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Présentation de la psychologie des traders

Voici une petite présentation vidéo de la finance comportementale et neuro-économie.

http://www.dailymotion.com/videox3apiv

(Merci à Méro)

Retraites : un hold-up d’Etat

Le gouvernement s’apprête à réaliser un casse sur les retraites des 20 millions de salariés du privé dans la plus grande discrétion, révèle l’association Sauvegarde Retraites. Il profite du changement de statut de La Poste pour remplir les caisses de l’Ircantec, régime de retraite bénéficiant aux élus et fonctionnaires non titulaires. Et ce sont les cotisants de l’Arrco et de l’Agirc, c’est-à-dire les salariés et cadres du privé, qui sont détroussés. Le tour de passe-passe au profit du public orchestré par Christian Estrosi, ministre de l’Industrie, est une première.

Quelles en sont les (grosses) ficelles ? Pour comprendre, il faut savoir que les employés de La Poste embauchés avant 1990 ont un statut de fonctionnaire et la retraite qui va avec. Depuis 1990, les pensions des postiers relèvent de l’Ircantec et, à partir de cette année, les nouveaux embauchés tomberont dans le régime commun (Sécurité sociale plus Arrco-Agirc). À l’occasion de ce changement, le Sénat a fait passer un amendement accepté par Christian Estrosi qui prévoit que l’Ircantec recevra une soulte du régime Arrco-Agirc. On parle de 5 à 6 milliards d’euros, rien à voir donc avec un pourboire ! L’argument avancé pour justifier la soulte est spécieux, estime Sauvegarde Retraites.
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Peut-on craindre une explosion sociale en France ? (redif.)

C’est la principale question que pose un article du journal Le Progrès, dont nous ne partageons pas l’optimisme sur divers points (l’immobilier qui irait mieux, les banques qui auraient retrouvé une stabilité durable, la pérennité des impulsions données à certains secteurs par l’injection massive d’argent public, la crédibilité des chiffres de l’INSEE en matière de chômage…).

Nous le reproduisons néanmoins intégralement ci-après, dans la mesure où, en dépit du fait qu’il présente un tour d’horizon « officiel » de la situation, il s’interroge, malgré tout, sur un point essentiel.

Il y a un an, la faillite de la banque américaine Lehman plongeait le monde dans la crise. Sur le marché de l’emploi, cette récession reste brutale.

1. La reprise reste fragile

Sortie de crise, reprise, bonnes surprises… Gouvernants et économistes n’ont que ces mots d’espoir à la bouche depuis la rentrée. Tout irait mieux un an après le déclenchement de la récession ? Le spectre de la grande récession de 1929 serait donc éloigné.

En France, les 180.000 salariés au chômage partiel, les 124.000 personnes qui doivent leur emploi à un contrat aidé, les 122.500 salariés touchés par les plans sociaux depuis octobre 2008, les 400.000 étudiants en stages non rémunérés (ou si peu) n’ont sans doute pas la même vision optimiste. Poursuivre la lecture de Peut-on craindre une explosion sociale en France ? (redif.)

Enron, miroir de notre avenir ?

Par Michel Drac

Petit rappel de l’expérience californienne

En 2001, la grande presse titra sur « l’échec colossal » de la libéralisation du marché de l’énergie, dénoncée par le gouverneur de Californie, Gray Davis. C’était avant que, pour conserver le contrôle du Golden State, l’oligarchie étatsunienne sponsorise un ancien acteur musclé, Arnold Schwarzenegger, et en fasse le remplaçant de Gray Davis – sur qui George Bush, l’ami intime d’un certain Ken Lay, président du groupe Enron, fit retomber le blâme du désastre énergétique californien.

Gray Davis n’avait pas tort en parlant d’échec colossal. La Californie, cœur du capitalisme nord-américain depuis les années 80, en était à prendre des mesures de rationnement sur l’électricité – comme un quelconque pays du Tiers-Monde. Victime de coupures d’électricité à répétition, le Golden State voyait son économie perturbée, sa population exaspérée par la hausse vertigineuse des factures énergétiques. Comment en était-on arrivé là ?

Tout commence en 1996, quand Sacramento décide d’ouvrir partiellement le marché de l’énergie à la concurrence. La concentration verticale des producteurs et des distributeurs vole en éclat. Un nouveau marché de l’énergie apparaît, marché sur lequel les distributeurs vont s’approvisionner chez les producteurs. L’objectif est de faire baisser les prix en créant de la concurrence entre distributeurs et entre producteurs.

Le problème, c’est que ce marché est complètement biaisé. Pour commencer, les prix au détail sont restés en partie encadrés, ce qui fait que, au fur et à mesure que les prix à la production flambent (faute d’investissements dans les capacités de production), les marges des distributeurs se restreignent – jusqu’au point où la plus grande société de distribution, Pacific Gas & Electric, en est réduite à déposer son bilan. Pourquoi cette absence d’investissement dans les capacités productives ? En partie parce que, dans le courant des années 90, un secteur public anémique a trop peu construit de centrales. Mais aussi, et surtout, parce qu’avec la perspective de la libéralisation, les producteurs ont été rachetés par des acteurs qui se positionnent dans une pure perspective de profit, et donc veulent avant tout dégager de la marge (par l’augmentation des prix à la production). Parmi ces acteurs décidés à rentabiliser un capital qu’ils n’investissent pas, et persuadés que l’absence d’investissement va justement leur permettre de dégager du profit : Enron, la société de Ken Lay.

Le cas Enron est particulièrement emblématique des dérives du capitalisme hyper financiarisé, pour lequel seul compte la valeur comptable, sans considération pour la réalité de la production de richesse réelle. Le directeur financier, Jef Skilling, a une théorie intéressante : puisque la rentabilité du capital est maximale dans les activités d’intermédiation (banque, arbitrage), une entreprise industrielle comme Enron doit se transformer en entreprise financière. Et voici comment une société conçue, au départ, pour poser des pipelines et construire des centrales énergétiques (ce qu’Enron n’a jamais vraiment su faire) se transforme en « courtier en énergie ». Au fond, c’est la capitulation du capitalisme industriel devant le capitalisme bancaire : le choix du tout financier comme ultime moyen de rentabiliser optiquement un capital sur-accumulé, que l’économie réelle n’est plus capable de rémunérer.

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Les USA dans le trou noir économique : un voyage sans retour

« Trou noir économique : 20 raisons qui expliquent pourquoi l’économie américaine est mourante et ne connaîtra pas de reprise »

Même si le système financier américain a connu un effondrement presque total à la fin de l’année 2008, le fait est que la plupart des Américains n’ont aucune idée de ce qui est réellement en train d’arriver à leur économie nationale.

La plupart des gens pensent que la petite récession que nous venons de vivre est quasiment terminée, et que nous nous apprêtons à connaître une autre période de croissance et de prospérité économique.

Mais cette fois-ci, cela n’arrivera pas. La réalité, c’est que nous sommes aspirés dans un trou noir économique dont les USA ne se sortiront jamais tout à fait.

Le problème, c’est la dette. Ensemble, le gouvernement, les gouverneurs des États, les entreprises et les consommateurs ont accumulé la plus grande montagne de dette de l’histoire du monde. Cette dette monstrueuse a servi à alimenter nos impressionnantes croissance et prospérité des deux dernières décennies, mais maintenant, le moment de faire les comptes est arrivé.

Et cela va être douloureux.

Voici 20 raisons qui expliquent pourquoi l’économie des USA est mourante et ne pourra pas se remettre… Poursuivre la lecture de Les USA dans le trou noir économique : un voyage sans retour

Les 12 impasses de la construction européenne

Extraits d’une conférence donnée par François Asselineau.

http://www.dailymotion.com/videoxbnazl

Qui s’engraisse sur le dos de la Grèce ? Les banques !

La crise grecque aura un coût élevé pour les citoyens de ce pays. Mais c’est une bonne affaire pour certains pays et certaines institutions financières.

Les avocats le disent toujours : il ne faut jamais avouer, même si l’on est pris en flagrant délit. Quelle mauvaise inspiration a pu pousser le nouveau gouvernement grec à avouer publiquement que ses prédécesseurs truquaient allègrement les statistiques publiques ? Sans doute eût-il mieux valu inciter les hauts fonctionnaires qui avaient réussi les tours de passe-passe précédents, à revenir discrètement et progressivement à des pratiques plus rigoureuses et compatibles avec les normes européennes. Après tout, la façon dont le pays avait réussi à se qualifier pour l’entrée dans la zone euro en disait long sur l’habileté de ses comptables nationaux. Personne n’était vraiment dupe…

Mais le mal est fait. Maintenant, il faut en assumer les conséquences. Les agences de notation et les opérateurs de marché se sont emparés du dossier. Le marché de la dette publique grecque est sous pression, on mesure les risques de faillite de l’État, on regarde quelles pourraient être éventuellement les victimes suivantes, et les économistes spécialisés en scénarios catastrophes, un peu retournés dans l’ombre au cours des derniers mois, retrouvent avec bonheur leur place sous les projecteurs. Poursuivre la lecture de Qui s’engraisse sur le dos de la Grèce ? Les banques !

Les fonctionnaires, privilégiés ou victimes de la crise ?

Le projet de décret qui prévoit la possibilité de licencier des agents de la fonction pulique déchaîne les passions. Beaucoup d’internautes de L’Expansion.com estiment que ce sont des fainéants. Mais les fonctionnaires ne se laissent pas faire. Revue de commentaires.

« Licencier un fonctionnaire, c’est désormais possible », annonçait hier [mardi 2 février 2010] l’Expansion.com. En effet, un projet de décret sur la « réorientation professionnelle des fonctionnaires de l’Etat » prévoit qu’un fonctionnaire pourra être mis en disponibilité, c’est-à-dire sans travail ni salaire, ou en retraite d’office après trois refus de postes.

La nouvelle a visiblement déchaîné les passions – 70 commentaires sur ce seul article depuis hier.

Dès le début, certains internautes recadrent le débat et rappellent que le licenciement des fonctionnaires n’est pas inédit. « Rien de nouveau : les fonctionnaires territoriaux sont dans cette situation depuis 1983″, indique Etiennefroese. Mais la discussion tourne rapidement à la rixe verbale.
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Bio : les hypermarchés se payent sur la bête

Bien trop cher, le bio en grandes surfaces !

Une enquête UFC-Que Choisir révèle que les produits biologiques vendus par les enseignes sous leur propre marque (marque de distributeur ou MDD) coûtent en moyenne 57% de plus que les MDD conventionnelles.

L’OPA des hypermarchés sur le bio

L’association fustige, exemples à l’appui, les marges «indécentes» réalisées par la grande distribution alimentaire sur ces aliments «verts». S’il est indéniable que produire bio revient plus cher, une autre partie de l’écart ne serait pas justifié. Les hypermarchés feraient donc leur beurre avec le bio. A vrai dire, ce n’est pas une surprise.

L’intérêt de la grande distribution pour l’alimentation issue de l’agriculture biologique commence au milieu des années 1990. A l’époque, on voit surgir les premières gammes bio vendues sous marque de distributeur. Celle de Carrefour date de 1997. Depuis, ce marché a connu une croissance phénoménale, de 10 à 25% par an pour approcher les 3 milliards d’euros actuellement. Et au profit de qui ?

D’après l’Agence Bio, la grande distribution s’octroierait désormais 42% des ventes, loin devant les magasins spécialisés (27%), comme Biocoop, Naturalia ou la Vie Claire. Avec leur force de frappe commerciale, les hypermarchés ont certes contribué à rendre les produits bio plus populaires. Mais ils ont aussi réussi à s’emparer d’un business florissant. Poursuivre la lecture de Bio : les hypermarchés se payent sur la bête

Quand Google donne une leçon de chinois

Par Marc Fiorentino

Je sais que j’ai un problème. Quand je parle de la Chine, je n’arrive pas à garder la distance et la lucidité nécessaires pour faire une analyse objective. Car la Chine m’énerve. Ne cherchez pas de traumatisme dans ma petite enfance avec un empoisonnement dans un restaurant chinois de quartier ou une opération financière sur la Chine qui m’aurait ruiné. Non.

Au contraire. J’ai, à chacun de mes voyages en Chine, été fasciné par la volonté farouche, la soif de réussite et la capacité de travail des habitants de ce pays. Mais la politique du gouvernement chinois me crispe et, ce qui m’exaspère le plus, c’est la façon dont tous les gouvernements se couchent devant la Chine dans un esprit munichois. Pour signer un contrat, on est prêt à oublier le non-respect par la Chine de toutes les règles internationales, tant en matière de droits de l’homme que de pratiques commerciales.
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De la servitude moderne

Un film documentaire de Jean-François Brient sur le système totalitaire marchand dans lequel nous vivons soumis. Il démonte les rouages des démocraties libérales qui forment le modèle dominant du monde occidental et comment celles-ci n’ont rien à envier aux systèmes totalitaires qu’elles semblent critiquer.

http://www.dailymotion.com/videoxa2c34
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USA : finances publiques dans l’abîme

Les projections de la Maison Blanche pour les 75 ans à venir sont très sombres : les finances publiques sombreront dans l’abîme si rien n’est fait pour réformer le système de sécurité sociale.

En 2085, les finances américaines auront sombré dans l’abîme. Détaillées dans son projet de budget 2011 présenté au Congrès en début de semaine, les projections de la Maison Blanche pour les années à venir sont très sombres. Pour éviter l’apocalypse financière, une seule chose à faire : réformer les trois programmes de sécurité sociale américains.

Dans 75 ans, le déficit représentera l’équivalent de 62,3% du produit intérieur brut, contre 10,6% en 2009. Pour combler ce trou sans fin, l’État sera obligé d’emprunter chaque année un montant équivalent à plus de la moitié de la richesse produite par le pays.

La dette explosera mécaniquement. A 64% du PIB aujourd’hui, elle atteindra 99% en 2030, 218% en 2050 et 830% du PIB en 2085.

Pour la présidence américaine, ces estimations sur le long terme s’expliquent avant tout par les dépenses de santé publique. Elles représenteront, en 2085, « la plus grande partie du budget de l’Etat« , soit 80% de ses dépenses, hors intérêts de la dette.

« Cela réduirait gravement la flexibilité du budget, et la capacité du gouvernement à réagir à de nouvelles difficultés« , commente sobrement la Maison Blanche.

Les auteurs du projet de budget 2011 rappellent que Barack Obama a proposé de réformer le système de santé pour en réduire le coût. Ce projet est cependant vivement contesté par l’opposition républicaine mais aussi par une partie des démocrates américains.

E24

La troisième crise, la vraie (la crise politique)

Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts. Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des Etats, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés. L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009

Pour éviter le scénario de 1929, la Grande Dépression, les gouvernements ont adopté des plans de relance qui ont creusé les déficits (de 8-10 % des PIB).

Parallèlement, les autorités ont sauvé les banques en injectant des capitaux, rachetant des actifs « pourris » et garantissant les dépôts, pour des totaux par pays encore supérieurs, selon le « Financial Times » : 182 milliards de dollars en France, 669 en Allemagne, 1.476 milliards en Grande-Bretagne, 2.683 milliards aux Etats-Unis.

Cette politique a réussi, comme l’ont souligné le G-20, le FMI, l’OCDE ; seuls quelques élus républicains américains en doutent encore [N.B. : cette affirmation n'engage évidemment que son auteur... - La rédaction de Fortune]. Mais va venir le moment de faire machine arrière, d’installer la rigueur et de rembourser les dettes accumulées.

La première question est « quand commencer » ? La réponse est : pas encore maintenant. Mais les marchés s’agitent déjà, il est temps d’annoncer la couleur et de dire, clairement, quelles sont les « stratégies de sortie » qui seront mises en place à partir de… disons 2011.

Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.
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Chut ! On sauve les banques…

Vous pensiez les banques tirées d’affaire, et l’économie en passe de l’être ? Vous n’y êtes pas du tout. Les banques n’ont retrouvé des marges qu’en spéculant sur les marchés financiers avec l’argent que leur a prêté le contribuable.

Une nouvelle bulle financière s’est formée, avec le risque d’une deuxième secousse dont les conséquences seraient bien plus graves que la première fois.

Alors même que les dépréciations d’actifs liées à la première crise n’ont pas été entièrement comptabilisées, que les fonds propres n’ont pas été reconstitués, que les faillites des agents économiques entraînent de nombreux défauts de paiement, le gonflement des dettes publiques fait peser une autre menace sur les banques : celle d’une hausse des taux d’intérêt, qui serait fatale à leurs activités sur les marchés.

Certains comme Dominique Strauss-Kahn l’ont bien compris, qui mettent en garde contre le risque d’un nouveau choc systémique, sans appel celui-là : « Je ne vois pas de parlementaire dans les pays développés qui ait des chances de revenir vers les électeurs dans quelques années pour leur dire : vous savez, vous tous, il va falloir que vous payiez de nouveau, parce que le secteur financier est de nouveau dans la mouise ». Et le directeur général du FMI d’ajouter que les parlementaires n’auront plus aucune pitié « quand ils verront comment le secteur financier s’est comporté après la crise ». Poursuivre la lecture de Chut ! On sauve les banques…

Grâce à Pôle emploi devenez… strip-teaseuse !

Les annonces de Pôle emploi réservent parfois quelques surprises. Une femme, à la recherche d’un emploi dans la catégorie webmaster, a découvert une annonce pour des « animations de chats pour adultes. » Lorsqu’elle joint l’entreprise par téléphone, elle apprend que le poste en question est plutôt celui d’une strip-teaseuse : la jeune femme, vêtue d’une nuisette légère, aura à se déshabiller devant une webcam. Pôle emploi juge cette annonce légale.

Appelons la Kenza. Laissons-lui son âge véritable, 29 ans… Dont deux ans de recherche d’emploi peu fructueuse dans la catégorie webmaster. Lundi, la quête de cette jeune Parisienne a enfin été couronnée de succès. Alors qu’elle pianote sur le site de Pôle emploi, organisme né de la fusion de l’ANPE et des Assedic, la jeune femme découvre une nouvelle annonce dans sa rubrique.

L’intitulé : « Animations de chats pour adultes (messagerie rose), travail de jour ou de nuit. » Les débutants sont acceptés, la rémunération varie de 1 400 € à 2 000 € avec des primes et le contrat est un CDI. « J’ai été très surprise mais j’ai quand même postulé, raconte Kenza. Je cherche du travail. Animer un chat, même rose, ne demande pas une grande implication. » Elle envoie donc son CV… et reçoit un coup de téléphone quelques minutes plus tard. « Mon interlocuteur m’a immédiatement expliqué que je n’utiliserai pas de clavier, mais un téléphone ou une webcam pour des rapports coquins. » Kenza reste bouche bée.

« Juridiquement, nous ne pouvons pas refuser une annonce si elle est légale et non discriminatoire« , justifie une porte-parole de Pôle Emploi. La session de webcam ne doit simplement pas déboucher sur une rencontre, précise un policier de la brigade de répression du proxénétisme.

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