La Une
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Seulement un départ de fonctionnaire sur cinq remplacé, réduction drastiques des salaires et gel des retraites… Les mesures de rigueur, effectives à partir de cette semaine, visent un service public pléthorique.

Les primes diverses représentent une part très importante des salaires des fonctionnaires. Il faut aussi ajouter à leurs revenus les allocations familiales, directement intégrées à la fiche de paye.
Les fonctionnaires grecs ont contribué à creuser les déficits du pays, ils participeront également en grande partie au redressement des finances publiques. Et ce, pas plus tard qu’à partir de cette semaine. Le gouvernement socialiste de Georges Papandreou a en effet décidé de s’attaquer au secteur public pléthorique afin de réduire les dépenses de l’État grec.
Le chiffre total des fonctionnaires grecs reste incertain. Le ministère des finances en dénombre «environ» 522.000 dans l’administration centrale, chiffre auquel il faut ajouter les 180.000 employés des collectivités locales et des entreprises publiques, selon un porte-parole. Certains économistes tablent plutôt sur 800.000 à 850.000 postes, soit environ 35% de l’emploi total, comme l’avance Jens Bastian de la Fondation hellénique pour la politique étrangère et européenne (ELIAMEP).
Pour atteindre une telle masse salariale, l’État et les collectivités locales ont embauché à tour de bras. «En 2009, 12.000 personnes sont parties en retraite et plus de 29.000 ont été embauchées. Bref, les entrants ont été presque deux fois et demi plus nombreux que les sortants», rapporte Jens Bastian.
Continue reading Fonctionnaire grec : ce qu’il gagne, ce qu’il va perdre
Le projet de directive visant à réguler les fonds spéculatifs a été retiré, mardi, de l’agenda de l’Ecofin.
 Gordon Brown
L’intransigeance britannique a payé. L’Europe a renoncé, temporairement, à légiférer contre les hedge funds.
Le sujet, qui devait être discuté, mardi, par les ministres des Finances des Vingt-Sept, a été retiré in extremis de l’ordre du jour par la présidence espagnole, qui a préféré ne pas soumettre au vote un texte déplaisant fortement en l’état au Royaume-Uni.
Lundi soir, Gordon Brown a téléphoné à son homologue espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, pour lui dire qu’en l’état, le compromis n’était pas acceptable pour le Royaume-Uni. «L’idée est d’atteindre le plus grand consensus possible», a expliqué la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado.
Pour faire capoter l’accord, les Britanniques ont tenté de réintroduire dans le compromis leur demande d’un «passeport» pour les hedge funds.
En clair, le gestionnaire d’un fonds basé dans un paradis fiscal qui obtiendrait l’autorisation de travailler en Grande-Bretagne pourrait ensuite librement commercialiser ses produits dans toute l’Europe.
Une demande inacceptable pour plusieurs pays, dont la France, qui craignent d’ouvrir les vannes à des fonds offshore, obéissant à une législation approximative.
Le commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier, a tenté de rassurer en disant que «s’il y a un passeport, il sera très exigeant».
Mais les négociations deviennent complexes. Le prochain à donner son avis sera le Parlement, en avril, avec des priorités pas forcément similaires à celles du Conseil.
Continue reading Fonds spéculatifs : l’UE renonce à leur régulation sous la pression de Londres
Par Bernard Conte, Maître de conférences à l’université de Bordeaux
La cure d’austérité drastique à laquelle la Grèce est sommée de se soumettre, trouve son modèle dans les politiques d’ajustement structurel qui ont été imposées par le FMI aux pays du Sud, après la crise de la dette déclenchée par la remontée des taux de la Fed en 1982, note l’économiste Bernard Conte. A l’époque, comme aujourd’hui, la véritable difficulté consistait à faire accepter aux peuples de supporter le coût de la crise.

Mais depuis lors, les politiques permettant de faire passer ces purges amères ont été peaufinées, prévient-il, rappelant que l’OCDE a rédigé à toutes fins utiles un guide décrivant les stratégies à employer en de telles circonstances.
On peut par exemple y lire que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. »
Cela ne vous évoque rien ?
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La Grèce est très endettée et la finance internationale attaque ce maillon faible de la zone euro pour tester la cohésion de l’ensemble, avant éventuellement de spéculer contre d’autres pays pour générer d’énormes profits.
La réaction à cette attaque devrait entraîner la mise « sous tutelle » de la Grèce par la Commission européenne, par ses partenaires au sein de la zone euro et/ou par un éventuel Fonds monétaire européen.
A l’instar des pays du Tiers-Monde à partir des années 1980, la Grèce va se voir imposer un programme d’ajustement économique et social drastique, traduisant sa Tiers-Mondialisation qui préfigure sans doute celle d’autres pays européens.
La Grèce enregistre des déficits publics importants qui doivent être financés par l’emprunt dont le cumul accroît le volume de la dette de l’État. Pour rétablir la confiance de ses bailleurs de fonds privés, le pays doit réduire son endettement. A défaut, la prime de « risque », réclamée par les bailleurs, qui s’ajoute au taux d’intérêt « normal » pourrait conduire à un taux usuraire. Georges Papandréou n’a pas le choix, il doit impérativement s’endetter moins, voire diminuer le volume de la dette grecque.
Continue reading La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe
Le grand assureur allemand Allianz dévoile une étude qui met en lumière le basculement de l’Union européenne dans un vieillissement accéléré. Cette année, le nombre d’habitants de 60 à à 64 ans devient supérieur à celui des 15/19 ans.

Le géant bavarois de l’assurance Allianz (très présent en France via les ex-AGF) s’intéresse donc à un sujet crucial pour les années à venir : le vieillissement de la population. Dans une étude qu’il a mené, l’assureur Allianz alerte l’opinion sur le fait que ce changement démographique devrait porter très vite préjudice au marché du travail.
Continue reading Avertissement sur le vieillissement de la population européenne
50,8 % des ménages français avaient un crédit en 2009, soit près de 14 millions de ménages.
C’est nettement moins qu’en 2008.
Le crédit immobilier reste stable mais le crédit conso chute avec la crise.
Le sentiment des Français sur leur situation financière s’améliore.
La Fédération bancaire française révèle ce mardi l’édition annuelle de » l’Observatoire des crédits aux ménages, » fruit d’une étude Sofres réalisée en novembre dernier.
Son principal enseignement, c’est qu’avec la crise, « 50,8 % des ménages français avaient un crédit en 2009, soit près de 14 millions de ménages (52,6 % en 2008). »
Ce repli par rapport à 2008 s’explique par « la baisse de la demande observée en 2008-2009 après des années record et par la prudence des ménages notamment en matière de crédit à la consommation« .
Cet observatoire indique également que le taux de détention des crédits immobiliers est resté quasiment stable à 30,8 % contre 31,3 % un an plus tôt. « La baisse des taux pratiqués par les établissements de crédits ainsi que les mesures prises par les pouvoirs publics ont en effet eu un effet positif sur le crédit immobilier » commente la FBF. Celle-ci souligne que les jeunes de moins de 30 ans sont de plus en plus nombreux à accéder à la propriété malgré la crise : 21,2 % d’entre eux ont un crédit immobilier en cours en 2009 contre seulement 13,2 % en 2001.
Continue reading Baisse du nombre de Français ayant un crédit
Philippe Conrad nous présente le livre « 2030, la fin de la mondialisation » d’Hervé Coutau Bégarie.
Livre de prospective, avec toutes les limites que cela comporte. « 2030, la fin de la mondialisation ? » est centré sur les problématiques liées à la sécurité politico-militaire. Version entièrement revue et mise à jour d’une analyse concernant les architectures de sécurité à l’horizon 2030 de l’Institut de Stratégie Comparée, produite à la demande de la Délégation aux Affaires Stratégiques en 2003, le livre cherche à dégager des tendances du monde en 2030.
http://www.dailymotion.com/videoxchddv
(Merci à Pakc)
Par Ambrose Evans-Pritchard
La Chine a succombé à l’hybris. Elle a confondu la diplomatie soft de Barack Obama avec de la faiblesse, la crise du crédit américaine avec un déclin, et sa bulle mercantiliste avec une montée en puissance. Il y a là comme un écho des querelles anglo-allemandes avant la Première Guerre mondiale, lorsque Berlin avait terriblement mal évalué l’équilibre stratégique des puissances et surjoué ses atouts.

Dans moins d’un mois, le Trésor américain doit statuer sur le fait que la Chine « manipule » sa devise, ce qui, en vertu de la loi américaine, entrainerait des sanctions. Précédemment, Washington avait fait l’impasse, mais nous sommes désormais dans un monde différent, lorsque le taux de chômage U6 atteint 16,8%. [L’indicateur U6 prend en compte le chômage, le sous-emploi et les travailleurs découragés de rechercher un emploi - NDT]
« Il leur sera vraiment difficile d’éluder à nouveau le fait évident que la Chine manipule [sa devise]. Sans une menace crédible, nous n’arriverons à rien », juge l’économiste Paul Krugman, lauréat du prix Nobel.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao reste intraitable.
« Je ne pense pas que le yuan soit sous-évalué. Nous nous opposons à ce que les nations se pointent du doigt les unes les autres, ou même forcent un pays à apprécier sa monnaie », a-t-il déclaré hier [le 13 mars 2010]. Une fois encore, il a exigé que les Etats-Unis prennent des « mesures concrètes pour rassurer les investisseurs » sur la stabilité des actifs américains.
« Certains disent que la Chine est devenue plus arrogante et dure. Certains mettent en avant la théorie d’un soi-disant triomphalisme chinois. Ma conscience reste sereine, malgré les calomnies de l’extérieur », a-t-il affirmé.
Quelques jours auparavant, le Conseil d’Etat avait accusé l’Amérique de turpitudes en série : « aux Etats-Unis, les droits civiques et politiques des citoyens sont sévèrement restreints et violés par le gouvernement. Les droits des travailleurs sont gravement enfreints, ».
« Les Etats-Unis, par leur forte puissance militaire, ont exercé une hégémonie sur le monde, foulant aux pieds la souveraineté des autres pays et violant leurs droits de l’homme. »
« À une époque où dans le monde les droits de l’homme souffrent d’une grave catastrophe provoquée par la crise financière mondiale induite par la crise américaine des subprimes, le gouvernement américain se réjouit d’accuser d’autres pays. » Et ainsi de suite.
Continue reading La Chine surestime-t-elle dangereusement sa puissance ?
L’auteur de cette étude sur l’euro, Bernard Connolly, est un ancien haut fonctionnaire de la Commission européenne, dont il a été brutalement congédié, en 1997, après avoir publié un ouvrage prémonitoire: The Rotten Heart of Europe (Le Coeur Pourri de l’Europe).
Jusqu’au début de la crise financière mondiale, l’Union monétaire européenne était peut-être l’exemple au monde le plus flagrant d’un système Madoff (Ponzi Scheme) à grande échelle.

Plusieurs pays de la zone euro (l’Espagne, la Grèce, le Portugal et l’Irlande), avaient des déficits courants élevés ou croissants, que ne justifiaient ni l’attrait d’une croissance rapide de la productivité ni celle de taux de rentabilité attendus sur les investissements. En fait, la croissance de la productivité ne cessait de diminuer, alors que les déficits y augmentaient.
L’Espagne, par exemple, avait enregistré une croissance effectivement nulle de la productivité totale des facteurs depuis le début de la décennie : une grande partie de son taux de croissance relativement rapide ne provenait que d’une baisse du chômage et d’un niveau très élevé d’immigration.
L’Italie, même si son compte courant affichait un déficit relativement faible, appartenait conceptuellement au même groupe, car l’évidente inquiétude de sa population quant aux perspectives d’avenir du pays aurait dû engendrer un excédent net courant, les Italiens épargnant en prévision d’une baisse future de leurs revenus.
Tous ces pays étaient extrêmement peu compétitifs sur les marchés internationaux. Dans le cas des quatre premiers, une forte demande intérieure avait pour conséquence que leur manque de compétitivité se traduisait par des déficits importants de leur balance commerciale. Dans le cas de l’Italie, étant donné la faiblesse de la demande intérieure, son manque de compétitivité entraînait un ralentissement de la croissance alors même que le reste du monde était en plein boom. Cependant il était clair que, pour les cinq pays, les résultats économiques obtenus et les prix de marché qui prévalaient en 2007, et avant, excluaient toute possibilité politiquement réaliste de les voir rester dans les rails des normes et contraintes budgétaires en principe imposées par l’Europe. Or, la dette de ces pays, on la détenait bien volontiers, en fait avec enthousiasme. C’était ça le « système Madoff ». (Ponzi Scheme)
Continue reading Zone euro : l’analyse qui donne froid dans le dos
Par Jacques Sapir (janvier 2010)

La crise en Russie : un phénomène d’une durée limitée et aux causes diverses
La crise économique est en train de s’estomper en Russie. À l’exception du taux de croissance des investissements fixes, qui continue d’être déprimé, quoique en progrès relatif, les autres indicateurs témoignent de la sortie de la phase de dépression brutale que le pays a connue.
Ces résultats correspondent par ailleurs à l’ensemble de l’économie mondiale, même si ils ont été plus marqués à la baisse mais aussi à la hausse. La crise a pris, en Russie, la forme d’un « V » particulièrement brutal, mais dont la durée n’a pas excédé une année.
Ceci pose alors la question des causes de la crise.
Continue reading La crise en Russie
Ce qui se passe en Grèce aujourd’hui est symptomatique d’un système monétaire pour lequel les États n’ont plus droit au chapitre. Bloqués par une dynamique budgétaire asphyxiante, les États se voient contraints de pactiser avec les magouilleurs en col blanc. Le manque structurel de capitaux et les règles d’intégration Européenne ont obligé les Grecs à falsifier leurs comptes sous l’aiguillon intéressé de Wall Street et de politiciens véreux (1).

Pour unifier l’Europe sous la bannière d’une devise unique, on avait créé l’euro avec un péché originel : certains pays – notamment l’Italie et la Grèce – étaient entrés dans la zone euro avec des déficits supérieurs à ceux qu’autorise le traité qui avait créé la devise. Au lieu d’augmenter les impôts ou de réduire leurs dépenses, ces pays ont réduit artificiellement leurs déficits en recourant à des produits dérivés. (1)
Dans le monde de la finance et de la ploutocratie axé sur la gagne, tout n’est plus qu’une question de jeu comptable. On fait passer des recettes pour des dépenses, des crédits pour des débits, des emprunts pour des prêts, etc.
Al Capone ne « valait rien » sans son comptable. C’est toujours le cas de nos jours sauf que la contrebande et la comptabilité se sont développées de manière exponentielle dans tous les sens du terme : taille, étendue, diversité et complexité. Subprimes, titrisation, société écran, comptes offshore, trafic en tout genre (bois, animaux, enfants, organes, drogue, arme) et ce, sur l’ensemble du globe et impliquant des milliers d’intermédiaires, ne sont que quelques exemples de l’ingéniosité de l’homme dans sa quête d’infini mal placé.
Dès 2000 les Ministres européens des finances ont débattu avec âpreté pour savoir s’il fallait ou non rendre publique l’utilisation des produits dérivés par la comptabilité créative (en clair, l’art de trafiquer les comptes en toute légalité – ndlr). La réponse a été négative (1).
Par ministres des finances entendez : Lagarde, Reynders ou Steinbrück que nos médias financiers s’acharnent à encenser régulièrement (2).
«Les politiciens voudraient faire avancer les choses et dès qu’une banque leur donne les moyens de repousser un problème à plus tard, ils tombent dans le panneau», a déclaré Gikas A. Hardouvelis, économiste et ex-fonctionnaire du gouvernement, qui a contribué à la rédaction du dernier rapport sur les pratiques comptables grecques (1).
Continue reading De Socrate à nos jours, la ploutocratie toujours…
« Il reste une incertitude considérable entourant les perspectives 2010, » écrit le cheikh Ahmed ben Zaïed al Nahaïane, directeur gérant d’Abu Dhabi Investment Authority dans un bilan annuel.

Le plus important fonds souverain du monde, Abu Dhabi Investment Authority (Adia), estime que l’économie mondiale sera encore confrontée cette année à une « incertitude considérable. » C’est du moins ce qu’écrit son directeur gérant, le cheikh Ahmed ben Zaïed al Nahaïane, dans le bilan 2009, paru ce lundi : « le calendrier et la nature des stratégies de sortie de crise domineront vraisemblablement le débat économique et les prévisions pendant pas mal de temps (…) Il reste une incertitude considérable entourant les perspectives 2010.«
Selon Adia, qui gérerait pour 500 milliards à 700 milliards de dollars d’actifs (365 à 511 milliards d’euros) la reprise pourrait être plus lente dans les économies développées, avec une remontée des taux d’intérêt et une hausse de la fiscalité susceptibles d’entraver la croissance.
Continue reading Pour le plus gros fonds souverain du monde, la reprise reste incertaine
Les Islandais ont rejeté à 93% le remboursement, par leur gouvernement, de la dette contractée [auprès des] banques britanniques et néerlandaises, issue de la faillite d’une autre banque en ligne (Icesave). Pour le blogueur Michel Koutouzis, cela montre que les peuples sont prêts à se libérer de l’emprise du pouvoir financier.

Autour de 580 av. JC, Clisthène, qui avait entre temps cassé le monopole politique de l’aristocratie athénienne, promulgue une loi qui fera, dans les années à venir, la grandeur de la cité et sera à la base du « miracle grec ». Il supprime la dette de milliers de paysans, mettant ainsi fin à la pratique qui consistait à emprunter en [se] mettant soi-même en gage, c’est-à-dire, à transformer pratiquement les paysans pauvres et endettés en esclaves.
La fin du « gage sur le corps » mit fin, surtout, à une série de révoltes et d’instabilité sur le territoire athénien. Allant de pair avec les réformes politiques qui permirent à l’ensemble de la population de l’Attique à participer à la chose publique, cette réforme consacra la naissance de la démocratie.
Indépendance politique et libération économique
Continue reading Les Islandais ne paieront pas pour les banquiers
Tous les médias sont négatifs, fallacieux et peu fiables. Peu importe l’information que vous obtenez, sur ce qui se passe dans le monde, lorsque vous vous tournez vers la télévision, la radio, les journaux, les magazines, l’école ou le gouvernement. Vous pouvez être sûrs que la vérité est complètement à l’opposé de cela.
Ils devraient tous devoir remplir un affidavit qui déclarerait : « J’engage ma totale responsabilité commerciale en déclarant que ce qui suit est vrai, correct, complet et non mensonger ». Mais pourquoi ne pas laisser les prostituées des médias rester des prostituées et être simplement conscients du jeu auquel elles jouent ? Les médias attirent notre ego, ils s’alignent sur nos peurs qui nous motivent. Tant que nous sommes conscients de cela, nous pouvons choisir de ne pas nous laisser influencer. Soyez conscients qu’une poignée d’individus contrôle la majorité des médias.
Faites preuve de discernement. Pourquoi cette information vous est-elle transmise ? Quel est leur vrai programme ? S’agit-il d’une solution du genre problème/réaction ?
http://www.dailymotion.com/videox786ui
Par Patrick Reymond
La question énergétique est têtue. On croit l’oublier, elle est toujours là. Et elle va se poser pour la question immobilière, avec une prégnance dont les gens n’ont même pas idée. Pendant des siècles, je l’ai dit, la France n’a pu dépasser physiquement le seuil de densité 40. C’était, jusqu’au début du XVIIIème siècle, le seuil où la mortalité et l’absence de subsistance ramenait la population en dessous.

Tout ce qui était cultivé était cultivé, le reste servait à faire paître les bêtes, gardées par les enfants. Au XVIIIème siècle, les petits bergers commencent à lire dans les pâturages les livres populaires. « Littérature de colportage (XVIIème – XIXème siècles) : Bibliothèque bleue, almanachs, gravures, occasionnels. » Note : en réalité, la littérature de colportage est attestée au XVIème siècle (Pierre Miquel, les Guerres de Religion).
On garde en groupe, et on garde jeune. Dès qu’on est en âge de travailler plus dur, on abandonne le gardiennage. Le gardiennage n’est pas exempt de risques. Les troupeaux de moutons, nourrissent les loups. La disparition des espèces médiévales (destinées à la laine) au XIXème siècle tuera les loups, le troupeau passe de 30 à 6 millions de têtes.
Dans ce contexte-là, l’énergie est rare. Le mouton et la chèvre rasent tout. Aussi, un kilomètre carré, c’est très peu de maisons. Une seule abrite plus de 10 personnes. Pas question à l’époque, comme aujourd’hui, de vivre à 2,4 habitants par foyer, pas question d’avoir une pièce à soi, la question est la survie physique. On se concentre pour avoir chaud et passer l’hiver.
Ce n’est pas si lointain : la génération des années 1930 ne connaissait pas les chambres chauffées, il gelait dedans, couettes épaisses, briques assurait l’essentiel. Frères et soeurs dormaient dans les mêmes lits. 3 générations sous le même toit n’était pas une situation anormale.
D’abord, l’indépendance coûtait cher, et il n’y avait pas de logements disponibles.
Continue reading Seuil de densité 40, vie chez les parents, reconstitution des lignées
La radicalisation de la situation en Grèce fait peu réagir les dirigeants socio-démocrates européens et français. Il leur faudra pourtant bientôt choisir leur camp : soit obéir à l’agence Fitch qui menace de baisser la note de la France et [de] la Grande-Bretagne, soit affaiblir son pouvoir en légiférant contre le pouvoir des marchés financiers.

Dans son livre « La dernière bulle », publié cet automne, Jean-Michel Quatrepoint avait parfaitement prévu ce qui se déroule sous nos yeux : les masses financières des banques, renflouées par les plans de relance, vont permettre aux traders de spéculer sur la dette des Etats. Les CDS ont été l’instrument de ces manipulations. Et quand les chefs d’Etat de l’Union européenne s’intéressent enfin au sujet, il est bien tard et ils apparaissent, une fois de plus, à la traîne les opérateurs financiers.
Continue reading La gauche entre l’Agence Fitch et les classes moyennes de Grèce et d’ailleurs
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