OUI, car en ruinant l'État-providence et ses bénéficiaires, elle pourrait mettre fin au mondialisme libre-échangiste et à l'immigration extra-européenne. (44%, 461 Votes)
NON, car le but de l'oligarchie financière apatride qui l'a déclenchée est d'instaurer une dictature mondiale, qui sera mise en place après l'effondrement économique. (41%, 424 Votes)
NON, car en détruisant les garde-fous politiques et sociaux qui nous protègent encore un peu de la mondialisation, elle achèvera le travail de sape des précédentes crises (10%, 108 Votes)
OUI, car elle revitalisera l'économie, par la stimulation de ses potentiels d'innovation et de concurrence, grâce au "mécanisme de destruction créatrice" (J. Schumpeter). (5%, 54 Votes)
Le tout, alors que les coûts de construction du réseau sont amortis depuis longtemps, et dans un contexte de diminution des budgets d’entretien et de sécurité. Grandes gagnantes : les sociétés privées concessionnaires. Grands perdants : les contribuables et usagers.
Si la démographie représente le destin, l’Italie court à sa perte. Depuis 1994, le nombre de décès dépasse celui des naissances. Avec une moyenne de 1,3 enfants par femme, l’Italie est l’un des pays au taux de fécondité le plus bas au monde.
Si la situation ne change pas, les Italiens ne seront que 10 millions à la fin du siècle, un sixième de la population actuelle. Les conséquences sociales et économiques de cette stérilité risquent d’être catastrophiques.
Aujourd’hui, 22% des Italiens sont à la retraite, encore un des taux les plus élevés au monde, et le pays y consacre 15% de son PIB.
Les causes du suicide démographique? Le débat est ouvert. Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas l’imputer aux prestations sociales. Les femmes italiennes bénéficient de cinq mois de congé maternité en plein salaire, et six mois en salaire réduit. La chute de population se concentre dans le centre et le Nord de l’Italie, zones les plus riches. Le quartier financier de Milan détient un des taux de fertilité les plus faibles au monde. Alors que Naples, «capitale des chômeurs», reste la ville la plus fertile.
L’Italie: pays aux familles nombreuses et soudées? Rien de moins vrai. En 2050, 60% des Italiens n’auront pas de frère, de soeur, de cousin, de tante ou d’oncle. «Au XIVème siècle, la peste a emporté 80% de la population italienne. Aujourd’hui, les Italiens ont choisi de disparaître» conclut sinistrement le Wall Street Journal.
Les ministres des Finances de l’Union européenne ont donné mardi leur accord pour que leurs projets de budgets nationaux soient examinés au niveau européen au printemps de chaque année à partir de 2011, avant qu’ils ne soient adoptés par leurs Parlements.
Cette initiative, appelée « Semestre européen« , permettra que les politiques économiques et budgétaires des Etats de l’UE soient « surveillées pendant une période de six mois chaque année, à partir de 2011, afin de détecter toute incompatibilité et tout déséquilibre naissant« , ont souligné les ministres des Finances.
Le nouveau cycle de surveillance commencera chaque année en mars. Les États devront présenter au mois d’avril leurs grandes orientations budgétaires à moyen terme. Enfin, en juin et juillet, la Commission et les Etats rendront un avis, avant que les gouvernements ne finalisent leurs budgets.
Les pays de l’UE envisagent en parallèle de surveiller de beaucoup plus près leur niveau d’endettement global, alors que l’attention se focalise surtout aujourd’hui sur le niveau des déficits publics annuels. Un pays qui enregistrerait un déficit public conforme à la limite européenne de 3% du PIB, mais qui aurait une dette nettement supérieure au seuil de 60% du PIB pourrait se voir rappeler à l’ordre.
L’idée est de permettre une meilleure coordination en matière budgétaire, afin de s’assurer que personne ne va déraper dangereusement en mettant en danger les voisins, comme dans le cas récent de la Grèce.
Entretien avec le président des centres Leclerc, sur l’impact de l’endettement lié à la crise économique.
Stéphane Soumier: Je crois que c’était il y a un an jour pour jour que vous étiez venu nous dire « la crise n’est pas payée »…
Michel-Edouard Leclerc : C’est encore d’actualité, plus que jamais.
Je voudrais reprendre sur cette phrase, parce que pour moi cela reste la phrase clé aujourd’hui. Partout on disait « résistance du modèle français », etc. Et vous disiez que pour l’instant on n’a rien payé. C’était il y a un an, et on n’a toujours rien payé ?
On me faisait passer pour un cassant parce que je disais cela, mais en fait je ne suis pas un mauvais joueur. On a bien su réinjecter des liquidités dans ce qui était une crise de liquidités : ça a permis aux banques de ne pas avoir à déposer des bilans, ça a permis aux épargnants d’avoir leur épargne en sécurité. Mais maintenant il y a une dette qui s’est accrue considérablement. Par foyer français, elle est énorme.
Donc maintenant il va falloir la payer. Il va falloir payer la gestion de cette crise pour ce qu’elle a impacté de l’économie française, et cela veut dire que tout le monde va être sollicité. C’est-à-dire que l’on sent bien la tension, la pression qu’il va y avoir sur les salaires, la nouvelle donne sur la fiscalité, qui ne dit pas son nom mais qui est une hausse de la fiscalité globale, et il va y avoir aussi de la casse au niveau de certains industriels qui ne vont pas trouver les endettements ou les capacités de remboursement. Donc on commence à rentrer dans la gestion de la gestion de la crise.
Il est de plus en plus probable que nous revivions, d’ici à quelques mois, une nouvelle crise beaucoup plus grave que celle de 2008. Nul besoin, en effet, d’être un “expert” en économie pour constater que les dérives qui ont débouché sur le krach de 2008 n’ont pas été éradiquées mais qu’elles se sont amplifiées.
D’abord, dollars et euros coulent à flots comme jamais : gigantesques plans de relance ou de soutien aux États-Unis et en Europe ; prêts et aides du FMI ; planche à billets – pardon, quantitative easing ! – de la Fed. M. Bernanke a repris, sans vergogne, la politique de M. Greenspan, son prédécesseur.
Ensuite, ces capitaux qui se déversent sur les cinq continents, et qui devaient avoir pour vocation de réactiver la machine économique en luttant contre le gel du crédit, n’ont nullement été canalisés. Ils ont repris le même chemin que celui des années 1990 et 2000 : la spéculation, le leverage via des hedge funds rebadigeonnés. Les génies de Wall Street qui ont inventé les fameux produits dérivés – baptisés ensuite produits toxiques – n’ont jamais cessé de phosphorer et n’ont jamais été en panne d’imagination. À ce propos, il est plaisant de rappeler que les produits dérivés étaient couronnés, avant 2008, d’un triple A par les agences de notation…
Aujourd’hui pas plus qu’hier aucune autorité nationale ou internationale n’a pris les moyens de freiner l’appétit de cette ingénierie financière dont le seul objectif est la “maximisation” des profits.
Toutes les déclarations tonitruantes des chefs d’État, dont Nicolas Sarkozy, sur l’impérieuse nécessité de mettre de l’ordre dans les circuits bancaires et financiers relèvent de la redondance. Il ne s’est rien passé au dernier G20, il ne se passera rien au prochain. Quant au bruit autour des salaires des PDG, des paradis fiscaux et de la “moralisation” du capitalisme, il n’est que cinéma. La crise de 2008 n’a été provoquée ni par l’extravagance de certaines rémunérations ni par les paradis fiscaux, elle l’a été par des banquiers incompétents, imprudents et âpres.
Selon une analyse du Wall Street Journal, les «stress tests» menés par l’Union européenne ont minimisé les risques pris par certaines institutions. Plusieurs banques n’ont révélé qu’une partie des dettes qu’elles détenaient dans les pays fragiles, affirme le quotidien américain.
Nouvelle critique à l’égard des tests de résistance menés sur les banques européennes. Cette fois, c’est au tour du Wall Street Journal d’émettre des doutes sur la pertinence de ces tests imposés à 91 banques européennes. Seuls sept établissements ont été recalés à cet examen. Une très large réussite qui a déjà fait douter certains observateurs de la pertinence de ces tests.
Le quotidien new-yorkais estime lui que ces tests «ont sous-estimé les montants de titres de dette publique potentiellement risqués détenus par certains établissements. Selon le journal, «des banques ont exclu certaines obligations», ou en ont minimisé le montant grâce aux paris qu’elles prenaient contre certains de ces titres de dette, «des faits que ni les régulateurs ni la plupart des banques n’ont révélés» au moment de la publication des résultats le 23 juillet.
Les tests portaient sur les comptes des banques au 31 mars. Or, a fait valoir le quotidien, les titres de dette publique de certains pays européens étaient à cette époque sur le point de perdre une part considérable de leur valeur sur les marchés. Lire la suite de Stress tests: la méthode remise en cause
« Si j’étais terroriste, et que je voulais détruire le mode de vie américain, je n’utiliserais pas des avions et des bombes pour tuer les gens. C’est trop risqué ! »
Barack Obama engage un vaste plan de rénovation des infrastructures de 50 milliards de dollars (près de 40 milliards d’euros) sur six ans dans le but de relancer la création d’emplois aux États-Unis, avant l’échéance des mid terms.
Ce plan est l’une des multiples initiatives que le président doit annoncer cette semaine afin de faire reculer le chômage – le taux de sans-emploi frôle les 10% – et de limiter les pertes prévisibles de sièges pour le Parti démocrate lors des élections au Congrès le 2 novembre.
Selon nombre d’experts, les démocrates risquent de perdre leur majorité à la Chambre des représentants, voire au Sénat.
Le plan Obama prévoit notamment de reconstruire 240.000 km de routes, de construire et d’entretenir 6.400 km de voies ferrées, de réhabiliter ou de construire 240 km de pistes d’atterrissage, de moderniser le réseau de contrôle du trafic aérien.
La Maison blanche n’a pas précisé comment ce plan serait financé mais un haut fonctionnaire a évoqué la possibilité de supprimer les avantages fiscaux des compagnies pétrolières et gazières. Il a ajouté que Barack Obama s’engageait à travailler avec le Congrès pour que le programme soit intégralement financé.
Après le Pentagone, la Bundeswehr publie un rapport alarmiste quant aux conséquences, pour l’économie et la paix dans le monde, d’un pic pétrolier qui serait imminent.
L’article paru cette semaine dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel n’a pas échappé à Matthieu Auzanneau, collaborateur de Terra eco, qui chronique « le début de la fin du pétrole » sur son blog Oil Man. Le magazine s’est en effet procuré un rapport du département d’analyse du futur de la Bundeswehr, l’armée allemande, qui estime qu’il est probable que que « Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de quinze à trente ans ».
Ce pic pétrolier, c’est à dire le jour à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin inéluctable, entraînera une flambée des prix, et « à moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourrait s’effondrer », estiment les analystes de l’armée allemande. « Des pénuries de biens vitaux », notamment de nourriture, pourraient apparaître, ajoutent-ils, conduisant à la mise en place de « politiques de rationnement ». Les auteurs du rapport s’inquiètent aussi des conséquences géopolitiques de la raréfaction du pétrole qui pourrait favoriser la montée des extrémismes. Dans ce contexte, « les États qui dépendent des importations de pétrole » seront obligés « de montrer plus de pragmatisme à l’égard des pays producteurs », estiment-ils, en se montant, dans le cas de l’Allemagne par exemple, plus souple à l’égard de la Russie ou plus dur vis-à-vis d’Israël. Lire la suite de Fin du pétrole : l’armée allemande sonne l’alarme
Échangeurs, lotissements, zones commerciales, alignements de ronds-points… Depuis les années 60, la ville s’est mise à dévorer la campagne. Une fatalité ? Non : le résultat de choix politiques et économiques. Historique illustré de ces métastases périurbaines.
L’urbanisme raconte ce que nous sommes. Le Moyen Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements. Les pare-brise de nos voitures sont des écrans de télévision, et nos villes ressemblent à une soirée sur TF1 : un long tunnel de publicité (la zone commerciale et ses pancartes) suivi d’une émission guimauve (le centre muséifié).
Avec un formidable coup d’accélérateur depuis les années 1982-1983 et les lois de décentralisation Defferre. Partout, la même trilogie – infrastructures routières, zones commerciales, lotissements – concourt à l’étalement urbain le plus spectaculaire d’Europe : tous les dix ans, l’équivalent d’un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle.
Cette périurbanisation vorace s’opère en silence – les revues d’architecture l’ignorent. Elle a été peu visitée par le roman, le documentaire ou la fiction.
Le « Nouvel Ordre Economique Mondial » serait la panacée universelle, de Jacques Attali à Alain Minc, de l’UMP à une majorité du PS, de l’Elysée au FMI, on le souhaite et on scrute l’horizon. C’est pourtant une désormais vieille chimère inopérante dans les faits, sonnant seulement bien à l’oreille en période de crise, pour faire patienter l’électeur. C’est la promesse d’un lendemain qui chantera… demain.
De longue date de prestigieux éditorialistes ont déjà expliqué quoi en penser. Essayez de dater le texte ci-dessous et de retrouver les mots manquants *. On croirait l’avoir lu hier au sujet de la crise actuelle :
Les dirigeants [...], y compris le président de la République, laissent croire que la crise, les difficultés dans notre pays et les sacrifices demandés aux Français sont dus en grande partie au désordre, à l’anarchie économique du monde. Et d’en conclure que le seul remède, pour retrouver les grands équilibres, serait pour les nations industrielles de fonder un nouvel ordre économique mondial. Mais personne n’ose préciser qu’il s’agit là d’une utopie. Pour comprendre ce que recouvre cette expression d’un « nouvel ordre économique », il faut entrer dans l‘économie-fiction. Et supposer que puissent être remplies deux conditions préalables :
• des rapports relativement fixes entre les monnaies. Le dollar, au lieu de varier tous les jours, ne subirait que des mouvements infinitésimaux;
• le fair-play commercial respecté entre tous les pays : des droits de douanes limités, et naturellement pas de protectionnisme déguisé sous couleur de normes ou de lutte contre la pollution.
Un ordre économique mondial suppose que les pays aient des politiques qui coïncident. Mais aucune force au monde ne peut les y contraindre.
Une liquidation d’Anglo Irish Bank, même de manière progressive, comporterait des risques pour la note souveraine de l’Irlande et pour sa dette. Les nécessités politiques pourraient cependant contraindre Dublin à sauter le pas, alors que le coût croissant du renflouement de l’établissement nationalisé suscite de plus en plus d’inquiétudes pour la situation financière du pays.
Le coût croissant du renflouement de l’établissement, qui a été nationalisé, suscite de plus en plus d’inquiétudes pour la situation financière du pays qui doit s’acquitter d’une prime quasiment sans précédent depuis la création de l’euro pour se financer sur les marchés.
Les pressions s’accroissent sur le Premier ministre Brian Cowen pour trouver une solution à ce casse-tête.
La nouvelle direction de la banque a proposé de scinder Anglo Irish en deux entités, l’une rassemblant les actifs sains et l’autre les actifs « pourris ».
Une telle solution permettrait à la banque d’obtenir des financements de la banque centrale à un prix moins élevé et de rassurer les clients, ce qui réduirait du même coup le montant des financements devant être apportés par l’Etat.
Mais le maintien en vie de la banque risque de rester en travers de la gorge d’une opinion publique déjà écoeurée de devoir s’acquitter d’une facture de 25 milliards d’euros pour renflouer l’établissementalors même que nouvelles hausses d’impôts et réductions budgétaires devraient être annoncées dans le prochain budget en décembre.
Conscients de la faible majorité dont ils disposent au parlement, plusieurs ministres ont amorcé un changement de discours, s’éloignant du scénario d’une scission « good bank/bad bank » pour évoquer une liquidation.
Aventure vers l’inconnu
« Compte tenu de la mauvaise presse que cette affaire Anglo Irish leur apporte, il pourrait être préférable politiquement de fermer l’institution« , estime Dermot O’Leary, économiste en chef de Goodbody Stockbrokers.
Parfois utilisé à tort, souvent utilisé comme outil marketing pour valoriser une hypothétique force de frappe intellectuelle, le terme de « think tank » fait office de fourre tout dans lequel il était nécessaire de remettre un peu d’ordre.
Pour cela, l’ouvrage met en avant neuf critères permettant d’opérer un premier tri. Car les organisations appelées « think tank » ne sont pas les seules structures à vocation intellectuelle.
(…) Dans ce numéro du 10 juillet 2010 [de la revue DDE Crisis], nous abordons le thème qui pourrait être résumé sous l’expression de “crise de la raison humaine”, qui caractérise, à notre sens, le fondement de la crise générale de notre civilisation. (…)
La raison humaine en accusée principale
Si nous acceptons l’observation, de plus en plus partagée, que nous nous trouvons dans une crise générale de civilisation, alors la raison humaine s’y trouve en accusée centrale incontestable. C’est elle qui a conçu et conceptualisé, dirigé, orienté, ce qu’on entend d’une façon générale aujourd’hui par “Progrès”, c’est-à-dire les sciences, les systèmes politiques et sociaux, les orientations morales et les mœurs, cela depuis plusieurs siècles.
Selon notre schéma propre (voirLa grâce de l’Histoire), l’actuelle dynamique a pris son essor décisif à la fin du XVIIIème siècle, lorsque la prépondérance de la raison fut assurée, dans une période si nouvelle que nous la désignons comme la “deuxième civilisation occidentale”. Au constat du résultat auquel cette dynamique aboutit aujourd’hui, à l’heure de sa grande crise, nous pourrions aussi bien nommer la période “contre-civilisation”. Lire la suite de Notes sur la crise de la raison humaine
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