L’illusion de la « mondialisation heureuse » (redif.)

En juin 2009 est paru « Les théories de la mondialité », dont l’auteur est Gérard Dussouy, professeur de géopolitique à l’Université Montesquieu-Bordeaux IV.

Un ouvrage iconoclaste, d’un grand intérêt, dont nous reproduisons ici la recension par Jean-Yves Le Gallou.

Ce livre est une mine d’informations et de réflexions sur la mondialisation.

Le point de vue dominant libéral-mondialiste y est clairement exposé : le libre échange mondial, la dérégulation des économies nationales et la globalisation des grandes firmes et des services (Elie Cohen) déboucherait sur « la mondialisation heureuse » (Dominique Strauss-Kahn).

Selon ces théories, le libre échange mondial présenterait deux caractéristiques :

1-Il s’agirait d’un jeu à somme positive ;

2-Tout le monde y gagnerait !

Le premier point mérite discussion : il est possible qu’en termes de croissance du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, la mondialisation ait des effets positifs. Reste à savoir si le PIB est à lui seul une bonne mesure du bien-être des individus et du fonctionnement harmonieux des nations.

Quant au deuxième point selon lequel « tout le monde gagnerait à la mondialisation », il relève clairement de l’illusion : « il n’est pas possible que tous soient gagnants » (p. 17) ; « contrairement à la doctrine officielle, la globalisation a ses gagnants et ses perdants » (p. 78).

Alors qui sont les gagnants et les perdants du « sans frontiérisme » ?

Gagnants : les grands oligopoles mondiaux

Les grandes firmes transnationales tirent profit et puissance de la mondialisation : celle-ci leur permet de développer, à l’échelle de la planète, gains de productivité, économies d’échelle, extensions de leurs parts de marché et généralisation de la sous-traitance.

Gagnants de la mondialisation, les oligopoles mondiaux en sont aussi des acteurs majeurs ; ils disposent en effet d’une puissance financière et d’influence considérable qui leur permet de faire valoir leurs intérêts dans le façonnage du monde à venir.

Gagnants : « la super classe mondiale »

La mondialisation a généré une classe de « transnationaux » (Samuel Huntington) : plus liés les uns aux autres par delà les frontières que reliés à leur peuple d’origine.

La part du revenu et du patrimoine, gagnée ou détenue, par les 1% des plus riches a fortement augmenté, au cours des vingt dernières années, aux États-Unis, au Royaume Uni et au Canada, mais aussi en France et dans l’ensemble des pays développés.
La situation de ces plus riches s’est d’autant plus améliorée que l’immigration leur a fourni une main-d’œuvre à bon marché pour les servir dans leurs tâches domestiques.

Les grandes capitales mondiales, New York et Londres (et, à un moindre degré, Paris) présentent, à cet égard, un spectacle étonnant : la juxtaposition d’une classe d’hyper-riches servis par une classe d’hyper-pauvres, se livrant à de tous petits boulots.

Sur l’essor de la superclasse mondiale et la crise des classes moyennes par Gérard Dussouy : lire un extrait de son livre.

Gagnants : les pays émergents

En termes de développement économique et de création d’emplois et de richesses, les pays émergents font incontestablement partie des gagnants de la mondialisation ; leur puissance s’est aussi renforcée : à travers leurs entreprises et leurs fonds souverains, l’Inde et la Chine ont pris le contrôle de nombreuses entreprises du nord et d’innombrables ressources stratégiques du sud. De ce point de vue, il est permis de parler d’ « d’asianisation » du monde.

Les perdants : les pays anciennement développés

Le fondement du libre échange repose sur la théorie des avantages comparatifs de David Ricardo. Dans la formulation initiale de la théorie, l’Angleterre du XIXème siècle avait intérêt à se spécialiser dans la fabrication des draps et le Portugal dans la production de vins.

Un modèle simple qui ne s’applique guère à la mondialisation du XXe siècle : car certains pays n’ont plus d’avantages comparatifs ! D’abord parce qu’il ne s’agit plus d’un jeu à deux mais d’un jeu réunissant un très grand nombre de partenaires ; et surtout parce qu’une des conditions du modèle ricardien – l’immobilité des facteurs de production au niveau international – n’est plus remplie.

Aussi, à la suite de Paul Samuelson, Gérard Dussouy observe que « les délocalisations high tech privent les pays développés de tout avantage comparatif » (p. 86). Et de citer Paul Craig Roberts, pour qui, « si le capital et la technologie migrent là où le travail est le moins cher, il n’y a plus d’avantages comparatifs ».

Perdants : les classes moyennes et populaires des pays développés

Or c’est très exactement ce qui se passe dans le cadre d’une double délocalisation :

- délocalisation de la production de nombreux biens industriels (la Chine : usine du monde) et des services (l’Inde : paradis de l’informatique) et même des centres de recherches (transferts massifs de technologies –automobile, aéronautique, nucléaire) dans le cadre de grands contrats ;

- « délocalisation à domicile » des services aux personnes, du bâtiment, des travaux publics et de la restauration par le biais d’une immigration de masse ;

Ces deux phénomènes sont lourds de conséquence pour les classes moyennes et populaires des pays développés :

- le nombre des emplois qui leurs sont offerts diminuent et la destruction des sites économiques s’accompagne souvent de la disparition des cultures sociales et locales enracinées ;

- leurs salaires subissent la pression à la baisse de la concurrence d’une main-d’œuvre abondante, voire infinie, celle des pays émergents et des pays pourvoyeurs d’émigration.

Perdants : agriculteurs du nord et consommateurs du sud

Le cycle de Doha sur la libéralisation des marchés agricoles n’est pas achevé. Mais la libéralisation en cours des marchés agricoles ne fera pas que des gagnants ; il y aura aussi des perdants !

Certes, certaines grandes exploitations agricoles du Brésil et d’Argentine verront croître leurs profits ; certes, les grands fonds d’investissement chinois ou coréen notamment, s’implanteront en Afrique ; certes, les fonds spéculatifs trouveront un nouveau terrain de jeu et de profits.

Mais dans le même temps les agriculteurs du nord qui verront disparaître des subventions nécessaires à leur équilibre économique et utile à l’indépendance stratégique de leur pays y perdront. De même, les consommateurs du sud, là où leur pays n’est pas en situation d’autosuffisance, seront les premières victimes des tensions sur les marchés.

On oublie trop souvent que la production agricole est soumise aux aléas climatiques et que la régulation est doublement protectrice : des producteurs d’une part contre les risques de surproduction, des consommateurs d’autre part contre les dangers de la pénurie.

Là aussi, la mondialisation à tendance à oublier une sagesse millénaire.

Les périls de la « société mondiale »

La crise financière a souligné l’un des dangers de la mondialisation : la répercussion et l’amplification des crises d’un endroit à l’autre du monde.

Mais ce n’est qu’une explication concrète de la faille majeure de la mondialisation, l’impossibilité d’une gouvernance mondiale. Gérard Dussouy souligne à juste titre que « l’humanité n’est pas et ne peut pas être un acteur ». Et de citer (p. 175) un auteur pourtant favorable aux idées transnationales mais pour lequel : « Considérer comme unité de base la société humaine vue comme un groupe indifférencié de 6 milliards d’individus n’est guère pertinent pour comprendre la réalité internationale. »

Une interdépendance de plus en plus coercitive et dangereuse

En fait, la mondialisation impose une interdépendance de plus en plus « coercitive ». Et celle-ci entre en conflit avec le désir des Etats (et des peuples) de maintenir leur indépendance économique, leur autonomie et leur souveraineté. C’est là le talon d’Achille politique de la mondialisation.

Mais il y a un autre péril : la constitution croissante d’une classe de travailleurs composée de façon disproportionnée de travailleurs non blancs fait émerger à terme le risque d’une « lutte des classes racialisée », voire d’une lutte des classes d’âge racialisée.

Et Gérard Dussouy de citer les conclusions du politologue Robert Putnam :

- « Plus la diversité raciale grandit, plus la confiance entre les individus s’affaiblit ;

- dans les communautés, non seulement la confiance interraciale est plus faible qu’ailleurs mais la confiance intra raciale l’est aussi ;

- la diversité conduit à l’anémie et à l’isolement social. » (p. 93).

Sur l’autre face de la diversité : lire un article sur les travaux de Putnam.

La société mondiale ? Une hypothèse hasardeuse !

L’immense mérite du traité de Gérard Dussouy est de présenter un panorama aussi complet que possible des théories de la mondialité. Ce panorama montre à quel point le fossé est profond entre :

- d’une part, la vulgate dominante imposée par les médias qui veut faire de la mondialisation une prophétie auto-réalisatrice,

- d’autre part, de nombreux économistes, politologues, sociologues qui en partant des faits montrent à quel point la réalisation d’une « société mondiale » est une hypothèse hasardeuse.

« Les théories de la mondialité » : un livre à lire d’urgence !

Source : Polemia (les autres liens hypertexte ont été insérés par fortune.fdesouche.com)

Commentaires (7)

  1. C’est explicite, ce texte devrait être diffusé au maximum. C’est un resumé condensé de nombreux articles vus sur FDS. Les futurs perdants se sera nous si on ne fait rien, sans compter la composante allogène qui voudra le pouvoir même d’un pays deprecié.

    Une solution : changer radicalement nos hommes politiques tres regulierement et qu’il soit fds. Un Oscar Freysinger serait vraiment bien, ancrée dnas le pays.

  2. Le problème est que:

    1) la majorité des occidentaux voient l’ouverture des frontières économiques et humaines de leurs pays comme une bonne chose. Toute expression politique est donc considéré comme extrémiste.

    2) Les médiats et la parole en général sont orientés par une pression idéologique constante. Le travailleur-consommateur n’a aucun repère fiable pour se forger un point de vue objectif.

    Parallèlement l’immigration de masse continue et modifie en continu les proportions électorales. Les communautés d’électeurs sont maintenant un enjeu politique fort.

    La volonté de tous les partis dits modérés et de toutes les instances internationales ou plus locales, comme l’Europe, de poursuivre et d’intensifier la globalisation laisse peu d’espoir aux sursauts démocratiques.

    Le temps joue contre les nations…

  3. Un article de l’excellent Christophe POITOU parut dans le non moins excellent hebdomadaire RIVAROL N° 2938 du 05 / 02 / 2010

    Les bons américains sont-ils toxiques ?

    Supposons qu’il y ait une telle crise des bons américains sur les marchés internationaux (c’est a dire des ventes massives de la chine et / ou des autres) que même les 18  » primariry dealers » (voir notre précédent article, RIV. du 29 janv.) réunis ne puissent ou ne veulent en racheter suffisamment pour rétablir les prix. Cela s’est quasiment produit en 2005 avec des ventes de bons US par la Chine, l’Iran et le Venezuela. A cette époque, les banques étaient déjà conniventes mais un peu moins qu’après la chute de Lehman Brothers et elles n’ont sans doute pas voulu des bons US qui ne rapportaient déjà pas grand chose. Pourtant, dans les Caraïbes, de mystérieuses banques telles que KL Financial se sont mises à acheter des bons pour qu’ils ne s’écroulent pas et ont donc essuyé des pertes importantes (et aberrantes dans ce milieu de rapace).

    Les pirates des Caraïbes

    Ces banques ont-elles été piratées par des agents de la FED ?
    C’est la thèse de Rob Kirby, de , passée relativement inaperçue. En 2005, le monde vivait encore dans l’illusion …
    En dernier ressort si les primariry dealers ne peuvent plus acheter suffisamment tant les autres vendent, et si les volumes de bons à acheter deviennent trop gros pour être cachés par une opération type pirates des Caraïbes, la FED peut racheter les titres elle-même, de manière éhontée et massive, en créant intégralement l’argent du paiement. Ainsi la demande restera soutenue, les prix des bons seront en gros les mêmes u’avant. Les Mrs Smith ou Li de toute nation se diront alors que la valeur de leur épargne en bons US reste stable en dépit de quelques turbulences bizarres … et iront se rendormir. Au fond ça ne changerait rien, et dans la rue le hamburger serait toujours à un $ … Sauf que ça change tout car on a alors affaire à un État grossièrement faux-monnayeur, rachetant lui-même ses propres dettes à volonté. Pour une personne, cela revient finalement à se servir directement dans les magasins.
    Voyez ces repas fins de l’élite, ces ambassades, palais, drones, expertises surpayées à des gourous … Tout cela finalement l’État Américain ne le paye pas. Il n’a même plus besoin de lever des impôts, il n’a qu’a émettre des bons, c’est magique !
    De toute façon, Washington ne peut même plus payer ses dettes (12 trillons) en levant des impôts, les prélèvements a effectuer seraient bien trop gros.
    En faite dans presque tous les pays, les choix budgétaires profitent largement a une petite oligarchie politique et financière ou privée liée a l’État et favorisée par ses choix budgétaires.
    L’année dernière, la FED de New York a racheté directement 300 milliards de dollars de bons du trésor ( au primary dealers ou aux autres agents, pas quand même directement au Trésor, c’eût été vraiment trop gros) en créant tout l’argent car les banques n’en avaient plus beaucoup a prêter en 2009. La chose a été pudiquement baptisée  » Opération non conventionnelle ».
    Et que s’est il passé sur les marchés?
    Rien, il n’y a pas eu de problèmes sur les actions ni sur les prix, le hamburger est toujours a 1$. L’argent crée ou contenu dans les bons stationne sur les bilans…
    Ceux qui espèrent que les bilans de la FED ou des banques exploseront tous seuls à force de grossir peuvent attendre longtemps.
    Un bilan bancaire, ce n’est qu’un papier, pas du TNT, ça n’explose pas et ça peut même progresser indéfiniment.

    Quand l’inflation des bons du Trésor diffère la hausse des prix

    Avec les liquidités issues de l’achat de leurs bons par la FED, les primary dealers et les fonds d’investissements achèteront des bons bien sûr : entre amis, il est normal de se partager le travail et puis il faut prendre le relais de la FED qui a arrêté ses « opérations non conventionnelles » en octobre …
    Voici par exemple une adjudication du Trésor américain parmi d’autres, celle du 27 mars 2008 (il y a eu en gros les mêmes en décembre 2009) dite « n*cusip912828hv5 » pour des bons à 5 ans. Le primary dealer en achète pour 11 milliards, et le client indirect (c’est à-dire par délégation – avec commission évidemment – au primary dealer) 6 milliards. Les primary dealers font également un peu de rétention de liquidités pure et simple, soit parce que ça ne sert plus à rien de prêter à des ménages insolvables appauvris par ce système de fou, soit en connivence avec les autorités monétaires pour éviter que la super inflation (qui a déjà eu lieu) ne se transforme concrètement en hausse des prix. Il ne faudrait pas tout de même que les peuples se révoltent !
    L’image des presses à billets tournant à toute vitesse sous la houlette de Helicopter Ben (le surnom de Ben Bernanke, successeur de Greenspan à la présidence de la FEDF) est essentiellement un mythe médiatique, volontaire ou non, qui donne à croire que tôt ou tard une terrible hyper inflation va venir toute seul punir ces messieurs de la finance ou du gouvernement américain.
    Mais il n’y a plus vraiment de billets, il n’y a surtout plus de bons.
    D’après une étude cruciale de Keister et Mc Andrews publiée en décembre 2009 par la FED de New York (on n’est jamais mieux trahi que par soi-même …), le nombre de billets en circulation en 2009 est à peine supérieur à celui de 2007 (environ 800 milliards de dollars). Par contre, le volume de bons détenu par la FED (Securities held outright) a, lui, augmenté fortement, à environ 1.5 trillion de dollars ((Federal Reserve statistical release H.4.1). Certains pensent même que le chiffre serait beaucoup plus élevé : 2, peut-être 3 trillions … D’après la chaîne cnbc, la FED et les autres agences gouvernementales en détiendraient 4.7 trillions.
    C’est pour cela que la FED a si peur d’un audit. Mais on a l’impression qu’on pourrait découvrir 50 trillions en bons planqués dans les placards que ça ne changerait rien sur les marchés (connivents). Tant que les bons ne sont pas liquidés ou qu’ils sont réinvestis dans d’autres quand ils arrivent à échéance, l’inflation reste différée.
    Pour les apparatchiks chinois qui vivent bien, ont des concubines, se fond construire de hideuses villas néo-Tudor ou Grand Siècle dans la banlieue de Shanghaï et tiennent 200 millions d’ouvriers miséreux en laisse, au fond les opérations de la FED et des primary dealers ne sont pas dérangeantes …
    Que la banque de Chine achète ou conserve des bons US ne les gêne pas davantage.
    La dette publique américaine atteint maintenant 12 trillions de dollars, mais sur les marchés tout va bien ! … Dans les rues par contre (aux USA, mais pas seulement), les bidonvilles se développent et les gens commencent à s’énerver.
    C’est plutôt de là que peuvent venir l’hyper inflation et le hamburger à 10 $ : de gens qui se servent sans payer (les voyous en premier, hélas), comme l’État américain !
    Espérons, le cas échéant, que le chaos économique sera tel qu’on pourra se débarrasser des mondialistes jusqu’en France …

    Christophe POITOU

  4. La crise actuelle est une preuve flagrante de l’échec de la « mondialisation heureuse », du chaos inévitable résultant du mélanges des cultures et des économies.

    Je pense que le chômage officiel français devrait dépasser les 20% dans les trois ans à venir, c’est à dire qu’il s’élèverait en réalité à 30-35% (toutes catégories confondues). Et il y a toutes les chances qu’il continue de progresser encore au moins 5 ans. Je base ces prévisions en prenant en compte à la fois les arrivées sur le marché du travail, les suppressions d’emplois qui continuent et pourraient même s’accélérer dans les mois à venir, et l’allongement de l’âge de la retraite.

    Les pulsions psychopates de la société moderne (qui s’expriment déjà à travers les 220 000 avortements annuels, les euthanasies, la souffrance au travail, etc.) se réalisent parfaitement à travers cette crise et l’écrasement des plus jeunes. Nous assistons, concrètement, au suicide du peuple français et des peuples de culture occidental en général.

    A cause du délitement du lien social, j’ai peu d’espoir qu’un soulèvement populaire ait lieu, et mes craintes grandissent qu’on laisse l’hyper-classe conduire la ruine des peuples en toute impunité.

    Les baby-boomers se révèlent être, décidément, la pire génération de l’histoire de l’homme.

  5. http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Ils-produisent-du-lait-bio-avec-un-robot-de-traite-_3640-1419542_actu.Htm

    Le Bio qu’est ce que c’est ?
    Une éthique? une philosophie?,un cahier des charges ?de l’agronomie ? de l’écologie ?
    Pour moi franchement ce n’est pas la solution .Pour rendre à l’agriculture ses titres de noblesses ils faut réfléchir au niveau des territoires et crée des économies de territoires automnome(polyculture,elevage)et ne plus régionnalisé les productions (monoculture),créé une logistique production-consommationles les vrais avancé écologique se feront par cette methode et une agriculture raisonné (je n’aime pas ce terme mais je n’en ai pas trouvé d’autres)
    Ex:un transporteur charge un camion de viande dans un abattoir de Bretagne pour le livrer en Allemagne chez un grossiste ;ce même camion recharge un camion de viande à 30km de ce lieu de livraison pour le livrer dans une grande surface de Bretagne !!!!L’écologie passe avant tout par l’arrêt de ce genre d’absurdité
    Pendant toute ma carriere la productivité a été la seul solution pour préservé mes revenus face à l’érosion des prix à la production avec les subventions en plus qui elle même n’ont pas suffit .Comment peut-ont imaginé produire de la qualité dans ces conditions !!!!!!ce n’est pas en faisant pisser la vigne que l’on fait du bon vin !!!!!les bon vin ils ne sont pas gratuite .C’est la aussi tout le problème
    Le problème de l’alimentation et de l’écologie passe par un objectif politique et un budget ,pour le reste les paysans sauront le faire si ont leur en donne les moyens ,ce n’est pas un problème de savoir faire ,il suffit de donner le cahier des charges et les prix en relation des couts de productions

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