Pays-Bas : Wilders refuse l’austérité et passe par la justice pour bloquer le MES

Le député eurosceptique néerlandais Geert Wilders a intenté mardi une action en justice pour reporter la ratification parlementaire du Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit permettre à l’Union européenne d’apporter une aide d’urgence à ses États en difficulté économique.

Un tribunal de La Haye a confirmé qu’il avait reçu la plainte du dirigeant du Parti de la liberté (PVV), sans préciser quand l’audience aurait lieu.

Nouvel Obs

France 5, C dans l’air, 22 mai 2012

(Merci à Quentin)

États-Unis : Les minorités ethniques accroissent leur poids démographique

50,4 % des enfants âgés de moins d’un an aux États-Unis sont issus d’une minorité : hispanique, noir, asiatique, hawaïens… Selon les estimations du Census Bureau, ce taux était de 49,5 % un an plus tôt.

Au total, le nombre d’individus appartenant à une minorité ethnique s’élève à 114 millions de personnes soit 36,6 % de la population des États-Unis (estimation 2011). En 2010, ils ne représentaient que 36,1 % de la population. Le cap des 100 millions de personnes avait été atteint en 2007.

Les hispaniques représentent le plus important groupe minoritaire du pays avec 52 millions de personnes. C’est également le groupe dont la croissance démographique est la plus importante.

Les « Africans-Americans » (population noire) se hissent à la deuxième place avec 43,9 millions de personnes en hausse de 1,6 % par rapport à 2010.

Quant aux populations « american indian » et « Alaska native« , elles représentaient 6,3 millions de personnes en 2011 soit une hausse de 2,1 % par rapport à l’année précédente.

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Olivier Delamarche : Facebook l’attrape pigeons !

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 22 mai 2012 sur BFM Radio, met les points sur les i, dans l’émission « Intégrale Bourse. »

« Le G8 c’est toujours la même chose, « un dîner presque parfait », on se réunit, on appelle la croissance, on ne sait pas très bien comment elle pourrait venir – Et en fait il n’en sort rien comme d’habitude – La Grèce c’est fini et l’Espagne va suivre – Le meilleur moyen pour sauver l’Europe c’est de prendre ses responsabilités et de sortir la Grèce – Il n’y a que Guillaume pour croire qu’il n’y a plus de chômage aux États-Unis. »

Dès 2020, on roulera avec de l’essence aux algues

Lancé le mois dernier près de Montpellier, le projet Salinalgue, porté par GDF Suez et Air liquide, vise à produire à grande échelle une microalgue utilisée comme biocarburant automobile.

Dunaliella salina est une espèce d'algue verte halophile que l'on peut trouver plus particulièrement dans les marais salants et les zones dont la salinité est moyenne.

 A première vue, le salin de l’île Saint-Martin, près de Montpellier, ressemble à n’importe quel autre marais salant. Pourtant, c’est là qu’a été inauguré le 5 avril le projet Salinalgue mené par un consortium porté par deux industriels, la Compagnie du vent, filiale de GDF Suez et Air liquide, trois PME, l’Etat, cinq grands laboratoires et une fondation.

Objectif?

Produire à l’échelle industrielle une microalgue, la Dunaliella salina, pour l’utiliser comme additif au carburant de nos voitures.(…)

« C’est le même principe que le colza par exemple, détaille le chercheur. L’huile est séparée pour être mélangée au carburant classique à hauteur de 7% pour un litre. Le reste, sous forme de protéines, deviendra du tourteau pour l’alimentation du bétail. » Rien n’est perdu.

Et, à l’opposé des agrocarburants actuels (lire ci-dessous), la Dunaliella salina ne monopolise aucune terre arable et ne consomme que de l’eau salée, pour un rendement énergétique 10 fois plus élevé, soit 10 t d’équivalent pétrole (tep) par hectare.

(…)

Seul bémol : comme les biocarburants actuels, son rendement est inférieur au carburant classique. En clair, l’automobiliste roulera quelques kilomètres de moins pour des tarifs à la pompe identiques… le prix à payer pour la défense de l’environnement.

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Jacques Attali: de toutes les forces de la France

Malgré une situation périlleuse, la France et l’Europe peuvent encore éviter le scénario de la fin de l’euro et de l’effondrement du niveau de vie de chacun des Européens.

 

Au coeur de l’été, lorsque les cendres et les confettis électoraux seront retombés et auront été ramassés, le pays se trouvera dans une situation extrêmement périlleuse:

1. En France, les perspectives de chômage, de déficit budgétaire et de balance des paiements seront pires que n’avait voulu le faire croire la majorité sortante.

2. Les élections en Grèce auront sans doute amené un gouvernement hostile au pacte de stabilité, et la sortie de l’euro sera imminente pour ce pays.

3. Au Portugal, le soutien de l’opinion à la politique d’austérité se sera effiloché.

4. En Italie, le gouvernement de Mario Monti aura perdu l’essentiel de son élan réformateur.

5. En Allemagne, l’union sacrée autour de la rigueur aura disparu.

6. L’Espagne aura fait basculer sa dette privée sur sa dette publique, qui atteindra le niveau français et allemand, dans un contexte de chômage record.

7. Les banques européennes apparaîtront comme durablement incapables, faute de fonds propres, de financer l’économie.

8. L’Union européenne, empêtrée dans des querelles bureaucratiques et sans leadership sérieux, aura montré son impuissance.

Si ce scénario se réalise, la fin de l’euro et l’effondrement du niveau de vie de chacun des Européens seront à portée de vue. Et pourtant, ceci n’est pas inévitable.

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L’Espagne banque pour sa bulle

Minés par l’immobilier, les établissements financiers ont besoin d’une recapitalisation urgente.

Il y a désormais deux grands malades en Europe : la Grèce, dont la sortie de la zone euro n’est désormais plus exclue ; et l’Espagne, souffrante de ses banques minées par les années de bulle immobilière et bien incapables de se refinancer. Dimanche, à l’occasion du sommet de l’Otan à Chicago, le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, a dû plaider la cause de son pays face à son homologue allemande, Angela Merkel.

Quel est le degré de gravité de la crise espagnole ?

L’énorme endettement des communautés autonomes (les régions) a fait réviser à la hausse le déficit public (8,9% du PIB au lieu de 8,5%), ce qui rend l’objectif des 5,3% d’ici à fin 2012 encore plus illusoire. Deux régions, les Asturies et Valence, sont techniquement en cessation de paiement. Mais, ce qui inquiète plus que tout, c’est l’état réel des comptes des banques : ils seraient «infestés» par les effets de la spirale immobilière qui a soutenu la croissance espagnole pendant quinze ans, et dont la bulle a explosé en 2008. Fin 2011, on estime que, sur les 304 milliards d’euros de crédits bancaires, 184 sont «toxiques».

Peut-on soigner les banques ?

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La France a consommé ses poissons

Si la France comptait sur sa seule production, pêche ou élevage, pour honorer sa demande de poisson, le pays serait en rupture de stock dès aujourd’hui [21 mai 2012], souligne une étude de la New economics foundation (Nef) et Ocean2012, une alliance d’ONG.

L’an passé, le pays aurait écoulé l’ensemble de sa propre production de poisson trois semaines plus tard et vingt an auparavant le seuil aurait été franchi encore 3 mois et demi plus tard. « Les citoyens européens consomment beaucoup plus de poisson que leurs mers ne peuvent en produire et sont de plus en plus dépendants d’autres pays », précise le rapport des deux ONG sur « le jour de dépendance à l’égard du poisson ». Lire la suite

Grèce : Quelles seraient les pertes pour la France en cas de défaut ?

Les pertes pour l’État français ne sont donc pas uniquement dues aux prêts bilatéraux consentis à la Grèce qui ne seront pas remboursés ou bien aux obligations souveraines grecques détenues par l’Eurosystème ou le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), mais aussi au système TARGET 2.

Derrière l’acronyme barbare TARGET (Trans-european Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) se cache un système de paiement qui reflète les flux financiers au sein de la zone euro. Pour essayer de faire simple, le Captain’ va reprendre un exemple expliqué par le FT Alphaville (source ici).

Si la Grèce venait à sortir de la zone euro en faisant défaut sur ses dettes libellées en euros, l’économiste Éric Dor estime que les pertes totales pour l’État français s’élèveraient à 66,4 milliards d’euros, dont 22,7 milliards liées à la dette TARGET 2 de la Banque de Grèce !

Supposons donc qu’une banque commerciale grecque, par exemple Emporiki, dispose de 100 euros de réserve à la Banque Centrale de Grèce, et qu’il en est de même une banque commerciale allemande, par exemple Commerzbank (100 euros en réserve à la Banque Centrale Allemande, la Bundesbank). Ces réserves sont financées par des « repos », c’est à dire pour faire simple que la Banque Centrale prête de l’argent aux banques commerciales en demandant des actifs en collatéral (=en garantie).

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Québec: 300 arrestations et un blessé grave lors d’une manifestation

Plus de 300 personnes ont été arrêtées et 10 blessées lors d’une nouvelle manifestation étudiante dans la nuit de dimanche à lundi à Montréal, selon un nouveau bilan communiqué par les autorités.

Un homme d’une quarantaine d’années a été sérieusement blessé à la tête lors de son arrestation dans un square du centre-ville, mais ses jours ne sont pas en danger. Selon un porte-parole de la police cité par le quotidien La Presse, les policiers venaient de se faire attaquer lorsqu’ils ont chargé.(…)

La manifestation a été déclarée « illégale » par les forces de l’ordre dix minutes après le départ, l’itinéraire n’ayant pas été communiqué à la police contrairement à ce que prévoit la « loi spéciale » votée vendredi et qui a ravivé les tensions entre étudiants et autorités.(…)

Sur le parcours, des vitrines de magasins ont été cassées. Une borne d’incendie a été ouverte, reliée directement à la porte d’un commerce du centre-ville qui aurait été inondé, selon la police.

Après des arrestations de masse aux alentours de 22H00 (02H00 GMT), les manifestants se sont scindés en multiples petits groupes, créant un « chaos indescriptible » dans le centre-ville de Montréal, selon les médias locaux.

Ce mouvement de protestation estudiantin, qui dure depuis plus de trois mois, a pris une autre tournure, plus violente et plus politique depuis le vote vendredi par le gouvernement d’une « loi spéciale ».

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Histoire : John D. Rockefeller, l’homme le plus riche du monde (MàJ Vidéo)

En 1979, l’historien Alain Decaux évoque la vie de l’homme le plus riche du monde : John Davison Rockfeller.

Issu d’un milieu relativement modeste, cet entrepreneur américain constitue sa fortune en créant une raffinerie et en rachetant ses concurrents en exploitant toutes les subtilités du système capitaliste.

(Merci à French Carcan, à Blueman et à son remarquable blog)

Les étranges conseils d’UBS à ses collaborateurs

La plus grande banque suisse explique à ses salariés comment démarcher de riches clients à l’étranger sans se faire prendre.

« Si vous voyagez avec un collègue, coordonnez votre histoire avant la douane » ou encore, si vous êtes interrogé et que votre ordinateur contient des données sensibles, « tapez trois fois un code PIN erroné pour en bloquer l’accès« . Ces conseils ne sont pas prodigués à de futurs agents secrets, mais à des employés d’UBS allant prospecter des clients à l’étranger.

Le document en anglais de 9 pages, intitulé « Security Risk Governance« , distribué en interne par la principale banque suisse, date de juin 2006. Il entend « sensibiliser les employés d’UBS aux possibles menaces au cours des voyages d’affaires« . Quel genre de menaces ? Le 12 avril, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire concernant les activités en France d’UBS.

Des tracts et des affiches

Pour la justice, il existe un soupçon de « démarchage bancaire et financier par personne non habilitée et [de] blanchiment de fraude fiscale et de fonds obtenus à l’aide d’un démarchage illicite, commis en bande organisée« . En clair, des salariés suisses d’UBS auraient, pendant une décennie, passé incognito la frontière pour aller démarcher des clients en France. Ce qui est strictement interdit. Et pas n’importe quels clients. De riches contribuables approchés à Roland Garros ou sur un terrain de golf.

Lire l’intégralité de l’article dans Le Point

Menace sur le CAC 40 : les nouveaux escrocs pêchent au gros

Une vague d’arnaques déferle sur nos plus grandes entreprises et met les services secrets français sur les dents. Les aigrefins osent tout, jusqu’à contrefaire la voix des patrons pour passer des ordres de virement à l’étranger.

Claude Dray, richissime homme d'affaires assassiné à Neuilly sur Seine le 25 octobre 2011 (ici avec son épouse)

(…) Une déferlante. En quinze mois, 180 attaques (…) ont été recensées par l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), un service d’élite de la police. Areva, Scor, Quick, Nestlé, CMA CGM ont repoussé ces offensives, tout comme Michelin, qui vient tout juste de déjouer une série d’escroqueries sur ses filiales belge, suisse, italienne et allemande. « Nous avons porté plainte dans les pays concernés », nous a confirmé une porte-parole du leader mondial des pneumatiques. De grosses PME sont aussi visées, comme Valrhona, le spécialiste du chocolat, ou encore le casino de Trouville (Calvados), qui a échappé de justesse, le 13 mars, à une arnaque de 400.000 euros. Sans oublier l’Elysée, dont les services comptables ont arrêté un faux ordre de virement de 2 millions d’euros en avril 2011. Lire la suite

L’Europe centrale et orientale dans le «Nouvel Ordre Mondial»

La mondialisation dans le sens actuel a commencé avec la libéralisation du commerce mondial et avec la mise en place du néolibéralisme par les USA et la Grande-Bretagne. Celle-ci est étroitement liée au terme «nouvel ordre mondial», que le président Bush a forgé en septembre 1990 après l’effondrement du bloc de l’Est lors d’un discours devant le Congrès américain et Bush ajouta en expliquant: «Un nouvel ordre mondial dirigé par les USA». C’est le système international que nous avons jusqu’à présent.

Le renversement en 1989 avec l’aide de l’Occident

Le changement essentiel dans le nouvel ordre mondial était l’expansion de l’Occident vers l’Europe centrale et orientale, qui était jusqu’en 1989 sous la domination de l’Union soviétique, mais Gorbatchev «renonça» à ces pays le 2 décembre 1989, lors de la Conférence de Malte avec le président Bush sur ces pays, et c’est pourquoi ils font aujourd’hui également partie de l’empire américain.

L’effondrement du bloc de l’Est et le renversement en 1989 remontait à la faiblesse du système, mais aussi au «facteur occidental», avant tout à l’offensive des USA sous le gouvernement Reagan. La révolution n’aurait jamais abouti, dans la plupart des pays de l’Europe centrale et orientale, sans l’influence américaine. La Charte 77 en République tchèque et Solidarnosc en Pologne n’auraient pas pu survivre sans le soutien américain.

L’influence culturelle occidentale joua dans cette victoire un rôle décisif, ce qu’on nomme aujourd’hui le «soft power», avant tout l’influence de la culture pop, qui pénétra tout à fait légalement à travers la radio, la télévision, les films d’Hollywood et l’échange culturel et répandit «les valeurs occidentales». Cependant, ce n’était pas la culture européenne classique, mais celle du libéralisme, de l’individualisme, du matérialisme et d’Hollywood.

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JP Morgan : Il faut éradiquer la culture machiste des produits dérivés

Il est temps de prendre des mesures draconiennes à l’endroit des responsables des activités en produits dérivés et d’éradiquer une culture machiste et incontrôlable. Cette activité n’a rien à faire en banque. Paul Vocker l’avait demandé. Le Dodd Frank Act contient des dispositions qui font partie de cette Volcker Rule : mais le lobby des banques tant aux Etats Unis qu’en Europe a réussi à faire peur aux autorités de contrôle.

La règlementation européenne qui vient d’être publiée n’a pas prévu cette ségrégation indispensable. Les gouvernements européens se sont laissés convaincre qu’une Volcker Rule n’était pas nécessaire en Europe. Michel Barnier n’a pas proposé de telles mesures à la Commission Européenne. Faut-il rappeler que ce sont les banques françaises qui dominent ce marché ?

Jamie Dimon, le patron de JP Morgan, venait de se lancer dans une campagne contre Paul Volcker, accusant sa proposition de « futile » et « non conforme aux faits » lors d’un diner à Dallas qui rassemblait le gratin de la finance. Sa campagne personnelle fait de lui la cible de toutes les critiques : il a autorisé une activité spéculative pour compte propre qui tentait de valoriser les liquidités de la banque.

Cinq cas exemplaires en produits dérivés.

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Le WWF s’alarme du recul de la biodiversité

Le rapport de l’association s’inquiète particulièrement du phénomène d’accaparement de terres dans les pays pauvres…

Plantation de palmiers à huile en Indonésie

Un triste constat, encore une fois. Selon la dernière édition du rapport Planète vivante, publié ce mardi par le WWF, la biodiversité a reculé de 28% en moyenne depuis 1970. Publié tous les deux ans, ce rapport recense les espèces animales et végétales du monde en utilisant l’Indice planète vivante (IPV) qui suit plus de 9.000 populations de plus de 2.600 espèces. « L’IPV global indique un déclin de 30% depuis 1970, les écosystèmes tropicaux étant les plus touchés avec une baisse de 60% en moins de quarante ans », explique l’association.La santé de la planète dans le rouge

« L’IPV est un indicateur de la santé de notre planète et il est au rouge », alerte le WWF. Aujourd’hui, deux planètes Terre ne suffiraient même pas à répondre aux besoins de l’activité humaine si rien n’est fait d’ici à 2030, précise l’organisation de défense de l’environnement.

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Solaire : La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine s’intensifie

Le montant des taxes anti-dumping imposées par Washington aux importations de panneaux chinois est plus élevé qu’attendu. Les fabricants et l’État chinois protestent contre ces mesures qu’ils jugent « protectionnistes » et menacent de mesures de rétorsion.

Les taxes antidumping annoncées jeudi par le département américain au commerce à l’encontre des panneaux solaires importés de Chine sont nettement plus élevées qu’attendu : de 31 % pour les produits de Trina Solar à 250 % pour les nouveaux fabricants qui s’attaqueraient au marché américain en passant par 31,22 % pour le leader mondial Suntech.

Cette décision résulte d’une enquête ouverte par le département au commerce à l’automne dernier à la suite d’une plainte déposée par la filiale américaine de l’allemand Solar World, bientôt suivie par six autres fabricants américains. En cause : les conditions accordées aux fabricants chinois par leur gouvernement, qui leur permettent de casser les prix sur le marché international, et en premier lieu aux États-Unis.

Depuis, le sujet n’a fait que s’amplifier à mesure que s’allongeait la liste des victimes de la crise sans précédent que traverse la filière. Marquée par une surcapacité de production, un effondrement des prix et une baisse de la demande, elle débouche sur une sévère érosion des marges et un creusement des pertes qui peut entraîner la faillite des plus fragiles. Aux États-Unis, où l’hécatombe a débuté avec la chute retentissante de Solyndra, les victimes ont nom Evergreen, Spectrawatt ou ECD ; en Allemagne, Solon, Solar Milennium ou encore le géant Q-cells…

La Chine pointée du doigt dans les faillites occidentales
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