Margarine : La déconfiture

Il y a quelques années encore, la margarine était parée de toutes les vertus: facile à tartiner, légère et surtout riche en précieux acides gras insaturés, en oméga 3 et 6… Bref, bien plus saine que le beurre et ses vilaines graisses saturées qui bouchent les artères. Mais aujourd’hui le vent tourne! Les produits naturels et de fabrication locale ont la cote. Voici le grand retour du beurre suisse, tandis que la margarine se retrouve sur le banc des accusés.

La margarine a longtemps été recommandée aux personnes ayant un taux de cholestérol trop élevé ou en surpoids. Les acides gras insaturés des huiles végétales étaient jugés plus sains pour notre corps. Mais toutes les huiles végétales ne se valent pas. L’huile de coco ou encore l’huile de palme sont composées d’acides gras saturés, comme le beurre. Des produits souvent utilisés dans la fabrication de margarine.

La margarine perd du terrain. Les médecins ne la conseillent plus systématiquement aux malades du cœur. Le beurre se retrouve d’ailleurs sur les plateaux repas des services de cardiologie. Une tendance qui touche aussi le monde de la restauration. Des boulangers reviennent au beurre, un produit sain et naturel qui ne fait pas de mal lorsqu’il est consommé sans excès.

Le riz au Vietnam

Le Vietnam est l’un des pionniers de la riziculture, mais une riziculture excédentaire n’a été atteinte qu’après l’aménagement du vaste delta du fleuve Mékong il y a près de 300 ans. Un proverbe vietnamien populaire ne dit-il pas : “En temps normal, les hommes de savoir occupent le premier rang, les fermiers étant relégués au deuxième rang. Mais en période de famine, les fermiers occupent le premier rang, et les hommes de savoir viennent en deuxième rang“.

Au milieu des années 1990, le Vietnam est devenu le deuxième exportateur mondial de riz, mais les riziculteurs vivent toujours dans la pauvreté du fait des cours de riz bas. La diversification du système de culture intensive du riz a été encouragée afin d’accroître les moyens de subsistance des agriculteurs.

Les Vietnamiens se placent parmi les cinq plus gros consommateurs de riz au monde. Banh Chung – ou gâteau de riz gluant – est un mets prisé qui est consommé lors de la célébration de la nouvelle année lunaire (Tet). A en croire la légende, qui remonte à 3.000 ans, le sixième roi de la dynastie Hung avait nommé comme héritier au trône la personne qui lui avait offert du Banh Chung lors de la fête du Tet.

L’apocalypse prévue par Damian McBride

Damian McBride n’est pas n’importe qui. Il a en effet été conseiller du Premier ministre Gordon Brown pendant la crise de 2008. Il abuse peut-être un peu des réseaux sociaux pour exprimer ses idées, au lieu de faire des articles solides et documentés. Cependant, on ne peut sauf erreur le soupçonner de dramatiser la crise actuelle pour se faire valoir.

Or, dans une série de tweets il averti de la venue d’ici la fin de l’année d’un crash boursier et économique bien plus grand que celui en cours. Il conseille de mettre le cash dont disposent ses lecteurs en lieu sûr (sous quelle forme? De l’or), parce qu’il prévoit que les banques vont fermer, comme il y a quelques jours en Grèce. S’ensuivront des révoltes citoyennes et des répressions militaires.

En conséquence, il recommande à chacun de stocker chez lui de l’eau en bouteille, des conserves et autres produits essentiels pour vivre en autonomie au moins un mois. Il prévoit aussi l’arrêt des transports et des communications.

Depuis plusieurs semaines, un certain nombre de conseillers financiers ont annoncé la survenue d’une méga-crise pour octobre ou novembre prochain. Les médias n’ont pas pris ces avertissements au sérieux, parlant de catastrophisme ou même de conspirationnisme.
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Les fonds vautours sont l’avant-garde de la politique étrangère des États-Unis

Éric Toussaint est docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII et possède également une formation d’historien. Dans son activité militante, il est président du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (CADTM), une organisation qui s’efforce d’analyser les origines des dettes souveraines des pays du Tiers-Monde ainsi que leurs conséquences pour ensuite élaborer des alternatives de financement du développement humain.

Il a également été conseiller du président Rafael Correa au sein de la Commission d’Audit Intégral de la Dette de l’Équateur. Eric Toussaint est l’auteur de nombreux ouvrages sur le système financier international, tels que Les Tsunamis de la dette (2005), Banque mondiale : le Coup d’État permanent. L’Agenda caché du Consensus de Washington (2006), La Dette ou la vie (2011) et Bancocratie, paru récemment.

En outre, la Chambre des députés d’Argentine l’a invité mercredi 15 octobre 2014 à participer à une conférence sur la dette extérieure aux côtés des députés du Front pour la Victoire (Frente para la Victoria) Héctor Recalde et Carlos Raimundi, et de l’économiste Fernanda Vallejos. Interrogé par le quotidien Tiempo Argentino, Éric Toussaint expose son analyse du conflit avec les fonds vautours.

Considérez-vous que le verdict du juge Griesa en faveur des fonds vautours soit un jugement juste ?

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Autoroutes : le pactole perdu de l’État

Sur le territoire français, la plus grande partie du réseau autoroutier est exploitée par des sociétés à capitaux privés. L’État s’est peu à peu désengagé de ces sociétés qu’il possédait ou qu’il détenait majoritairement. De grands groupes privés administrent maintenant ces infrastructures qui ont été largement financées par les contribuables.

Le système de péage, auquel les automobilistes sont depuis longtemps habitués, a également permis la rentabilité des autoroutes. Aujourd’hui, le constat est amer alors que l’État peine à trouver des recettes pour lutter contre les déficits.

Les autoroutes constituent une source de revenus non négligeable. Pourquoi les a-t-on ainsi vendues ? Ont-elles été bradées ?

États-Unis : Un plan Marshall pour l’Amérique

Suite à l’effondrement d’un pont autoroutier en Californie le mois dernier, l’impact observé sur toute la région sud-est des États-Unis vient souligner une fois de plus la gravité des défaillances infrastructurelles du pays. En effet, dans une certaine mesure, la plus importante économie au monde s’écroule aujourd’hui peu à peu.

L’aversion idéologique vis-à-vis de l’investissement du secteur public, de même que la prédominance d’un mode de pensée à court terme de la part de ceux qui rédigent les budgets, ont abaissé les dépenses jusqu’à des niveaux bien insuffisants en matières d’autoroutes, d’aéroports, de chemins de fer, de réseaux de télécommunications et de production d’électricité.

Seulement voilà, cette problématique ne peut plus être ignorée. Si les États-Unis n’agissent pas rapidement afin de conférer de solides fondations à leur reprise économique fragile, le pays pourrait à nouveau glisser lentement vers la stagnation.

La logique la plus évidente voudrait en principe qu’une économie développée procède judicieusement et continuellement à des investissements dans les biens publics. Or, au vu de la situation infrastructurelle des États-Unis, il semble que tous les acteurs décisionnels ne partagent pas cette conception. Lire la suite

Gaspillage alimentaire : les particuliers seraient les premiers responsables

Les ménages gaspilleraient entre 12 à 20 milliards d’euros par an.

38 kilos de nourriture sont gaspillés chaque seconde en France. L’équivalent de 56 repas perdus par personne tous les ans. Pendant trois jours, les équipes de France 2 ont ouvert et recueilli les poubelles au pied d’un immeuble à Paris. Un tiers des éléments jetés par les Français sont des fruits et des légumes. Mais sur place, le produit phare est le pain. Certains jettent des pâtes alors que ce produit peut être conservé 30 ans, car c’est un produit sec.

Au total, 22,42 euros de produits ont été gaspillés en seulement trois jours, soit 2800 euros sur une année pour tout l’immeuble. À L’échelle du pays, chaque Français dépense 160 euros en nourriture gaspillée tous les ans. Le phénomène a doublé en 40 ans.

Heureux avec 800 euros par mois

Comment vivre volontairement avec moins que le smic ? La leçon d’Hervé Henri-Martin, qui a fait le choix d’une vie dépourvue de tout superflu.

« C’est devenu presque un jeu : comment m’y prendre pour dépenser moins encore » : Hervé René Martin s’amuse de ce défi tout en sirotant son café. Devant ses fenêtres, des forêts denses de châtaigniers et conifères typiques du paysage de Saint-Étienne-de-Serre (Ardèche). L’intérieur de sa maison dégage une senteur de bois et de foins fraîchement coupés, offrande des murs construits en terre et paille.

Il y a seize ans, Hervé, fort du succès de son essai La Mondialisation racontée à ceux qui la subissent (Climat, 1999), court les conférences et pérore sur la décroissance économique. Mais que sait-il, au fond, de cette réalité qu’il préconise ? À 55 ans, celui qui a emprunté avec appétit toutes les autoroutes de la société de consommation, exercé plus de vingt métiers, couru la gueuse, roulé en BMW, publié des romans érotiques, décide de changer de vie.

L’aboutissement d’un long cheminement. Déjà, à 40 ans, alors à la tête d’un cabinet d’assurances, il s’était senti pris au piège des crédits qui rognaient sa liberté. Il avait vendu et remboursé. Commence alors une vie sans revenus fixes avec une visibilité économique à six mois.
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Suède : Le Mars, épave mythique de la Baltique

Construit au XVIe siècle, le bâtiment de guerre suédois «Mars» avait été conçu pour régner en maître sur la mer Baltique. Mais au cours d’une bataille décisive contre la ville de Lübeck en 1564, un incendie eut raison du navire amiral, qui coula avec la majeure partie de son équipage. Après de nombreuses tentatives de localisation, l’épave fut enfin repérée en 2011 au large de l’île suédoise d’Öland.

Le naufrage du vaisseau de guerre avait à l’époque forcé le roi Eric XIV de Suède à revoir entièrement sa stratégie politique. Ce documentaire s’attache, à l’aide de techniques scientifiques de pointe, à faire la lumière sur les derniers moments du plus grand bateau de guerre de son temps.

Les rois de l’escargot

Si les Français restent les plus importants consommateurs d’escargots au monde, avec plus de 30.000 tonnes produites chaque année, le commerce de ce mollusque s’est lentement mais sûrement développé, mondialisé et décliné en de multiples produits dérivés.

Difficile d’imaginer que certains s’en servent pour estomper leurs rides ou le consomment dans des mets pour le moins surprenants, véritables produits de luxe que l’on retrouve sur les tables des plus grands restaurants.

Ce documentaire part à travers le monde, à la rencontre des passionnés d’escargots: ceux qui les consomment, ceux qui les élèvent et ceux qui imaginent de nouveaux débouchés.

Madoff : L’homme qui valait 65 milliards

Le 11 décembre 2008, Bernard Madoff est arrêté par le FBI devant les caméras. Le monde découvre alors « Bernie » Madoff, comme l’appellent ses amis, 70 ans, ancien patron du Nasdaq.

Jusqu’alors, Madoff est essentiellement connu des spécialistes, qui le considèrent comme un génie de la finance. Bernard Madoff s’avère être en fait le plus gros délinquant que Wall Street n’ait jamais connu.

Le montant de son escroquerie s’élève à 65 milliards de dollars. C’est à peu près le PIB annuel de la Croatie.

La compétitivité est une idée morte

La quête de la compétitivité n’est pas seulement erronée, elle est dangereuse, parce qu’elle masque les vrais défis et les vrais enjeux de l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Telle est la thèse que soutient Thomas Coutrot, cofondateur des Économistes atterrés et porte-parole d’Attac.

Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies. Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée.

Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. La priorité donnée par François Hollande à la compétitivité de la France s’inscrit en effet dans une vision de court terme — redresser la croissance des exportations du pays par la baisse du coût du travail et des dépenses publiques — qui est contraire à toute perspective de redistribution des richesses et de transition écologique. Je voudrais montrer ici en quoi ses effets secondaires prévisibles, l’accroissement encore accéléré des inégalités et des émissions de GES, nous rapprochent des grandes fractures annoncées.

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Les déserts : pièges à CO2 ?

Notre planète est constituée pour un tiers de déserts, savanes, steppes et autres étendues glaciaires. 30 % de cette superficie, soit plus de 50 millions de km2 (cinq fois l’Europe), sont couverts de vastes plaques d’une micro-végétation composée de cyanophycées (algues bleu-vert ou cyanobactéries), de chlorophycées (algues vertes), de lichens et de mousses.

Cette sorte de “peau végétale” se retrouve dans des contrées aussi différentes que la calotte glaciaire du Groenland ou la savane du Queensland en Australie.

Or les chercheurs ont constaté que ces “croûtes biologiques” ont la propriété de fixer l’azote et surtout le CO2. Selon eux, il est urgent de les protéger, voire de favoriser leur développement dans les régions où progresse la désertification.

Japon : Le mystère économique

Rien ne laisse paraître que le Japon serait en « crise », avec une économie stagnante depuis 20 ans. Par quel miracle, avec une croissance nulle si l’on s’en tient à la mesure classique de la Production intérieure, les Japonais restent-ils, de fait, aussi prospères, satisfaits de leur sort à les écouter et tous employés s’ils le souhaitent: le taux de chômage, depuis vingt ans, n’a jamais dépassé 3,5% avec, pour beaucoup, un emploi à vie dans les grandes entreprises? Pourquoi le Japon, qui statistiquement se porte si mal, va en réalité plutôt bien.

Ce paradoxe serait-il dû à l’endettement, un des plus élevés au monde, deux fois la production annuelle? La bonne vie, mais à crédit? L’explication ne tient pas, car cette dette, les Japonais la doivent à eux-mêmes: ils placent leur épargne dans des emprunts publics. Le Japon ne s’endette pratiquement pas sur le marché mondial et n’est guère menacé de banqueroute.

Mais, cette croissance nulle, les Japonais en ont un peu honte face au reste du monde – une « perte de face » mal ressentie dans les civilisations d’Asie – au point d’avoir élu le Premier ministre Shinzo Abe qui promit de renouer avec la croissance forte des années 1980. Lors de ces deux dernières années, son gouvernement a contraint la Banque centrale à fabriquer de la monnaie en surplus, ce qui a dopé la consommation: cette drogue, bien connue des économistes, produit toujours des effets provisoires.

L’« Abenomics » a fait grimper la croissance à 2% pendant deux ans, avant de retomber aux alentours de 0% cette année. Combien de sacs Vuitton une Japonaise peut-elle acheter ou combien de clubs de golf pour son mari ? L’euphorie achevée, chacun s’en est retourné à ses habitudes antérieures, un confort frugal et de l’épargne pour ses vieux jours.
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Crayons de couleur : De l’industriel à l’artisanal

Dans les trousses, il est en bonne place. Le crayon de couleur accompagne les élèves de la maternelle à la terminale. Des crayons à la gamme de prix très étendue.

Faits de manière artisanale ou industrielle, la qualité et le prix des crayons de couleur varie beaucoup. Chez Bic, le leader français des articles de papeterie, la matière première pour les fabriquer n’est pas le bois, mais le plastique y compris pour les mines. Les pigments eux viennent du Brésil. Ici le secret pour être compétitif sur le prix, c’est de produire en grande quantité. La boite de crayons coûte moins de deux euros pour douze crayons.

Patrick Tourre est artisan. Il crée les crayons “L’île aux crayons”. Lui aussi produit beaucoup, mais seul, de 4.000 à 5.000 crayons en Auvergne. La matière première c’est le bois de saule qu’il récupère l’hiver. Ses crayons, il les vend 3 à 4 euros l’unité. Françoise Baume est illustratrice. Pour elle inutile d’acheter des crayons faits de manière artisanale aux petits enfants, mais pour dessiner, il faut des crayons à mine plus grasse et donc là “il faudra monter en gamme“, note-t-elle.

Chine : Les villes fantômes sont nombreuses

Alors que la crise financière fait rage en Chine, la bulle immobilière a également éclaté dans le pays asiatique. 20% des immeubles sont vides. Le pays compte même plusieurs cités fantômes, sans aucun habitant.

En effet, des villes nouvelles, basées entre Pékin et Tianjin, ont vu le jour mais ne trouvent pas preneur. Les avenues sont quasi-désertes et moins de 30 % des habitations sont occupées – et encore occasionnellement. Les temps sont durs pour les commerçants installés dans ces villes fantômes.

Une montée des océans d’au moins un mètre est inévitable, selon la Nasa

Une montée des océans d’au moins un mètre due au réchauffement climatique est inévitable dans les 100 à 200 ans qui viennent, selon les dernières prévisions dévoilées par la Nasa mercredi. Une certaine incertitude demeure cependant sur le calendrier exact de cette montée des eaux, car les scientifiques ignorent pour l’instant à quelle vitesse vont fondre les principales calottes glacières des régions polaires.

Au vu de ce que l’on sait aujourd’hui à propos de l’expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l’eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d’au moins un mètre, et probablement davantage“, a expliqué Steve Nerem, de l’université du Colorado et qui dirige l’équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers.

Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d’ici la fin du siècle. Mais selon M. Nerem les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions.

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Chômage : Le business de la précarité (Rediff.)

Fausses annonces pour vrais chômeurs. Souvent déçus par Pôle Emploi, de plus en plus de chômeurs cherchent par eux-mêmes du travail. De nombreux sites Internet publient des annonces pour des petits boulots et proposent des formations payantes. Parmi ces offres, il y a de plus en plus d’arnaques.

Plans sociaux: le mirage du reclassement. A chaque plan social, les cellules de reclassement entrent en scène. Elles sont chargées par les entreprises qui licencient d’aider les futurs chômeurs à retrouver un job.

Sauver SeaFrance, à quel prix ? Sur les 900 salariés de ce transporteur, 600 ont été sauvés, mais l’entreprise perd encore 3 millions d’euros par mois. Reportage dans les coulisses d’un sauvetage.

États-Unis : Zone blanche pour les électrosensibles

Si l’électrosensibilité n’est toujours pas reconnue aux États-Unis, ils sont beaucoup plus nombreux à en souffrir. Conséquence : les personnes concernées sont obligées de s’organiser. Elles aménagent leur logement, isolent leurs ordinateurs.

Mais d’autres choisissent des solutions beaucoup plus radicales en se réfugiant dans des zones blanches, où toute onde électromagnétique est interdite. A Green Bank, les téléphones ne passent pas, tout comme la 4G et la wifi. En cause ? La présence d’un télescope géant, qui doit être protégé des antennes téléphoniques qui pourraient l’endommager. Aujourd’hui, la ville compte également quelques électrosensibles.



Toulouse : La justice reconnaît pour la première fois comme handicap l’électrosensibilité


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Pays-Bas : Arjan Roskam, le roi du cannabis

Ce documentaire retrace le quotidien surprenant d’Arjan Roskam. Ce Hollandais à l’origine vendeur dans un petit coffee shop d’Amsterdam a bâti, en quelques années, un empire financier pour le moins insolite.

Celui qui se surnomme lui-même « le roi du cannabis » est à la tête de la « Green House Seed Company », la plus grosse entreprise de vente de graines de cannabis en Hollande. En renouvelant le concept du coffee shop, Arjan Roskam a su attirer les célébrités du monde entier.

Ce génie du marketing ne s’arrête pas là. Il crée en 2008 sa propre série de télé-réalité sur Internet, « Chasseurs de souches », où les téléspectateurs peuvent suivre sa quête du cannabis parfait et ses expériences les plus folles. Avec des pointes à 2 millions de vues pour certains épisodes, Arjan Roskam a su mettre en scène son incroyable parcours. Mais autour de sa fortune et de sa personnalité règne toujours un parfum de mystère absolu.

Corée du Nord : La grande illusion

En 2012, après deux ans de tractations, Michaël Sztanke et Julien Alric avaient obtenu un visa pour pénétrer en Corée du Nord. De ce premier voyage, ils sont revenus avec des images officielles. Jamais ils n’ont pu observer ce qui se cachait derrière la vitrine de Pyongyang.

En 2014, ils ont obtenu un nouveau visa afin de terminer leur film. Cette nouvelle plongée dans le royaume ermite leur a permis de répondre aux questions restées en suspens lors de leur premier voyage.

Comment vivent les Nord-Coréens ? Quelle est la véritable nature de ce régime ubuesque ? Ils se sont également rendus en Corée du Sud afin de rencontrer des réfugiés nord-coréens qui, miraculeusement, ont pu s’échapper vers le sud et témoigner.

Allemagne : Crystal, la drogue de l’emploi

Le modèle allemand dont on nous rebat les oreilles présente des vertus insoupçonnées. Non seulement ce pays connaît un très faible taux de chômage mais la consommation d’héroïne et de cannabis y est en recul. Supplantée par le formidable essor d’une drogue de synthèse, la méthamphétamine, relaté samedi dernier dans Arte reportage.

« Aux Etats-Unis, on la surnomme “crystal”, “ice” ou encore “tina”. En Thaïlande, “yaa baa”, littéralement “le médicament qui rend fou”, explique William Irigoyen… qui a pompé sa présentation dans Wikipedia. Vous l’inhalez, vous l’avalez, vous vous l’injectez ou vous la fumez et vous voilà euphorique et en proie à une forte stimulation mentale. » Et à un enviable taux de croissance. Vive l’Allemagne !

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L’âge adulte

A 20 ans, Sabrina vit en colocation dans une maison inachevée. Elle enchaîne les petits boulots pour réussir à payer ses factures.

Inscrite à une formation d’aide-soignante, la jeune femme commence parallèlement un emploi de strip-teaseuse sur le Vieux Port de Marseille. Loin de vivre ses plus belles années, elle tente de se sortir de la précarité, qui touche de plus en plus de jeunes en France.

Brésil : Quand la France réclamait l’Amazonie

La frontière entre la Guyane française et le Brésil ne fut fixée qu’en 1900. Un arbitrage suisse mettait alors fin à deux siècles d’incertitudes au cours desquels la France se rêvait à la tête d’un vaste territoire allant jusqu’à l’embouchure du fleuve Amazone. Récit d’une bataille historique entre la France et le Brésil qui a duré près de deux siècles et reste méconnue dans l’Hexagone.

L’histoire de ce territoire contesté entre la France et le Brésil est méconnue dans l’Hexagone. Et pour cause: c’est celle d’une défaite diplomatique pour les Français. Les Français ont un pied sur le plateau des Guyanes depuis le XVIIe siècle. Cette zone revenait aux Espagnol d’après le traité de Tordesillas de 1494 tranchant les terres à conquérir entre Portugais et Espagnols.

Mais ces derniers délaissèrent le plateau des Guyanes, jugé hostile, pour de plus riches colonies en Amérique du Sud et centrale. Français, Hollandais et Anglais purent donc avoir leur part, à la traîne des empires portugais et espagnols.

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Speed-dating entre ambassadeurs et entrepreneurs français

Un speed-dating inédit a eu lieu mardi à l’occasion de la “Semaine des ambassadeurs“. 170 diplomates français se sont entretenus toute l’après-midi avec des représentants d’entreprises françaises qui souhaitent se lancer dans l’aventure de l’exportation.

L’objectif de cette initiative : amorcer le contact entre des acteurs qui se connaissent mal et soutenir la croissance française.

Consommation : Les Français paient 6% de plus que les Allemands

Thomas Laurenceau, rédacteur en chef de 60 millions de consommateurs, estime que nous payons de nombreux produits et services trop chers. C’est le cas des autoroutes pour lesquelles “il n’y a plus de justificatif d’investissement“. Selon Eurostat, les Français paient 6% de plus que les Allemands pour les produits de consommation.

(Merci à Horatius)

Belle-Île-en-Mer (56) : Les déchets sont devenus un problème

Derrière la carte postale, les poubelles. À Belle-Île-en-Mer, la gestion des déchets est difficile. En été, les touristes sont nombreux, la population est multipliée par huit. Un tiers des déchets annuels de l’île sont produits sur cette seule période. Les ordures recyclables partent sur le continent par bateaux. Le reste est enfoui sur place.

Chine : La bourse s’effondre pour la seconde journée de suite

L’ensemble des Bourses mondiales ont largement plongé ce lundi: Tokyo, Londres, Paris, Frankfort ou encore New York. Le ralentissement de la croissance chinoise est à l’origine de ces nets reculs.

Les marchés mondiaux dépendent fortement de la Chine. Les mesures de relance n’ont pas les effets espérés et les répercussions sur l’économie mondiales sont monumentales.

A quoi ressemblerait la Terre sans l’humanité ?

Ce pourrait être un nouveau genre de film, mieux que Jurassic Park ou tout autre production hollywoodienne post-apocalyptique : que se serait-il passé si l’Homme n’avait jamais pris possession de la Terre? Nombre de paramètres seraient à prendre en compte, car nous avons peu à peu modelé la planète, y compris des espaces que l’on considère aujourd’hui comme naturels.

Il ne s’agit pourtant pas de reconstituer “Life after people“, cette extraordinaire série documentaire sortie en 2008 sur History Channel. Dans celle-ci, le parti-pris était d’examiner le plus sérieusement possible ce qui surviendrait de nos réalisations si l’humanité disparaissait du jour au lendemain.

Effondrement des gratte-ciels, lente disparition de tout ce que nous avons construit… Les films réalisés à grand renfort d’images de synthèse n’avaient rien à envier à Hollywood. L’ouvrage d’Alan Weisman “The world without us” (le monde sans nous, traduit en français sous le titre “Homo Disparitus”) fait également bien le tour de la problématique, et le site associé offre une intéressante chronologie de la disparition des vestiges de notre civilisation.

Aujourd’hui, il ne s’agit pas d’images apocalyptiques et de visions de statue de la Liberté à moitié submergée ou de tour Eiffel envahie par le lierre, mais de nature paisible et jamais dérangée. Ce n’est plus “et si nous disparaissions“, mais “et si nous n’avions jamais existé“.
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Roumanie : Le petit train à vapeur des Carpates

Cela fait plus de soixante-dix ans qu’un petit train à vapeur s’essouffle à grimper les pentes des Carpates. Il dessert notamment l’étroite vallée de Viseu-de-Sus, qui vit de l’exploitation forestière. Aujourd’hui, il est menacé.

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Tee-shirts : De fil en aiguille

Synonyme de détente, il habille nos étés. C’est l’un des souvenirs de vacances préférés des Français – mais pas seulement : il s’en vend deux milliards chaque année sur la planète ! Le champion toutes catégories s’orne de l’inscription “I LOVE NY”…

Le populaire tee-shirt − car c’est lui − a aussi gagné ses lettres de noblesse chez les créateurs. Couleurs, design, logos, l’industrie du textile a fait un objet de mode de ce vêtement créé il y a cent cinquante ans aux États-Unis pour la classe ouvrière.

Le tee-shirt représente aussi un commerce lucratif. Les usines du Bangladesh ou d’Éthiopie le fabriquent à très faibles coûts, et les distributeurs le vendent à des prix parfois élevés, avec des marges qui vont jusqu’à 70 % ! Le consommateur qui l’achète ne sait pas toujours que l’arrière-boutique n’est pas très reluisante.

Deux ans après la tragédie du Rana Plaza (2.600 ouvriers tués ou blessés dans l’effondrement d’un complexe industriel à Dacca, au Bangladesh), il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les conditions de fabrication. Du design aux champs de coton, du tissage à l’impression, Envoyé spécial a remonté le fil du tee-shirt.

Des renards et des hommes

L’odeur de l’herbe coupée est un documentaire sur le renard en Lorraine où il fait face aux chasseurs et aux agriculteurs. A l’aide de sa caméra, le réalisateur lorrain Franck Vigna, par ailleurs naturaliste et militant dans des associations de protection de la nature, vient de réaliser un documentaire sur la place du renard dans l’écosystème de sa région. Avec ce film, il donne la parole à tous les acteurs de la vie du renard. Un piégeur, un chasseur, un scientifique, un naturaliste et deux agriculteurs exposent leurs points de vue, pour aider chacun à se forger son opinion cet animal sujet de controverses. Auxiliaire utile pour les uns, nuisible concurrent pour les autres, le renard laisse peu de gens indifférents.

via GOODPLANET INFO

La guerre des brevets

Aux Etats-Unis, des femmes atteintes d’un cancer du sein ont mené une croisade juridique victorieuse contre Myriad Genetics.

En brevetant deux gènes dont la mutation révèle une prédisposition au développement conjoint d’un cancer des ovaires, le laboratoire s’était assuré un monopole sur les tests de dépistage, mettant potentiellement en danger la vie des patientes, dans l’incapacité de payer l’examen.

Alors que les lois sur les brevets ont été imaginées pour protéger les appareils et procédés techniques, comment expliquer que 20% des gènes humains tombent aujourd’hui sous le coup des droits d’exclusivité d’exploitation en Amérique ?

Sans les insectes, notre monde s’écroulerait

De nombreuses choses que nous considérons comme allant de soi seraient différentes si les insectes n’existaient pas.

À ce jour, un peu moins d’un million d’espèces d’insectes, soit tout de même plus de la moitié du total des espèces connues, ont été identifiées. On considère cependant que leur nombre global serait compris entre 4 et 6 millions, selon les estimations les plus réalistes, voire jusqu’à 80 millions, selon les plus fantaisistes. Mais parce que les insectes évoluent sans cesse, nous ne pourrons jamais connaître leur nombre exact.

Ce n’est pas tout: si tous les insectes de la planète étaient réunis, ils pèseraient plus lourds que l’ensemble des êtres humains. En effet, on estime que leur biomasse totale serait 300 fois plus importante que la nôtre. Et, à elles seules, les fourmis et les termites totaliseraient un poids supérieur à celui de l’humanité entière. Ce ne sont bien sûr que des estimations, puisqu’en l’absence de données fiables les mesures de la biomasse des insectes restent sujettes à caution.

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“Lundi noir” sur les marchés financiers (Màj vidéo)

La dégringolade des Bourses s’est poursuivie en ce début de semaine avec des plongeons à Shanghai (-8,5%), Hong kong (-5,2%) ou encore Tokyo (-4,6%).

Le ralentissement de l’économie chinoise n’inquiète pas seulement l’Asie. Ces derniers jours, une série de mauvais chiffres – baisse des importations et de la production industrielle – ont eu l’effet d’une douche froide sur les marchés occidentaux (La Bourse de Paris plonge de 7%).

Aux États-Unis, le pétrole passe sous les 40 dollars à l’ouverture à New York, plombé par la Chine. En Russie: le rouble à son plus bas de l’année…

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L’art de la sieste

Art de vivre ou perte de temps ? Sur la plage, dans un hamac ou même dans son lit, la sieste reste le symbole même des vacances. Et si on l’adoptait le reste de l’année, comme en Espagne ? De 14 heures à 17 heures, tout un pays met ses pendules sur pause. Mais cette sympathique coutume est aujourd’hui critiquée: elle laisserait l’Espagne à contretemps du reste de l’Europe.

Un autre pays − et c’est moins connu − l’a inscrite dans sa constitution: la Chine. Dans ses usines, sur ses marchés ou dans ses rues, on s’allonge, parfois à même le sol, pour piquer un petit somme après le déjeuner. Une vision aux antipodes des clichés sur la première puissance économique mondiale !

Et si les Chinois avaient raison ? Car l’exercice serait en réalité très rentable. Les entreprises qui installent des salles de sieste le savent bien: cette pause leur est bénéfique autant qu’aux salariés, dont elle booste la productivité. De Barcelone à Pékin, en passant par New York, petit tour du monde de la sieste.

La Boétie : Discours de la servitude volontaire (Audio)

Comment la servitude peut-elle être volontaire ? comment peut-on avoir le désir de se soumettre ? Comment la liberté peut-elle se nier elle-même ? Autant vouloir ne plus vouloir, ou réclamer librement de porter des chaines aux pieds… Pourtant, c’est comme ça que ça marche : telle est l’étrange et imparable leçon du discours de la servitude volontaire.

Texte bref, parfaitement construit, scintillant, paradoxal et beaucoup plus conservateur qu’on n’a voulu le penser, le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie est un mode d’emploi pour ne pas être dupe du pouvoir, car ce n’est pas en luttant contre la tyrannie qu’on parvient à l’abattre, mais en comprenant ses mécanismes qu’on parvient à ne pas la subir, ni la désirer. Écoutez la parole de celui qui n’a que 16 ans quand il rédige ce texte plein de sagesse.

France Culture

Le travailleur en miettes ?

Zéro stock, just in time, good practices, qualité totale, promotion par le mérite… : suivez la tendance pour comprendre la déconstruction du système de santé-sécurité au travail. Une opinion de Christophe De Brouwer, professeur de médecine du travail (ULB).

Expression entendue dernièrement présentée comme une évolution du “travail en miettes”, titre du célèbre livre de Georges Friedman décrivant des méthodes de travail parcellisées à l’extrême de concert avec l’interchangeabilité du travailleur. L’individualisation au travail était en marche depuis la fin de la dernière guerre. Suite à la demande importante de main-d’œuvre durant cette période, cette individualisation s’accompagna d’une libération dans la vie privée et de travail.

Mais à partir des années 80, la crise aidant, les impératifs productifs se déplacèrent progressivement, non plus vers la quantité, mais vers la qualité commerciale du produit, compte tenu d’un concurrence de plus en plus globalisée. La relation entre la demande et l’offre de main-d’œuvre s’inversait, et la solitude du travailleur face à ces nouvelles organisations de travail deviendra un lot commun. Cette mutation dans l’organisation du travail s’accompagna d’une demande de polyvalence du travailleur, non pas, comme on l’avait cru, pour répondre à une diminution de la division du travail (Toyotisme), mais au contraire pour accentuer les capacités de flexibilité de l’entreprise.

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Quand le terroir se rebiffe

Champagne de vigneron, charcuterie corse, camembert ou viande régionale, les produits du terroir ont le vent en poupe.

Face à la lassitude de la «malbouffe» industrielle, la suspicion ambiante autour des plats à réchauffer et l’uniformisation du goût, des hommes et des femmes défendent des choix culinaires différents et cherchent à sauvegarder des procédés de fabrication qui tendent à disparaître.

Certains éleveurs et producteurs ont même ouvert une guerre de résistance contre les grands distributeurs qui plagient leurs produits sans scrupule.

Réalisé par Olivier de Vellis (France 2014)

Procès Tapie : L’État serait “impréparé”

Le procès Tapie débutera le 29 septembre. A la surprise générale, le magistrat qui devait juger l’affaire a été promu par la Chancellerie… Et, à Bercy, une note secrète circule sur “l’impréparation” de l’État. Pourtant, un milliard est en jeu !

Oui, c’est une promotion, qui était dans l’ordre des choses, mais de là à dire que je m’y attendais…” Jean-Noël Acquaviva, le président de la chambre civile de la cour d’appel de Paris chargée des arbitrages, a eu la bonne surprise, au début du mois, d’être nommé à la Cour de cassation. Une belle promotion pour ce magistrat spécialisé qui a annulé l’arbitrage Tapie-Adidas en février.

Le 29 septembre, Jean-Yves Acquaviva devait pourtant présider l’audience sur le fond. Malgré ce changement d’affectation, il aurait pu rester quelques mois, le temps de finir ce dossier qu’il connaît bien. “Mais personne ne m’a rien demandé, je ne serai donc plus là au 1er septembre“, confie-t-il, apparemment surpris lui aussi.

Pour tous les spécialistes de l’affaire Tapie, la nouvelle de cette “promotion express” a fait l’effet d’une petite bombe. “Incompréhensible“, pour les uns, “suspecte” pour les autres. “Ce départ ne doit rien au hasard, il prouve l’incroyable tissu d’influences, dans tous les camps, dont Tapie est capable“, soupire même un avocat du dossier.
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