Par Laurent Pinsolle
C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.
Un rejet très fort des élites
En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.
En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent.
La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.
Le constat est sévère et produit une crainte pour l’avenir. Paradoxalement, cette crainte est moins forte pour l’avenir immédiat, où seule une petite majorité relative pense que sa situation va se détériorer, que pour l’avenir plus lointain, puisque 73% des Français pensent que la situation sera moins bonne pour leurs enfants.
Le dépassement du clivage gauche-droite
Mais l’enseignement sans doute le plus intéressant de ce sondage est la démonstration éclatante de la démonétisation du clivage gauche-droite. 67% des Français ne font confiance ni à la gauche, ni à la droite pour gouverner le pays.
Seulement 16% font confiance à la droite et 14% à la gauche. Des chiffres dérisoires qui montrent l’étendue de la défiance à l’égard du PS et de l’UMP, qui ne semblent avoir pour mérite que de ne pas avoir encore d’alternative crédible.
Mieux, à peine 25% des Français se classent à gauche ou à l’extrême gauche, 19% à droite ou à l’extrême-droite, alors que 38% se déclarent ni à gauche ni à droite.
En poussant un peu plus, 31% se disent « plutôt de gauche », 26% « plutôt de droite » mais 40% « ni de gauche, ni de droite ».
Bref, les Français semblent avoir intégré que ce ne sont plus les clivages traditionnels qui ont du sens, même s’ils ne semblent pas encore en avoir trouvé un de substitution.
Mais surtout, comment ne pas voir dans ce sondage une profonde attente de gaullisme ? En effet, le Général de Gaulle refusait le clivage gauche-droite et sa politique serait difficilement classable sur l’échiquier actuel. Le gaullisme a encore de beaux jours devant lui.













Bien sûr, avec des Kouchner, Besson et autres renégats venant de la gauche , et qui ont rejoint le gouvernement Sarközy, pour faire une politique anti-nationale que la gauche ne renierait pas, on comprend que les gens soient déboussolés.
« deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. », c’est une des rares choses positives que ces récentes années nous auront apporté.
La fin du clivage droite/gauche est une évidence pour moi, qui suis en principe de gauche depuis ma naissance et même avant, par tradition familiale.
Je suis de gauche, oui, mais les partis dits « de gauche » le sont-ils ?
Quand je vois le PS s’opposer à une loi sur la burqa (entre autres coups bas contre la laïcité), je réponds non.
Quand je vois le PS déconnecter les salaires de l’inflation (c’est ce qu’il a fait en 1983, et c’est depuis ce sale coup que l’inflation des prix s’envole pendant que les salaires sont en déflation permanente), je réponds non.
Quand je vois le PS, d’accord avec l’UMP, passer outre aux résultats d’un référendum, je me dis que c’est là une bizarre conception de la gauche. Il fut un temps où la gauche, c’était la Révolution de 1848 et le suffrage universel (masculin d’abord, mais quand même …)
La patrie n’est ni de droite ni de gauche. Ceux qui veulent que la France reste la France n’ont pas à être étiquetés « extrème-droite », ni même « droite », par la bien-pensance (de même qu’il est anormal qu’il se fassent parfois insulter sur ce blog par des débiles qui voudraient réserver le blog à l’extrème-droite).
Celui qui fédèrera les patriotes de droite et de gauche a un boulevard électoral devant lui (nous sommes nombreux à ne savoir à qui apporter notre vote).
Marine Le Pen parait bien placée pour y parvenir.
En revanche, si le FN, ou d’autres partis dits d’extrême-droite veulent jouer les malins, tenter de récupérer les voix des patriotes de gauche tout en restant d’extrème-droite (anti-avortement, voire anti-République), on est foutus ; l’offre politique légale est réduite à néant (je ne voterai pas durablement pour un FN qui aurait une ligne du type JMLP ou Gollnisch) ; la guerre civile de reconquête n’aura pas lieu non plus ; la France mourra à terme (et pas à terme éloigné).
A mon commentaire précédent, j’ajoute ce qui suit :
La droite est-elle, du seul fait qu’elle est la droite, plus patriote que la gauche, si bien que, plus on est patriote, plus on devrait être classé à l’extrème-droite ?
Cette analyse est totalement fausse.
La politique d’ouverture des frontières vient d’abord de la droite d’affaires qui peut commercer librement, payer des salaires au tarif chinois et vendre ses produits au tarif occidental.
Le Tiers-Mondisme de gauche existe aussi, mais il ne serait que folklore d’étudiants attardés si de VRAIES forces n’étaient pas à l’oeuvre pour ouvrir les frontières de force avec l’énergie que nous constatons.
Ces VRAIES forces, ce sont les puissances d’argent, même s’il est bien pratique pour elle de pouvoir extérioriser un argumentaire d’apparence « morale » (aider le Tiers Monde nia nia nia …)
L’Etat nation unitaire ne serait-il plus la bonne échelle de gouvernance ?
Ce sondage, s’il est juste, n’exprime-t-il pas un réel besoin de subsidiarité ?
Les opinions majoritairement émises après le dernier référendum des Suisses ne militaient-elles pas pour d’avantage de démocratie directe ?
En fait c’est la défiance envers un système malade qui n’est plus en mesure de remplir les assiettes du plus grand nombre. Pour le coup, c’est assez révélateur d’une crise systémique et structurelle.
C’est l’architecture même de la maison France qui est remise en cause.
Il est donc peu probable que les actuels gérants s’en tirent encore fois en se limitant à changer la seule tapisserie…
Les locataires et autres ayants droits réclament du gros oeuvre !
@ Sorcière: entierement d’accord avec vous, le spectre politique actuel est totalement exécrable de l’extreme-gauche à l’extreme-droite.
à mon avis si un changement s’opère ce ne sera pas par les urnes…
Les ultralibéraux, comme les collectivistes forcenés, vont déprimer ou rejeter les résultats de ce sondage en prétextant, par exemple, pour les discréditer, la légendaire ignorance des Français en matière d’économie.
Mais certains, plus sensibles au bon sens populaire, comprendront peut-être enfin que le mythe du Progrès, comme celui de la croissance infinie, sont des constructions idéologiques déconnectées du réel.
Qu’une troisième voie économique, celle d’un raisonnable mélange de libre entreprise et d’interventionnisme public, est seule à même de satisfaire les besoins et aspirations des uns et des autres, sans détruire le bien commun et les ressources naturelles.
Un tel système est clairement souhaité par la majorité du peuple français.
Il faudra bien le lui donner un jour.
Les zélites politique actuelles, dans leur dangereuse cécité, leur fuite en avant dans le népotisme et la concussion, leur refus de la démocratie, s’en rendent-elles compte ?
A mon avis, il est douteux que leur lecture de ce sondage aille au-delà du calcul électoral.
Comme le dit Léonidas, « Il est donc peu probable que les actuels gérants s’en tirent encore fois en se limitant à changer la seule tapisserie… »
Avant 1989, l’URSS semblait aller bien et Gorbatchev paraissait incarner son renouveau…
L’orgueil précède la chute.
Vive le Roi!
Oui Boréas,
comme le disait l’universelle araignée à propos du Téméraire :
« Lorsqu’Orgueil chevauche en tête, Honte et Dommage le suivent de bien près. »
Continuons à attendre. C’est ce que nous faisons de mieux…
Si je comprend bien, il y a encore un tiers de la population qui fait confiance à nos politiques !
C’est à désespérer.
Les français de la classe moyenne sont abandonnés depuis un bon moment. Seul le FN voulait defendre la middle class or les medias ont reussi à les tromper.
Quand à la gauche, elle ne parle depuis 15 ans que de regularisation/mariage et adoption homo; ces sujets sont quoiqu’on en pense subalterne. Cela laisse un grand vide.
Une seule solution : le retour au seul régime qui s’est porté garant pendant 1500 de la survie du Peuple de France , la Royauté .
La République ne s’estime pas comptable du Passé de la France , elle en exècre son essence et ne jure que par des intérêts partisans ,sectaires et idolâtres .
D’accord avec Sorciere
… sur toute la ligne !
Les commentaires émis plus hauts ne sont pas dénués
d’intêrets.
Malheureusement,il y a un mot qui à complètement disparu de notre vocabulaire,c’est le mot LIBERTE.
Dans l’avenir,s’opposeront les partisans de la liberté et ceux qui exigeront la sécurité.
Mais il faut admettre que les libertés publiques,en Françe et je crains même en Europe se restreignent de plus en plus.
Je crois très sincèrement que les français n’en sont pas conscients!!
Pour s’en convaincre,il n’y a qu’à observer le nombres de lois liberticides ainsi qu’une multitude de taxes diverses
sur de nombreux produits alimentaires que le pouvoir nous inflige.Nous disposons de nombreux atouts,que nous gaspillons,cela provient essentiellement du secteur publique et parapublique pléthorique.
Nous nous préparons un avenir inintéressant,désespérant et
d’une grande médiocrité.
IL n’y a pas de clivage droite/gauche puisque tous ces partis (du NPA à l’UMP) favorisent Le point le plus important : l’immigration et le remplacement des Français par des Africains.
Chacun pour ses raisons.
Il y a donc donc un clivage entre pro-immigration et anti-immigration. D’ailleurs, le peu de fois où le FN pouvait gagner des élections, on a assisté à une ‘Union Républicaine’, c’est dire.
Le reste n’est que pinaillage.
De plus, nous allons dans le mur économiquement, et que ce soit PS ou l’UMP, c’est pareil.
Lansquenet
Le financement du système qui permet l’application de lois liberticides et l’existence d’un secteur public pléthorique, fera bientôt défaut, en même temps que la classe moyenne supérieure (les 20 % d’épargnants), qui soutient objectivement ce système, sera ruinée par l’effondrement du système monétaire et financier.
Là est la clef.
L’avenir sera, à mon avis, très différent de ce que vous imaginez ( »inintéressant,désespérant et d’une grande médiocrité »), parce que le système actuel, dont vous voyez empirer les nuisances, n’est, en fait et au contraire, pas tenable et ce, à bien plus court terme que ne laisserait penser la « société du spectacle » dont on nous gave.
Avec le fiasco de l’idéologie communiste, le clivage gauche/droite n’a effectivement plus beaucoup de sens.Toutefois, nous sommes sans doute moins à droite que nous le croyons.
La gauche « socialiste » s’est toujours prétendue généreuse, mais cette générosité « sociale » souvent maladroite s’adressait aux membres d’une communauté bien précise : la Patrie. Les « compatriotes » étaient l’objet de toutes les sollicitations, pas les étrangers. Ce socialisme a été dépassé par sa version « communiste », anti-démocratique, prolétarienne et internationaliste. Il n’y avait plus de compatriotes mais des « camarades ». La fin de cette histoire vous la connaissez.
Aujourd’hui, les anciens socialistes sont toujours internationalistes,comme les communistes, mais ce n’est plus la classe ouvrière qui les rassemble sinon les « valeurs universelles de la république ». Ainsi la communauté qu’ils défendent n’est pas nationale mais mondiale. C’est une des racines de l’altermondialisme.
Le patriotisme est devenu pour la gauche un ennemi, alors qu’il était un allié il y a quelques dizaines d’années à peine.
Patico
Bien d’accord avec vous.
J’ajoute que si la gauche s’est reniée et a trahi le peuple pour le mondialisme, il en va de même pour la droite qui a dérivé vers le libre-échangisme planétaire.
En fait, on pourrait dire que ce qu’on appelle « gauche » et « droite » aujourd’hui, sont toutes deux fausses.
Pire, que ce sont les deux mâchoires d’une même tenaille.
le cas de gaulle prouve que on ne peut résoudre les problèmes dans un cadre républicain, puisque 30 ans après il n’en reste plus rien.
Hors la monarchie, point de salut.
Bonsoir Boréas,
Effectivement, la « gauche » et la « droite » se rejoignent dans la mondialisation.
La « gauche » est devenue internationaliste, animée par les « valeurs universelles de la république » qui font qu’un esquimau du groenland est français s’il prononce trois fois publiquement la devise « liberté, égalité, fraternité ».
la « droite » économiquement libérale, capitaliste, a toujours été internationaliste, on pourrait même dire apatride. Sa seule vraie patrie, c’est le CAC40. La notion de Patrie que nous défendons est pour elle un frein à la libre circulation des personnes des biens et des capitaux.
« Droite » et « Gauche » se rejoignent inconsciemment.
Le vrai clivage est dans le choix de la communauté dans laquelle nous nous reconnaissons : Région, Nation, Humanité toute entière, Race, Religion, Classe sociale, CAC40…
PATICO le problème n’est pas le clivage (ça viendra avec les faits) c’est ce qu’on fait à l’alternance.
Soit on fait du sorcière et on retombe en 10 ans au niveau actuel, soit on fait du royalisme et c’est reparti pour mille ans.
C’est simple.
@Allgemein Boeras Patico
Nous faisons tous le même constat, pourquoi aucun parti n’essaye de representer dignement notre sensibilité politique ?
Le FN pourrait mais se perd et le passage de flambeau de père en fille c’est limite…Cela montre une sclerose du partie qui n’arrive pas à faire emmerger des leaders.
Les Français cessent actuellement d’ être « de droite » ou « de gauche » parce que les problèmes actuels transcendent l’appartenance politique, tout simplement.
Dit autrement : la grille de lecture politicienne ne suffit plus à maîtriser certaines forces essentielles, sachant que l’objectif de tout corps social pérenne est l’équilibre plutôt que la recherche du déséquilibre pérenne (le chaos permanent).
Et ce que veut dire Colbert : on ne peut pas régler un problème avec celui qui l’ a créé. En l’ état, ce n’ est pas en rajoutant une couche de politique qu’ on règlera le dysfonctionnement du politique. Ce n’ est pas en rajoutant une fraction de louche d’ un système à chaque fois incapable de durer plus longtemps que la fraction de louche précédente, qu’ on le fera durer plus longtemps.
Ce qui est le cas aujourd’ hui.
Ma vision sur « droite-gauche » est très simple :
- en 1918, Clémenceau déclarait que la guerre était une chose « trop grave pour être confiée aux militaires ».
A raison, vu le carnage que ceux-ci venaient de provoquer (non pas condamnation pour le carnage « en soi » mais pour ne PAS avoir trouvé d’autres solutions, donc pour leur médiocrité) !
Et, sans le savoir, Clemenceau annonçait la prise du pouvoir par ‘le politique en temps de paix’ (équivalent du ‘militaire en temps de guerre’).
- Aujourd’ hui donc, à notre tour, nous atteignons un pic de ravages économiques, sociaux et culturels provoqués cette fois-ci par ce ‘politique en temps de paix’ : la « politique politicienne », seule maître aux commandes.
Et probablement qu’ un autre Clemenceau pourrait alors dire que «la politique est devenue une chose trop grave pour être laissée aux politiciens» (sous-entendu pour l’ être de cette manière aussi exclusive -régnant sur l’ ordre judiciaire, législatif et exécutif- que le fut celle du militaire en temps de guerre).
- Mais ça changerait quoi ? Si ce nouveau Clem disait cela, il ne ferait qu’ annoncer la prise de pouvoir par un autre prétendant qui, à son tour essorerait le pays, ce qui se terminerait immanquablement en catastrophe peu après. Etc.
C’ est ridicule et c’ est ainsi que le système pèche : il se renouvelle sur la catastrophe, l’ échec, la destruction du précédent pouvoir. Donc sur le perpétuel rejet ou enterrement du passé. Et jamais sur l’ analyse et la leçon à en tirer. Il n’ hérite pas, il « profite de l’ aubaine », il pille, il s’ empiffre.
C’ est donc un système stérile, appelé à s’ ouvrir aux ravageurs, niche après niche, ad vitam aeternam.
- Et si ‘de Gaulle’ parut une bouffée d’oxygène au cœur d’une longue apnée, l’explication est simple : c’est qu’il n’était PAS un politicien! Mais un soldat. A l’ image des anciens joueurs de rugby qui n’ étaient pas des professionnels du rugby mais étaient en même temps qui médecin, qui maçon, qui agriculteur, chacun apportant la richesse de son métier, de Gaulle n’ était pas un professionnel de la politique. Il n’ en vivait pas. Il servait plutôt qu’ il ne se servait.
- Aujourd’ hui, beaucoup au contraire « font » de la politique (même ils en vivent, tels des administrateurs). Mais ils la font dans le sens particulier où : «gouverner, c’ est refuser les solutions extrêmes» et choisir la voie médiane.
Problème : dans une telle société, être pointu, savoir de quoi on parle, être compétent devient alors comme une de ces « solutions extrêmes » qu’ on peut fuir à volonté.
Politiciens et médias s’ y emploient avec ardeur et ils donnent l’ exemple ! Ils sont les champions du monde de l’ à-peu-près. Un jour porte-parole de l’agriculteur, un autre ingénieur, puis médecin, puis soldat, puis diplomate, puis.. Des acteurs endossant un rôle. Des funambules généralistes tour à touret sans vergogne spécialistes en tout (et surtout de ce qu’ ils ne connaissent pas). L’ habit change et fait le moine. Il suffit de passer l’ oral de l’ ENA et d’ avoir réponse à tout. Être mégalo ou mytho sera même un atout. Mais c’ est ce théâtre, en l’ occurrence, qui dirige, ou plutôt ne dirige PAS, le pays.
Pire! Les vrais gens qui sont pointus, qui ont raison (ou en tout cas se posent des questions et recherchent le vrai) finissent presque par risquer de « gêner les autres », de les mettre mal à l’ aise, de « perturber ». Et, donc, ils créent un trouble à l’ ordre public (qui est l’ alpha et l’ oméga de cette société politicienne fondée sur le paraître et terrifiée par le monde réel : on fait semblant d’ être ce qu’on n’ est pas + on tente de perpétuer un tel système).
-> La médiocrité devient alors comme un repère rassurant, un principe de gouvernance familier que la société semble vouloir perpétuer à tout prix (ce qui est absurde).
Dès lors, il faut conclure : nous survivons non pas grâce à cette ’société’ du paraître, mais malgré elle. Et donc, nous ne vivons vraiment, telle la cigale, que sur les réserves engrangées par des générations d’ aïeux qui ont bâti un pays puissant, solide et cohérent. Mais réserves qui s’ épuisent. Le problème ? Cela dure depuis assez longtemps pour que la cigale .. croit qu’ elle est la fourmi (ce qui est folie) et refuse d’ entendre raison ! D’ ailleurs, est-elle équipée pour entendre raison ? Tant que les stocks durent, elle trouve qu’ elle se débrouille « vraiment bien ». Certes, quand les stocks seront épuisés, elle retrouvera le sort de toute cigale sans fourmi dans le voisinage ; mais, au passage, elle aura condamnée la fourmi au même sort : c’ est cela qui est inacceptable et qui réfute l’ interprétation des « droits-de-lhomme » faite par des générations d’ imbéciles gauchisants.
Ne font plus confiance ?…Encore un effort…XXXXXXXXXXXXXXX
[Faut-il vous rappeler que les incitations à la violence et autres expressions illégales ne sont pas tolérées ici ? Merci de nous éviter de devoir modérer vos propos. Janus]
Je place ton comm sur fdesouche YannC. Très bien exprimé.
La question : alors que pouvons nous faire ?
Attendre une dictature (ou royauté) provenant d’un homme providentiel ?
@ Yan c
Vraiment interessant, j’ose rajouter que les victimes-je reprend votre symbolique cigale fourmi- ne seront pas les cigales mais les enfants ou les petits enfants. Eux n’auront bénéficié d’aucune largesse et nous regarderons peut-être avec mépris.
Dans l’histoire y-a t-il un precedent comparable ?
Article pertinent. Je rejoins la plupart des coms postés ici.
Les français ont toujours « cessé » par « nécécité » d’être de droite ou de gauche.
Seule une infime partie décide pour les autres, la révolution française a été la résultante de moins de 5000 personnes venues de toute la France comme on affrète des autobus pour un meeting.
Ainsi le global-parti a toujours existé. Un seul parti pour des sensibilités qui ne sont différentes que sur l’écume des choses. La droite s’est toujours satisfaite de l’immigration et la gauche du capitalisme débridé. Chacun a joué son rôle comme au théâtre.
Le machin sondeur, dont on sait quelle puanteur il représente, n’a donc pas inventé l’eau chaude. Certains dans le peuple non pas naïf mais sincères découvre peut-être aujourd’hui la trahison des élites, le cynisme de la machine dont il subodorait l’existence sans chercher à aller plus loin. Pas curieux le français de base tout de même !
Alors pourquoi les idées nationales n’ont-elles pas pris ?
Parce que nous n’avons pas travaillé à les transposer dans un monde qui avait changé si rapidement comme un effet mikado avec des pans d’habitudes qui tombèrent si subitement après la guerre.
Ce manque de travail, encore aujourd’hui, ne permet pas la récompense des acteurs(car l’homme public ne vit pas d’eau fraîche) ce qui entraîne la frustration et l’incompréhension, ce qui produit du conflit et des trahisons…ce qui amène à l’abaissement.
Ainsi va la vie.
Mais quel est ce travail qui n’a pas été accompli ?
Uniquement le travail économique.
Gouverner c’est proposer et proposer c’est aussi prévoir. Ne rien proposer de réalisable, d’ambitieux, d’exaltant ne permet pas de gouverner parce qu’un budget en équilibre n’est pas un budget d’avenir qui pense que le futur sera meilleur que le passé.
Voilà ce qui nous a manqué, le dire, simplement en avoir la liberté et l’écoute est déjà une progression.
@YannC
Clemenceau était un radical socialiste c’est à dire profondément anti catholique. C’est un des personnages de 1905 et de la destruction de l’église et de l’enseignement des populations, c’est un des personnages de la guerre la plus meurtrière, celle de l’anti France.
Agent de l’Amérique ou il a passé nombre d’années de sa vie, il fait partie de ces personnages truculents que l’on met en avant pour faire passer les plus terribles idées.
Une des pires ordures que l’Histoire ait portée.
- @leperigourdin : merci. Et : oui, il y a un précédent comparable.
- @allgemein : merci (même si je ne comprends pas ce que tu veux dire par « je place ton com » ??). Et : non.
-> Pour être pérenne, et créer plutôt que détruire (les réserves basses ; par manque de marges de manœuvre, ce serait une grossière erreur stratégique de choisir l’option de ‘consommer’, que provoquerait l’option dictateur, même ‘éclairé’), la solution ne peut être que ‘collective’, ‘partagée’. Ainsi, ton « homme providentiel » ne peut jouer au mieux qu’un rôle symbolique (mais pas trop idéalisé, plus à l’image de la réalité) : un étendard, un gonfalon, un signal, une sorte de point de repère, un pôle au sein d’un champ magnétique.
Ce sont les gens qui feront tout le travail de leur côté. Ensemble ou séparément. Donc s’il doit en même temps les rendre forts sans pouvoir les aider directement, il ne reste que l’option du rythme, du tempo. La seule façon d’aider des gens distincts, de les rassembler et les faire travailler ensemble à distance, c’est de les synchroniser. En fait, il incarne juste un principe qui gouverne (au sens de gouvernail) tous les autres principes (ou : duquel ils « découlent »). Identifie les principes puis cherche parmi eux celui susceptible de tenir le rôle de gouvernail auprès des autres, et tu auras trouvé ton symbole.
(j’avais écrit un truc monstrueux sur ce qui fonde la France à travers les âges, et sur la vraie nature de l’époque actuelle ; j’en mets 3 extraits :
1- Certains disent que « c’est l’islam qui pose problème », d’autres que c’est l’internationalisme, d’autres que c’est le coco, le socialo, le capitaliste, le raciste, le passé, le présent,le futur, le proche, le lointain, etc ; en fait, ce qu’on sait c’est qu’on ne sait RIEN, que la vérité est puzzle, partielle ; mais au sein de toutes ces menaces (qui arborent un visage différent), il y a justement un principe commun à déceler. Et c’est l’antagoniste de ce principe commun-là qu’il faut couronner « roi de france ».
2- « La France », c’est l’histoire perpétuelle d’un pays cerné de frontières changeantes, et qui doit s’adapter sans cesse à elles pour maintenir sa vraie substance.
3- Ce qui est absolument certain, c’est que « la France », c’est une respiration, avec ses avancées et ses replis (dont les frontières forment une médiane entre ces deux extrêmes).
)
—–
- @Corso : je n’ignore pas qui fut à peu près Clémenceau et ce qu’on peut penser de lui. Je ne le cite pas pour en faire un prophète, fréquentable ou pas, mais pour illustrer à quel point un régime (le « tout politique« ) a su profiter de la faillite RÉELLE du « tout militaire » (14-18), puis de son déclin en tant que recours de la « vie de la nation » (1870, 14-18 et confirmé par 39 puis après), pour prendre sa place, ne lui cédant rien alors en incompétence.
-> PUISQUE, pour moi, l’ incompétence d’un système vient de l’absence de remise en cause, et que l’absence de remise en cause vient de l’impunité, qui elle-même naît de l’absence de contrepoids, ALORS : l’incompétence naît de la pratique d’un pouvoir absolu (une pratique où : « incontestable » devient « incontesté » donc adoubé par tous à l’aide de « qui ne dit mot consent »). C’est la notion de « Le roi est nu ! .. mais personne n’osera lui dire ». C’est la pratique habituelle d’une Cour, un jeu où il s’agit de ne prendre aucun risque donc de laisser à d’autres -boucs émissaires- le soin de porter les mauvaises nouvelles ; puis, lorsque même les lampistes refusent de jouer le jeu ou ont tous été « consommés », de ne plus apporter de nouvelles du tout .. et foncer dans le mur. Ou d’avoir la « brillante » idée d’ouvrir les vannes de l’immigration pour trouver des lampistes tout frais).
Or le contrepoids habituel d’un pouvoir, d’une sphère, est un autre pouvoir, une autre sphère, qui ne lui est pas subordonnée. Qui lui est « à côté ». Le contrepoids de la sphère monarchie était la sphère religion, par exemple (d’où le fait qu’il y eut 2 systèmes de justice parallèles, tribunaux séculiers et tribunaux religieux)(au passage, ce n’est pas Clémenceau qui a mis fin à ce double système) : seul dieu, par l’intermédiaire de ses représentants, pouvait se permettre de « tancer » le roi, de s’opposer à lui. D’ailleurs le roi lui-même ne dictait-il pas qu’il n’avait que dieu au-dessus de lui ? Idem en démocratie : le contrepoids de l’exécutif est la combinaison des deux autres piliers (judiciaire et législatif).
Un contrepoids semble donc n’être hors de portée d’être négligé que s’il naît de l’extérieur, hors de l’influence, qu’il est exogène. Et aussi seulement s’il est ‘antagoniste’ (c’est-à-dire que vouloir le subjuguer quand même signifierait perdre son empire sur le pouvoir précédent : où l’on ne peut pas être les 2 en même temps). Donc c’est certes un contrepoids, mais PAS n’importe quel contrepoids.
Les problèmes commencent quand des piliers jusque-là antagonistes sont subjugués par un nouvel ordre, qui les submerge et réunit toutes les ficelles entre ses mains, posant ainsi les bases d’un pouvoir absolu (ainsi par exemple de la réforme anglaise sous Henri VIII, fusionnant pouvoir séculier et religieux).
On a reproché à 1789&Cie d’en avoir ainsi fait. Mais selon moi, 1789 ne fut qu’une réplique logique et inévitable, provoquée et préparée par sa cause : la monarchie administrative absolue de Louis14. Un rééquilibrage entre les deux non plus « géographique », facile à concevoir pour notre civilisation ( »coexistence simultanée de plusieurs pouvoirs antagonistes sur un même sol »), mais « temporel« , et difficile à percevoir pour notre civilisation ( »coexistence au même endroit de plusieurs pouvoirs antagonistes simultanés ») mais dont je pense que (postulat) les cultures Incas ou Aborigènes pouvaient, par exemple, facilement le concevoir (aussi bien, disons, que nous-mêmes savons en concevoir le versant « spatial ») ; car elles étaient des cultures fonction du temps, et non pas des civilisations fonction de l’espace, comme l’est principalement la nôtre.
C’est ce qui rend la chose difficile à exprimer, puisque nous disposons de peu de termes et de notions (un peu comme si un campagnard devait parler de la mer, ou qu’un habitant du désert du Hogar devait parler de la neige). D’autant que si nous essayons d’aller dans le sens de décrire cela, nous quittons alors la première sphère et donc nous devenons des antagonistes de ce que nous prétendons aider (d’où une notion d’apnée). Bref.
J’ai conscience que vous ne comprenez rien à ce que j’écris.
Donc, pour résumer : l’époque 1789 fut une réplique citoyenne absolutiste de l’époque L14 monarque absolutiste, et lui succéda de la même manière que le « tout politique » qu’annonçait la citation de Clémenceau succéda au « tout militaire » de 14-18.
Si on perçoit cette mécanique, il n’y a alors plus rien d’étrange à ce que le couple religion et armée ait décliné ensemble, au profit du laïque et de l’individu. Et rien d’étrange non plus à ce que l’islam envahisse, et rien d’étrange encore à ce qu’aucun argument traditionnel ’semble’ pouvoir s’y opposer. Ni à ce que les Français ne comprennent pas. Etc etc etc. Tout simplement parce qu’on n’actionne PAS les bonnes ficelles.
Et c’est pourquoi j’essaye de dire sur fdsouche, grosso modo, qu’il est vain d’essayer de faire entrer un chameau dans le trou d’une aiguille .. dès lors qu’on peut y faire entrer du fil à coudre. C’est uniquement de la stratégie, pas une opinion personnelle.
Tout est est relatif. Tout est lié. Mais tout ne se vaut pas.