussaires : ceux-ci lui fabriqueront au coût du papier les millions d’euros tant recherchés par les spéculateurs, et l’arrosage de l’Europe avec cette financière aura vite fait de calmer les velléités des banquiers apatrides, issus du même moule que ceux qui financèrent l’accession au pouvoir de Lénine et Hitler.

  5. Très étonnée également de n’avoir rien vu dans les journaux du net auxquels je suis abonnée. je n’ai plus la télé, il m’a été rapporté que les chiffres du referendum ont été donné samedi ou dimanche, et c’est tout. Rien d’autre. Même sur novopress, je trouve qu’ils n’insistent pas assez sur l’importance de ce qui se passe la bas.
    Alors que les oligarques du monde entier doivent faire tout leur possible pour que leur système tienne, le peuple lui, est tenu dans l’ignorance des enjeux : reprendre la main sur la monnaie et la finance, donc sur l’économie, sans contrepartie pour la poignée de requins qui s’est gavé jusqu’ici. Il s’agit ni plus ni moins de reprendre le pouvoir…..c’est sans doute pour cela que c’est silence radio dans les médias…..il ne faudrait surtout pas nous donner l’idée de faire pareil, lol !

  6. @Joeletaxi:

    Les Celtes constituaient une civilisation de peuples indo-européens présents dans la quasi-totalité de l’Europe. Une succession de conquêtes et de migrations les mena jusqu’en Galatie, en Asie mineure.

    La culture celte survit jusqu’au Moyen Âge en Irlande, avant de disparaître avec l’évangélisation de l’île par saint Patrick au Ve siècle,c’est pour cela que pour les gens “Celtes=Irlandais” et “Irlandais=Celtes”, alors qu’une grande partie des Européens est celte. Evidemment cette civilisation Celte était composée de multiples peuplades parfois fort différentes,comme c’est le cas aujourd’hui avec les Européens. Malgré les différences nationales,nous appartenons à un ensemble européen, ensemble ethnique,culturel et civilisationnel.

  7. @Nationellan

    Vous m’avez enlevé l’explication sur mon raccourci celtique. Les peuples de l’atlantique à l’Oural sont tous comme par hasard trés proche culture, spiritualité, repas, religion. Nous avons des nuances. Des belles nuances par exemple Monica Belluci ou Eva Herzigova.

    @Cau

    Sans rire, les Etats en declin ont des fonctionnaires plus facilement corruptibles, c’est un fait !
    Mais attendez un peu, pour l’instant on regarde, on analyse de loin mais notre situation n’est guere plus brillante. On beneficie d’un effet d’inertie…

  8. @ Clémentine, les Islandais ont voté “NON” à 93%.
    Et ensuite, que reste-t-il? Fini la Dolce Vita !!
    “A la lanterne, les aristos!”

  9. Plus de 90% de refus de payer pour les joueurs de casino britanniques et hollandais.Voilà un vote qui me laisse reveur et envieux de ce peuple islandais. Cela ne risque pas de se passer chez nous, malgré le doublement de notre dette et les auto augmentations faramineuses par notre nain national.Car voyez vous, il y a chez nous toute une mafia oligarque sioniste, qui nous tient depuis 40 ans, et tient surtout nos banques et nos institutions.Vous refusez de payer? qu’à cela ne tiennes, on vous enverra l’huissier.Vous refusez toujours de payer? He bien on vous enverra le gendarme avec le pistolet à la ceinture.

    Ne contractez jamais de credit! Devellopez le sens de la debrouille et de l’entraide.

    Je conseille au islandais de ne jamais rembourser. Qu’il fassent comme l’emprunt russe.Ils ont l’avantage d’etre peu nombreux et les ressources de leur riche pays leur suffiront largement pour vivre.
    Il est temps d’en terminer avec ce systeme financier anglo saxon de newyork et la city,cause de profonds malheurs des peuples depuis la creation de la FED et même avant,qui ne reve actuellement que de s’emparer des richesses naturelles de l’islande, coup bien planifié.

  10. Question: Faut-il faire payer par le contribuable l’ incompétence des banquiers ?
    Réponse : Oui !

    Question: Faut-il faire payer par le poilu l’ incompétence des officiers d’état-major ?
    Réponse : Oui !

    - Mais bon sang, qui êtes-vous pour oser dire une chose pareille ?
    - Les leçons de l’histoire ! Les poilus n’ont pas eu droit au référendum. Les contribuables ne l’auront pas plus.
    - Pourquoi ?
    - Parce qu’à chaque fois que l’incompétence des “élites” fait des ravages, aucun compte n’est demandé aux responsables. L’affaire n’est jamais jugée. Le système ne se corrige pas, il “oublie” (apaise, enterre). Donc les conditions sont réunies pour que ça recommence.
    - Et pourquoi ne juge t-on pas ? Il y a pourtant eu des manifestations, des réactions phares ?
    - Parce que ces réactions avortées servent le système. Et parce que ceux qui jugent appartiennent au même système que ceux qui condamnent. « sed quis custodiet ipsos custodes ». Et aussi parce que le principe de ce système est de se refiler la patate chaude. Ce système, en vérité, prospère grâce à sa propre nullité, elle sert de carburant : en échangeant régulièrement les rôles, tous les 50 ans, à chaque nouvelle catastrophe (militaire -> politique -> économique -> médiatique -> … ), les acteurs du système se refont une virginité. Et ainsi le vase ne déborde jamais ; donc ils restent, collectivement, au pouvoir malgré leurs ‘crimes’.

    « Responsables mais pas coupables », la phrase emblématique.

  11. Ce n’est pas un volcan islandais qui entra en erruption en 1787,provoquant ainsi 2 ans de famine en France et ….1789?

  12. Entre le renoncement aux vacances de ski en autriche, le non remboursement du 4×4 de luxe, et la dame blonde en manteau de fourrure qui lance des cailloux ou des boules de neige, on sent qu’ ils souffrent les Islandais.(j’adore la photo de la révoltée en manteau de fourrure)

  13. @10

    93% de oui avec 2 tiers de tout les inscrits sur les listes électorales, et il appel ca un désaveu lui …

    Ahh sacrée Corso va ! Si t’existais pas, il faudrait PAS t’inventer !

    Dis moi, ca date de quand en France la dernière fois que t’a vu un vote avec + de 90% des voix pour un choix proposé, avec seulement un tiers d’abstention ? Cite moi N’IMPORTE QUEL ELECTION depuis la 2nde guerre mondiale s’il te plait.

    Ah tu sais pas la ?! Ah mais c’est normal, va demander à “ceux” pour qui tu bossent, qui te soufflent tes commentaires, de t’aider a répondre la parce que je crois que tout seul t’y arrivera pas …

  14. “Ce n’est pas un volcan islandais qui entra en erruption en 1787,provoquant ainsi 2 ans de famine en France et ….1789?”

    Bien vu ! Le volcan Laki, éruption en 1783, entrainant pauvreté, famines et surmortalité en Europe dans les années suivantes, et ayant donc probablement un impact sur les évènements politiques en France.

    Bis répétita ?

  15. Ce qui est extraordinaire aussi, c’est que les Pays Bas et le Royaume Uni aient remboursé les pertes. En faisant cela, ne reconnaissent-ils pas avoir eu une part de responsabilité dans le naufrage ?

    Et si les gains avaient été au rendez-vous, les investisseurs auraient ils partagé le bénéfice avec les contribuables de ces deux pays ? Encore une fois, on nationalise les pertes tout en maintenant la privatisation des gains. Tout en se prétendant capitaliste… La seule différence, c’est que cette fois on peut se passer les nerfs en rançonnant un état plus faible.

  16. @17

    Merci de n’avoir pas répondu a ma question, et ce fesant, d’avoir confirmer ce que je disais.

  17. @ Tom
    la GB et les pays bas ont assuré les dépots de leurs ressortissants (jusqu’à un plafond de 25000 livres ou euros, je ne sais plus) pour éviter le retrait immédiat des dépots faits dans leurs propres banques du fait d’une perte de confiance des épargnants. C’est la plus grande peur de n’importe quel gouvernement.

  18. @Fontzie #14

    Vous rodez déjà vos arguments pour stigmatiser le sale bof qui s’est gavé en achetant un pavillon en banlieu et une voiture neuve aussi à credit…
    On voit tout de suite ou se situe votre empathie !

    Se sont-ils plus gavés que nos élites ? (si bien decrite par Yann C).
    Il est vrai que la place vendome avec ses bijoutiers est plus frequenté par les islandais que par nos élites et leurs maitresses.

  19. @ Le Perigourdin
    Je suis jamais parti au ski en Autriche, j’ai jamais eu de 4×4 de luxe et je devrais avoir de l’empathie pour ces gens là. Mais comme je n’en ai pas, je suis tout de suite du coté des banquiers?
    Vous etes qui au juste à venir m’emmerder à chaque fois sur mes commentaires. Vous faites quoi dans la vie pour juger les gens qui ne sont pas d’accord avec vous? Vous etes commissaire du peuple?

  20. @Fontzie
    Ici c’est un lieu d’echange, si vous estimez qu’on vous emmerde dés qu’on est pas d’accord avec vous!.
    De plus c’est vrai que votre positionnement n’est pas le mien. Vous souhaitez donc aucun debat et recevoir des +1 ?
    Je me range du côté du peuple islandais ; donc si vous soutenez une politique qui tendrait à soutenir les ecraseurs, je poste une contradiction. De quel coté êtes vous ?

    Voilà toute la difference dans votre phrase “pour ces gens là”.

    Vous êtes qui et vous ? Faut-il vous deballez un cv, vous craignez l’autorité ? Je ne suis pas là pour vous invectivez. Je me refere à votre post, simplement une question. Quel doit être le fonctionnement entre les commentateurs ?

  21. Si je ne plains pas les Islandais qui ne peuvent plus aller au ski hors de leur pays (mon Dieu, quel grand malheur!), ou qui ne peuvent plus payer les traites du 4×4 de luxe, pour vous, l’inquisiteur de service, je soutiens les écraseurs( je vous cite). Ca me fait juste marrer de plaindre ce genre de personnes, c’est tout!
    Personnelement, je ne souhaite aucun débat avec vous. je souhaite pouvoir émettre un commentaire de temps à autre sans qu’un contradicteur qui n’a rien d’autre à faire d’autre ne vienne me titiller sur le moindre de mes propos; Vous avez surement la connaissance universelle sur tout, alors laissez moi dans l’ignorance et laissez moi le plaisir de poster des commentaires sur des textes que vous n’avez pas écrit sans vous sentir le besoin d’intervenir à chaque fois.

  22. Je resume : ce que vous souhaitez, ne jamais être contredit donc lire une suite de commentaire sans rebond de l’un à l’autre. Chaque commentaire allant dans un sens le votre.

    Vous deniez à moi et à d’autres le droit de replique ?

    Le commissaire du peuple c’est plutot vous.

  23. Je préfère leperigourdin, puisqu’on en est à compter les “+1″.

    Fontzie: c’est les gauchos les plus cons qui ironisent sur le sort des gens qui perdent sous prétexte qu’ils ont quelque chose après de durs années de labeur. Ceux qui n’ont rien peuvent difficilement râler sur leurs pertes.

  24. @abrutix

    Le pb n’est même pas de ne pas être d’accord mais de ne pouvoir communiquer !

  25. Elèves Corso et Fontzie => 93% de 62,7% … ça nous donne !?!? Un gros 59%, mes bijoux !! C’est une majorité absolue, ça. Faudra revoir votre défense des ploutocrates.

  26. Amusant les posts, on voit vraiment la fracture entre les natios tendance social et ceux tendance pro patronal. Je carricature mais c’est un peu ça. Déjà que nos idées sont stigmatisées mais en plus on arrive pas à echanger… C’est triste.

    @Abrutix et Klaubius
    J’espere qu’on ne sera pas d’accord au moins sur le choix d’un aperitif !. Car pour le reste je vous ai lu et je me retrouve dans vos posts sur d’autres fils..

  27. @ le perigourdin,
    je m’adressais à vous et vous seul, oui je souhaite que vous ne fassiez plus de commentaires sur mes propres commentaires.
    Vous n’allez pas me convaincre, je ne vais pas vous convaincre. Alors foutez moi la paix, a chaque fois je suis catégorisé du coté des opresseurs parce je ne saute pas à pieds joints sur les banquiers. Actuellement les banquiers servent à dédouanner les hommes politiques qui depuis 40 ans accumulent des budgets déficitaires afin de tenir leur promesses du toujours plus de social.
    Je ne hurle pas avec les loups. Je souhaite que l’état ne puisse plus emprunter un centime, je souhaite qu’il s écroule financierement, qu’il n y ait plus 1 centime à la CAF, qu’il n y ait plus aucune sorte de subventions; je souhaite que l’état soit réduit à la justice, la police, l’armée l’aménagement du territoire et la solidarité avec les malades et les handicapés

    @ abrutix, faudra vous mettre d’accord avec le gourdin parce selon lui je suis du coté des opresseurs capitalistes. Je ne suis pas gaucho, j’ai peut etre eu une éducation trop catholique qui me donne une notion de la pauvreté et de la richesse qui me fait relativiser les malheurs des Islandais.

    @ l’ami klaus, je n’ai fait aucun commentaire sur le résultat du referendum, si vous lisez mes posts.

  28. @Fontzie

    La meilleur façcon de ne pas être contredit c’est d’accrocher vos posts sur un mur chez vous.
    ” Foutez moi la paix ” parano !
    Banquier et politique c’est les mêmes. La femme du ministre du budget travaille pour quelle banque ? Notre president en tant qu’avocat d’affaire accompagnait des clients vers les banques en suisse etc etc.

  29. Les Islandais sont d’ascendance scandinave et celtique ( l’Ecosse – cf l’ADN mitochondrial).

    Fontzie #14

    Ironique? Dans ce cas c’est réussi, mais votre humour ne convient pas à tout le monde.
    Et puis on nous montre les manteaux de fourrures, et le reste de la population, que devient-elle? La vie ne doit pas être rose du tout en ce moment pour les Islandais.

  30. @Imperator
    D’apres le post 22 ce n’est pas de l’humour.

    L’humour pour moi c’est le com 32 !

  31. Le silence de la presse continentale sur le référendum islandais est assourdissant.

  32. @Kilo

    Y’en a, mais faut-y ajouter surtout les francs-maçoncs. Soyons modéré, ceux qui sont de notre coté sont nombreux. Ceux dont vous parlez il s’agit bien d’une élite donc un groupe très petit. Vous avez la même chose pour les emirs du petrole, ils s’appuiront facilement sur l’islam ou le patriotisme pour faire perdurer leurs richesses. Dans le fond leur ‘communauté’ ils s’en fouttent ou ils s’en servent.

    Nous on peut s’entendre avec le peuple …

  33. Corso (10)

    Votre vision des choses est proprement hallucinante.

    Bienvenue au royaume des financiers qui font pression sur les gouvernements, quand ils ne les achètent pas tout simplement…

    Et vous, cela ne vous fait ni chaud, ni froid : les Islandais sont tous des criminels et doivent payer pour les “erreurs” de leurs financiers ; c’est normal, cela se justifie, il suffit d’expliquer “savamment” le prétendu mécanisme.

    Manifestement, rien ne vous intéresse de l’aspect humain et moral des choses.

    Vous n’avez rien compris, malgré toute la pseudo-science que vous étalez jour après jour.

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