Importantes manifestations à Tel-Aviv pour demander la « justice sociale »

Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue samedi pour demander notamment au Premier ministre Benjamin Netanyahou une hausse des salaires. Depuis 3 semaines, Israël connaît les plus importantes manifestations de son histoire.

Près de 250.000 Israéliens manifestaient samedi soir à Tel-Aviv et ailleurs en Israël, pour réclamer la « justice sociale », selon un bilan fourni par la police.

Ces manifestations, les plus importantes dans l’histoire d’Israël sur des sujets sociaux, sont considérées comme un test pour la suite de la contestation qui, commencée il y a trois semaines, continue à prendre de l’ampleur. Lire la suite

La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Tribune Libre de notre lecteur (mal sur-nommé) Abrutix que nous remercions chaleureusement. Nous profitons de l’occasion pour rappeler que les colonnes de Fortune sont ouvertes à tous ceux de nos lecteurs qui souhaitent faire partager leurs connaissances sur des thèmes en rapport avec l’économie ou l’environnement.

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


« Les pêcheurs » – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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Obligations européennes ou Euro-obligations

Voilà un sujet qui permet de faire du papier et de faire débattre les hommes et les femmes politiques. Pour les uns, être solidaire, c’est faire les choses ensemble. Pour les autres, être solidaire, c’est faire payer les riches. En Europe un débat qui oppose les « tenants de la Croissance » (les Français) au défenseur de la rigueur (les Allemands).

Merkel : « Moi, je ne crois pas à ce type de solution unique et je ne crois pas que d’un seul coup de baguette magique on va résoudre tous les problèmes.

Ce sont ces moments forts de la pensée économique européenne qui en font toute la valeur et toute la richesse ! Le sujet ce sont les Euro-bonds. Les e-bonds comme disent les gens de la Commission. Les Obligations européennes comme disent les français qui luttent contre l’impérialisme de la langue anglaise. Quoique, dans ce dernier cas, on mette en lumière une ambigüité dont il faut se débarrasser : dans certains ouvrages savants, euro-bonds, ou « Europe obligations » sont, par extension du mot « eurodollar » des obligations souscrites en euro par des banques qui ne sont pas dans la zone euro. Cette définition date singulièrement. Il faut se contenter d’une formule un peu large : les Euro-obligations sont des obligations souveraines émises par un organisme coopératif européen ou par une collectivité de pays européens, membres de la zone euro que l’obligation soit stipulée en Euro ou non.

Donc, les euro-obligations, sur le plan conceptuel ce serait simple ?

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Le rêve américain en faillite

« ouvrez les Yeux, ouvrez les yeux, vous savez, je veux dire…Toute cette aide que nous donnons partout dans le monde…C’est ici que nous avons besoin d’aide. »

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De nombreux « habitants » de « Tent-city » avaient l’habitude de se blâmer eux même pour leur infortune, mais avec 3.5 millions d’américains faisant chaque année l’expérience de la rue  ainsi que 700 000 personnes chaque nuit, leur message pour les politiciens a changé.

« Les politiciens et le gouvernement n’ont pas protégé le peuple américain, ils ont autorisé les délocalisations sauvages pour des sociétés bénéficiaires. Des entreprises qui gagnent de l’argent comme jamais auparavant. Le travailleur et citoyen américain moyen souffre et fait les frais du programme des politiciens. »

Musique : « Le veau d’or est toujours debout »

Faust: Act I, Scene XIII Aria de Méphistophélès de Gounod. Enregistré en décembre 1958 à l’Église Saint-Roch, Paris. Interprété par Boris Christoff.

Paroles de la chanson:

Le veau d’or est toujours debout!
On encense
Sa puissance,
D’un bout du monde à l’autre bout!
Pour fêter l’infâme idole
Roi et peuples confondus,
Au bruit sombre des écus,
Dansent une ronde folle
Autour de son piédestal!…
Et Satan conduit le bal!

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Les Européens se préparent à boucler les frontières avec la Grèce

Crise grecque : l’UE prépare la fermeture des frontières”, titre le Standard. Le quotidien de Vienne a appris ce mardi d’une source au Conseil européen que plusieurs pays prépareraient la réintroduction des contrôles aux frontières dans le cas d’une situation d’urgence en Grèce, sans en préciser les détails.

Ces préparatifs sont justifiés par la crainte d’une fuite illégale de capitaux à l’étranger et d’une criminalité grandissante.

Surtout, les Etats européens s’inquiètent des flux migratoires illégaux, le pays étant un point de passage pour les clandestins en provenance de Turquie et de Méditerranée orientale. On estime le nombre d’immigrés illégaux vivant actuellement en Grèce à un million. Rappelant le cadre juridique des accords de Schengen, le Standard précise:

Contrairement à la très débattue sortie de la zone euro [...],la fermeture des frontières avec la Grèce par ses partenaires ne poserait pas de problèmes.

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La bataille du livret A

Le doublement du plafond du placement préféré des Français est sur les rails, au grand dam des banquiers. À tort ou à raison ?

François Hollande tiendra sa promesse de campagne de doubler le plafond du livret A de 15 300 euros à 30 600 euros. Cécile Duflot l’a réaffirmé jeudi. La ministre du Logement compte sur cette mesure très populaire pour récolter des fonds supplémentaires afin de construire 150 000 logements sociaux par an, contre 120 000 en 2011 (selon les chiffres du précédent gouvernement) et combattre ainsi la pénurie de logements sociaux sans pour autant creuser le déficit public.

Une mesure favorable… aux riches

Habilement, les banques avancent un autre argument : ce sont les ménages les plus aisés qui vont profiter de la promesse de campagne du candidat socialiste. Seuls 9 % des livrets A dépassaient le plafond de 15 300 euros en décembre 2010, selon le dernier rapport sur l’épargne réglementée de la Banque de France publié en juin 2011. À eux seuls, ils représentent près de 40 % des sommes sur livret A… L’encours moyen n’est que de… 1 500 euros. Ce sont donc uniquement ceux qui dépassent déjà le plafond qui pourront accroître leurs épargne défiscalisée.

Reste la question essentielle. L’élargissement du livret A va-t-il vraiment aider à augmenter le nombre de logements sociaux construits chaque année ? « C’est un pur objet de communication« , lâche un grand banquier parisien. D’abord parce que la Caisse des dépôts dégage déjà « un excédent structurel non employé« . Fin 2011, le total des fonds centralisés du livret A, celui du livret de développement durable (LDD) et celui du livret d’épargne populaire (LEP) s’élevaient effectivement à 222,5 milliards d’euros, pour seulement 133,1 milliards d’encours de prêts, selon les chiffres de la Caisse des dépôts.

L’enjeu de l’orientation de l’épargne

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Mais pourquoi cet aveuglement sur l’offensive des Anglo-saxons (aidés d’idiots utiles) pour en finir avec l’euro ?

Plusieurs médias anglo-saxons ont, ces dernières semaines, alimenté le catastrophisme entourant la zone euro. Selon eux, une sortie de la Grèce coûterait un trillion de dollars, l’Espagne serait la prochaine sur la sellette, l’Allemagne devrait payer pour tous les autres… Autant de spéculations infondées qui obligent à se demander si leur but n’est pas justement de créer la panique.

Aux côtés du Financial Times et de l’inénarrable journaliste britannique Martin Wolf qui prend quasi la tête de la croisade de la finance, « l’industrie britannique », comme disent Osborne et Cameron, contre l’Europe des nations et l’Allemagne, il y a le groupe Wall Street Journal. Ces rusés ont compris que la Grèce, c’était fini et que rien ne ferait fléchir les Allemands venant de Grèce. Le cas grec est déjà entendu.L’offensive de nos « klepto » et de leurs alliés socialistes se focalise donc sur l’Espagne. On ne dira jamais assez l’erreur funeste, princeps de Hollande, de choisir le camp des pestiférés. L’histoire, espérons-le, sera sévère à son égard, tout comme à l’égard  de Sarkozy qui a choisi les honneurs féodaux de Marrakech au lieu d’assumer son rôle, celui de coordonnateur discret et dans l’ombre de la stratégie de défense des intérêts français par la Droite. Lui seul connait les dossiers, les tenants et aboutissants : son retrait de gamin est une faute.

Déjà, la semaine dernière, nos deux compères, Rajoy et Hollande se sont rapprochés contre l’Allemagne, avec le soutien vicieux et discret de l’Italien fédéraliste Monti.

Une certaine élite kleptomane et les Anglo-saxons ont deux fers au feu.

  • La social-démocratie qui demande que l’Allemagne paie et fasse ainsi le plein des créances des banques et de leur positions spéculatives risk-on. Le tout sous l’alibi de la croissance.
  • Les médias qui, idiots utiles, propagent le catastrophisme et terrorisent les citoyens pour leur faire avaler n’importe quoi.

Après le scandaleux Bloomberg de Dallara, qui évalue le coût de la sortie de la Grèce à plus de 1 trillion, voici la filiale du Wall Street Journal qui fait sa « Une », tenez-vous bien, sur la sortie de l’Espagne. Ils ont le culot de développer en six points un argumentaire qui démontre que l’Espagne est en tête des candidats à l’exit de l’euro.

C’est une incitation à la panique, au run sur les banques espagnoles, à la chute de l’euro.

Il fut un temps, que nous n’appréciions guère, où l’atteinte au crédit des États était punie, nous serions presque pour que ces temps reviennent. Nous sommes en guerre, les peuples contre la finance et la finance contre les peuples.

Où sont les prétendus chefs ? Pas besoin d’être souverainiste pour s’indigner, lutter, relever le défi du combat.

A la date de vendredi dernier, l’audace des financiers et des Anglo-saxons était à son comble. Les chiffres font ressortir que la position vendeur à découvert, la position short de ceux qui veulent la baisse de l’euro, était à un record historique de 195.400, venant de 173.900 la semaine précédente.

Lire l’article en entier sur Atlantico

L’immigration, l’autre fardeau de la Grèce

Piégée entre une Turquie laxiste et le renforcement des frontières en Europe, la Grèce est devenue un véritable Etat-tampon pour les immigrés du monde entier qu’Athènes doit assumer seule, et en pleine récession.

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(…)Chaque jour, plus de 300 immigrés débarquent illégalement en Grèce par la Turquie. Ce qui représenterait entre 80% et 90% de l’immigration clandestine de l’Union européenne. Longtemps, la Grèce a pourtant été un pays d’émigration. «Dans les années 1980, il n’y avait pas d’hommes de couleur en Grèce», se souvient Diamando, enseignante et militante du collectif Stop Evros Wall («Arrêtons le mur de l’Evros»). En 1991, on recense 197.000 étrangers en Grèce, en majorité des Albanais. Dix ans plus tard, en 2001, le nombre d’immigrés franchit la barre du million.

Aujourd’hui, pour un pays de 11 millions d’habitants, il y aurait 2 millions d’étrangers en Grèce, dont la moitié des clandestins.

En l’espace de cinq ans, les chemins de l’immigration en Europe se sont déportés de la Méditerranée, via l’Italie et l’Espagne, vers la Grèce et le fleuve Evros. Entre 2009 et 2010, selon Frontex, l’Agence européenne aux frontières, les routes de la Méditerranée centrale (Italie et est de l’Espagne) et de la Méditerranée occidentale (sud de l’Espagne), ont connu respectivement une baisse de trafic de 60% et 31%. Pendant ce temps,

le chemin gréco-turc a enregistré une hausse de 345%. Ainsi, en 2010, près de 50.000 immigrés ont franchi cette frontière.

Face à cet énorme problème de flux humains, la Grèce paraît bien désunie. Aux portes de l’Union européenne,

la Turquie, le rival de toujours, semble s’amuser en silence, et encaisse les bénéfices. En quelques années, Istanbul est devenu la plaque tournante d’un trafic d’êtres humains en Europe.

Des cars de migrants, originaires d’Afghanistan, du Bengladesh ou du Pakistan, croisent dans la capitale turque des avions low-cost en provenance du Maghreb ou d’Afrique noire. Du pays d’origine jusqu’à Athènes, les passeurs, souvent turcs, demandent jusqu’à 10.000 euros, selon les cas, pour un voyage périlleux, parfois mortel.

(…)Pour endiguer ce flux migratoire hors norme dans un pays en crise, l’Union européenne a dépêché dans la région du fleuve Evros, fin 2010, sa police aux frontières, Frontex.

«Frontex est utile comme l’aspirine au cancer», lance avec cynisme une avocate de la région. «Avant, c’était la police grecque qui informait l’Union européenne de la situation. Aujourd’hui, c’est Frontex. Ils n’agissent pas», déplore Evanghelis Maraslis, maire-adjoint de Nea Vyssa. «Frontex n’a même plus d’argent pour le fuel de son hélicoptère thermique», sourit un soldat grec.

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Les femmes moins désespérées face à la crise que les hommes

Les femmes se suicident moins que les hommes. C’est encore plus vrai avec la crise. Les hommes sont plus fragiles. Acculés, ils craquent et mettent fin à leurs jours. On se suicide plus dans les pays du Nord qu’au Sud. Mais la crise pourrait changer la donne.

Les femmes se suicident quatre fois moins que les hommes, selon une récente étude d’Eurostat. Dés le début de la crise, en 2008 et 2009, le suicide des hommes a augmenté de 5% par rapport à 2007. Pour les femmes, il n’a pas bougé d’une virgule. Pendant cette période seulement 4,4 femmes sur 100 000 personnes se sont suicidées chaque année contre 16,5 hommes.

Pendant cette période, certains pays ont vu leur taux de suicide monter en flèche, mais seulement chez les hommes. Au Danemark, par exemple, le suicide chez les hommes a augmenté de 14% alors que dans le même temps, celui des femmes baissait de 22%.

Inégalités des hommes et des femmes face au suicide

Mais Michel Debout, interrogé par Myeurop, souligne un étonnant paradoxe. Si les femmes se suicident moins que les hommes, elles tentent davantage de mettre fin à leur jours. Selon ce psychiatre et enseignant en médecine légale, ce constat est le même depuis plusieurs décennies. Les raisons?

« Les femmes utilisent en général un mode suicidaire par médicaments, qui est moins mortel. D’autre part, lorsque les femmes sont déprimées, elles ont plus facilement recours à des soins que les hommes« .

La crise économique n’épargne ni les hommes, ni les femmes. Mais, souligne Michel Debout, les hommes ne laissent rien paraître mais « lorsqu’ils craquent, c’est de façon bien plus violente« .

Lire l’intégralité de l’article sur myeurop.info

Emploi: Renault va implanter une usine en Algérie

Renault, qui négocie depuis plus de deux ans l’implantation d’une usine en Algérie, a signé avec les autorités de ce pays un protocole d’accord, mais les discussions continuent en vue d’un texte définitif, a indiqué vendredi le constructeur automobile.

« Un protocole d’accord a été signé, qui démarre un (nouveau) processus de discussions« , a déclaré une porte-parole de Renault.

La signature du document est intervenue le 25 mai mais, a-t-elle souligné, « il n’y a à ce stade rien de décidé » en termes de calendrier pour la future implantation, ou en ce qui concerne les modèles qui y seraient fabriqués.

Dans un premier temps, une autre porte-parole du constructeur, sollicitée pour confirmer des informations du Figaro évoquant « un accord préalable », avait fait état de la signature d’un « accord-cadre » entre Renault et Alger.

Interrogé sur la clientèle visée, le constructeur a expliqué que les voitures de l’usine seraient destinées au marché local. Mais il se refuse à donner plus d’informations, compte tenu des discussions en cours.

Dans la région, Renault a déjà une unité, à Tanger (Maroc), dont l’essentiel de la production est destiné à l’exportation.

Les discussions traînent en longueur car les deux parties s’affrontent sur le lieu d’implantation: le gouvernement algérien privilégie le site de Jijel, une ville portuaire située à 350 kilomètres à l’est d’Alger, pour des raisons d’aménagement du territoire, alors que Renault préférerait la banlieue d’Alger où il est plus facile de trouver de la main-d’oeuvre qualifiée.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Point

L’Espagne et l’Islande dans la crise

Au sommaire : 1 – L’Espagne au bord de la crise de nerfs. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière en 2008, douze millions d’Espagnols vivent avec moins de 627 euros par mois, un sur quatre est sous le seuil de pauvreté.

Des milliers de personnes crient leur indignation contre la prochaine réforme du Code du travail qui facilite les licenciements pour motif économique.

2-Islande : Taak, la crise. Victimes de la crise des subprimes de 2008, les Islandais travaillent pour se réinventer un avenir.

Philippe Gattet : » Les pays émergents à l’assaut des énergies renouvelables »

Les pays émergents sont partis à l’assaut du marché des énergies renouvelables. Des énergies vertes désormais incontournables pour les pays qui souhaitent davantage peser sur la scène internationale. C’est en tout cas la stratégie de la Chine, de l’Inde et du Brésil avec pour chacun d’entre eux une voie tout à fait singulière.

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USA : la dette des étudiants en hausse

L’encours des prêts étudiants ne cesse d’augmenter aux Etats-Unis, suivant une trajectoire inverse à celle de l’endettement des ménages, selon une étude de la banque centrale américaine (Fed) publiée jeudi. Au 31 mars, le total des sommes empruntées pour financer des études et restants dues s’élevait à 904 milliards de dollars, soit 30 milliards de plus que trois mois plus tôt, indique le rapport trimestriel de l’antenne new-yorkaise de la Fed sur la dette des ménages aux Etats-Unis.

La Réserve fédérale précise que depuis le pic de l’endettement des ménages au troisième trimestre 2008, l’encours des prêts étudiants a augmenté de 293 milliards, alors que toutes les autres formes de dette contractée par les Américains chutaient dans le même temps de 1.530 milliards de dollars au total. En dépit de la poussée des prêts étudiants, le désendettement des ménages s’est poursuivi au premier trimestre puisque le total de leurs dettes a reculé de 0,9% par rapport à la fin 2011, pour s’établir à 11.440 milliards de dollars indique la Fed. Lire la suite

Vers un hold-up des multinationales sur les semences paysannes ?

Des milliers de variétés de semences pourraient être privatisées. Cela se passe en Inde, où les multinationales Monsanto, Syngenta, ou la française Limagrain, tentent de s’accaparer ce bien commun. De quoi mettre en péril la souveraineté alimentaire de l’Inde, dont les variétés végétales ancestrales seraient brevetées et privatisées par les multinationales de biotechnologies. L’écologiste indienne Vandana Shiva sonne la contre-attaque.

40 000 variétés de semences en Inde pourraient tomber entre les mains des multinationales. C’est ce que révèle un article de l’édition indienne du Wall Street Journal du 18 mai. Dans un entretien, Swapan K. Datta, chercheur en génie génétique et directeur général adjoint du Conseil indien de recherche agricole (Icar) propose d’« offrir » aux multinationales l’immense banque de gènes nationale. La contrepartie ? « Bénéficier de l’expertise des multinationales en vue de développer des semences à rendements plus élevés pour les agriculteurs indiens ». Ces semences « améliorées » sont celles présentées par les firmes de biotechnologies comme résistantes à la sécheresse et aux aléas climatiques [1].

Dix firmes contrôlent les deux tiers du marché mondial de la semence, et 65 % des brevets et produits issus des biotechnologies agricoles dans le monde, selon le rapport 2009 du think-tank canadien ETC Group.

M. Datta évoque aussi « le partage des profits » et « la conquête d’un marché des semences », évalué à 200 milliards de dollars. « Vendre notre banque de gènes, c’est mettre en péril notre souveraineté alimentaire », s’insurge la militante écologiste indienne Vandana Shiva. « Il est complètement ridicule de considérer les institutions publiques indiennes comme étant en mesure de conquérir le marché mondial des semences, alors même que le marché des semences indien est confisqué par d’autres ».

Monsanto, Syngenta, Limagrain… à l’assaut de la biodiversité
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Et si la dette espagnole était illégitime?

Les marchés mettent l’Espagne à genoux. Des citoyens, inspirés par une initiative grecque, demandent un audit des créances publiques et, le cas échéant, leur annulation.

Dans le ménage de l’Etat, l’intérêt de la dette a remplacé les services publics. Plus les marchés financiers renâclent à acheter les titres de la dette espagnole, plus le coût du remboursement de ses intérêts augmente. A la suite de l’annonce de l’injection de 23,5 milliards d’euros pour sauver sa quatrième banque – Bankia – de la faillite, les taux à dix ans de l’obligation espagnole de référence ont dépassé les 6,45% le 29 mai. Ce qui devrait encore accroître le coût du remboursement annuel des intérêts de la dette, déjà chiffré à 28,8 milliards d’euros lors de la présentation du budget 2012 début avril. Dans le même budget, on apprenait une coupe de 27,3 milliards d’euros dans les services publics.

La dette espagnole mérite-t-elle une telle phobie? La part publique de la dette ne représentait «que» 68% du PIB en 2011, alors que celle de la France dépasse les 85%. Avec le sauvetage de Bankia, elle pourrait augmenter jusqu’à 79,8% du PIB, prévoit le gouvernement. Un chiffre encore inférieur à celui de l’Allemagne, qui cumule 2080 milliards d’euros de dette publique, soit 81,2% de son PIB.

Privatisation des bénéfices, mutualisation des pertes

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